Les Gilets de Sauvetage : Essentiel pour la Sécurité Aquatique, Types, Normes et Entretien Approfondi

Les gilets de sauvetage représentent un équipement de sécurité indispensable lors de toutes sorties en mer, seul ou avec des proches. Ils sont conçus pour vous maintenir à la surface de l’eau et jouent un rôle crucial en cas d'urgence. Leur fonction principale est de prévenir tout risque de noyade en vous plaçant automatiquement dans une position « tête vers le haut », où votre bouche et vos narines seront maintenues hors de l’eau. Il est cependant important de noter que ces gilets ne sont pas destinés à vous tenir chaud ; s’il existe un risque que vous tombiez dans de l’eau froide, il est impératif de porter des vêtements chauds ou de protection adaptés. Cet équipement individuel de flottabilité (EIF) est obligatoire en France, régit par la Division 240, et constitue bien plus qu'un simple accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame.

I. Le Rôle Fondamental des Gilets de Sauvetage

Fonction première : Flottabilité et Sécurité Vitale

La première utilité d’un gilet de sauvetage est de vous sauver la vie en cas d’urgence à bord, quelle que soit votre pratique de la navigation. Le gilet de sauvetage est un équipement individuel de flottaison, aussi appelé EIF, qui permet à une personne de flotter plus facilement en cas de chute dans l’eau. Il permet de conserver la tête hors de l’eau et assure le retournement pour une personne inconsciente. Cette capacité de retournement est fondamentale pour la sécurité. En effet, si une personne passe par-dessus bord, le gilet de sauvetage doit être en mesure de pouvoir la retourner sur le dos pour l'empêcher de se noyer. Le gilet de sauvetage n'est pas une option lorsque le temps forcit, mais une obligation morale. Pour un capitaine de bateau, « l’homme à la mer » est une crainte permanente parce qu’elle bouscule un ordre établi et nécessite une procédure immédiate. Il est crucial de comprendre que même les meilleurs gilets de sauvetage peuvent faillir à cette tâche s'ils ne sont pas correctement testés ou si les conditions de leur utilisation ne sont pas prises en compte. La flottabilité d’un marin au moment de sa chute à la mer est dans un premier temps assurée par sa veste de quart qui peut enfermer un sacré paquet d’air, se gonflant d'air façon Bibendum, et cette considération est essentielle pour l'efficacité du gilet.

Qui Doit Porter un Gilet de Sauvetage ?

La prudence dicte que toute personne travaillant à proximité de l’eau devrait porter un gilet de sauvetage. Il est d'ailleurs recommandé aux personnes actives sur de petits bateaux et sur d’autres embarcations de porter en permanence un gilet de sauvetage double chambre. Cette recommandation s'étend à toute personne amenée à se déplacer sur une embarcation, quel qu’en soit le type, par exemple en tant que passager d’un bateau-pilote pour monter à bord d’un navire en mouillage. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Ces mesures sont là pour garantir la sécurité de tous les usagers de l'eau.

II. Diversité des Équipements de Flottabilité : Des Aides aux Gilets Spécifiques

Distinction Majeure : Aides à la Flottabilité vs. Gilets de Sauvetage

Il existe de nombreux types différents de gilets de sauvetage, chacun adapté à une situation bien particulière. Une distinction fondamentale est généralement faite entre les gilets de sauvetage, à gonflage automatique ou semi-automatique, et l'équipement individuel de flottabilité (EIF) comme les gilets de sauvetage en mousse. Les aides à la flottabilité en mousse font partie des gilets de sauvetage classiques. Les gilets standard ont habituellement une flottabilité de 50-100 Newtons (N) et ne sont donc pas des gilets de sauvetage à proprement parler, mais plutôt des aides à la flottabilité. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils ne sont généralement pas en mesure de retourner sur le dos les personnes qui sont tombées à la mer. Néanmoins, ces EIF sont populaires et largement utilisés par des personnes qui savent nager, offrant plus de liberté de mouvement pour les activités aquatiques et fournissant une assistance légère.

En revanche, les gilets de sauvetage sont conçus pour maintenir la tête hors de l’eau et offrir une flottabilité élevée. Ils sont souvent équipés de dispositifs de gonflage automatique et sont adaptés aux situations à haut risque et aux personnes non nageuses. La principale différence réside donc dans le niveau de flottabilité et la capacité à maintenir la tête hors de l’eau, ainsi que dans la conception pour des nageurs ou des non-nageurs.

Lire aussi: Découvrez l'exploration sous-marine

Matériaux et Types de Gonflage

Les gilets de sauvetage modernes se déclinent en diverses configurations. Certains sont en nylon avec une enduction polyuréthane qui se gonfle automatiquement dans les quatre secondes suivant son immersion dans l’eau. Ces modèles peuvent aussi être gonflés manuellement, en tirant sur le cordon qui y est fixé. Ils comportent un embout buccal permettant de terminer de le gonfler, un sifflet et une boucle de levage. D'autres gilets, également en nylon avec enduction polyuréthane, sont dotés de deux dispositifs de commande qui s’activent automatiquement dans l’eau et gonflent le gilet en quatre secondes. Ces versions sont équipées d’embouts buccaux, d’un sifflet et d’une sangle de levage et sont munies d’une balise lumineuse hydro-active. Tous les gilets de sauvetage sont conçus pour se gonfler automatiquement si vous tombez à l’eau. Les gilets mono chambre peuvent également être gonflés manuellement, en tirant sur le cordon qui y est fixé. Il est important de distinguer ces gilets automatiques ou auto-gonflants des gilets dits « mousse », c’est-à-dire avec un volume constant. Les gilets automatiques sont des poches dégonflées et, lors de l’immersion ou du contact de l’eau avec le déclencheur, une capsule de gaz est insufflée dans la poche, créant ainsi la flottabilité.

III. Comprendre la Flottabilité : Les Normes et les Niveaux en Newtons

Normes et Certifications Essentielles

L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. Cette certification est un gage de sécurité et de conformité aux standards européens.

Classes de Flottabilité en Newtons (N)

La flottabilité est exprimée en Newtons (N) et indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.

  • Inférieur à 100 N : Une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. La Division 240 précise que le port du gilet de sauvetage doit être ajusté à la morphologie du passager, dont le poids et l'indice de flottabilité exprimé en Newton se déterminent en fonction de la zone de navigation.
  • 50 Newtons (N) : Flottabilité minimale adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Pour la navigation de plaisance, un gilet par personne embarquée est requis pour cette catégorie.
  • 100 Newtons (N) : Flottabilité minimale adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. Pour les sorties à la journée, un gilet par personne embarquée est requis.
  • 150 Newtons (N) : Flottabilité minimale adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Les gilets à gonflage automatique 150 N sont adaptés à presque tous les types d'utilisation. Ils conviennent à une utilisation en zone côtière, sur les voiliers ou les bateaux à moteur. La Division 240 exige également un gilet par personne pour cette catégorie.
  • 275 Newtons (N) : Flottabilité minimale adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes. Les gilets de sauvetage 275N sont conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord.

Ces chiffres sont des minimums légaux. Il est important de considérer que la flottabilité requise est un minimum réglementaire, pas un objectif. Par mer formée, avec des vêtements lourds ou en navigation solitaire, il est conseillé de choisir systématiquement le cran au-dessus. En haute mer et par mauvaises conditions, il est recommandé de choisir un gilet de sauvetage d'une flottabilité supérieure à 150 N, car un gilet de 150 N ne sera pas en mesure de retourner une personne passée par-dessus bord ou portant un ciré lourd.

Réglementation et Obligation (Division 240)

La Division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. En mai 2019, la Division 240 a mis à jour la liste des équipements obligatoires, ces éléments variant en fonction de la zone de navigation. Il est essentiel de consulter le guide pour connaître les équipements obligatoires sur le bateau.

Lire aussi: Eau de piscine cristalline : notre comparatif des tests d'eau

IV. Mécanismes de Déclenchement et Accessoires Essentiels

Systèmes de Gonflage Automatique et Manuel

Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants pour un gilet de sauvetage gonflable. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz. Un indicateur visuel, situé à l'avant du mécanisme, permet à l'utilisateur de vérifier d'un coup d'œil le bon positionnement de la cartouche et le bon état de fonctionnement du système. Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme. La capsule automatique contient un ressort puissant, maintenu comprimé par un élément en papier hydrosoluble. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5, intégrant des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle. Il est à savoir que tous les systèmes de déclenchement sur les gilets de sauvetage sont communément identiques puisqu'il s’agit d’une seule société qui les fabrique pour garantir une sécurité maximale.

La Balise Lumineuse

Une balise lumineuse peut le cas échéant être fixée au gilet. Celle-ci est enserrée dans un boîtier inamovible fixé au col du gilet. Cette balise est conçue pour s’activer automatiquement lorsque sa pile est immergée dans l’eau de mer (elle fonctionne aussi dans l’eau douce, mais moins efficacement). La balise lumineuse consiste en une unité hydro-active étanche sur pile. Elle s’allume lorsque l’on tire sur le cordon d’activation, ce qui ôte les étanchéités et immerge la cellule de commande dans l’eau. Il est fortement recommandé de fixer une balise lumineuse sur votre gilet de sauvetage lorsque la visibilité risque d’être médiocre.

Autres Équipements de Sécurité Intégrés

Au-delà du système de gonflage et de la balise, de nombreux autres équipements augmentent l'efficacité et la sécurité des gilets de sauvetage. Une sous-cutale est présente pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête, garantissant ainsi un maintien optimal de la personne hors de l'eau. Une boucle de harnais en tissu, une fenêtre de visualisation de la cartouche, des bandes réfléchissantes, un sifflet, une poche pour balise personnelle, une lampe flash SOLAS et une capuche anti-embruns sont autant d'éléments qui ne sont pas des gadgets, mais des compléments essentiels. La capuche anti-embruns et la flash-light sont d'ailleurs deux accessoires indispensables.

En cas de conditions de navigation difficiles, le harnais de sécurité garantit des déplacements plus sûrs sur le pont. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie. Ces éléments contribuent collectivement à une meilleure sécurité en mer, en permettant une localisation rapide, une meilleure protection contre les éléments et une manipulation plus aisée de la personne tombée à l'eau.

V. L'Importance Cruciale de l'Entretien et de la Vérification

Maintenance Régulière : Une Nécessité Vitale

Un gilet qu'on ne porte pas ne sauve personne, mais un gilet mal entretenu pourrait également ne pas remplir son rôle. L’entretien préventif de votre gilet de sauvetage est d’importance vitale, il doit être fait régulièrement. Dès que possible après usage, il est impératif de dégonfler le gilet de sauvetage et de le préparer pour son utilisateur suivant. Lorsqu’ils ne sont pas utilisés, les gilets de sauvetage doivent être conservés au sec. Si leur surface extérieure est mouillée, il faut suivre les instructions du fabricant. Tous les gilets de sauvetage doivent être inspectés et entretenus conformément aux instructions du fabricant. Tous les mois, il est recommandé de retirer le gilet de sa housse et de l’inspecter visuellement à la recherche de signes visibles de dommages. Une révision annuelle est recommandée pour rester efficace le jour où vous en aurez besoin. La durée de vie d'un gilet de sauvetage a été limitée à 10 ans, en raison de l'usure que celui-ci peut subir en navigation. Ce contrôle et ces tests réguliers sont nécessaires pour vous assurer du bon fonctionnement de votre gilet de sauvetage et d’améliorer sa durabilité.

Lire aussi: Alcalinité de la piscine : guide complet

Procédures de Vérification Détaillées

Différents éléments doivent être testés sur le gilet de sauvetage pour s'assurer de sa fiabilité :

  1. Contrôle des courroies et des accessoires liés : Veillez à ce qu’elles ne soient pas brisées et qu’il n’y ait pas de peinture ni d’huile à l’intérieur qui auraient pu les endommager. Contrôlez ensuite l’état des boucles (certaines peuvent être abîmées à cause du harnais), puis le bon fonctionnement des attaches. L’état des courroies, l’étanchéité et le fonctionnement de la vessie et du poumon du gilet doivent être vérifiées.
  2. Test de l'état de la vessie : Pour tester l’état de la vessie, il faut ouvrir le gilet de sauvetage avec la fermeture éclair présente d’un côté ou de l’autre du gilet. Vous avez ainsi accès à la vessie, le sac gonflable qui permet la flottaison. À l’intérieur de ce sac gonflable, vous trouverez un embout qui permet le gonflage buccal de la vessie du gilet. Procédez maintenant au gonflage de la vessie du gilet par cet embout pour évaluer son étanchéité et l’état du textile pour détecter des fuites potentielles. Il faut remplir d’air la vessie jusqu’au maximum. Ensuite, laissez le gilet gonflé quelques heures (le temps exact est déterminé par le fabricant dans sa notice). Vous pourrez enfin vérifier si le gilet est toujours bien gonflé et qu’il n’a pas de fuite d’air. Il faut aussi s’assurer qu’ils gardent bien l’air à l’intérieur.
  3. Examen du système de déclenchement : Gardez votre gilet ouvert. Ressortez par l’intérieur du gilet son système de déclenchement. Démontez-le selon le manuel d’utilisation du fabricant du gilet de sauvetage. Mettez de côté la bombonne que vous trouverez à l’intérieur. Consultez les informations inscrites sur le mécanisme. Si la date d’expiration du système a expiré, vous devrez le démonter et le remplacer. Pour les systèmes à pastille, le mécanisme de déclenchement est accessible de la même façon. La capsule, destinée à fondre au contact de l’eau pour déclencher le système, a peut-être été endommagée avec le temps. Le système de déclenchement doit être mis à jour, et dans certains cas il doit être remplacé.

Les recommandations du fabricant du gilet de sauvetage sont importantes dans la phase de test. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour faire l’entretien de vos gilets de sauvetage vous-même, il est conseillé de vous tourner directement vers votre fabricant pour qu’il puisse effectuer ces éléments de vérification. Même chose concernant le remplacement de la cartouche de gaz de votre gilet, l'avis d'un professionnel est conseillé.

Révision Professionnelle et Durée de Vie

Quoi qu’il en soit, la maintenance complète de votre gilet de sauvetage est à faire tous les deux ans, quelle que soit la catégorie de gilet de sauvetage que vous possédez. De plus, les éventuelles réparations nécessaires sont effectuées lors de la révision. Différents types d’accessoires optionnels tels que la lampe flash et la capuche anti-embruns peuvent être vérifiés également. La révision de votre gilet automatique est suivie informatiquement.

Les révisions des gilets de sauvetage gonflables doivent être effectuées par le fabricant ou des professionnels (stations de révisions, shipchandlers…), agréés par les marques, ayant reçu une formation spécifique des fabricants et dotés de l’équipement nécessaire à la révision. Le marquage du gilet est effectué à l’aide d’une pastille, d’une bague, ou de tout autre support répondant à des caractéristiques précises, le type de marquage étant laissé au choix du fabricant. L’objet du marquage est de rappeler au plaisancier la date recommandée pour la prochaine révision. Le 1er juin 2013 constitue le délai retenu pour sa mise en œuvre, et à partir de la première révision du gilet, l’apposition sera systématique. Les kits de remplacement des systèmes de déclenchements, disponibles chez les shipchandlers, doivent servir à remplacer, au cours d’une navigation, un système "percuté" (donc utilisé).

Concernant les balises lumineuses, il faut remplacer les piles des balises lumineuses qui ont été activées par une immersion dans l’eau. Faites de même si les étanchéités ont été brisées pour une quelconque autre raison. Il existe des réglementations plus précises, par exemple l'article A322-69 du code du Sport qui concerne la pratique de la voile, stipulant que les matériels et les équipements nautiques doivent être conformes, correctement entretenus et appropriés. Pour les navires professionnels, un gilet de sauvetage gonflable, en qualité d’équipement de protection individuelle (EPI), doit faire l’objet d’une révision annuelle, ce qui n’est pas le cas pour les navires de plaisance où la maintenance est moins fréquente.

Le contrôle visuel consiste à un examen du gilet pour s’assurer qu’il est en bon état et qu’il peut être utilisé en toute sécurité. Le contrôle de flottabilité consiste à lester le gilet puis à l’immerger dans un bac d’eau douce à température ambiante. Il faut ensuite chasser l’air qui pourrait être enfermé sans les plis ou les tissus (absence de bulles). Si le gilet reste au fond ou entre deux eaux, il est considéré comme défectueux. Les vérifications des équipements de sécurité doivent être réalisées par des personnes compétentes, c'est-à-dire des personnes qui possèdent les compétences techniques pour réaliser le contrôle et ont connaissance des réglementations applicables.

VI. Choisir le Gilet Adapté : Critères et Réalités du Terrain

Adapter le Choix à l'Usage et au Confort

Aujourd'hui, le choix est vaste sur le marché des gilets de sauvetage et il est difficile de savoir lequel vous convient. Vous devez toujours commencer par définir l'utilisation que vous ferez de votre gilet de sauvetage et à ce qu'il doit pouvoir faire face, plutôt que d'essayer d'économiser de l'argent et d'acheter quelque chose d'inadapté. Le meilleur gilet est celui que vous porterez réellement. On a pu entendre que le port du gilet était freiné par le manque de confort lors des manœuvres en bateau ou pour réaliser certains mouvements. Mais aujourd’hui, les fabricants d’équipements nautiques ont fait beaucoup d'efforts pour améliorer le confort des gilets tout en offrant encore plus de sécurité.

Un gilet de sauvetage doit être choisi en fonction de votre morphologie et de votre poids, de votre pratique et de l’usage (dans le cas d’une pratique intensive, il est recommandé de porter votre propre gilet de sauvetage gonflable), et des normes légales en vigueur dans le pays. Le prix des gilets de flottabilité et des gilets de sauvetage varie de 40 à 400€. C'est pourquoi le plus coûteux ne sera pas nécessairement le meilleur, ni le moins cher le pire. Tous les modèles présentent des avantages et des inconvénients, il vaut donc la peine de faire quelques recherches avant de fixer votre choix. Il est conseillé de choisir un gilet de sauvetage fabriqué par une marque ou une entreprise spécialisée dans les produits nautiques, car il n'y a rien de plus sécurisant que de naviguer avec des produits répondant aux normes.

Les critères de sélection pour un comparatif de gilets de sauvetage incluent l’usage et la fréquence, la coupe (près du corps, ergonomique, le poids, le confort), la fermeture du gilet (glissière, boucle inox, par click), les options (masque de protection, avec ou sans harnais, avec ou sans sangle sous-cutale), le tissu (polyamide, PVC, polyester enduit ou non), le système de déclenchement (manuel, automatique UML5 - MK5, Pro Sensor, Hammar), et le prix (entrée, moyenne et haut de gamme). Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé, devant être dotés de deux chambres indépendantes, chacune équipée de son propre système de gonflage automatique.

Les Enseignements des Tests Indépendants

En ce qui concerne la flottabilité, le système de déclenchement, etc., des analyses se sont basées sur le test de gilets de sauvetage haut-de-gamme paru dans la revue « Yacht » du 23/2019 ainsi que la comparaison des gilets de sauvetage 150 N parue le 01/10/2020. Cependant, des tests plus récents ont mis en lumière des aspects critiques. Par exemple, un journaliste de Voile Magazine a sauté 18 fois à l’eau pour tester et comparer tous les gilets de sauvetage du marché de la plaisance et a constaté un 100 % d’échec au test du retournement. La procédure d’essai appliquée, bien que non normée, impliquait un vrai marin avec ses bottes, sa salopette, sa veste de navigation et une combinaison en néoprène, l’eau étant à 8°C. L’échec du retournement automatique a bien permis de pointer du doigt une norme qui mériterait d’être revue, ce que certains fabricants réclament avec force.

La plupart des gilets de sauvetage ne sont pas testés dans des conditions réelles, et bien que les spécifications des fabricants fournissent des informations en newtons, la force de flottabilité, le poids corporel « à nu » du porteur ne doit pas être le principal point de référence dans le calcul. Le plus important est le poids total du corps, qui augmente au fur et à mesure des couches de vêtements portés. L'eau et l'air qui se sont accumulés entre le corps et les couches de vêtements peuvent également entraver la capacité du gilet de sauvetage à retourner une personne tombée à la mer. Ainsi, même les meilleurs gilets de sauvetage peuvent faillir sur ce point s'ils ne sont pas correctement testés.

Les fabricants s’appliquent à concevoir des gilets avec des poumons plus ou moins volumineux, plus ou moins asymétriques. On distingue très bien sur la vidéo et la photo ci-dessus la veste de quart qui se gonfle d’air façon Bibendum, et l’asymétrie des poumons de ce modèle de gilet de sauvetage est ici très clairement visible. Si dans la pratique, le gilet en se gonflant ne retourne pas l’homme à la mer, en revanche certains d’entre eux vont lui sortir la tête de l’eau grâce à l’important volume d’air des poumons. D'où l'importance de bien ajuster son gilet de sauvetage et de porter les sous-cutales.

#

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *