La Localisation des Gilets de Sauvetage en Avion et L'Importance Vitale de la Flottabilité

Le gilet de sauvetage, aussi appelé brassière de sauvetage, est un équipement de protection individuel dont la fonction première, en navigation, est de maintenir la tête du porteur hors de l’eau afin de laisser libres les voies respiratoires. Conçu et utilisé selon des normes légales, des conditions de pratique et de morphologie précises, cet équipement est bien plus qu'un simple accessoire : c'est l'élément qui peut faire la différence entre un incident et un drame. La définition du gilet de sauvetage est simple : s'il est porté, il peut vous sauver la vie ! L'inventeur du gilet de sauvetage est l’explorateur et capitaine John Ross Ward, qui crée en 1854 sous la forme d’une ceinture en liège, le premier système de flottaison. Aujourd'hui, que ce soit sur l'eau ou dans les airs, la compréhension de son rôle, de ses spécificités et de sa localisation est essentielle pour la sécurité de tous les voyageurs.

L'Essence du Gilet de Sauvetage : Un Équipement de Protection Indispensable

Un gilet de sauvetage est considéré comme un équipement de protection individuel, il est conçu et utilisé selon des normes légales, des conditions de pratique et de morphologie. En navigation, sa fonction première est de maintenir la tête du porteur hors de l’eau afin de laisser libres les voies respiratoires. Les gilets de sauvetage sont aujourd'hui conçus pour répondre à des normes et des dispositifs très précis, comme la Norme ISO ou les Newton par exemple, afin de garantir au mieux la protection des pratiquants à bord de leurs bateaux. L'objectif du gilet de sauvetage n'est pas de supporter la totalité du poids du naufragé pour le maintenir au-dessus de l'eau. Il se concentre seulement sur une poussée verticale pour soutenir les voies respiratoires du porteur hors de l'eau. Ce matériel est donc un objet flottant et d’habillement sur le haut du corps qui augmente les chances de survie du porteur en cas d’incident. Cet équipement, qui augmente vos chances de survie en cas de chute à l’eau, vous permet ainsi de flotter plus facilement à la surface en attendant l'arrivée des secours. Il est indispensable à bord, que vous soyez bon (ou mauvais) nageur, adulte, enfant, skipper professionnel de grande classe ou marin d'eau douce ! Comme on a pu le voir, le port d’un gilet de sauvetage est essentiel à votre pratique en mer, peu importe le programme de navigation ou le gabarit du porteur.

Normes et Classifications : Garantir la Sécurité en Mer

L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. La flottabilité requise est un minimum réglementaire, pas un objectif. Exprimée en newtons (N), elle indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.

Les différentes classes de flottabilité comprennent :

  • 50 N (Aide à la flottabilité) : Flottabilité minimale de 50 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils sont généralement acceptables pour un plan d'eau fermé ou à moins de 2 milles d'un abri, et ont pour fonction principale d’assurer la flottaison de personnes tombées à l’eau et sachant nager.
  • 100 N : Flottabilité minimale de 100 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. La SNSM préconise de porter un gilet 100 ou 150 N au minimum.
  • 150 N : Flottabilité minimale de 150 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau est recommandé pour les sorties à la journée, et plus généralement lorsque l'on s'éloigne de la côte ou en cas de gros temps.
  • 275 N : Flottabilité minimale de 275 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes. Plus tu penses t'éloigner de la côte, plus il est judicieux d'opter pour un gilet à forte capacité de flottabilité. En cas de gros temps, également. Ainsi qu'en hiver, car tu es plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures).

La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance, avec des minimums légaux à respecter. Le choix de ton gilet de sauvetage se fera en fonction de ta pratique (tes zones et ta fréquence de navigation), de ta morphologie, de ton poids, et du prix. Des gilets en mousse 50 N peuvent coûter moins de 20 euros. Pour les enfants, il faut choisir un gilet adapté à son poids et à sa morphologie. Sur le plan national, d'anciennes études ont montré que 9% des plaisanciers adultes et 43% des enfants portaient leur gilet de sauvetage lors d'une journée d'enquête. 5 OCEANS Lyon encourage à le porter en permanence, non par démagogie, mais bien par sécurité réelle.

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En addition du gilet de sauvetage de nombreux équipements supplémentaires peuvent s'ajouter afin de le rendre davantage efficace et d'améliorer son fonctionnement. Ces équipements ne sont pas des gadgets : une sous-cutale (pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête), une boucle de harnais en tissu, une fenêtre de visualisation de la cartouche, des bandes réfléchissantes, un sifflet, une poche pour balise personnelle, une lampe flash SOLAS, ou une capuche anti-embruns. Certains gilets de sauvetage très complets sont équipés de poches, il est recommandé d'en profiter pour garder sur soi du matériel comme une VHF marine portable. Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé, et ils doivent être dotés de deux chambres indépendantes, chacune équipée de son propre système de gonflage automatique.

Types de Gilets de Sauvetage et Leurs Utilisations Spécifiques

Les gilets de sauvetage, aussi appelés brassières de sauvetage, sont des vêtements de flottabilité individuelle qui peuvent être gonflables ou en mousse et permettent à une personne tombée à l’eau de ne pas couler. Les gilets en mousse se portent en plan d'eau fermé ou à 2 milles d'un abri. Ce type d’équipement a pour fonction principale d’assurer la flottaison de personnes tombées à l’eau et sachant nager. Les gilets de sauvetage gonflables offrent une flottabilité idéale et une sécurité excellente.

Gilet Adulte Mono Chambre :* Particularités : Couleur jaune, non réversible, composé de sangles.

  • Utilisation : Passer la tête dans l’encolure. Faire une fois le tour de la taille avec les sangles sans trop les serrer. Nouer les sangles devant soi en faisant une boucle. Tirer d’un coup sec vers le bas sur les commandes de percussion. En cas de non-gonflage, utiliser les embouts buccaux après avoir dévissé d’un quart de tour les cartouches de gonflage. Activer la balise lumineuse en enlevant les obturateurs sur la pile hydro-électrique ou en tirant sur la poignée « pull to light ».

Adaptation Gilet Adulte sur un Enfant :* Avec le gilet double chambre : Passer le gilet autour du cou de l’enfant. Faire gonfler le gilet. Ne percuter qu’une seule chambre si l’enfant est de petite taille (ne pas oublier de dévisser et de retirer l’autre cartouche). Choisir la chambre la plus près du corps (pour maintenir la tête hors de l’eau). Passer les deux sangles entre les jambes de l’enfant et les fixer sur le devant du gilet. Ajuster les sangles sans trop serrer. Retirer le sifflet. Activer la balise lumineuse en tirant sur le système « pull to light ». Confier l’enfant à un adulte.

  • Avec le gilet mono chambre : Passer le gilet autour du cou de l’enfant. Faire gonfler le gilet. Passer les deux sangles entre les jambes de l’enfant et les faire remonter le long du dos. Passer les deux sangles à contre-sens dans la bride située à la base de l’encolure. Passer ensuite les sangles entre le gilet et l’abdomen de l’enfant et les attacher dans le dos. Retirer le sifflet. Activer la balise lumineuse en tirant sur le système « pull to light ». Confier l’enfant à un adulte.

Gilet de Sauvetage Bébé :* Gilet bébé double chambre :

* **Particularités :** Couleur jaune, réversible, pas de sifflet, cordelette de retenue.* **Utilisation :** Passer le gilet autour du cou du bébé. Passer une jambe au-dessus de la boucle du harnais puis tirer sur l’extrémité de la sangle passant entre les jambes pour l’ajuster sans serrer. Attacher l’autre sangle au niveau de la taille. Ajuster sans serrer. Gonfler le gilet. Serrer les sangles. Ajuster les rubans d’encolure. Activer la balise lumineuse en tirant sur le système « pull to light ». Confier le bébé à un adulte en lui donnant la cordelette de retenue (sans la passer autour du poignet).
  • Gilet bébé mono chambre :
    • Particularités : Couleur orange, non réversible, pas de sifflet, cordelette de retenue.
    • Utilisation : Passer le gilet autour du cou de l’enfant. Gonfler le gilet. Passer les sangles entre les jambes. Faire remonter les sangles le long du dos, les passer dans la bride dorsale de l’encolure. Passer ensuite les sangles entre le gilet et l’abdomen de l’enfant et les attacher dans le dos. Activer la balise lumineuse en tirant sur le système « pull to light ». Confier le bébé à un adulte et lui donner la cordelette de retenue.

Le Gilet de Sauvetage dans le Contexte Aérien : Une Exigence Réglementaire

À bord des aéronefs, le gilet de sauvetage revêt une importance capitale, bien que son utilisation soit moins fréquente que dans le milieu maritime. Les gilets de sauvetage sont généralement placés sous les sièges passagers, ou sous la couchette de la personne à qui le gilet est destiné, dans un endroit facilement accessible. Chaque gilet de sauvetage ou dispositif individuel de flottaison équivalent est muni d’un dispositif électrique d’éclairage destiné à faciliter la localisation des personnes.

Selon les règles EASA Part NCO.IDE.A.175, les avions suivants sont équipés de gilets de sauvetage pour toutes les personnes à bord, ou de dispositifs de flottaison équivalents pour toutes celles âgées de moins de deux ans, qui sont portés ou rangés dans un endroit facilement accessible à partir du siège ou de la couchette de la personne à laquelle le gilet est destiné :

  1. Avions terrestres monomoteurs lorsqu’ils :
    • survolent une étendue d’eau au-dessous de la distance de plané par rapport à la terre ferme ; ou
    • décollent d’un aérodrome ou d’un site d’exploitation ou atterrissent sur un aérodrome ou un site d’exploitation où, selon l’avis du pilote commandant de bord, la trajectoire de décollage ou d’approche se présente de façon telle au-dessus de l’eau qu’en cas de problème, la probabilité d’un amerrissage n’est pas à écarter.
  2. Hydravions volant au-dessus de l’eau.
  3. Avions volant à une distance de la terre ferme où un atterrissage d’urgence est possible, distance correspondant à plus de trente minutes à la vitesse de croisière normale ou à 50 NM, la valeur la moins élevée étant retenue.

Plus spécifiquement pour les avions terrestres, l’exploitant n’exploite un avion terrestre survolant une étendue d’eau à plus de 50 milles nautiques de la côte, ou décollant d’un aérodrome ou atterrissant sur un aérodrome où la trajectoire de décollage ou d’approche est disposée de façon telle au-dessus de l’eau qu’en cas de problème la probabilité d’un amerrissage existe, que si cet avion est équipé, pour chaque personne à bord, d’un gilet de sauvetage muni d’une balise lumineuse de survie. Chaque gilet de sauvetage doit être rangé dans un endroit facilement accessible à partir du siège ou de la couchette de la personne à qui le gilet est destiné. Les gilets de sauvetage pour bébés peuvent être remplacés par tout autre dispositif de flottaison approuvé et muni d’une balise lumineuse de survie.

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De même, pour les hydravions et avions amphibies, l’exploitant n’exploite un hydravion ou un avion amphibie au-dessus de l’eau, que si cet appareil est équipé, pour chaque personne à bord, d’un gilet de sauvetage muni d’une balise lumineuse de survie. Chaque gilet de sauvetage doit être rangé dans un endroit facilement accessible à partir du siège ou de la couchette de la personne à qui le gilet est destiné.

Le pilote commandant de bord d’un avion volant à une distance de la terre ferme où un atterrissage d’urgence est possible, distance correspondant à plus de 30 minutes à la vitesse de croisière normale ou à 50 NM, la valeur la moins élevée étant retenue, détermine les chances de survie des occupants de l’avion en cas d’amerrissage et transporte dans ce cas un équipement permettant d’envoyer des signaux de détresse, des canots de sauvetage en nombre suffisant pour transporter toutes les personnes à bord, rangés de manière à permettre une utilisation rapide en cas d’urgence, et des équipements de survie, y compris les moyens de subsistance adaptés à la nature du vol concerné. Un exemple frappant de l'importance de ces équipements est le vol US Airways 1549, où un Airbus A320 a réussi un amerrissage d'urgence sur le fleuve Hudson en 2009, soulignant le rôle crucial des gilets de sauvetage dans de telles situations.

Le Transport Aérien des Gilets de Sauvetage Personnels Gonflables : Ce qu'il Faut Savoir

En principe, il est possible d’emporter en avion un gilet de sauvetage gonflable avec des cartouches de CO₂. Les règles internationales relatives au transport des marchandises dangereuses le permettent, mais la compagnie aérienne doit donner son autorisation au préalable. En résumé, les passagers peuvent transporter jusqu’à deux dispositifs de sécurité individuels autogonflables, par exemple des aides à la flottabilité ou des gilets de sauvetage. Chaque dispositif peut être équipé de deux cartouches de CO₂ au maximum. L’autorisation de la compagnie aérienne est toutefois requise, et le gilet de sauvetage doit également être emballé de manière à empêcher toute activation accidentelle.

La base réglementaire pertinente pour le transport de cartouches de CO₂ dans les gilets de sauvetage gonflables est constituée par les Instructions techniques pour la sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses de l’Organisation de l’aviation civile internationale, OACI (souvent désignées par l’abréviation ICAO T.I. ou OACI T.I.). En Europe, ces exigences sont intégrées dans les règles applicables à l’exploitation aérienne. Les IATA Dangerous Goods Regulations (IATA DGR) ne sont pas une loi en tant que telle, mais un règlement établi par l’International Air Transport Association. De nombreuses compagnies aériennes les utilisent comme base pratique pour appliquer les exigences de l’OACI dans le transport aérien quotidien.

Il est important de distinguer les gilets de sauvetage des autres dispositifs fonctionnant avec de petites cartouches de gaz. La limite de 50 ml ou de 28 g souvent mentionnée dans ce contexte ne s’applique pas de manière générale aux cartouches de CO₂ utilisées dans les gilets de sauvetage. Cette limite concerne d’autres appareils, et non les dispositifs de sécurité individuels autogonflables tels que les aides à la flottabilité ou les gilets de sauvetage. Les compagnies aériennes peuvent toutefois définir leurs propres procédures, conditions ou exigences pratiques plus strictes. C’est pourquoi le transport d’un gilet de sauvetage gonflable doit toujours être clarifié avec la compagnie aérienne avant le voyage.

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Remarques Pratiques Importantes :

  • Obstacles Potentiels : Le fait que les règles internationales autorisent le transport de gilets de sauvetage gonflables ne signifie pas que les procédures à l’aéroport se déroulent toujours sans discussion. Dans la pratique, il arrive encore que le personnel des compagnies aériennes, les services de contrôle de sûreté ou certains employés ne connaissent pas la règle particulière applicable aux gilets de sauvetage. Ils peuvent également confondre les cartouches de CO₂ des gilets de sauvetage avec d’autres types de cartouches de CO₂. Une erreur fréquente consiste à appliquer la limite de 50 ml ou de 28 g aux cartouches de CO₂ des gilets de sauvetage. Il n’est donc pas techniquement correct d’appliquer de manière générale une limite de 28 g aux cartouches des gilets de sauvetage. Des cartouches de CO₂ plus grandes destinées à des gilets de sauvetage ont ainsi parfois été refusées ou retirées des bagages.
  • Autorisation Écrite : Une autorisation écrite de la compagnie aérienne est très utile. Idéalement, cette autorisation doit être inscrite directement dans votre réservation ou figurer sur la confirmation de réservation. Il est recommandé d’emporter l’autorisation écrite de la compagnie aérienne et, si possible, une copie du tableau IATA correspondant (une référence aux Instructions techniques de l’OACI ou au tableau 2.3.A des IATA DGR).
  • Responsabilité : L’autorisation de la compagnie aérienne est requise pour transporter des gilets de sauvetage avec des cartouches de CO₂. La compagnie aérienne peut définir ses propres procédures et refuser ou limiter le transport dans certains cas. En outre, les autorités de sûreté aéroportuaire peuvent contester ou retirer certains objets si elles les considèrent comme interdits ou si elles interprètent les règles différemment. Le commandant de bord dispose également d’un pouvoir de décision important pour la sécurité du vol et peut autoriser ou refuser le transport, même si celui-ci est en principe autorisé ou a été confirmé au préalable par la compagnie aérienne, s’il ne l’estime pas acceptable dans la situation opérationnelle concrète.
  • Risques : Selon une évaluation technique, un gilet de sauvetage gonflable correctement emballé avec une cartouche de CO₂ ne présente pas de risque significatif pour l’aéronef, l’équipage ou les passagers. Le CO₂ est un gaz non inflammable, et une activation accidentelle est très improbable si correctement emballé. La conséquence principale d’un déclenchement accidentel serait une détérioration du bagage.
  • Conseils de Voyage : Prévoyez du temps supplémentaire à l’aéroport. Le transport dans les bagages de cabine est en principe possible selon les règles internationales, mais il peut entraîner davantage de questions au contrôle de sûreté. Pour les voyages privés en avion, il est généralement recommandé de transporter le gilet de sauvetage dans les bagages enregistrés en soute, à condition que la compagnie aérienne l’autorise. En cas de correspondance, vérifiez également que toutes les compagnies aériennes concernées autorisent le transport.

Retours d’Expérience Clients :* Air France : Des clients ont rapporté que l'autorisation était possible mais pouvait prendre plusieurs jours. Des malentendus peuvent survenir au contrôle de sûreté en raison d'indications parallèles sur les petites cartouches de gaz (limite de 50 ml ou 28 g) et les dispositifs autogonflables. Une autorisation écrite claire est fortement recommandée.

  • Condor : Des expériences positives ont été rapportées après transmission de la demande au "Special Assistance Team". Condor mentionne les gilets de sauvetage automatiques comme des articles devant être déclarés à l’avance, transport possibles dans les bagages enregistrés mais pas en cabine, et indique une limite maximale de 60 g de CO₂ par cartouche.
  • Aéroports de Francfort, Dresde et Brême : D’anciens retours de clients indiquent des difficultés, avec des références à la compétence de la police fédérale allemande, et des cartouches de CO₂ de plus de 28 g parfois refusées ou retirées. Ces retours ne reflètent pas nécessairement la pratique actuelle.

Dispositifs d'Évacuation en Avion : Les Toboggans, une Sécurité Complémentaire

En cas d'urgence au sol, un avion s'évacue par des toboggans. Un toboggan d’évacuation est un dispositif gonflable utilisé pour évacuer un avion rapidement en cas d’incident. Un toboggan d'évacuation est nécessaire sur tous les appareils commerciaux (transportant des passagers) lorsque la hauteur du seuil de porte est telle que, en cas d’évacuation, les passagers ne pourraient pas quitter l'avion sans dommage. L’évacuation d’un avion devant se faire en moins de 90 secondes avec seulement la moitié des issues disponibles aléatoirement, le gonflage et la mise en place de ces dispositifs doivent être très rapides. Le premier toboggan d’évacuation fut développé et produit par Air Cruisers, fondé par James F. Boyle, l’inventeur du gilet de sauvetage durant la Seconde Guerre mondiale, gilet appelé également Mae West.

Les toboggans doivent être équipés d'un système de gonflage automatique et d'un système de gonflage manuel de secours. Le toboggan doit être solidement fixé à la structure de l'avion, de manière à pouvoir servir de glissière vers le sol. Cette connexion par l'intermédiaire d'une barre d'ancrage doit être facilement déconnectée, de sorte que le toboggan puisse flotter librement. Le gonflage se fait sous pression (azote et dioxyde de carbone) stockés dans des réservoirs de 1 à 15 litres à une pression d’environ 200 bars. Mais pour gonfler rapidement cette structure, qui peut atteindre 14 mètres de long, il faut pas moins de 25 m³ d'air. Alors deux énormes aspirateurs prennent le relais et aspirent l'air extérieur pour le rejeter dans le toboggan, tout cela en 6 secondes ! Pour compenser le vent, les nouvelles glissières d'évacuation contiennent des chicanes internes, qui font gonfler en premier les extrémités les plus proches de l'avion.

Avant le démarrage des moteurs, une annonce du chef de cabine donne l’ordre à l’équipage en cabine de passer les toboggans en mode « armé » ou « de vol ». Sur des appareils de conception récente, tels que l’Airbus A380, le Boeing 747-8 et l’Airbus A321, certains toboggans se situent dans un contenant situé sous la porte. Le bas des toboggans « nouvelle génération » est pourvu de bandes de freinage, pour amortir la glisse et éviter les accidents. Les Airbus 320 comportent quatre portes classées en Type I (dimensions 1,85 m x 0,81 m) situées à l'avant et à l'arrière (de chaque côté) de l'appareil et comportent un hublot d'observation. Ils sont également équipés de quatre sorties de secours (deux de chaque côté) au niveau des ailes. Pour les issues des ailes, l'Airbus 320 possède une plate-forme avant le toboggan proprement dit. Un Airbus A320-200 après une évacuation des passagers par les toboggans suite à une accélération-arrêt et de la fumée en cabine à l'aéroport de Patna (Inde) a montré des toboggans à double ligne pour les issues des ailes qui offrent ainsi un meilleur débit de personnes. Les volets sont baissés et les spoilers externes sortis lors de ces évacuations.

Comme les Airbus 320, les Airbus 321 comportent quatre portes classées en Type I (dimensions 1,85 m x 0,81 m) situées à l'avant et à l'arrière (de chaque côté) de l'appareil et comportent un hublot d'observation. L'un des développements les plus récents dans la technologie des toboggans d'évacuation se trouve sur l'Airbus A380, qui a été développé par Goodrich Aircraft Interior Products. Certaines glissières à bord de l'avion ont le système de gonflement Tribrid, qui est connecté à un système de détection à l'intérieur de la porte. Si la porte est ouverte en mode d'urgence à une assiette anormale (par exemple, position en piqué, en raison de l'effacement du train avant), les toboggans arrières se gonfleront normalement, mais gonfleront également plusieurs centimètres de glissière supplémentaires pour s'assurer que le toboggan atteigne le sol.

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