Nom de la Grande Voile Bateau : Un Guide Complet

La voile est un moyen ancien et élégant de se déplacer sur l'eau, et l'art de la voile a évolué au fil des siècles avec des innovations constantes. Cet article explore les différents types de voiles que l'on peut trouver sur un voilier à un mât. La plupart des voiliers sont gréés en sloop, ce qui signifie qu’ils sont composés de deux voiles triangulaires, la grand-voile et la voile d’avant.

Grand-Voile

Présente sur la quasi-totalité des voiliers de plaisance, la grand-voile est située à l’arrière du mât. C’est LA VOILE PRINCIPALE. Installée à l’arrière du mât sur la bôme, elle mesure environ 160 m2, mais généralement 21 mètres carrés sur les voiliers de plaisance, et a une forme triangulaire. Les grand-voiles sont maintenues par des lattes rigides qui permettent d’ améliorer le profil de la voile et sa prise au vent. La grand-voile est essentielle à la navigation et permet de diriger le bateau et de contrôler sa vitesse, en se gonflant ou en se réduisant.

On peut régler sa superficie en baissant la voile selon la force du vent . En terme marin on parle de prendre des ris (les IMOCA ont 3 ris.). Les skippers doivent veiller à ne pas sur-toiler le bateau, c’est à dire mettre trop de voile par vent fort. Le bateau gîterait alors de manière excessive et ne pourrait pas accélérer. Les risques de casse matériel seraient aussi importants, voire de démâtage.

La grand-voile est accrochée à la tête du mât avec une drisse, un bout qui permet de modifier la forme de la grand-voile. Pour utiliser une voile il faut commencer par la hisser, c’est à dire la monter au mât. Son utilisation est simple, sur certains bateaux, elle se hisse même à l’aide d’un rail ce qui facilite encore plus son maniement. Pour protéger la grande voile des UV du soleil et de la lune, on la range le soir dans une housse appelée taud.

La durée de vie de cette voile principale est d'environ 3 ans de navigation, mais cela dépend surtout de la puissance du vent auquel elle a fait face. Comparé aux voiles d’avant, cette voile est bien plus résistante et moins coûteuse. En effet, son prix moyen se situe autour des 1 000€, ce qui est bien inférieur au prix des autres voiles du bateau.

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Il existe 4 variétés différentes pour la composition des grands-voiles:

  • les fibres
  • les tissés
  • les laminés
  • les membranes

Chacunes de ces variétés contiennent des fils, fibre de carbones, du polyester et fibres de nylon, où le pourcentage varie en fonction de la variété et du tissage.

Voiles d'Avant

Les focs (voiles d’avant) se nomment J (J1 à J3) en courses. Le choix de la voile d’avant d’un bateau dépend de plusieurs facteurs: le type de voilier, le contexte d’utilisation de cette dernière (croisière, tour du monde, régate), le niveau de navigation de l’équipage et du skipper (facilité d’utilisation), les performances désirées (confort, rapidité), mais aussi du budget disponible.

Il existe plus d’une dizaine de voiles d’avant, les plus utilisées sont:

Génois

Le génois est la voile d’avant la plus grande, c‘est une voile trapézoïdale de 140 m2. Il est généralement utilisé pour naviguer à des allures de croisière en voilier en haute mer. Installée à l'avant du mât sur l'étai, elle mesure environ 140 m2. C’est la voile que l’on met quand le vent vient de devant (allure de près pour les experts). Il est constitué de Dacron, un textile synthétique qui permet une grande rigidité et une robustesse de la toile.

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C’est une voile de près, ce qui signifie qu’on navigue avec lorsque le bateau est situé à moins de 40 degrés du vent. Le génois est très utilisé. Il est souvent installé sur un enrouleur, autour de l’étai : cela permet de pouvoir le dérouler tout en restant à l’intérieur du cockpit sans avoir à aller hisser la voile à l’avant. Son recouvrement est de 100% (la voile va jusqu’au mat, mais ne le dépasse pas).

Le taux de recouvrement du génois est supérieur à 100%, cela signifie que sa hauteur atteint la tête du mât et que sa largeur occupe l’espace entre le mât et le nez du bateau.

Les avantages du génois sont sa facilité à manoeuvrer et sa souplesse. Néanmoins, son coût est élevé lors de l’achat et de l’entretien.

Foc

Le foc est une voile plus légère et plus petite que le génois, de 100m2. Sa particularité est qu’il ne remonte pas jusqu’en haut du mât, ce qui le rend facilement reconnaissable. Il est aisément maniable grâce à sa forme creuse qui lui permet d’éviter les transitions violentes quand le voilier se situe de travers. L’avantage d’avoir une voile creuse et non raide est qu’elle se dégrade beaucoup moins rapidement, néanmoins, le bateau sera beaucoup plus lent durant la navigation. Le foc est donc une voile idéale pour naviguer à un rythme de croisière, proche des côtes.

Son prix est logiquement moins élevé que celui des autres voiles grâce à sa superficie. De plus, sa durée de vie est d’environ 5 ans, cependant elle peut s'abîmer rapidement face à des rafales de vents.

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Solent

Le solent est une voile d’avant de taille intermédiaire entre le génois et le foc, son recouvrement monte jusqu’à la tête du mât mais n’est pas aussi large que le génois.

Ce dernier est une voile raide, ce qui signifie que la voile ne se gonfle pas lorsqu'elle prend le vent, et donc qu’elle est bien plus performante. Il est souvent utilisé en régate grâce à la vitesse qu’il permet d’atteindre.

Le solent est cependant difficile à manier et à hisser de par de son poids important émanant de sa taille et de sa composition en polyester bien plus dense que les autres voiles.

Par ailleurs, cette voile se détériore rapidement car le vent détend les tissus et qu’elle se plie lorsqu’elle est enroulée.

Tourmentin

Le tourmentin est une petite voile de 65 m2, semblable à un foc, qui est constitué de tissu épais et conçu pour être très résistant. Plus petite que la trinquette, cette voile de 65 m2 est prévue pour le gros temps. Elle mesure environ 50 m2 et peut s’affaler. C’est un tout petit foc obligatoire dans le règlement.

Malheureusement lorsqu’on le hisse, ce n’est pas bon signe. C’est en effet une voile de tempête que l’on dresse durant les vents puissants qui risquent de déchirer les autres voiles. Toute petite voile « tempête », quand il y a beaucoup de vent.

Facile à transporter, on le retrouve souvent dans la cale des voiliers de navigateurs réguliers pour qui, sortir durant des vents de force 5 est une partie de plaisir. Il est d’ailleurs conseillé d’en avoir un dans tous les voiliers en cas de rafales imprévues.

Spinnakers et Gennakers

Les voiliers peuvent aussi comporter un spinnaker ou “spi”. Spi, Gennaker,… Pas facile de s’y retrouver quand les marins parlent de leurs voiles ! C’est une voile dite « de portant ». Lorsque ces voiles ne sont pas à poste, elles sont rangées dans la soute à voile. Elles servent de contre poids et les navigateurs doivent les matosser c’est à dire les déplacer d’un côté ou de l’autre pour servir de contre poids. Cette sorte de voile ressemble à un parachute, on la hisse lorsque l’on souhaite que le voilier navigue à des allures importantes, en recevant le vent à l’arrière. Contrairement aux autres voiles, le spi n’est pas forcément fixé sur l’étai. Les skippers ne naviguent pas non plus avec le vent venant complètement de l’arrière : le bateau n’avance pas suffisamment vite et est plus difficile à contrôler. Le diagramme suivant indique dans quel cas une voile est utilisée (chaque voile est repérée par sa couleur selon le tableau ci-dessus).

Le spi reste la plus grande voile du bord (400 m2 ). Il est utilisé entre 7 et 15 noeuds de vent.

Le Code 0 est une voile de petit temps qui va au bout du bout dehors et en tête de mât. Cette voile de 200 m2 est utilisée quand il y a de la brise (25 à 35 nœuds de vent). Le Grand Gennaker mesure un peu moins de 300m2, c’est la plus grande des voiles pouvant être enroulée. Les skippers inscrits au Vendée Globe peuvent emporter jusqu’à 8 voiles sur leurs bateaux.

Il existe 2 types de spi, le spi symétrique et le spi asymétrique. Le textile utilisé pour le spinnaker est l’un des facteurs essentiels qui lui permet sa légèreté. Le spi symétrique est généralement fait en nylon, alors que le spi asymétrique lui, est fait de polyester. Le spi, bien qu’étant la plus grande voile, doit être plus léger pour être efficace.

Spinnaker Symétrique

Un spinnaker symétrique est idéal pour naviguer aux allures grand-largue et par vent d’arrière. Il offre une grande vitesse, ce qui est idéal pour les voiliers mais aussi les catamarans, néanmoins il nécessite des compétences de manoeuvrabilité supérieure à celles du spi asymétrique. Diminutif de spinnaker, c’est une voile qui ressemble à un « parachute » que l’on met quand le vent vient de l’arrière (et donc que le bateau se fait pousser). Le spinnaker symétrique peut être hissé avec son point de drisse en haut du mât et une poulie ou des bouts. Il possède un tangon permettant de l’écarter ou le rapprocher du mat et ainsi rapprocher le spi du vent ou sous le vent.

Spinnaker Asymétrique

Le spinnaker asymétrique est plus récent que le symétrique. Il fût conçu spécialement pour la course. Sa particularité est qu’il est beaucoup moins creux que le spi symétrique, ce qui lui permet d’être encore plus rapide. Spi asymétrique : Spi de forme triangulaire et arrondi mais moins creux qu’un spi symétrique. Il n’est utile qu’entre le petit et grand largue (100-160° au vent).

Par ailleurs, ce dernier ne navigue pas par vent d’arrière, mais uniquement par grand-largue ou vents de travers.

Vocabulaire Essentiel

  • Abord (voile amurée en): Voile dont le point d’amure est placé sur le bord au vent de la coque et non dans son axe.
  • Agrès: Désigne le gréement, l’ensemble des poulies, manœuvres, voiles et vergues. Terme peu utilisé.
  • Aiguille: Navette en bois sur laquelle on enroule le fil à voile.
  • Aiguilletage: Action de relier à l’aide d’un petit cordage, l’aiguillette, deux objets terminés par un œil, un œillet, une bague.
  • Ailes de pigeon: Voiles triangulaires transversales, établies au-dessus du cacatois, de part et d’autre du mât.
  • Aman: Terme méditerranéen désignant l’itague de drisse sur une antenne latine.
  • Amaper: Serrer fortement une voile contre sa vergue. Synonyme de ferler.
  • Amure: Le point d’amure d’une voile est le coin inférieur du guindant (côté le plus en avant de la voile). On dit que le bateau est bâbord amure lorsque ce point reçoit le vent depuis bâbord; tribord amure lorsqu’il le reçoit de tribord. Amure : Côté du bateau ou le vent arrive. Bâbord amure : Lorsque le vent arrive par bâbord dans le bateau. Tribord amure : Lorsque le vent arrive par tribord dans le bateau.
  • Amurer: Amarrer une voile par son point d’amure.
  • Angéline: Terme provençal. Voile de flèche des bateaux méditerranéens à antenne, telles les tartanes.
  • Apiquer: Dresser plus ou moins verticalement le pic d’une voile à corne ou la vergue d’une voile au tiers.
  • Aplester: Déployer et établir une voile. Terme ancien.
  • Appléter: Tendre convenablement une voile, synonyme d’étarquer.
  • Ariser: Diminuer la surface de la voile en prenant des ris.
  • Artimon: Voile établie sur le mât d’artimon.
  • Aurique: Désigne l’ensemble des voiles à quatre côtés, généralement en forme de trapèze, qui ont pour caractéristique, par rapport aux voiles carrées, de recevoir le vent toujours par le même bord d’artaque, le guindant ou chute avant. Leur point d’amure et leur point d’écoute ne sont pas interchangeables. Le groupe des voiles auriques comprend: les voiles au tiers, à livarde et à corne. Aujourd’hui, à tort, on qualifie parfois d’auriques, les seules voiles à corne.
  • Bagues: Cercles métalliques fixés sur la ralingue de guindant d’une voile, coulissant sur la draille, lorsqu’on la hisse ou qu’on l’amène.
  • Balancine: Manœuvre servant à soutenir un espar. Les vergues de voile carrée ont une balancine à chaque extrémité ; sur les gréements à corne et bermudien, la balancine part du capelage des haubans pour aller jusqu’à l’extrémité de la bôme. Elle permet de maintenir celle-ci horizontale pendant les prises de ris.
  • Baraquette: Poulie à deux réas superposés dans le sens de la longueur, également nommée poulie vierge.
  • Battant: Bordure d’une voile aurique ou d’un foc; à l’origine ce mot s’applique à un pavillon pour indiquer sa longueur battante au vent.
  • Bermudien: Originaire des îles des Bermudes, le gréement bermudien, très largement adopté par la plaisance, est caractérisé par une grand-voile de forme triangulaire, hissée le long d’un mât souvent très haut.
  • Boire le mou: Faire disparaître la différence entre deux laizes d’inégale longueur, grâce à une couture d’assemblage qui absorbe peu à peu l’excès : c’est le contraire de donner de l’embu.
  • Bonnette: Voile utilisée pour augmenter la surface de voilure, soit à côté d’une voile, soit sous elle. La ralingue de bordure est nommée bordure de fond.
  • Bouline: Cordage frappé sur le côté d’une voile carrée ou au tiers, destiné à agir sur sa ralingue afin de la porter plus au vent. On dit aller à la bouline.
  • Bourcet-malet: Type de gréement équivalant à celui de misaine-tapecul, originaire de la Manche et de la mer du Nord; il comporte deux mâts gréés au tiers avec une grand-voile dite de bourcet, une voile de malet dépassant sur l’arrière, bordée sur une queue-de-malet, et un foc à l’avant, sur un long bout-dehors. Les bateaux berckois, les sauterelliers, les étadiers, sont ainsi gréés.
  • Bragot: Filin formant une boucle fermée par une épissure autour de l’antenne d’une voile latine; il termine la drisse d’antenne à sa partie supérieure, et correspond au point de suspension de l’antenne.
  • Braguet: Cordage amarré dans les haubans de part et d’autre du mât de flèche, destiné à le soutenir lorsqu’il est calé.
  • Branches: Petits cordages disposés en patte d’oie et réunis en un point; les branches d’une bouline, par exemple.
  • Bras: Cordage servant à brasser les vergues, c’est-à-dire à les orienter horizontalement.
  • Brigantine: Voile à corne du mât d’artimon des gréements carrés. C’est aussi la grand-voile d’un brigantin.
  • Brin: Qualité de la toile à voile; premier brin: première qualité. Correspond, à l’origine, aux fibres du chanvre, le chanvre de premier brin est celui qui a les plus longues fibres. Un matelot de premier brin est un homme de qualité.
  • Burin: Gros épissoir droit en bois, qui permet d’ouvrir un œil, ou d’agrandir (on dit: buriner) l’ouverture d’une patte ou d’une estrope.
  • Cacatois: Petite voile carrée située au-dessus du perroquet sur un gréement carré.
  • Cagnard: Sorte de prélart: forte toile servant d’abri.
  • Calebas: Synonyme de hale-bas, désigne le cordage frappé au point de drisse d’une voile, utilisé pour l’abaisser ou l’amener.
  • Caliorne: Gros palan composé de fortes poulies à trois réas.
  • Candelette: Palan plus petit que la caliorne, dont la poulie inférieure porte souvent un croc.
  • Car, carnal, carneau: Angle inférieur d’une voile latine; c’est également la partie inférieure de l’antenne.
  • Cargue: Cordage destiné à ramasser une voile contre le mât ou la vergue afin de réduire instantanément sa surface; c’est une manœuvre faisant retour au mât ou à la vergue après être passée dans la ralingue de la voile.
  • Cargue-point, cargue-bouline, cargue-fond: Cordages servant à la manœuvre des voiles carrées et de leurs vergues, en liaison avec les écoutes, les boulines, les balancines er les drisses, et plus précisément à déployer ou soustraire voiles à l’action du vent.
  • Carré: L’adjectif s’applique aux voiles de forme trapézoïdale établies en travers du mât. Les côtés d’une voile carrée sont: en haut l’envergure, en bas le fond ou bordure et, de chaque côté, la chute, sur laquelle on agit grâce à la bouline. Chaque chute est alternativement portée au vent au changement d’amure.
  • Cartahu: Filin mobile passant dans une poulie fixe, sur lequel on agit pour hisser un objet. Si le cartahu est double, l’objet à soulever est croché dans une deuxième poulie qui est mobile.
  • Chiquer: De « chique »: bout-dehors; apiquer le bout-dehors vers le bas. Mor utilisé dans la région d’Etretat.
  • Chiquet: Doublage de renfort des empointures d’une voile.
  • Chute: Côté arrière d’une voile. Les voiles carrées ont une chute de chaque côté. Chute: Bordure.
  • Civadière: Voile carrée gréée sous le beaupré des vaisseaux.
  • Clin-foc: Foc volant, poussé à l’extrémité du bout-dehors grâce à un rocambeau, et dont le point de drisse est établi au point le plus haut du mât.
  • Contre-cacatois: Petite voile établie au-dessus des cacatois, ayant la même forme que ceux-ci.
  • Contrepoint: Morceau de ralingue mis en renfort (on dit : merliné), près d’une empointure de voile.
  • Cosse: Anneau rond en métal comportant une gorge pour une estrope; la cosse sert à protéger l’œil de l’usure.
  • Couillard: Raban de ferlage d’une voile carrée, fixé en patte d’oie sur le milieu de la vergue.
  • Coulisseau: Pièce métallique courant sur un rail : le coulisseau dans lequel passe l’écoute glisse sur le rail fixé sur le pont.
  • Courant: Extrémité mobile d’une manœuvre sur laquelle on peut agir pour hisser, étarquer, border.
  • Coutelas: Polacre établie en travers, en Méditerranée.
  • Couture: Les voiles sont composées de bandes de toiles, les laizes, assemblées par des coutures. Différents points sont utilisés en voilerie: le point broché pour une couture plate et le point piqué pour l’assemblage des laizes; le point debout pour une couture ronde sur les bords et la ralingue; le point de videlle pour les accrocs.
  • Croissant: Ferrure en forme de croissant sur laquelle est fixé le palan d’écoute d’une bôme à rouleau, afin que celle-ci puisse tourner lorsqu’on réduit la voile.
  • Davant: Palan de devant, ou palan d’amure sur les gréements latins.
  • Défoncer: Action du vent ayant déformé ou crevé une voile.
  • Dégréer: Opération qui consiste à enlever la voilure er, éventuellement, les manœuvres courantes et dormantes.
  • Désenverguer, déverguer: Libérer une voile de sa vergue, de sa corne, de sa bôme ou du mât, bien que le mât et la bôme ne soient pas des vergues. Le foc est, quant à lui, dédraillé. On dit plutôt dégréer lorsqu’il s’agit de retirer la voile mais aussi les manœuvres courantes et le pouliage.
  • Diablotin: Voile d’étai placée au-dessus du foc d’artimon er de la marquise d’un grand voilier.
  • Donner de l’embu: Prévoir un excédent de longueur de toile avant d’assembler deux tissus d’élasticité différente, ou un tissu er un cordage, afin de compenser par des petits plis prévus à l’avance, la différence de souplesse.
  • Dormant: Extrémité fixe d’un cordage, d’un câble, d’une manœuvre : le dormant de l’écoute de foc est fixé au point d’écoute.
  • Dragon: Nom donné au foc volant établi entre l’extrémité supérieure du mât er l’extrémité du bout-dehors, sur les goélettes er petits bâtiments. On dit : foc-dragon, clin-foc.
  • Draille: Cordage ou filin sur lequel courent des bagues ou mousquetons garnissant le guindant d’un foc, d’une trinquette ou d’une voile d’étai, L’étai peut servir de draille.
  • Drisse: Cordage servant à hisser voiles et vergues.
  • Drosse: Cordage raidi au moyen d’un palan, qui maintient le milieu d’une basse-vergue ou d’une antenne contre le mât. Sur les tartanes, la drosse d’antenne est parfois appelée sourde.
  • Echancrure: Courbe concave d’une voile sur l’un de ses côtés.
  • Ecoute: Cordage frappé à l’angle inférieur arrière d’une voile (c’est son point d’écoute) et permettant de l’orienter. On hale sur l’écoute, on l’embraque, pour border la voile, et d autant plus que Ion veut remonter contre le vent. Mollir l’écoute, c’est lui donner du mou, la choquer, pour déborder la voile. Ecoute : Cordage permettant de border ou choquer la voile sur lequel est relié l’écoute.
  • Elingue: Filin passé autour d’un objet afin de le hisser à l’aide d’un palan.
  • Embroy: Mot provençal désignant la cargue des voiles latines.
  • Empointure: Chacun des angles supérieurs d’une voile enverguée. Les empointures de ris sont les extrémités d’une bande de ris.
  • Enverguer: Fixer une voile sur sa vergue. Par extension, on dit aussi enverguer un foc sur une draille, et une voile bermudienne sur le mât.
  • Envergure: Côté par lequel une voile est fixée à sa vergue.
  • Erse: Anneau de cordage ou de filin, formé par la réunion de ses deux bours, par une épissure, ou par un commettage.
  • Ersiau, erseau: Petite bague en cordage destinée à entourer un œil de pie, pour renforcer la toile.
  • Estrangue car: Mot provençal désignant le cargue-fond d’une voile latine.
  • Estrope: Erse en cordage ou en métal, entourant une poulie, er dont les deux extrémités sont réunies pour former un œil qui sert à la suspendre ou à la fixer,
  • Etarquer: Raidir autant que possible une drisse et donc le guindant d’une voile.
  • Etrangloir: Cordage servant à serrer une voile contre sa vergue ou son mât. Synonyme de cargue.
  • Fanons: Parties pendantes en guirlande d’une voile carrée entre ses cargues.
  • Fardage: Surfaces de coque, de superstructures, de mâture donnant prise au vent, et ayant pour effet d’augmenter la dérive du bateau.
  • Fausse amure: Amure supplémentaire en prévision du mauvais temps. Autre sens: faire route sur le mauvais bord (with forelug aback), en ayant la vergue d’une voile au tiers sur le mât.
  • Fausse écoute: Écoute supplémentaire de mauvais temps, ou pour prendre un ris.
  • Filoir, filoire: Petit conduit: margouillet, ou piton vissé dans le pont, dans lequel passe un cordage. Filoir d’écoute.
  • Fisherman: Voile d’étai, placée entre le de misaine et le grand-mât les goélettes.
  • Fixe: Voile inférieure d’un hunier double dont la vergue est fixe.
  • Flèche: Voile établie au-dessus de la grand-voile dans l’espace compris entre la corne et le haut du mât. Il peut être triangulaire ou carré, avec ou sans vergue, à balestron.
  • Foc: Chacune des voiles d’étai triangulaires, établies en avant du mât. Un yacht dispose de focs de différentes dimensions, utilisés en fonction de la force du vent : grand foc, foc moyen, petit foc et tourmentin pour le mauvais temps. Le foc ballon, de grandes dimensions, et ayant beaucoup de creux, est établi aux allures portantes. Le génois est un très grand foc plat. Sur un gréement latin, le foc se nomme polacre.
  • Forcer: Terme de voilerie: contraindre une couture à prendre une forme concave par variation du recouvrement de deux laizes.
  • Fortune: Voile carrée volante, établie par beau temps sur le mât de misaine des goélettes ou sur le grand-mât des cotres, sloups, dundées …
  • Fougue: On appelle « perroquet de fougue » le hunier d’artimon.
  • Fourco: Terme provençal, désignant un espar gréé d’un palan qui réunit le bas de l’antenne au pied de mât.
  • Frotter, frottoir: Terme de voilerie: rabattre la toile d’une voile avec un outil servant à aplatir la couture, le frottoir, pour former un ourlet ou une gaine.
  • Gaine: Large ourlet autour d’une voile, réalisé en repliant la toile ou en rapportant une bande de tissu, avant de poser la ralingue.
  • Garant: Cordage d’un palan, passant le réa des poulies.
  • Garcette: Petit filin, plus moins long, servant à un amarrage: les garcettes de ris servent à amarrer la partie de la …
  • Génois: Voile d’avant aussi appelé.
  • Goélette: La goélette à 2 mâts ou plus.
  • Guindant: Bord de la voile situé au vent.
  • Guindeau: Treuil permettant de remonter une ancre et la ligne de mouillage.
  • Hale-bas: Permet de régler verticalement la bôme.
  • Hauban: Câble faisant partie du gréement dormant sur un voilier.
  • Nœud: Unité de mesure permettant de calculer la vitesse de navigation.
  • Pataras: Cable reliant la tête de mât à l’arrière du navire.
  • Piano: Endroit où les bouts reviennent.
  • Quille: Partie lestée, sous un voilier permettant de faire contre-poids.
  • Ris: Oeillets de ris. Ce sont des anneaux qui permettent de réduire la taille de la GV pour recevoir moins de vent (on dit prendre un ris). Si vous regardez bien il y a un anneau (oeillet) en face (sur la chute). Nous découvrirons comment prendre un ris par la suite. Croc de ris. Garcettes. Il s’agit de petits bouts de cordes qui permettront d’enrouler la voile à mi-hauteur lorsqu’on prendra un ris.
  • Sloop: Voilier avec un seul mât.
  • Spinnaker: Grand-voile d’avant, creuse sans guindant. Utilisée aux allures portantes.
  • Taquet: Accastillage permettant de bloquer un cordage. Chaque taquet, placé différemment a un rôle différent. Taquet coinceur : Dispositif permettant de coincer une écoute de grand-voile ou de génois. Ces taquets ont une « mâchoire » permettant de bien coincer le cordage.
  • Trinquette: Voile qui reste toujours à poste sur les voiliers de courses.
  • Vent apparent: Vent relatif.
  • Vrillage: Les voiles peuvent être plus ou moins plates.
  • Yawl: Le Yawl a deux mats. Le mat arrière (mât d’artimon) est plus petit que le mat d’avant.

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