SUP Paddle et Voile : Innovations, Sensations du Foil et Choix d'Équipement, avec un Focus sur Tribord

L'univers des sports nautiques ne cesse d'évoluer, offrant aux passionnés des sensations toujours plus intenses et des pratiques toujours plus polyvalentes. Au cœur de cette effervescence, le Stand Up Paddle (SUP) s'est imposé comme une base adaptable à de nouvelles disciplines, notamment le foil et l'intégration de systèmes de propulsion éolienne. Des figures emblématiques comme Raphaël Salles, fondateur d'une marque majeure et grand "rideur", ont joué un rôle crucial dans cette transformation, observant l'émergence et la démocratisation de pratiques qui ont parfois "dormi tant de temps".

L'histoire récente témoigne d'une curiosité grandissante pour l'hydrofoil. Des images de Laird Hamilton en surf foil tracté avec des chausses de snowboard, il y a déjà "fort longtemps", puis plus récemment encore, les "vidéos de SUPFOIL de Bruno André surfant des vagues", ont montré le potentiel latent de cette technologie. Il existe une différence notable entre un surfeur professionnel sur un équipement de pointe et la pratique accessible au grand public, mais la barrière est en train de s'estomper. Le foil, par les sensations et les performances qu'il procure, s'est révélé "exceptionnel", mais aussi pour une "toute autre raison inimaginable" il y a quelques temps : il peut "se pratiquer dans les 3 sports : Kite - Stand up paddle - Windsurf!". Pour la première fois, les pratiquants de ces "3 disciplines vont pouvoir partager les mêmes sensations et le même langage", et encore plus incroyable, "les mêmes foils ou flotteurs !". L'expérience acquise en "kite foil depuis 4 ans", discipline très technique, a permis de développer un savoir-faire applicable naturellement sur ces trois supports. Bien que l'utilité d'un foil sur des vagues surfables ait pu être initialement questionnée, l'essai personnel a révélé des "sensations incroyables" dès la première sortie. Contrairement au foil en kite ou tracté derrière un bateau, le SUP Foil offre une expérience plus pure, "sans l’aile et sa traction à gérer", s'apparentant au "kite dans les vagues ou le surf" en termes de feeling.

Le SUP Foil : Redéfinir la Pratique du Surf

Après la découverte de ces nouvelles sensations, une question fondamentale se pose : "mais où peut-on et doit-on pratiquer le supfoil ?". La réponse ouvre des perspectives vastes et accessibles. Le SUP Foil peut "se pratiquer sur des vagues clapoteuses, y compris avec du vent", ce qui signifie qu'il est tout à fait adapté à "des conditions de surf très moyennes et peu exploitées". C'est précisément ce point, couplé aux sensations uniques, qui a convaincu de l'émergence d'une "nouvelle discipline du surf". Notre planète offre "beaucoup plus de vagues “moyennes” en qualité… que de bonnes", rendant le SUP Foil pertinent pour une majorité de spots. De plus, il offre "une occasion unique de surfer les outside reefs habituellement déserts", étendant considérablement le terrain de jeu.

L'Ingénierie des Planches de SUP Foil : Conception et Performance

La conception des planches de SUP Foil est finement étudiée en fonction de cette analyse, visant à optimiser l'expérience de vol sur l'eau. Il s'agit de planches de SUP classiques, mais spécialement adaptées pour accueillir un foil.

La PAPENOO : Agilité et Transition

La PAPENOO est un exemple notable, caractérisée par un "shape court". Sa "carène planante est parfaite pour acquérir de la vitesse et faciliter la transition entre la phase surf et la phase foil". Ce format court contribue également à un "bon équilibre au-dessus du foil" et la rend "maniable une fois en vol". Un "outline large à l’arrière permet d’être en position idéale pour le départ au planning en foil", tandis que sa "largeur lui confère une grande stabilité". La PAPENOO Foil est jugée "idéale pour les vagues d’environ 1m", nécessitant "un petit peu de puissance pour décoller". Elle est aussi "fantastique pour l’apprentissage du foil derrière un bateau", soulignant sa polyvalence.

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Les Modèles MAGIC (8'6 et 9'6) : L'Optimisation pour le Décollage

L'objectif était de créer deux modèles de planches de SUP permettant de "partir au surf sur des vagues plus ou moins petites et de qualité moyenne". Pour y parvenir, le processus de conception s'est fait sur une "page vierge et sans faire de compromis", l'objectif étant de "partir au surf dès que possible et ensuite acquérir la vitesse nécessaire pour décoller et foiler". Pour ces deux modèles MAGIC, disponibles en "8’6 et 9’6", "tout le shape a été pensé pour le foil". L'outline, le rocker, le placement du volume, la carène, ainsi que le placement du box de foil et des pieds, sont autant d'éléments "faits pour vous faire décoller". Il s'agissait de "shapes" inédits. Ce sont "des planches assez longues et étroites" pour "justement permettre le take-off sur des vagues d’outside reef moins puissantes". La version "9’6 plus longue permettra des départs au take-off plus faciles". Un "point important à prendre en considération" est que l'on peut "surfer en foil des vagues moins puissantes et avec beaucoup de sensations" mais on ne "partira pas plus tôt au take-off".

Le Race SUP Foil et le Downwind : Vol Plané et Endurance

Une autre dimension du foil se manifeste dans le "sup race foil", qui consiste à "surfer la houle du large vent arrière pour décoller" et "planer le plus longtemps possible". C'est une discipline "un peu plus contraignante au niveau organisation et concordance des conditions météo mais quelle sensation de planer sur la houle sans rien d’autre que votre sup et pagaie". Sans devoir obligatoirement faire du "down wind", le shape de l’OCEAN 10′ est "aussi parfaitement adapté pour surfer des outside reef". Il permet de "capter et surfer les vagues qui se forment un peu au large", tout en remontant "au pic même face au vent après un long surf". Le "race SUPFOIL devient un compromis de navigation et de vol !".

Le dilemme de "quel style de planche faut-il pour partir au surf sur un down wind et quel style de planche faut-il pour garder le vol le plus longtemps possible ?" a conduit à des choix spécifiques. Une "longueur de 10′ a été optée pour obtenir assez de performances au départ au planning", tout en restant "assez légère et compacte pour le vol". Ici encore, "avec une telle page vierge et un cahier des charges aussi nouveau, notre savoir-faire et expérience ont pu se débrider et sortir des règles habituelles". L'outline, le volume, la carène, le rocker et la forme du nose sont "inédits pour une planche de sup race". Ces planches sont donc "les supports totalement adaptés aux divers horizons proposés par le SUPFOIL".

Composants Clés du Système Foil : Ailes et Mât

La performance d'un système foil repose également sur la qualité et la conception de ses composants, notamment les ailes et le mât.

Les Ailes Avant : Spécificités pour chaque Pratique

Le choix de l'aile avant est déterminant selon la pratique envisagée. Un design "conçu pour le sup surf, avec sa surface importante et son allongement modéré", offre une "portance immédiate facile à ressentir à très basse vitesse". Dès le décollage, elle "permet de suivre le déroulement de la vague sans vitesse excessive et reste rassurante". "Maniable et très intuitive dans son entrée dans les courbes", elle est "idéale pour le surf ou apprendre la maitrise du foil derrière un bateau".

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Par contraste, l'aile conçue pour le "Race Down Wind" est un "design unique et innovant avec sa surface de 900 cm2 et sa forte envergure", taillée pour la performance. Son programme est le "décollage à la vitesse la plus basse possible". Grâce à sa "finesse", elle permet de "planer le plus loin possible tout en suivant la pente de la houle". Elle est "assez maniable pour sa taille pour faciliter le placement sur la houle et les changements de direction".

Le Mât F-ONE Aluminium 75cm : Accessibilité et Contrôle

Le mât F-ONE Aluminium 75cm reprend "le même profil que le mât de foil 90cm" et "se démarque par sa facilité d’utilisation alliant ainsi accessibilité et performances". Conçu avec un "profil spécifique en aluminium extrudé et une corde moyenne de 11cm", son "poids léger rend le foil facile à transporter et manipuler à terre comme dans l’eau". La section mesure "1.5cm d’épaisseur et utilise un profil à faible traînée pour une glisse parfaite". La "longueur de 75cm s’adapte naturellement à la pratique du Supfoil pour offrir un contrôle maximum".

Équipé du "connecteur breveté FAST CONNECTION DEVICE construit en Forged carbone et carbone Pre-Preg", ce mât offre une "grande modularité" et une "simplicité sans équivoque grâce à la vis unique qui permet d’assembler les principales parties d’un seul coup". Compatible avec "toutes les ailes et pièces de foil F-ONE", il est également "complètement étanche et anticorrosion". Ce mât est "particulièrement recommandé pour une utilisation avec les ailes Surf/Freeride 1000 et Race 900 selon l’utilisation désirée, Surf foil ou down wind foil". Pour conclure sur ce point, "les sensations en Supfoil sont bluffantes et totalement nouvelles !".

Transformer son Paddle en Bateau à Voile : Les Multiples Options

Au-delà du foil, l'intégration de la voile sur un Stand Up Paddle offre une autre dimension de liberté et de performance. L'image idyllique d'une "quiétude d’une balade en paddle sur les eaux calmes et cristallines du lac" peut rapidement laisser place à la réalité de "vents qui balaient le spot", rendant "l’excursion bien plus sportive que prévue". C'est là que l'idée d'utiliser "les forces d’Eole à votre avantage" prend tout son sens. Le choix de la voile sera principalement "influencé par le type de pratique auquel vous aspirez", ce qui en fait "la première chose qu’il faudra identifier". Cherchez-vous une "assistance pour aller un peu plus vite alors que vous pagayez ?", souhaitez-vous "pouvoir tout faire à la voile ?", ou désirez-vous "avoir la possibilité de vous reposer tout en conservant la glisse ?" Plusieurs options existent, chacune avec ses spécificités.

La Voile de Downwind : Simplicité et Propulsion Directe

La "voile de down wind" représente une "option à très bas coût" bien que présentant des limites. Elle se présente "sous la forme d’un petit dôme qui se sangle aisément à l’avant de votre paddle". Son "format compact la rend facile à replier et stocker". Une fois déployée, "le vent s’y engouffre pour propulser votre planche droit devant". La principale limitation de ce système réside dans la direction : "choisir de prendre un cap autre que celui du vent s’avèrera bien plus physique, voire impossible".

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La Pagaie-Voile (DaSail) : L'Hybride Innovant

L'entreprise SailPaddle propose le concept de "DaSail", une "pagaie capable de se convertir en voile". Avec "quelques notions de navigation à la voile", il devient "possible de diriger", mais il faut être conscient que cela "vous demandera un peu d’effort". En outre, la "taille de la voile limitera l’efficacité de la direction". Il s'agit d'une "solution facile à stocker, ludique, permettant d’alterner entre la propulsion à la pagaie et la propulsion éolienne en quelques secondes".

La Voile Gonflable (Type Kitesurf) : Vitesse et Déplacement Libre

En abordant des solutions plus techniques, on découvre la "voile gonflable" qui s'est développée "suivant une technologie pratiquement identique aux ailes de kitesurf". À l'aide de votre "pompe de SUP, vous gonflez la voile qui se rigidifie". Il est alors possible de "commencer à naviguer suivant le principe de la planche à voile", permettant de "se déplacer où bon vous semble et aller plus vite". Il est crucial de noter que pour utiliser ce dispositif, il est "besoin d’un paddle équipé d’un insert ou rail de pied de mât". Un inconvénient de ce type de voile est que "dans des vents assez soutenus, ce type de voile tendra à se déformer, affectant les performances de navigation".

La Voile Traditionnelle de Windsurf : Puissance et Polyvalence

Un "brin plus complexe au montage", la "voile traditionnelle de windsurf s’utilisera de façon similaire à sa cousine gonflable". Elle nécessite également un "Paddle doté d’un insert de pied de mât pour réaliser la connexion". Cette option offre la "possibilité de choisir la taille de voile parmi un large éventail de surfaces (de 0.5 jusqu’à 12m² si cela vous chante !)". La "rigidité des éléments du gréement (mât, wishbone, voile) offrira la possibilité de sortir dans des vents plus soutenus et de constater de bien meilleures performances". Il s'agit également de la "technologie la plus onéreuse au vu des composants, mais à la fois la plus complète et polyvalente". Pour les "windsurfer" ayant "quelques voiles" qui "se parent de poussière au fond du garage", cette solution peut être une seconde vie pour leur matériel.

La Wing (Wingfoil) : Liberté et Sensations Nouvelles

Avec l'arrivée et la "démocratisation du foil", de nombreuses inventions sont "ressorties des placards", parmi lesquelles "la Wing !". Reprenant "la technologie du kitesurf (comme la voile gonflable vue précédemment)", diverses marques ont "développé des ailes permettant de se propulser sur une planche, de façon plus libre qu’un windsurf mais sans la contrainte de liaison permanente avec une aile de Kite". Il s'agit d'un "hybride". Selon les fabricants, les Wings sont "plus ou moins complexes en termes d’éléments à monter". À l'instar de la voile de windsurf gonflable, la "pompe de SUP" est utilisée pour "gonfler et rigidifier la Wing". Pour les "versions exclusivement gonflables, le stockage est aisé", il suffit de "replier l’aile une fois dégonflée". Au niveau du coût, il faut "débourser en moyenne 500€ selon la taille, les fabricants". En résumé, de "bien nombreuses options existent pour transformer votre stand up paddle gonflable en machine à voile". Il appartient à chacun de "définir vos besoins, vos attentes ou encore le budget" pour choisir parmi les systèmes présentés.

Conseils Pratiques pour l'Acquisition d'une Voile de Windsurf : Le Cas Tribord et Au-delà

Lorsqu'il s'agit d'équiper un SUP avec une voile, la question de l'achat et du type de matériel se pose, particulièrement en ce qui concerne les marques grand public comme Tribord (Decathlon).

Comparaison : Neuf Decathlon (Tribord) vs. Occasion de Marques Spécialisées

Pour un achat intelligent, il est souvent conseillé de "se tourner vers des voiles d'occasion genre gaastra, North Sail, Neilpryde". L'argument avancé est que si l'on "achète du decathlon, on va payer une voile neuve que l'on voudra vite changer après quelques navigations à cause de ses limites". Pour "commencer, ou recommencer le windsurf", l'achat de "matos d'OCCAZ" est préconisé, car "après les rapides progrès du début", on sera "ravi de changer de matos".

Cependant, cette perspective n'est pas universellement partagée. Si certaines voiles Tribord sont parfois qualifiées de "réservé au windsurfer du dimanche (ou saisonnier, ou Parisien)", il est rappelé qu'un "paquet de personnes qui sont windsurfers du dimanche ou parisien ou les deux" n'est pas empêché d'acheter des équipements haut de gamme. Pour débuter, une "Tribord n'est pas si gênante que ça". Il existe une part de "préjugés" sur les voiles D4 (Decathlon). Des utilisateurs témoignent d'une satisfaction relative avec des voiles de 2005, même après 50 sorties par an, utilisant une "RD5 en 6m²… en Freeride dans 5-6bft" et une "W4 en 4.5". Ces voiles ont été poussées "à 29 knots sur nos plans d’eau aquitains". L'importance de tester ces voiles "avec le bon mât et la bonne plage de vents" est soulignée pour une évaluation juste. Du point de vue économique, même en perdant "100 euros sur 2 voiles neuves", le bilan peut être positif si elles répondent au besoin initial.

Le Mât : Carbone et Maniabilité

Concernant le mât, la légèreté est un atout, surtout pour les débutants. Pour la légèreté, un mât "75% carbone" est apprécié, rendant le gréement "plus léger à relever et à manier". Cependant, pour un "niveau débutant", il n'est "pas persuadé qu'elle verra la différence" entre différents pourcentages de carbone. Un mât de "30-40% ça me parait largement suffisant pour débuter". L'option d'un mât "D4 460 100% (1.5kg)" est mentionnée comme nettement plus léger que d'autres modèles comparables, et peut être un choix pertinent pour une "revente à un autre débutant" ou pour l'initiation de la famille et des amis. Pour une surface de voile de "4.7m² sur un mât RDM et un wish pas trop lourd", un tel mât devrait être adapté, bien qu'un "adaptateur" puisse être nécessaire pour un "gréement standard".

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