La natation, sport exigeant par excellence, se pratique dans des environnements aquatiques variés, chacun présentant ses propres défis et avantages. L'écosystème de la nage s'étend des piscines olympiques aux bassins plus compacts, et même aux installations domestiques réduites. Il est donc pertinent d'explorer les multiples facettes de la nage en petit bassin, qu'il s'agisse de son rôle crucial dans la préparation des athlètes ou de son avènement en tant que solution pratique pour les particuliers. Comprendre les subtilités techniques, les implications stratégiques et les bénéfices inhérents à ces espaces plus confinés est essentiel pour tout amateur ou professionnel de la natation.
La natation en petit bassin : Un art technique et stratégique au cœur de la performance
L'idée de nager dans des bassins de différentes tailles peut initialement susciter l'interrogation. Comme le souligne une interrogation fréquente, « Quel est l’intérêt de nager en petit bassin et en grand bassin ? Les tennismen ne jouent pas sur un grand et un petit terrain ! » Il est vrai que de prime abord cela pourrait surprendre, et même étonner. Pourtant, cette analogie trouve sa limite si l'on considère d'autres sports, car les tennismen jouent bien en simple et en double et cela ne choque, à priori, personne. Cette observation permet de saisir la dualité du monde de la natation : les nageurs évoluent l’hiver dans des petits bassins et l’été dans des grands. Cette alternance n'est pas fortuite et répond à des logiques d'entraînement et de compétition bien spécifiques.
Le petit bassin, un terrain d'entraînement et de compétition unique
Les compétitions en petit bassin, d'une longueur de 25 mètres, sont bien plus qu'une simple parenthèse dans le calendrier des nageurs. Selon Michel Chrétien, l'entraîneur de Jérémy Stravius à Amiens, « Même si les joutes hivernales ne sont pas annonciatrices de ce qui va se passer l’été, parce que techniquement c’est très différent », il ajoute qu'« elles permettent tout de même de travailler certains points cruciaux. Ces courses sont très intéressantes notamment en ce qui concerne la maitrise des coulées, les vitesses en sortie d’eau et les reprises de nage. » Ces aspects techniques fondamentaux constituent les points forts que les nageurs peuvent affûter dans un cadre de compétition intense.
L'attrait pour le petit bassin est palpable chez les athlètes eux-mêmes. Jérémy Stravius reconnaît : « C’est vrai que je prends énormément de plaisir à nager en petit bassin. » Il nuance cette affirmation en expliquant la complémentarité des entraînements : « On a certes l’habitude de s’entraîner en grand bassin, mais techniquement le petit bain apporte énormément. Ces compétitions m’intéressent également pour l’esprit de vitesse. » L'enthousiasme des supporters lors d'événements majeurs, comme les championnats de France de Dijon en petit bassin (du 5 au 8 décembre 2013), corrobore cet engouement. L’espace de quatre jours, ils ont ainsi assisté à des courses plus belles les unes que les autres avec des records de France à la pelle. Ces événements offrent également l'opportunité de voir des performances remarquables, tel que Camille Lacourt nageant un 100 m papillon ou Florent Manaudou s’essayant, avec réussite, au 100 m 4 nages. Le polyvalent amiénois confirme l'intérêt de ces rendez-vous : « Ces compétitions sont toujours l’occasion de s’inscrire sur des courses inhabituelles, sans prendre véritablement de risques. » Cela permet aux nageurs de tester de nouvelles épreuves ou de perfectionner des techniques sans la pression des grandes échéances.
Les spécificités techniques du petit bassin : l'art des virages et des coulées
Les championnats du monde de natation en petit bassin, comme ceux qui ont débuté à Istanbul dans une relative indifférence, posent la question de leur utilité et de leur spécificité. Les habitués du chlore ont tous testé un jour les deux terrains de jeux, et l'expérience diffère notablement. Sur 25 mètres, on s'amusait toujours à pousser très fort sur ses jambes à chaque fin de longueur. Sur 50 mètres en revanche, on manquait d'oxygène aux 40 mètres et on s'arrêtait pendant une bonne minute à la fin de la première longueur, histoire de reprendre une bonne respiration.
Lire aussi: Évolution du 100m nage libre en petit bassin
Chez les professionnels, cette distinction est encore plus marquée. Lionel Horter, directeur des équipes de France de natation, l'explique en ces termes : « Si on voulait comparer, il y a autant de différences qu'entre la terre battue et le gazon au tennis. Il y a beaucoup plus de parties techniques à causes des virages. » Cette comparaison illustre parfaitement que le petit bassin n'est pas une version réduite du grand, mais un domaine aquatique avec ses propres exigences stratégiques et physiques.
Un aspect crucial qui différencie les deux formats est le temps passé sous l'eau. Si on prend le 100 mètres, un nageur passera 20 à 30 mètres sous l'eau lors des deux coulées en grand bassin. En petit bassin, il sera immergé pendant près de 60 mètres ! Cette proportion double l'importance des phases subaquatiques et met en lumière la nécessité d'une maîtrise exceptionnelle des coulées et des virages.
Denis Auguin, directeur des équipes de France jeunes et ancien entraîneur d'Alain Bernard, apporte une analyse experte des différences, à quelques jours des Championnats du Monde en petit bain à Melbourne. Concernant le départ, il indique : « Il n’y a aucune différence entre les 2 bassins, et le départ est le même. La réglementation est similaire, la distance de coulée également, et les bases sont les mêmes. Se louper est tout aussi grave sur un bassin de 50M que sur un plus petit bassin (rires) ! » Il précise ensuite que « De manière générale, ce qui va déterminer la force du départ, c’est la vitesse horizontale à laquelle le nageur touche l’eau, et une fois dans l’eau sa capacité à freiner le moins possible. » L'efficacité initiale est donc universelle.
Cependant, le prolongement du départ et la gestion des coulées divergent. « Dans le prolongement du départ, au moment où il reprend sa nage, sur la première coulée, le nageur doit avoir une vitesse supérieure à sa vitesse de nage. Comme c’est compliqué de créer de la vitesse, et couteux au niveau énergétique, l’idéal est d’optimiser la vitesse emmagasinée grâce au départ. » C'est dans ce contexte que le petit bassin révèle sa spécificité. « En petit bassin, les coulées se répètent plus souvent. Si le nageur y est très habile, sur un 100M petit bassin, il pourra passer 60M sous l’eau (30M en grand bassin). Et là, effectivement, la coulée est énorme et devient prépondérante dans le résultat de la course. »
Les virages sont l'autre pilier technique du petit bassin. « Ils se répètent plus souvent forcément. La vitesse sous l’eau après avoir poussé sur le mur va être plus importante que la vitesse de nage. Après, sur un 100M, le nageur va en avoir 3 à gérer (au lieu d’un seul sur 100M grand bassin). Et donc être capable d’enchainer ses virages à très haute vitesse en moins d’une minute implique de les appréhender en anticipant l’arrivée sur le mur sans perdre de vitesse. La rotation doit être très rapide, et doit également créer la plus grande vitesse horizontale possible, tout en restant parfaitement aligné également. » Pour illustrer ces vitesses impressionnantes, Denis Auguin donne un ordre de grandeur : « Pour donner une idée, par comparaison, dans sa coulée de départ, un bon nageur masculin va être à hauteur de 3,5M parcourus par seconde et dans les coulées après virage, autour de 2,5M par seconde, puis va ensuite nager à 2M par seconde. »
Lire aussi: Performance Historique de Crooks
La rythmique de nage est également impactée. « La rythmique de nage va être un peu différente du grand bassin, avec une nage un peu plus agressive, ce qui va conduire à une dépense énergétique supérieure au grand bain. Sur un 100M, si le nageur sort de sa coulée aux 15M, il va lui rester 10M à nager avant le virage. Adapter sa nage au bassin de 25M demande des réglages. En petit bain, toutes les 5-7 secondes, il y a un virage à négocier, et il faut ainsi régler son braquet de nage pour arriver de façon optimale sur le mur. » Cela exige une adaptabilité et une capacité d'ajustement constante de la part des nageurs. En outre, « Le petit bassin requiert une endurance musculaire un peu moins élevée. Comme les temps de coulée, de glisse sont plus nombreux, les courses demandent moins d’endurance, et cela va en avantager ou en désavantager certains. Par exemple, Alain Bernard était plus à l’aise en grand bassin, là où l’endurance musculaire est plus importante. »
Une préparation essentielle mais une reconnaissance mitigée
Malgré son importance technique, Lionel Horter affirme que « Ce n'est pas une fin en soi les championnats du monde en petit bassin. Les nageurs s'en servent pour préparer les grands rendez-vous qui ont lieu dans des bassins de 50 mètres. » Pour les meilleurs d'entre eux, cela constitue une étape clé avant les grandes échéances internationales, comme Barcelone où ont eu lieu les championnats du monde, du 19 juillet au 4 août 2013. Florent Manaudou s'est d'ailleurs imposé sur 50 m à Chartres, démontrant l'utilité de ces compétitions comme tremplin.
La question des records est aussi un point de discorde. Depuis le 14 mars 2009, la Fédération internationale de natation (FINA) interdit les combinaisons en polyuréthane. Malgré l'avis de nombreuses fédérations nationales, la FINA a décidé de conserver tous les records du monde établis avec ces fameuses combinaisons. Les meilleurs chronos ont une durée de vie beaucoup plus longue qu'avant. Grâce au polyuréthane, les nageurs avaient surtout une meilleure résistance sous l'eau. Cette situation rend la quête de nouveaux records encore plus ardue. « En petit bassin, les records sont encore plus dures à battre », regrette Lionel Horter.
La France présente une particularité : elle est l'un des rares pays qui oblige ses nageurs à se qualifier en grand bassin pour des compétitions en… petit bassin. Résultat, les Bleus ne sont pas vrais spécialistes sur des longueurs de 25 mètres. Cependant, Lionel Horter nuance : « Quand on fait partie des meilleurs du monde en grand bassin, on est de toute façon bien armé en petit bassin. » Jeudi, Florent Manaudou a d'ailleurs confirmé ces dires en signant le 2e meilleur temps des séries sur 50 m nage libre.
Malgré tout, l'exposition médiatique de ces événements est souvent limitée. Avec une exposition médiatique quasi inexistante et moins de têtes d'affiche (la France n'a pas envoyé Yannick Agnel ou Camille Muffat par exemple), la reconnaissance de ces championnats du monde en petit bassin en prend forcément un coup. Pourtant, leur valeur sportive reste indéniable. « Sur un palmarès, un titre de champion du monde en petit bassin, c'est toujours important », défend Lionel Horter.
Lire aussi: Qui détient le record du monde du 50m nage libre ?
L'impact de la transition entre petit et grand bassin : une analyse approfondie
Le passage du petit bassin au bassin olympique représente un moment critique dans la saison d'un nageur. Un des grands challenges bien connus des nageurs est le passage du petit bassin au bassin olympique. En effet, la saison hivernale se termine bien souvent en décembre, avec les championnats de France en bassin de 25 mètres, avant d’attaquer les choses sérieuses, et les compétitions en bassin de 50 mètres. Ce passage s’avère souvent difficile, puisque la distance du bassin double, les virages sont donc moins nombreux, et les nageurs se voient perturbés d’un point de vue technique, physique et psychologique.
Étude statistique des écarts de performance
Pour y voir plus clair, une petite étude statistique a été réalisée en reprenant les compétitions de fin d’année 2019. Pour cela, toutes les performances des finalistes A et B, chez les hommes et les femmes, et pour toutes les épreuves, ont été collectées. Ces nageurs ont ensuite été retrouvés lors de 8 meetings dispatchés partout en France (Amiens, Sarcelles, Tours, Agen, Saint-Victor, Chalon sur Saône, Nîmes et Saint-Raphaël). Sur les 243 nageurs finalistes A et B à Angers, 136 d’entre eux ont participé la semaine suivante à l’une de ces compétitions, soit 56% au total. Parmi ces 136 nageurs, 113 ont participé à au moins une finale à Angers et une la semaine suivante, sur la même épreuve.
L'analyse de ces données a révélé des tendances intéressantes. On observe une quasi symétrie de l’écart de temps en fonction des distances. Cependant, ces résultats ne permettent pas d’avoir un regard précis sur les écarts de temps en fonction des nages, et du sexe.
Sur 50 mètres :Chez les dames, on voit de nettes différences selon les nages. C’est en papillon qu’elles perdent le moins de temps (+ 64 centièmes en moyenne), puis en nage libre (+93 centièmes). En brasse, cela devient plus compliqué (+1,26 seconde) et c’est en dos où il semble que le passage au grand bassin soit plus difficile (+1,82 seconde). Il est à noter que l’écart pour chaque nageur est assez similaire à chaque fois, ce qui rend les statistiques plus puissantes.
Chez les hommes, on observe moins de différence selon les nages. C’est en nage libre qu’ils perdent moins de temps (+1,06s), puis en papillon (+1,15s) et en dos (+1,24s) et en brasse (+1,44s). Il est intéressant de voir que les plus grands écarts se voient en dos chez les femmes et en brasse chez les garçons, puisque cela correspond à des vitesses de nage similaires (environ 28/29 secondes au 50m).
Sur 100 mètres :Sur le 100 mètres, on ne retrouve pas exactement les mêmes tendances que pour le 50. Toutefois, c’est toujours le papillon qui perd le moins de temps (+2,32s), talonné de près par la nage libre (+2,43s). Puis les dossistes s’en sortent cette fois mieux que les brasseuses (+ 3,06s vs +3,39s). Ici aussi, on observe des variations assez similaires d’une nageuse à l’autre. Les résultats semblent nous montrer qu’il est plus difficile de passer au grand bain en brasse, sur les épreuves de 100m.
Chez les hommes, on observe des tendances vraiment similaires à celles vues chez les femmes. C’est toujours en papillon que les nageurs s’en sortent le mieux (+1,99s), puis en nage libre (+2,44s). En brasse (+3,35s) et en dos (+3,54s), la tâche est plus compliquée. Ces résultats écartent assez bien les aspects motivationnels, comme raison de contre-performance, puisqu’on observe de grosses différences entre les nages.
Sur 200 mètres :Chez les dames les écarts sont assez logiquement doublés par rapport au 100m. Sauf sur le 200m dos, où l’écart fait plus que doubler, il passe de 3,06s à 6,73s. C’est clairement dans cette nage où les nageuses éprouvent le plus de difficultés et cela vient bien confirmer le ressenti exprimée par les nageurs au bord du bassin : « le 200m dos en grand bain, c’est quelque chose ! » Le 200m papillon, épreuve réputée pour être l’un des plus dures de la natation, offre le moins d’écart entre petit bassin et grand bassin (seulement 4,46s), suivie par le 200m 4N (+4,67).
Chez les messieurs, le constat est un peu différent. C’est en nage libre que les hommes perdent le moins de temps (+4,65s), puis en papillon (+4,82s) et en 4 nages (+5,39). Toutefois, il est important de noter que lorsqu’on rapporte ces chiffres en pourcentages de performance, on remarque que la perte de temps est similaire pour ces 3 nages (4% de perte entre petit bassin et grand bassin). Alors qu’elle est légèrement plus haute en brasse autour de 5% (+5,74s) et beaucoup plus élevée en dos avec presque 7% de perte (+ 7,74s).
Sur 400 mètres :Chez les dames, on observe qu’elles arrivent à « limiter la casse » en nage libre avec environ 8 secondes de perdues (+7,95), alors qu’elles en perdaient déjà 5 sur 200 mètres. En quatre nages, c’est plus ardu, car elles perdent près de 11 secondes (+10,79s), alors qu’elles en perdaient moins de 5 sur 200 mètres.
Enfin, on remarque les hommes ont beaucoup plus de difficultés que les femmes à résister sur les épreuves de 400 mètres. Ils perdent plus de 2 secondes par rapport à leurs homologues féminines sur 400m NL (+ 10,07s) et 4 secondes sur 400m 4N (+14,76s).
Confrontation avec les tables de conversion et interprétation des résultats
Lorsque l’on observe la table de conversion proposée par la Fédération Française de Natation, basée sur les meilleurs temps mondiaux réalisés en petit et grand bassin, on observe des tendances similaires avec celles distinguées dans notre étude. Par ailleurs, dans la table de conversion fédérale, on observe bien que c’est en dos, puis en brasse, que les nageurs sont le plus exposés à subir des écarts plus importants. On voit également que sur les épreuves de 100 et 200m dos, la table de conversion avait bien anticipé les plus grandes difficultés des hommes par rapport aux femmes. Toutefois, on voit certaines tendances qui diffèrent. Par exemple, dans notre étude, les messieurs semblent mieux s’en sortir que les femmes sur les épreuves de 100m et 200m NL (par rapport à ce qui était attendu par la table de conversion).
Finalement, on observe que les écarts entre la table de conversion et les résultats de notre étude augmentent de façon assez linéaire en fonction de la distance, avec une cassure importante à partir des épreuves de 400 mètres. On remarque également que les écarts sont un peu plus importants chez les filles que chez les hommes sur les épreuves de 50 mètres (+0,34s vs +0,22s), de 100 mètres (+1,10s vs +0,73s), de 200 mètres (+1,44 vs + 1,08s).
Cette étude a permis d'observer que, malgré un état de forme important, une semaine après les championnats de France petit bassin, les nageurs ont du mal à passer au grand bassin, puisqu’ils n’arrivent pas à « matcher » avec la table de conversion théorique. Les différences selon les nages effacent une raison motivationnelle. Des raisons techniques, notamment associées aux vitesses de nage et aux effets des coulées semblent expliquer ces différences selon les nages. Mais des aspects physiques et physiologiques semblent aussi expliquer la difficulté du grand bassin. Notamment chez les messieurs, sur des épreuves de 400 mètres, où la fatigue musculaire est probablement beaucoup plus grande en grand bassin. Toutes ces hypothèses sont bien sûr à vérifier lors de futures études expérimentales pour affiner la compréhension de ces phénomènes complexes.
Le gainage en natation : Fondement de l'hydrodynamisme
Au-delà des spécificités liées à la taille des bassins et aux stratégies de compétition, la performance en natation repose sur des piliers fondamentaux. Parmi eux, le gainage occupe une place prépondérante et se révèle indispensable pour tout nageur soucieux d'optimiser sa glisse et son efficacité dans l'eau.
L'importance capitale du gainage pour le nageur
Dans le monde de la natation, qu'il s'agisse de performance sportive ou de simple pratique, l'importance du gainage est une vérité bien établie. Vous le savez, le gainage est très important en natation puisqu’il permet de garder le corps bien droit et donc éviter les freins à l’avancement. C'est cette capacité à maintenir une posture optimale qui est la clé d'une glisse efficace et d'une progression fluide dans l'eau. Par conséquent, pour gagner en hydrodynamisme, il est donc primordial de le travailler de manière régulière et ciblée, que ce soit à sec ou directement dans l'environnement aquatique.
Exercices de gainage aquatique pour un corps profilé
Pour rappel, la planche classique, exercice de gainage de base, consiste à se mettre sur les coudes et la pointe des pieds, muscles gainés avec le corps parallèle au sol. Cet exercice fondamental peut être adapté et reproduit dans l’eau pour renforcer spécifiquement la sangle abdominale en situation aquatique. Pour reproduire cet exercice dans l’eau, prenez une planche en mousse et positionnez-là dans le sens de la largeur sous les coudes (vos coudes sont immergés dans l’eau à 20 ou 30 cm). Une fois bien stable, contractez votre sangle abdominale et réalisez des battements de jambes tendues, en veillant à maintenir une ligne corporelle droite et rigide. Pour une progression efficace, nous vous conseillons de réaliser l’exercice en plusieurs séries : 30 secondes d'effort puis 15 secondes de repos, suivies de 45 secondes d'effort puis 20 secondes de repos, et enfin une minute d'effort puis 30 secondes de repos.
Pour varier les postures et les plaisirs, tout en renforçant l'efficacité du gainage, vous pouvez combiner la planche de gainage avec plusieurs exercices complémentaires :
- Les battements pieds dans l’eau : Avec les pieds immergés dans l’eau, vous réalisez des battements sans créer de mousse. L’intérêt est de s’entraîner à conserver les pieds dans l’eau pour obtenir une meilleure propulsion, en minimisant la résistance et en maximisant la surface de poussée.
- Les battements gros orteils : Pour cet exercice, vous positionnez vos pieds de façon à ce qu’à chaque battement, vos deux gros orteils se touchent. Cet exercice permet de rentrer la cheville et de la rendre plus souple pour aller chercher plus loin et ainsi améliorer la phase de propulsion grâce à l’effet fouet de la cheville souple. La souplesse de la cheville est un atout majeur pour optimiser la surface propulsive et l'efficacité de chaque mouvement.
Ces exercices, qu'ils soient à sec ou dans l'eau, sont essentiels pour développer un gainage solide, garant d'une posture hydrodynamique et d'une performance accrue en natation.
L'essor des mini-piscines : L'aquaticité à domicile
Au-delà de la sphère compétitive, l'attrait pour l'eau et la nage se manifeste également dans l'habitat privé, avec une tendance croissante vers les mini-piscines. Ces installations offrent une solution innovante pour profiter des bienfaits de la natation et de la relaxation aquatique, même avec des contraintes d'espace ou budgétaires.
Pourquoi choisir une mini-piscine ? Avantages et contraintes
Il est indéniable que les mini piscines ont le vent en poupe et de nombreux propriétaires font ce choix pour diverses raisons pratiques et économiques. L’espace disponible pour construire une piscine peut être réduit en raison d’une taille de terrain disponible limitée, notamment pour les maisons en centre ville où la densité urbaine est élevée. D'autres motivations peuvent être d'ordre fiscal, car elles peuvent être choisies pour des raisons fiscales (pas d’imposition sous certains seuils).
Une mini piscine est un bassin dont la surface reste, le plus souvent, sous la barre des 10 m². En dehors de ses dimensions, forcément plus limitées, rien ne distingue fondamentalement la mini piscine de la piscine classique en termes de fonctionnalité ou de plaisir d'utilisation.
Le choix d'une mini-piscine présente des avantages significatifs, notamment sur le plan administratif et budgétaire. Ne dépassant pas les 10 m², la construction d’une mini piscine a l’avantage de ne faire l’objet d’aucune démarche administrative lourde, simplifiant considérablement le processus d'installation. D’un point de vue administratif, une mini piscine présente l’intérêt de ne pas nécessiter de permis de construire et de ne pas entrer dans le calcul de la valeur locative, et donc dans l’établissement de la taxe foncière et de la taxe d’habitation. Cela représente une économie substantielle et une tranquillité d'esprit pour les propriétaires.
En faisant le choix d’une mini piscine, vous construisez un bassin avec un budget limité. Les dimensions réduites diminuent les coûts de construction (matériaux et main d’œuvre) et le temps d’installation. Cela laisse donc un budget disponible pour équiper votre bassin d’un courant de nage SWIMEO, transformant ainsi une petite surface en un véritable espace d'entraînement ou de détente prolongée. Pour un maximum de confort et une utilisation optimale, nous vous conseillons une longueur minimum de 4 mètres et une largeur de 2 mètres minimum.
#