Odon Vallet, né le 3 septembre 1947 à Paris 8e, est un haut fonctionnaire, historien des religions et médiologue français. Odon Vallet est fils de Jean Vallet, dirigeant de la compagnie d’assurances GPA-Athéna, et d'une infirmière, née Aubin de Blanpré. Son père décède en 1954 d'un accident de voiture, laissant à sa veuve et à ses deux fils, Odon et Jean-Daniel, un portefeuille de 5 % d'actions. En 1989, lors du rachat de la société par Generali, la vente de ces titres rapporte 320 millions francs. Odon Vallet fréquente, à Paris, l'école primaire catholique Bossuet puis les lycées Montaigne et Louis-le-Grand. En 1964, inscrit au lycée d'altitude de Briançon, il pratique le cyclisme, le ski de fond et l'alpinisme. En 1970, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. Odon Vallet devient, dès sa sortie de l'ENA, maître de conférences à l'IEP de Paris. Il enseigne notamment au sein de la classe préparatoire aux concours de la haute fonction publique, et prépare les étudiants au grand oral de l'ENA. L'année suivante, il devient chargé de cours à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'université Paris VII Diderot. Entre 1976 et 1977, Odon Vallet est administrateur du Groupe des populaires d'assurances, puis d'Athéna entre 1977 et 1989. Il dirige Eurassur, une institution de courtage en assurance, de 1990 à 2002. Il est administrateur (entre 1995 et 2003) puis vice-président (1998-2003) de la banque Eurofin. Il a été contributeur à la revue homophile Arcadie. Il dirige les éditions Gallimard Jeunesse entre 1998 et 2002, puis Madrigall entre 1999 et 2006.
La Fondation Vallet : Une transmission concrète
Estimant que ses ressources d'enseignant et d'écrivain couvrent largement ses besoins, Odon Vallet crée en 1999, avec son frère Jean-Daniel, la Fondation Vallet. Placée sous l'égide de la Fondation de France, elle remet des bourses d'études aux étudiants brillants mais défavorisés de Paris, du Bénin et du Vietnam. Ainsi, elle attribue chaque année 300 bourses à des élèves de lycées ou d'écoles d'art publics de l'académie de Paris, 2 250 bourses à des élèves et étudiants vietnamiens et 1 050 bourses à des élèves béninois. En 25 ans, elle a remis 74 000 bourses. Elle serait la plus généreuse d'Europe en la matière. Un programme a été développé pour envoyer les meilleurs élèves du Bénin étudier à Paris au lycée Louis-le-Grand. Odon Vallet a choisi d'édifier une fondation pour l'éducation car son père, peu fortuné, avait lui-même eu le plus grand mal à financer ses études, parce qu'il est lui-même enseignant, et parce qu'il est pleinement conscient du problème du financement des études en général : « Je possède de quoi vivre. » Le 10 décembre 2019, la fondation Vallet fête ses 20 ans. La fondation Vallet est née en juin 1999. J’avais 50 ans quand, avec mon frère, nous avons hérité d’un patrimoine important. Nous n’avions pas d’enfant, et un désir de transmission. J’étais enseignant à Sciences-po puis à Paris 1, donc naturellement concerné par la question de l’accès à l’éducation, et nous souhaitions construire un projet qui ait du sens dans la continuité de notre histoire familiale. Or mon père, décédé accidentellement lorsque j’avais 6 ans, avait fait une carrière brillante dans les assurances, malgré des origines extrêmement modestes, et en se battant pour parvenir à mener des études. L’idée d’aider les jeunes doués et défavorisés à suivre une formation s’est imposée assez naturellement ! Premier champ d’action, dès 2000 : les écoles d’art, puis des lycées d’arts appliqués. Ce premier engagement est le fruit d’une rencontre avec les enseignants de l’Ecole Estienne. J’ai découvert le coût très élevé du matériel d’arts graphiques, qui pouvait écarter certains jeunes talentueux mais sans soutien familial.
Vous vous tournez ensuite vers l’international, avec la mise en place de bourses Vallet au Vietnam en 2001 puis au Bénin en 2003. Là encore, il s’agit de pays que je connaissais par mon activité professionnelle, surtout le Vietnam. Mais également d’un choix rationnel, fondé sur l’analyse du terrain. Le Vietnam a une tradition confucéenne, rigoureuse, qui valorise l’éducation et le savoir. Le Bénin est un pays démocratique, stable et multiconfessionnel, qui offrait un cadre sécurisant pour développer un système de bourses à grande échelle. Car je souhaite qu’au-delà des destins individuels, la Fondation Vallet ait un impact systémique et durable. Avec 65 000 bourses délivrées en 20 ans, 39 000 au Vietnam, 17000 au Bénin et 9 000 en France, on peut comparer son action à celle d’un jardinier. Il sème de jeunes pousses. Devenues grandes elles forment un jardin, ou une forêt : un écosystème qui développe sa propre dynamique. Aujourd’hui, nos anciens boursiers sont des hommes et des femmes qui soignent, qui éduquent, qui gèrent des entreprises, des services publics… et qui « rendent » ainsi ce qui leur a été donné. Lors du dernier dîner des Alumni Vallet, au Vietnam, j’ai rencontré l’un de nos boursiers, qui mène une carrière brillante dans la banque… et qui finance à son tour des bourses pour les jeunes en difficultés ! C’est la plus belle des récompenses.
Très simplement, sur critères d’excellence, attestée par le rang de classement aux examens nationaux. Nous versons, au Bénin, une bourse du 1er au 70e admis au BEPC, et aux cinq premiers de chaque série du baccalauréat. C’est une mécanique automatique, qui écarte les risques de « triche ». De même au Vietnam, nous remettons des bourses aux meilleurs élèves des meilleurs lycées et universités de toutes les provinces. Nous ajoutons à cela un effort particulier en direction des petites villes, des écoles publiques, des jeunes issus de « villages d’enfants SOS au Vietnam » … dans un esprit de discrimination positive. Oui, et elle est naturellement complémentaire au financement des bourses. Car comment étudier sans livre et sans accès au savoir en ligne ? Nous venons d’inaugurer deux établissements à Abomey-Calavi, la capitale scolaire et universitaire du Bénin. Il s’agit des huitième et neuvième bibliothèques de notre réseau, créé dans ce pays en plus de 10 ans. Avec 1,5 million de lecteurs par an, là encore, nous avons un impact significatif et mesurable : les jeunes qui fréquentent régulièrement nos établissements multiplient par 2,5 leurs chances de succès au baccalauréat. Trois principes clefs à mes yeux : liberté d’action, concentration des forces, économie de moyens… comme à la guerre ! Car c’est une guerre contre l’injustice que nous menons, et elle exige de la méthode. La liberté, c’est la force de la philanthropie et sa complémentarité avec l’action publique. J’ai agi au fil de rencontres, la fondation reste une organisation agile, et nous avons « appris en marchant ». La concentration des forces est indispensable pour atteindre les effets de seuils sans lesquels vous n’pas d’impact. Il faut choisir un nombre de causes limité, et s’y tenir durablement. Enfin, l’économie de moyens, c’est un principe universel de bonne gestion, mais d’autant plus impératif que chaque euro dépensé en fonctionnement est un euro qui ne va pas à la cause. Depuis 2017, la Fondation Vallet se mobilise également aux côtés de l’association Bénin Excellence pour financer des services de santé et d’éducation auprès des détenus au Bénin. « Car la prison, c’est le lieu ultime de la misère, souligne Odon Vallet. Les centres de détention en Afrique sont des « bibliothèques de microbes », les médecins peuvent y combattre des épidémies de tuberculose, de gale, ou de varicelle, qui font des ravages. Ils sauvent des vies humaines chaque semaine. »
Décryptage du fait religieux et mutations mondiales
L'« ordi » et le bouquin se complètent : on demande au premier l'information et au second la réflexion. Taper Google et tourner les pages vont de pair ; quand Internet vous renseigne, le manuel vous instruit. Depuis de nombreuses années, Odon Vallet répond aux questions des lecteurs du Monde des religions. En réunissant ici leurs questions et ses réponses, il permet à tous de trouver des repères simples au sein du labyrinthe des croyances. Dans notre monde aux évolutions rapides, voire brutales, le religieux non plus n'est pas épargné : les traditions, les confessions bougent à l'intérieur d'elles-mêmes, tandis que le spirituel prend des formes nouvelles ou s'exprime de manière débridée, à travers des courants ou des modes inédites. Nous sommes désormais bien loin du bel ordre qui marquait la géopolitique religieuse d'autrefois : la chrétienté en Occident, l'islam dans le monde arabe, les sagesses d'Asie en Chine, au japon ou en Inde… Aujourd'hui, tout est bouleversé dans un vaste brassage des populations et des cultures, que renforce l'accélération des moyens de transport et de communication. Observateur inlassable du fait religieux, Odon Vallet revient sur les multiples aspects de ses mutations qui marquent la mondialisation du spirituel… au sein d'une sorte de village universel.
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L'histoire de l'Inde est une suite d'invasions et de conversions. Aryens, Grecs, Scythes, Parthes, Arabes, Perses, Moghols, Portugais, Anglais et Français ont tour à tour occupé tout ou partie du pays et influencé les convictions du peuple. Les spiritualités indiennes, marquées par ces apports successifs, ont pourtant développé des croyances originales et des cultes inédits : védisme, jaïnisme, hindouisme et sikhisme furent ou demeurent des religions typiquement indiennes et le bouddhisme reste marqué par sa genèse dans la vallée du Gange. Le sous-continent indien est un espace spirituel sans équivalent, différent du Proche-Orient comme de l'Extrême-Orient. Entre Indus et Brahmapoutre, vivent et prient les enfants de " Mère Inde " depuis les neiges de l'Himalaya jusqu'à l'eau des fleuves sacrés. Odon Vallet retrace et analyse ici l'histoire et les caractéristiques des spiritualités indiennes.
Le voile et l'histoire des symboles
"Le voile dit islamique n'est pas spécifiquement musulman". C'est sur cette affirmation que débute la vidéo de 4 minutes consacrée à l'histoire du port du voile féminin depuis l'Antiquité. Odon Vallet, l'incontournable spécialiste des religions, explique que les origines de cette pratique vestimentaire remontent au moins à l'époque mésopotamienne, 1000 ans avant la naissance du Christ. La première attestation écrite se trouve dans une tablette de lois attribuées au roi assyrien Téglath-Phalasar Ier, stipulant que les jeunes filles pubères doivent porter le voile. "Mais il est probable que cela existait depuis pas mal de siècles" ajoute Odon Vallet. Si la déesse Ishtar est bien représentée voilée, cet attribut vestimentaire n'a pas vocation religieuse chez les Assyriens, il permet de distinguer les femmes de vertu des esclaves et des prostituées. Le port du voile était donc un signe de haute condition, et n'avait aucun caractère méprisant. Les cheveux nus étaient considérés comme de nature érotique. Dans l'Antiquité, de la péninsule ibérique jusqu'à la Perse, le port du voile permet de distinguer les femmes mariées des femmes célibataires. Localement, il peut parfois aussi représenter un statut social de haut rang. Dans la Grèce antique, les femmes portent le voile pour des raisons de pudeur et de modestie, comme en témoignent les nombreuses statues et vestiges, mais aussi dans certains textes datant du 5e siècle avant J-C. Les Romaines porteront le pallium ou la stola en signe de soumission. Les mariages se célèbrent donc avec des promises voilées dès cette époque. Le port du voile prend alors aussi une connotation religieuse avec les Vestales, chastes prêtresses au rôle majeur dans la société romaine.
Dans la religion chrétienne, la Vierge est souvent représentée voilée. Avec l'avènement du christianisme, le voile distingue les femmes chrétiennes des femmes païennes. La Vierge Marie est le plus souvent représentée voilée comme le prouve l'abondante iconographie depuis les premiers siècles. Dans le Nouveau Testament, chez Paul, il est également fait mention de l'obligation pour les femmes de se voiler pendant la prière. En Afrique, les populations locales ont baptisé la religion chrétienne "Ebassi", c'est-à-dire la religion du fichu, explique Odon Vallet, "parce que les missionnaires demandaient aux femmes de se couvrir la tête quand elles entraient à l'église". La "religion du voile" fut donc d'abord une expression désignant le christianisme. Dans l'Islam, le port du voile s'est passablement complexifié, avec différents modes et significations selon les régions et contextes culturels. Et selon les interprétations plus ou moins radicales des textes. A noter qu'aujourd'hui, des exégètes musulmanes remettent en cause, sur base de l'étude des sourates, le discours dominant sur l'obligation du port du voile pour les femmes. Dans la religion musulmane, le port du voile se décline selon les contextes géographiques et culturels, avec des modes et significations divers.
Érotisme divin et archéologie du langage
Quel rapport entre " vénérable " et " vénérien ", " caresse " et " charité ", " testament " et "testicule ", etc. ? La proximité des mots qui évoquent la passion amoureuse et l'enthousiasme religieux a toujours quelque chose d'insolite, tant les choses du sexe et celles de la religion paraissent appartenir à deux univers opposés - et pas seulement dans notre tradition chrétienne. Odon Vallet, professeur à la Sorbonne et à l'université Paris-VII, explore cette étonnante parenté au travers de cette Petite grammaire de l'érotisme divin (publiée en 1998 sous le titre Le Honteux et le Sacre). Il identifie les multiples strates de sens, souvent contradictoires, qui sont venues se déposer sur les vieux vocables. On découvre alors qu'il existe bien un érotisme divin, par lequel l'humanité a de tout temps conjugué plaisir sexuel et félicité spirituelle. Au terme de ce parcours où l'intelligence se fait toujours gourmande et parfois même jubilatoire, le lecteur aura compris pourquoi savoir, sagesse et saveur partagent la même origine.
Dans le village planétaire, les frontières sociales, morales et légales sont aussi poreuses que les Etats. Retrouver dans la saveur des mots la sagesse du monde, tel est ici le propos d'Odon Vallet. En archéologue du langage, il nous propose une lecture inédite d'une centaine de noms communs qui font partie de notre paysage culturel et spirituel, puisant dans des domaines aussi variés que la médecine, la religion, le politique, la psychanalyse, la vie quotidienne, etc. Tous ces termes qui expriment notre existence personnelle et sociale, nous croyons les connaître, mais nous en ignorons souvent les ambiguïtés fondamentales. Ils constituent autant de pièges qui trahissent souvent nos sentiments au lieu de les traduire. Ce précieux lexique permet de les reconsidérer chacun dans son étymologie et son histoire. Dans un style toujours vif et pertinent, Odon Vallet pointe les malentendus, décrypte les faux sens, et révèle la richesse et l'actualité de ces mots essentiels.
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L'Église et les défis de la modernité
Baisse vertigineuse de la fréquentation des églises, du nombre de vocations, de baptêmes, de mariages… La religion catholique n'a jamais été autant discutée et si peu pratiquée dans notre pays. Comment affronter cette crise sans précédent ? De quelle manière transmettre la religion aujourd'hui ? Faut-il consentir au déclin inéluctable ou réagir aux pesanteurs ? C'est bien sûr la seconde option que choisit ici Odon Vallet, interrogé par Brigitte Canuel. Avec la rigueur et le sens de la formule qu'on lui connaît, il aborde l'ensemble des défis que doit affronter l'Eglise, sans aucun tabou : le célibat des prêtres, les ministères féminins, la messe en latin, l'avenir de la confession, l'explosion du nombre de divorces et de mariages mixtes… Ce faisant et contrairement à une idée fort répandue, il montre que les problèmes du catholicisme concernent aussi les autres religions pratiquées en France. Tour à tour critique, confiant et drôle, cet examen sans concession reste le meilleur rempart contre l'abandon ou la nostalgie.
Dieu a changé d'adresse. Il ne réside plus exclusivement dans les murs des églises et des temples, il déborde le cadre des traditions établies, il dérange nos habitudes et renaît sous les formes les plus diverses. Avec l'acuité qu'on lui connaît, Odon Vallet scrute, dans ces chroniques publiées dans La Croix et rassemblées ici, les extraordinaires métamorphoses du religieux, du spirituel présents parmi nous. Sans crier gare, l'image et la réalité des croyances de l'humanité se sont transformées en quelques décennies. Sous l'éphémère de l'actualité ou l'usage commun des mots, Odon Vallet invite à retrouver un sens, une sagesse enfouie, loin des formalismes ou des hypocrisies. Lorsque nous parlons des anciens ou des adolescents, que voulons-nous dire ? Quand nous nous gargarisons du mot " éthique ", comment le distinguons-nous de la morale ? Quand nous évoquons la Terre sainte, est-ce un mythe ? Et le monde chrétien, que représente-t-il aujourd'hui ? Sous la foisonnante abondance de l'actualité se révèle peu à peu une cohérence, renvoyant tantôt aux accents bibliques, tantôt à la sagesse antique ou aux traditions orientales. Au sein des religions, les relations entre éternité et modernité sont consensuelles et conflictuelles. Consensuelles, parce que le " retour du religieux " est une réponse à l'éphémère, un besoin d'ancrage dans l'absolu, fortifiant les valeurs qui demeurent dans un monde qui passe. Conflictuelles, parce que le brassage des croyances dans la mondialisation des échanges bouleverse la géographie de la foi et la stratégie des Eglises: on peut vénérer le Bouddha au pied du Cervin, en Suisse, et adorer Jésus-Christ chez les "coupeurs de tête" de Bornéo.
Si le Nigeria devient le deuxième pays protestant au monde et s'il y a plus de jésuites en Inde qu'en Europe, le paysage religieux du monde est bouleversé. Mais le message religieux est inchangé. Les fonctions du dogme demeurent constantes: perpétuer la vie, conserver la mémoire, sanctifier les alliances. Les religions gardent les traditions et bénissent les unions pour que les projets familiaux ou nationaux engendrent un avenir respectueux du passé. Et si les églises sont à moitié vides en France, elles sont pleines au Vietnam et au Bénin. Dieu a changé d'adresse mais la foi habite les hommes. Comme les langues vivantes s'enracinent dans les langues " mortes ", les religions vivantes prennent leurs sources dans les religions disparues ou s'inscrivent dans la continuité de rites premiers qu'elles ont repris, reformulés, chargés d'un autre sens, sans qu'on en ait toujours gardé la mémoire. Les moments importants de la vie - la naissance, la puberté, la mort -, les pénitences et les sacrifices, le rapport de l'homme à la nature et aux animaux révèlent les marques profondes laissées par la pensée animiste dans le paysage religieux d'aujourd'hui. L'historien des religions Odon Vallet s'attache à retrouver l'héritage des croyances animistes dans les religions actuelles.
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