Comprendre la pression intermédiaire et le fonctionnement du détendeur Aqualung Calypso

Le détendeur est un élément essentiel de l'équipement de plongée, permettant de respirer en toute sécurité sous l'eau. Vous envisagez d'acquérir votre premier détendeur de plongée ou de remplacer votre équipement actuel ? Explorons ensemble le détendeur Calypso d'Aqualung, un modèle populaire auprès des débutants et des centres de plongée. Afin de rester longtemps sous l'eau et à des profondeurs différentes, le plongeur a besoin de grandes quantités d'air respirable, qu'il faut ainsi comprimer à l'intérieur des blocs. Le détendeur de plongée est conçu pour réduire la pression de l'air contenu dans la bouteille, qui peut atteindre 200 bars, à une pression respirable pour le plongeur.

L'architecture fonctionnelle : premier et deuxième étage

Le fonctionnement d'un détendeur repose sur une réduction progressive de la pression en deux étapes majeures. Le premier étage se connecte directement à votre bouteille de plongée et régule le flux d'air vers vos flexibles. Il réduit la haute pression de l'air provenant de la bouteille (généralement entre 200 et 300 bars) à une pression intermédiaire (environ 8 à 10 bars), garantissant ainsi un apport d'air constant tout au long de la plongée. Le premier étage du détendeur se fixant à la bouteille de plongée permet de détendre l'air haute pression (HP) afin de l'amener à la pression intermédiaire (PI), de 8 à 10 bars au-dessus la pression ambiante (PA). Cette PI peut varier de 5 à 14 bars.

Le deuxième étage est la partie du détendeur par laquelle vous respirez, via l'embout buccal. Il réduit encore la pression de l'air provenant du premier étage pour l'adapter à la pression ambiante de l'eau, ce qui facilite la respiration. Le premier étage d'un détendeur est doté au minimum d'une sortie haute pression (HP), sur laquelle on fixe un manomètre, et d'une sortie moyenne pression (MP), qui délivre l'air détendu au 2ème étage. Selon les modèles et fabricants, les sorties HP et MP seront plus ou moins nombreuses.

Analyse technique du détendeur Aqualung Calypso

L'Aqualung Calypso est une référence dans l'industrie pour sa robustesse. Son premier étage à membrane compensé est semblable au Core sans le système ACD, il possède 4 sorties MP et 2 sorties HP bien réparties. Un revêtement en polyuréthane protège le corps des chocs. Le 2ème étage non compensé avec réglage Venturi possède un capot déclipsable facilement sans outils pour un bon rinçage de l'intérieur. Il bénéficie des pièces de haute qualité d'Aqualung et de la fiabilité du 2ème étage qui existe depuis des années et qui a fait ses preuves dans de nombreux centres de plongée.

Le 1er étage membrane compensé assure une stabilité de la pression intermédiaire. Contrairement aux modèles non compensés où la moyenne pression peut varier, la compensation garantit que la performance ne chute pas drastiquement lorsque la pression dans la bouteille diminue. Bien que le Calypso ne soit pas équipé du système ACD (Auto Closure Device), présent sur les gammes supérieures de la marque, il demeure un outil de confiance. L'ACD est un brevet déposé par Aqualung qui permet de fermer automatiquement le détendeur lorsqu'il est retiré du robinet, empêchant ainsi l'eau et les polluants de pénétrer dans le premier étage.

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Le rôle de la pression intermédiaire et des mécanismes de confort

Le choix du bon premier étage de détendeur est essentiel pour garantir une respiration fluide, réduire la fatigue et améliorer votre expérience sous-marine. Sur un premier étage compensé, la pression intermédiaire reste stable indépendamment de la pression en haute pression (bouteille). Si l'on compare les technologies, les détendeurs à membrane compensée sont privilégiés par les plongeurs qui descendent au-delà de 20 mètres.

Dans le deuxième étage du Calypso, le levier de réglage Venturi permet aux plongeurs de contrôler et d'ajuster précisément le flux d'air. En position « MIN », l'assistance de l'injection est minimisée, ce qui entraîne un effort inspiratoire plus important, idéal pour éviter les mises en débit continu. En position « MAX », l'assistance de l'injection est maximisée, ce qui réduit l'effort inspiratoire. L'élastomère surmoulé et le levier ergonomique permettent de contrôler le flux d'air même en portant des gants. Le couvercle de purge en polyuréthane, solide et durable, est résistant à l'abrasion et aux déchirures, minimise l'effort d'inhalation, facilite la purge de l'eau et offre une protection contre les chocs. Enfin, l'embout ConfoBite est un embout buccal breveté ultra-confortable avec une voûte palatine unique réduisant la fatigue maxillaire et maintenant le deuxième étage en place.

Les systèmes de connexion et critères de choix

La plupart des détendeurs de plongée actuels possèdent les deux systèmes de connexions : DIN ou Étrier. Le détendeur monté en étrier (ou INT) est le modèle le plus commun. Ce système est plus rapide à visser et dévisser que le DIN. Le joint étant sur la robinetterie du bloc, son entretien n'est pas fait avec celui du détendeur. Le détendeur monté en DIN est composé d'un pas de vis venant se fixer directement sur la robinetterie du bloc. L'étanchéité au niveau de la robinetterie est effectuée grâce à un joint torique. Le système DIN est plus léger et provoque moins de fuite que le système étrier. La pression de service du système DIN peut monter jusqu'à 300 bars, avec le détendeur adapté DIN 300 bars.

Le lieu de plongée joue un rôle crucial dans le choix du détendeur adapté. Dans les eaux chaudes à tempérées, les exigences pour les détendeurs sont moins sévères. Un détendeur non étanche, qui permet à l'eau de pénétrer dans le premier étage, convient parfaitement à ces conditions. La plongée en eau froide nécessite un détendeur conçu pour résister à des conditions extrêmes. Pour éviter le givrage et garantir un débit d'air constant, il est essentiel d'opter pour un détendeur à premier étage étanche. Bien que le prix soit un facteur à considérer, il ne faut jamais sacrifier la qualité lorsqu'il s'agit d'un détendeur. Votre sécurité et la fiabilité de votre matériel doivent toujours passer en premier. Une révision en atelier est recommandée chaque année, ou tous les deux ans / 100 plongées selon le fabricant ; ne tentez pas de le démonter, lubrifier ou réparer vous-même.

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