Guide complet des jeux et techniques de lancer : du jeu de boules traditionnel à la sécurité nautique

Le monde du lancer, qu’il s’agisse de jeux d’adresse sur terre ferme ou de pratiques de sécurité en milieu marin, repose sur une maîtrise rigoureuse de la gestuelle et une compréhension approfondie des règles. Cet article explore les fondements techniques et réglementaires de ces activités, en mettant en lumière la diversité des usages, des terrains de jeu traditionnels aux zones de navigation côtière.

Les fondamentaux du jeu de boules de précision

Ce jeu d'adresse consiste à s’approcher le plus près possible du « maître » encore appelé « petit » ou « bihan ». Le joueur doit rouler sa boule sans la jeter, soit en pointant pour se placer, soit en tirant pour déplacer une boule adverse. En règle générale, pour jouer, le bouliste (droitier dans l'exemple) se penche en avant : le coude gauche repose sur la jambe gauche, fléchie, et la jambe droite, en extension derrière lui, équilibre le corps en prenant appuis sur la planche du fond de l'allée. D'autre joueur préféreront une position accroupie.

Le joueur, pour lancer sa boule, peut se placer à n'importe quel endroit le long de la planche du fond. En revanche, il ne doit pas trop s'avancer dans l'allée. Souvent, un pied prend appui sur la planche du fond. Les parties se jouent par équipe de 2, 3 ou 4 joueurs ou en individuel. Chaque joueur d'une équipe a une place qui est définie avant le jeu. Le premier est le placeur (ou pointeur), le dernier est le tireur. L'avant-dernier est le second tireur si besoin est. Le règlement n'interdit pas de changer l'ordre établi en début de partie. Ainsi, si le pointeur a des "faiblesses", il est possible que les joueurs changent de place. Ces places sont choisies en fonction des qualités du joueur même si un bon joueur doit savoir placer et tirer.

Déroulement et arbitrage d’une partie

Le tirage au sort par pile ou face en lançant une pièce, détermine l'équipe qui va décider de lancer le bihan ou laisser cet avantage à l'équipe adversaire. La coutume veut que le choix du pile ou face est laissé au plus ancien. L'équipe qui ne lance pas le bihan en début de partie lance la première boule. Le bihan doit impérativement dépasser le milieu de l'allée de plus d'un mètre et se situer à plus d'un mètre des planches du fond et de 80 cm des côtés. Ces mesures peintes sur le bandage (planches qui entourent l'aire du jeu) peuvent varier selon les allées.

Si le joueur manque son lancer 3 fois de suite, le jet du bihan revient (une seule fois) à l'équipe adverse. À partir de la deuxième "mène", c'est l'équipe qui a remporté la mène précédente qui lance le maître et qui commence à jouer. Si une boule jouée ou poussée touche la bande du fond, elle est retirée du jeu. Ce retrait doit être immédiat car la boule ne doit plus modifier le jeu après avoir touché la planche du fond. Lorsqu’un joueur, en lançant sa boule, amène le bihan à toucher la bande du fond, le jeu est annulé et deux points sont donnés à l'équipe adverse. Le bihan et la boule peuvent toucher les bandes sur les côtés de l'allée.

Lire aussi: Tout savoir sur la munition du Lance Filet Raft

La première équipe qui atteint 12 points a gagné la partie. Lors des rencontres hors concours, le nombre de points pour gagner une partie est de 9 et les équipes peuvent comporter jusqu'à cinq joueurs. Si le nombre d'inscrits à un concours est très important, les organisateurs peuvent décider que les éliminatoires se déroulent non pas en douze points mais au meilleur résultat sur six mènes. En cas d'égalité de points, une septième mène est jouée.

Les joueurs peuvent se déplacer dans l'allée à leur convenance en évitant de le faire si un joueur est en train de lancer sa boule. Si un joueur dépasse le milieu de l'allée avec ses boules en main, elles sont considérées comme jouées. Heureusement, cette règle est rarement appliquée aux étourdis… Si l'allée ne comporte pas de support pour poser ses boules avant de jouer (placés à chaque bout de l'allée), il faut les laisser dans l'allée contre la planche du fond. Il est important de connaître le nombre de boules restant à l'adversaire… Si un point est litigieux, il revient à l'arbitre de mesurer la distance entre les boules et le bihan. Si la mesure est difficile avec un mètre, l'arbitre utilise une paille pour déterminer la boule gagnante. Pour cela, il prépare une paille d'une longueur à peu près équivalente à la distance entre le bihan et une des boules.

Les bolas : de l'arme de chasse à l'art du lancer

Il n'y a pas de conception uniforme ; la plupart des bolas ont deux ou trois boules, mais il y a des versions comportant jusqu'à huit boules. Certaines bolas ont des boules de poids égal, d'autres varient par le nœud et la corde. Une Bola est une arme qu'utilisaient pour la chasse de nombreux peuples originaires des Amériques. Alors qu'au sud les bolas étaient fabriquées avec divers matériaux locaux, les Inuit fabriquent leurs bolas avec des tendons et des os. On fait tournoyer la bola au-dessus de la tête puis on la lance en direction des pattes de l'animal ; la bola s'enroule autour des pattes de l'animal et l'empêche ainsi de courir.

Les gaúchos utilisent les bolas pour capturer le bétail ou le gibier en train de courir. Selon l'objectif précis, le lanceur saisit les bolas par l'un des poids ou par la corde les reliant. Il donne de l'élan aux boules en les faisant tournoyer avant de les libérer. Les bolas à trois poids sont habituellement conçues avec deux cordes plus courtes liées à des poids plus lourds, et une plus longue corde avec un poids léger. Actuellement : un regain des bolas revient avec force mais pas sous la forme d'arme de jet mais sous la forme de jeu et quelquefois sous forme de danse où les danseurs frappent les bolas pour faire des figures très spectaculaires.

Pratique des bouées tractées : sécurité et réglementation

USHIP propose à son catalogue des bouées tractables de diverses formes pour une, deux ou trois personnes, simples à mettre en œuvre, facilement transportables et remisables. Avant de pratiquer il faut vous renseigner sur la réglementation nationale et régionale. Cette pratique doit se faire au-delà de la bande littorale des 300 mètres, dans des zones sans grand trafic ni dangers naturels. Le pilote et les passagers du bateau, ainsi que les utilisateurs de la bouée, doivent se mettre d’accord sur des signes simples permettant de communiquer : arrêter, accélérer, ralentir, tout va bien…

Lire aussi: En savoir plus sur le wakeboard électrique autonome Radinn

Tout d’abord ne pas surestimer ses forces ni son appétence pour les sensations fortes. La bouée gonflable ne peut être utilisée par un enfant de moins de 6 ans. Les utilisateurs doivent porter un gilet de sécurité prévu à cet effet, d’une flottabilité de 50 N et conforme à la division 240. Attention de ne pas glisser un membre sous l’enveloppe de la bouée, ou sous le système de traction. Veillez à respecter le nombre de personnes maxi qui peuvent utiliser la bouée. Il faut être au moins deux sur le bateau, le pilote et un équipier chargé de surveiller la bouée. Le bateau doit arborer une flamme orange d’une longueur de 2 m, placée à une hauteur permettant de signaler l’activité en cours aux autres embarcations sur le plan d’eau.

Il faut s’assurer que la bouée soit bien reliée au bateau avec une corde prévue à cet effet, suffisamment solide, non élastique et d’une longueur adaptée entre 15 et 25 m. Uship proposent des cordes pour bouée tractée parfaitement adaptées à l’usage. Le pilote doit veiller à respecter une vitesse adaptée et, en tout cas, ne pas dépasser 32 km/h quand il s’agit d’adultes et de 24 km/h quand il y a un enfant. Le pilote ne prendra pas de virages serrés afin d’éviter une accélération trop importante de la bouée tractable, ne provoquera pas d’à-coups et fera attention au « sous marinage » lors de la traction à très basse vitesse. Afin de récupérer les passagers de la bouée et la bouée elle-même, le pilote s’en approchera à vitesse réduite en se mettant au point mort lors de la jonction. Pour le gonflage, on insère la vessie dans la housse en la positionnant au mieux. Quand il y a plusieurs compartiments, on gonfle en premier lieu les plus petits en finissant par le plus volumineux. Uship propose des gonfleurs manuels, à pieds, mais les modèles électriques sont bien plus rapides et efficaces.

Procédures de sauvetage en mer et navigation

Le 196, numéro national d’urgence dédié au sauvetage en mer, est un appel gratuit depuis un téléphone fixe ou portable. Ce numéro permet d’alerter le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) le plus proche de l’appel. Il concerne uniquement les urgences en mer. Le canal 16 de la VHF reste le moyen incontournable pour assurer sa sécurité à bord, communiquer avec les secours au large, et suivre les bulletins météo.

La radio VHF marine fixe ou portable permet de prendre connaissance d’une demande d’assistance d’un autre navigateur, qui peut être très proche, et de communiquer avec les autres bateaux. Depuis le 1er janvier 2017, une radio VHF fixe est obligatoire pour les navigations de plaisance semi-hauturière (à partir de 6 milles d’un abri). Le chef de bord doit avoir pris connaissance du registre de vérification spéciale avant de prendre la mer. Ce document permet à l’utilisateur du navire de vérifier que l’entretien du navire et le suivi de son matériel de sécurité sont réalisés régulièrement.

Pour ce qui est de la récupération d'un homme à la mer, les règles de base sont : premièrement, ne pas perdre la personne de vue ; ensuite choquer (=lâcher) les voiles ; puis venir dessiner un arc de cercle autour de la personne à l’eau ; se placer de manière à récupérer la personne à l'eau sous le vent ; enfin, avoir un bout (=un cordage) à lui lancer. Il est crucial de consulter les documents nautiques, d'assurer une veille météo constante, et de vérifier l'état du matériel de sécurité avant tout départ. En cas de difficulté, ne quittez jamais votre embarcation et ne tentez pas de rejoindre le rivage à la nage.

Lire aussi: Optimiser votre aventure Raft

Gestion environnementale et respect du milieu littoral

Le littoral est un espace réglementé, même en vacances, respecter ses règles est une question de sécurité. La mer est un espace naturel que nous partageons : protégez-le en respectant l’environnement. En mer et en eau douce comme sur terre, la pollution peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces, certaines pouvant être sensibles à de très faibles concentrations. Privilégiez les supports réutilisables et recyclez lorsque cela est possible.

Ramassez les sacs plastiques qui flottent dans l’eau car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. Utilisez un cendrier de poche pour ne pas laisser de mégots par-dessus bord. Remplissez prudemment le réservoir de carburant de votre embarcation, de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau. Choisissez des produits d’entretien bio-dégradables et bannissez ceux qui contiennent du chlore ou de la javel. Préférez, lorsque la taille de l’embarcation le permet, le nettoyage mécanique des coques de bateaux (décapage manuel, sablage…) plutôt que l’application de peintures anti-salissures. Ces peintures contiennent des substances biocides, pouvant avoir un impact sur l’environnement. Si la taille de l’embarcation rend nécessaire l’utilisation de ces peintures, veillez à respecter les doses d’application et à limiter les rejets dans le milieu. Choisissez une peinture anti-salissures avec le moins de cuivre et de pesticide et appliquez-la avec attention. Pour les coches de plaisance, n’appliquez la peinture anti-salissures que jusqu’à la ligne de flottaison pour ne recouvrir que la surface utile. Utilisez de préférence un moteur GPL, électrique ou quatre-temps plutôt qu’un moteur deux-temps pour votre pneumatique à moteur.

#

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *