Le Laser et le Sunfish sont deux des dériveurs solitaires les plus populaires au monde, chacun ayant sa place de prédilection parmi les navigateurs. Si le Sunfish est un choix excellent pour les débutants ou les navigateurs intermédiaires, combinant un gréement facile et une grande maniabilité pour une expérience de navigation confortable et sans tracas, le Laser se distingue comme un choix idéal pour les navigateurs expérimentés à la recherche d'un bateau performant. Conçu en 1952 comme l'ultime engin de plage, le bateau à voile Sunfish est toujours un favori pour tous les âges. Ce bateau sans entretien conserve sa valeur de revente grâce à sa construction robuste, soulignée par des bouchains durs et un dessous de coque plat. En revanche, le Laser est un bateau léger et agile, ce qui lui permet d'atteindre des vitesses élevées. Il est le dériveur solitaire le plus populaire au monde, utilisé par des millions de navigateurs dans plus de 140 pays. Le Laser, en tant que tel, représente un excellent choix pour les débutants comme pour les compétiteurs expérimentés, grâce à sa polyvalence et ses performances reconnues.
Le voilier ILCA, connu jusqu'en 2019 sous le nom de "Laser", est l'un des dériveurs monotypes les plus emblématiques et répandus dans le monde de la voile. Le bateau Laser, reconnu comme une référence mondiale dans le domaine des dériveurs légers, a su séduire de nombreux passionnés de voile de par sa simplicité et ses performances. Avec une gamme variée, incluant le Laser Standard, le Laser Radial et le Laser 4.7, le Laser s'adapte à tous les types de navigateurs, qu'ils soient amateurs ou professionnels. Au fil des années, le Laser a su s'adapter. En effet, bien qu'étant un monotype, le Laser a beaucoup évolué depuis sa création.
Le Laser Radial : Spécificités et Rôle dans la Famille Laser
Le Laser Radial est une déclinaison du gréement Laser apparue dans les années 80, spécifiquement conçue pour être plus adaptée aux poids légers et aux femmes. Il a rapidement trouvé sa place et est aujourd'hui la voile utilisée aux Jeux Olympiques dans la catégorie féminine, s'établissant ainsi comme la voile de référence pour les femmes en compétition. Quant aux hommes, ils naviguent généralement en Laser Radial jusqu'à l'âge de 18 ans, avant de passer en Laser Standard pour s'adapter à leur poids et leur force accrus.
Pour différencier un Laser Radial d'un Laser Standard, il faut observer quelques détails, même si la voile Radial est intrinsèquement moins haute que la Standard. Les trois coins de la voile sont généralement de couleur bleue sur une voile Radial, tandis qu'ils sont blancs sur une voile Standard. Ce qui permet vraiment de différencier facilement ces voiles, c'est la forme des fenêtres, cette zone transparente de la voile qui permet de voir ce qui se passe de l'autre côté. Sur une voile Standard, la fenêtre a la forme d'un trapèze dont la grande base est située vers l'arrière, alors que sur une voile Radial, la grande base est située vers l'avant de la voile.
L'une des forces majeures du Laser en tant que plateforme est sa modularité. Un bas de mât amovible permet d'adapter les trois types de voilure - Standard, Radial et 4.7 - sur un seul mât et une seule bôme. Pour changer de gréement, il suffit de modifier la voile et la partie basse du mât, et c'est tout ! Cette flexibilité a grandement contribué à la popularité du Laser Radial et du Laser 4.7, leur permettant de se faire une place de choix dans le monde de la voile pour des catégories de poids et d'âge spécifiques. La voile 4.7, par exemple, est essentiellement destinée aux adolescents. Pour les garçons, elle est utilisée en régate jusqu'à environ l'âge de 16 ans. Les filles, elles, naviguent généralement en Laser 4.7 jusqu'à 18 ans. Elle est facilement reconnaissable : elle est bien moins haute et large que les deux autres, et le point d'écoute n'arrive pas en bout de bôme, contrairement aux voiles Radial et Standard. Un autre fait marquant qui se remarque de loin sur un Laser 4.7 est que le mât est naturellement cintré. En comparaison, la voile Standard, avec sa surface de 7,06 m², n'est pas faite pour les poids plumes, le poids idéal pour naviguer convenablement étant d'au moins 80 kg.
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Le Dériveur ILCA (Ex-Laser) : Une Icône Mondiale de la Voile Légère
Le voilier ILCA, précédemment connu sous le nom de "Laser" jusqu'en 2019, est sans conteste l'un des dériveurs monotypes les plus emblématiques et les plus répandus dans le monde de la voile. Icône de la voile légère depuis plus de cinquante ans, le Laser, désormais appelé ILCA, reste le dériveur le plus pratiqué à l'échelle mondiale. Son histoire débute en 1969, lorsqu'un industriel canadien, cherchant à créer une gamme d'équipements de camping, demanda à Ian Bruce d'inventer un bateau capable d'être transporté sur le toit d'une voiture. Le premier prototype fut construit en 1970, initialement appelé "Weekender". Il fut ensuite rebaptisé "Laser" en raison de la tendance de l'époque à donner aux nouveaux produits des noms liés à la technologie spatiale, alors en vogue. Hans Fogh, champion du monde de Flying Dutchman, dessina la voile de ce nouveau concept.
Le Laser fut officiellement présenté en janvier 1971, à l'occasion du New York Boat Show. Son succès fut immédiat : en seulement quatre jours, plus de 140 bateaux furent vendus ! Deux ans plus tard, en 1973, plus de 15 000 Laser avaient déjà été construits. Aujourd'hui, le nombre d'unités produites a largement dépassé le cap symbolique des 200 000. Le bateau Laser avait une ambition simple à sa conception par Bruce Kirby et Ian Bruce en 1970 : offrir un dériveur accessible, transportable et sportif. Sa philosophie est claire : un seul marin, une seule voile, et un maximum de plaisir.
La classe Laser fut rapidement adoptée par les régatiers et reconnue par l'International Sailing Federation, aujourd'hui World Sailing, en 1974. En 1996, le Laser est officiellement entré au programme olympique, consacrant son statut de dériveur de compétition de premier plan. Le Laser marque aussi par sa simplicité de mise à l'eau et d'entretien. Conçu à l'origine pour être accessible à tous, le Laser a été imaginé avec un accastillage minimaliste, mais efficace. Cette conception vise à réduire les coûts, permettant de proposer un prix abordable pour un voilier de qualité, tout en garantissant une performance et une sécurité maximales. En conséquence, il n'est pas rare de rencontrer ce dériveur emblématique dans les clubs nautiques du monde entier, où l'on peut également croiser d'autres modèles emblématiques comme le Sunfish ou le Hobie Cat.
La Monotypie : Clé du Succès et de l'Équité Compétitive
L'un des secrets les mieux gardés du succès phénoménal du Laser/ILCA, c'est sa monotypie stricte. Chaque bateau est, en théorie, identique. Cette uniformité est cruciale. C'est sans aucun doute la monotypie du Laser qui est à l'origine de son succès planétaire. Les coques et le gréement sont fabriqués par quelques constructeurs agréés, qui doivent respecter des plans de construction très précis. En pratique, il peut exister quelques différences infimes, souvent dues aux imprécisions de fabrication, mais l'esprit reste le même : minimiser l'avantage lié au matériel.
Si tous les Laser sont identiques, c'est aussi et surtout grâce aux Règles de Classe. Ces règles sont extrêmement strictes et précises ; ce sont elles qui autorisent ou, plus souvent, interdisent la modification d'un élément sur le bateau. Par exemple, la bordure, qui contrôle la tension de la chute de la grand-voile, ne peut être constituée de plus de deux bouts de contrôle. Ces directives, rigoureusement appliquées, garantissent que tous les bateaux sont aussi proches que possible en termes de performance. Grâce à cette approche, tous les coureurs régatent à armes égales, et aucun n'est favorisé par un meilleur matériel. La compétition est ainsi centrée sur les compétences du navigateur, la tactique et la stratégie, et non sur les ressources financières ou les innovations technologiques apportées au bateau lui-même. Cette équité sportive est un pilier fondamental de l'attrait du Laser pour les régatiers de tous niveaux, du club local aux Jeux Olympiques.
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Conception et Éléments Techniques du Dériveur Laser
Le Laser, dans toutes ses versions (Standard, Radial, 4.7), est caractérisé par une conception épurée et efficace, fruit d'une ingénierie pensée pour la performance et la simplicité. Le bateau Laser, avec sa simplicité et son efficacité, continue d'attirer l'attention dans le monde de la voile.
La Coque et le Cockpit
La coque du Laser est très caractéristique. Le dessus est pratiquement plat, avec juste un "trou" pour le mât, et un petit cockpit pas très large qui s'enfonce dans la coque. Cette configuration minimise la surface mouillée et offre une plateforme stable pour le rappel. Dans le cockpit, on retrouve un vide-vite qui permet d'évacuer facilement l'eau embarquée, élément essentiel pour maintenir la légèreté du bateau même en cas de dessalage ou d'embruns. La sangle de rappel est fixée à l'avant et à l'arrière du cockpit. Le réglage de la sangle est très important pour la position de rappel du navigateur. Une sangle tendue facilite le rappel, mais en diminue l'efficacité, tandis que la position de rappel avec une sangle peu tendue est moins facile à tenir mais plus efficace, permettant au marin de contrecarrer plus efficacement le couple de chavirage du mât. La coque du bateau est construite en sandwich fibre de verre résine polyester, assurant un bon compromis entre légèreté et robustesse.
Le Mât et le Gréement
Le mât du Laser est constitué de deux parties qui s'emboîtent, ce qui est très important pour deux raisons fondamentales. Premièrement, la partie haute du mât, la plus longue, ne dépasse pas la longueur du bateau, facilitant grandement le transport du Laser, qui peut alors être aisément transporté sur le toit d'une voiture sans que le mât ne dépasse. Deuxièmement, c'est ce qui permet la grande modularité du Laser : le haut de mât est invariable, mais le bas de mât change selon la voile utilisée (plus la voile est petite, plus le bas de mât l'est aussi). C'est la seule partie du gréement, avec la voile elle-même, qui varie pour adapter le bateau aux différentes classes et poids de navigateurs. La voile s'enfile le long du mât par le haut grâce à un fourreau, garantissant une bonne tenue du profil de voile. Le mât est posé directement dans le trou prévu à cet effet dans la coque. Il n'est donc pas retenu par des haubans, et tourne avec la bôme, offrant une grande liberté pour les réglages de voile. Une sécurité faite d'un bout attaché d'un côté à la coque et de l'autre au mât (par exemple entre le vit-de-mulet et un pontet sur la coque) peut être utilisée pour retenir le mât lorsque le bateau dessale, évitant ainsi sa perte. Les gréements sont optimisés pour offrir une manœuvrabilité exceptionnelle, permettant une réponse rapide aux ajustements du gréement et du safran dérive.
La Dérive et le Safran
La dérive du Laser est une dérive sabre, caractérisée par sa forme plate et sa capacité à être entièrement rentrée dans la coque ou abaissée rapidement. Un élastique fixé sur le pontet à l'avant du bateau permet de la retenir en position haute. Il faut faire attention à ne pas trop la remonter au vent arrière ou lors du départ ou de l'arrivée de plage, car elle pourrait gêner le passage de la bôme et se casser si la bôme tape trop brutalement. Pour éviter cela, il est conseillé de tracer un trait au milieu de la dérive, car en général, en navigation, on ne la remonte jamais plus haut que ce repère.
Concernant le safran, il est pivotant, ce qui est un avantage considérable pour la mise à l'eau et les manœuvres dans des eaux peu profondes. Un bout permet de le maintenir en position basse en navigation, assurant la direction du bateau. Ce bout sert aussi souvent à solidariser la barre avec le safran, il est donc important de bien l'attacher, même si le safran tient tout seul en position basse grâce à son pivot.
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Accastillage et Réglages
Le Laser est un bateau très simple, caractérisé par peu de réglages et peu d'accastillage. C'est ce qui a initialement expliqué son prix très faible à ses débuts, attirant de nombreux participants. Cependant, le Laser plaît toujours autant et a su s'adapter. Les Règles de Classe ont été modifiées afin de faciliter les réglages : par exemple, le hâle-bas peut maintenant être constitué de 15 brins, au lieu de 3 avant, augmentant considérablement la démultiplication et la précision du réglage. Une autre évolution importante du Laser a été l'apparition des "kits" Harken et Holt, augmentant la démultiplication de la plupart des réglages, offrant aux navigateurs une plus grande finesse dans l'ajustement des voiles et de l'assiette du bateau. Avec un accent particulier sur l'accastillage de qualité, la gamme des pièces détachées garantit une maintenance facilitée et une durabilité accrue du bateau, notamment grâce à des pièces comme les mats bomes et les éléments de safran. Il n'est pas question d'apporter la moindre amélioration au gréement, à l'accastillage, à la coque ou à ses appendices, la monotypie stricte étant le maître-mot.
Performance, Sensations et Exigences Physiques
Le Laser est un voilier rapide et léger, capable d'atteindre des vitesses élevées grâce à sa conception agile. À bord d’un Laser, on navigue sur un engin intermédiaire entre un windsurf et un voilier, offrant une sensation unique de connexion avec l'eau. Très puissamment toilé, le Laser est un voilier rapide qui délivre des sensations intenses. Le rappel, sur un Laser, est absolument central à la performance du bateau. Le navigateur doit utiliser son poids pour contrebalancer la force du vent dans la voile, et sous cet angle, ces bateaux forment un excellent matériel de conditionnement physique, exigeant force, endurance et agilité.
Les compétitions de haut niveau avec des Lasers sont des épreuves exigeantes, avec des départs donnés parfois jusqu’à 30 nœuds de vent établi. Cela crée une sorte de prise directe avec les éléments, une expérience brute et exaltante, un peu comme on peut la ressentir sur un windsurf. Et dès que le vent se lève, au portant, le bateau bien à plat, le Laser plane littéralement sur l'eau, offrant des sensations de glisse inégalées. Voilà le secret de la réussite de ce merveilleux solitaire : de la simplicité et de l'unicité combinées à des performances grisantes. Le Laser est un excellent choix pour les compétiteurs expérimentés qui recherchent un bateau performant et exigeant.
Applications Variées : Compétition, Loisir et Formation
Les applications du bateau Laser, ou comment les dériveurs légers passionnent tant d'enthousiastes de la voile, varient largement. Le bateau Laser est devenu au fil des années un incontournable dans le monde des compétitions nautiques, des loisirs et de l'entraînement.
Les compétitions de voile ont vu émerger le dériveur Laser comme un acteur dominant. Avec le Laser Standard, il répond aux exigences des régates internationales et locales, bénéficiant d'une reconnaissance officielle lors des Jeux Olympiques. En compétition, que ce soit en Laser Standard ou Laser Radial, la précision de la conception est poussée à l'extrême, garantissant une égalité de chances et mettant l'accent sur les compétences du marin.
D'un autre côté, le dériveur Laser est souvent utilisé pour initier les débutants à la voile. Sa simplicité de gréement et de manœuvre en fait une plateforme pédagogique idéale pour apprendre les rudiments de la navigation à voile. Le Laser est un excellent choix pour les débutants grâce à sa conception intuitive. En dehors de la compétition, nombreux sont ceux qui optent pour des dériveurs comme le Laser pour des sorties en mer ou sur les lacs, tout comme d'autres modèles tels que le Laser Vago, qui offrent une parfaite balance entre plaisir et technique. Ces expériences rendent chaque sortie exaltante, que ce soit pour une mise à l'eau tranquille ou pour des sensations de vitesse sur l'eau. Le Laser offre une expérience riche et diversifiée pour tous les passionnés de voile.