L'Art du Bodyboard : Choisir ses Moments et Maîtriser son Équipement

Sport aquatique par excellence, le bodyboard est une discipline intuitive qui permet aux plus petits comme aux plus grands de toucher du doigt les prémices des sensations de glisse. Très accessible à condition de suivre quelques règles de base, le bodyboard vous apportera son lot de sensations fortes et de plaisir. Que vous soyez un rider aguerri, un fan des sports aquatiques ou tout simplement un(e) débutant(e), vous trouverez votre bonheur avec cette discipline, juché sur votre petite planche. Il est crucial de se préparer et de s'équiper adéquatement pour profiter pleinement de chaque session.

Prérequis Essentiels pour la Pratique du Bodyboard

Pour pouvoir faire du bodyboard, vous devrez être un bon nageur. Pas besoin d’être le petit-fils de Mark Spitz, le cousin de Michael Phelps ou de s’appeler Laure Manaudou, mais maîtriser difficilement la brasse risque d’être un facteur bloquant, à l’heure de se frotter à l’océan. Si votre board vous échappe, vous serez bien content de maîtriser avec style toutes les techniques de la natation. La sécurité est primordiale, combinant plaisir et anticipation. Se renseigner sur les prévisions météo et les conditions climatiques est un rituel indispensable à toute session, de la même manière que l’on checke la météo pour savoir s’il va pleuvoir ce week-end. Si votre spot annonce un swell digne de Nazaré, vous savez ce qu’il vous reste à faire : patienter un jour de plus ! Rider en toute sécurité vous apportera un bonheur encore plus intense, vous pouvez nous croire. Débuter votre pratique du bodyboard avec un ami ou un instructeur est également conseillé.

L'Équipement Adapté : Une Clé pour la Performance

Ce n’est pas un scoop, votre bodyboard ne sera pas identique selon que vous ayez le physique gracile ou musculeux, que vous ayez la taille de Passe-Partout (no offense) ou celle d’un basketteur de NBA. La fréquence d’utilisation de votre board et les conditions liées à votre homespot joueront aussi sur le modèle à acheter. En matière de bodyboard, comme en matière de chaussures de running, rien ne vaut la personnalisation ! À savoir également, le bodyboard posé au sol doit arriver à peu près à la hauteur de votre nombril. Misez d’autre part sur une combinaison en lycra, afin d’éviter les irritations. Procurez-vous un leash, à attacher au haut de votre bas, ainsi que des palmes et chaussettes adaptées.

Historiquement, la planche de bodyboard tire ses origines d’Hawaii. Elle a été mise au point par l’Américain Tom Morey dans les années 70. Il déposera par la suite la marque éponyme. Il n’est donc pas rare que certaines personnes appellent le bodyboard, une planche de Morey. Tom Morey fit quelques essais avant d’arriver à la forme du bodyboard que nous connaissons aujourd’hui, soit une planche allant d’un mètre à 60 centimètres de longueur. Comme son nom l’indique, "body" signifie corps en anglais et "board" planche. Le bodyboard est donc une planche sur laquelle le bodyboarder vient s’allonger. Il existe des planches de bodyboard pour tous les goûts et tous les niveaux, cela s’étend des planches de plage à destination du grand public à des planches pour les professionnels en passant par des bodyboards gonflables. Enfant comme adulte, le bodyboard est une excellente manière d’appréhender les sensations de glisse. Si vous êtes débutant et souhaitez simplement vous amuser dans de petites vagues nous vous conseillons de vous tourner vers le bodyboard gonflable de chez Decathlon.

Les bodyboards d’aujourd’hui présentent des tailles variant généralement de 36 à 46 pouces. Le choix de la longueur va dépendre de votre taille et de votre poids. Les 36 pouces sont le plus souvent à destination des enfants ayant une taille allant jusqu’à 1m45 et un poids ne dépassant pas les 50 kg. Pour le bodyboard adulte, plus vous êtes grand et lourd, plus il faudra opter pour une taille de planche importante afin de vous assurer une bonne flottabilité. En plus de votre taille et de votre poids, il est important de choisir votre planche en fonction de votre niveau, du type de ride que vous souhaitez faire et des conditions.

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Guide Détaillé pour le Choix de Votre Bodyboard

Le choix d'un bodyboard idéal repose sur plusieurs paramètres cruciaux tels que la taille du rider, son poids, ses aptitudes, son style de ride (allongé, drop-knee ou debout) et la température de l'eau sur son spot. Ces éléments jouent un rôle déterminant dans la sélection de la taille du bodyboard, de ses matériaux, de sa forme et, par conséquent, de son prix.

Taille et Poids du Rider

La taille de votre bodyboard influe directement sur son volume. En augmentant la taille de votre planche, sa largeur et son épaisseur augmentent également, définissant ainsi sa flottabilité. Si vous ne flottez pas suffisamment, cela signifie que votre bodyboard est trop petit et qu'il sera très difficile d'attraper les vagues. À l'inverse, si votre planche est trop grande, il peut être facile d'attraper des vagues, mais il sera très difficile de la contrôler sur la face de la vague, surtout dans des vagues puissantes. Un tableau récapitulatif permet de mieux cerner la taille idéale en fonction de ces critères :

Taille (cm)Poids (kg)Débutant (taille en pouces)Avancé (taille en pouces)Expert (taille en pouces)
113 - 13125 - 3036"36"34"
116 - 12430 - 3537"36.5"36"
119 - 13735 - 3737.5"37"36.5"
122 - 14037 - 4038"37.5"37"
125 - 14340 - 4338.5"38"37.5"
129 - 14743 - 4639"38.5"38"
133 - 15146 - 4939.5"39"38.5"
136 - 15449 - 5240"39.5"39"
143 - 16152 - 5540.5"40"38.5"
149 - 16755 - 6041"40.5"40"
156 - 17460 - 6541.5"41"40.5"
164 - 18265 - 7042"41.5"41"
171 - 18970 - 7542.5"42"41.5"
176 - 19475 - 8043"42.5"42"
181 - 19980 - 8543.5"43"42.5"
186 - 20485 - 9544"43.5"43"
191 - 20995 - 10545"44"44"

Influence du Niveau du Rider

Un rider confirmé utilisera très probablement des planches plus petites qu'un débutant de même taille et poids. La raison en est simple : le bodyboarder avancé sait déjà comment attraper les vagues et rider. Il recherche le contrôle et la vitesse pour réaliser des manœuvres aériennes ou des barrels. Pour garder le contrôle, il ne peut pas se permettre d'avoir une planche trop grande. D'autre part, le débutant recherchera plus de flottabilité pour avoir plus de puissance de rame et commencer à attraper les vagues facilement.

Les Matériaux de Fabrication : Le Cœur du Bodyboard

Le noyau (core) de votre board est une planche qui peut être fabriquée à partir de différents types de mousse. Il est parfois difficile pour les nouveaux venus de savoir quels matériaux choisir, car les prix et les performances peuvent varier considérablement.

  • Noyau S-React (Polystyrène expansé moulé) : Idéal pour les débutants, ce noyau offre une grande résistance grâce à des densités de polystyrène plus élevées. Il intègre souvent des ponts profilés (contour decks) pour aider les débutants à placer instinctivement leurs mains et leurs coudes. Recommandé pour ceux qui ne savent pas encore si le bodyboard sera un passe-temps estival ou une passion durable.
  • Noyau PE (Polyéthylène) : Utilisé pour les planches de milieu de gamme, le PE est un excellent noyau qui permet à tout bodyboarder de progresser avant d'acquérir sa première planche professionnelle. Des versions recyclées (HRC - High Recycled Content) existent, contenant un minimum de 65% de polyéthylène recyclé, conservant de bonnes propriétés de flex et étant adaptées aux eaux froides et tempérées ainsi qu'aux bodyboarders de niveau intermédiaire.
  • Noyau NRG+ (Polypropylène hybride) : Un noyau hybride 100% hydrophobe, combinant deux densités de mousse de polypropylène expansé : une première couche de polypro classique (1,9PCF) et une couche de densité inférieure (1,4PCF appelée NRG). Cette combinaison offre de meilleures propriétés de flex par rapport aux planches PP classiques, tout en restant plus rigide et plus résistante que les planches PE. Ce noyau est considéré comme le haut de gamme pour les eaux froides.
  • Noyau PP (Polypropylène) : Le noyau principal des bodyboards haut de gamme, utilisé par tous les bodyboarders professionnels. Il est également 100% hydrophobe (ce qui signifie que votre planche est moins susceptible d'absorber l'eau une fois endommagée) et plus rigide que le NRG+. Il est mieux adapté aux eaux tempérées à chaudes. Plus rapide et plus rigide, il peut être difficile à contrôler pour les débutants.

Le Slick

Le slick est la partie de votre bodyboard qui est en contact avec l'eau sur la face de la vague. Plus rigide et plus dense que le reste de la planche, il influence grandement les performances de votre bodyboard.

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  • HDPE (Polyéthylène haute densité) : C'est un slick de bonne qualité, utilisé sur la plupart des planches d'entrée de gamme à milieu de gamme. Il conviendra à la majorité des bodyboarders.
  • Slick Surlyn (HDPP - Polypropylène haute densité) : Comme pour les noyaux PP, c'est le matériau de slick utilisé par les bodyboarders professionnels. Il est plus rigide que le HDPE et augmente la durée de vie de la planche si vous surfez en eau chaude ou réalisez de grosses manœuvres. Il est généralement disponible uniquement sur les bodyboards professionnels.

Les Stringers et Autres Renforts

Le stringer est un cylindre qui permet de rigidifier le bodyboard et d'augmenter sa durée de vie. Grâce au stringer, il devrait être très difficile de casser ou de plier un bodyboard en deux.

  • Stringer Carbone simple : C'est la construction la plus classique. Il s'étend du tail aux trois quarts de la planche. Il permet de rigidifier la planche au milieu sans être trop rigide sous les coudes, ce qui facilite le contrôle.
  • Double stringer carbone : Recommandé pour les eaux chaudes ou les riders recherchant la rigidité maximale. Deux stringers de même taille sont placés des deux côtés de la planche. Difficile à contrôler, mais rigide et rapide.
  • Trident Stringer System : Composé d'un stringer central identique au stringer simple, combiné à deux demi-stringers latéraux sur les côtés. Il permet de conserver une certaine flexibilité sous les coudes tout en rendant la planche assez rigide et plus durable. Il est également légèrement plus lourd qu'une planche à stringer simple.
  • Radial Flex : Cette technologie combine un stringer en carbone avec une seule poutre de mousse structurelle Divincell® légère et à haute résistance appelée Dynamic Arc. C'est le meilleur en termes de rigidificateurs, offrant à la planche des propriétés de vitesse incroyables, la plus longue durée de vie connue tout en conservant une certaine flexibilité sous le coude.
  • ISS (Interchangeable Stringer System) : Le système ISS® permet de changer le stringer de la planche afin d'adapter sa flexibilité aux conditions. Chaque planche vendue avec la technologie ISS® est livrée avec un stringer ISS® Base Flex qui correspond à un stringer en fibre de carbone simple. Il est possible de le remplacer par d'autres stringers de la gamme (du plus souple au plus rigide), vendus séparément, tels que l'ISS® Soft Flex Stringer, l'ISS® Mid Flex Stringer, ou l'ISS® Stiff Flex Stringer.
  • Mesh (Grille) : Cette couche de grille est placée entre le noyau et le slick, ce qui rend la planche légèrement plus rigide et plus durable. Elle confère à la planche une meilleure mémoire de forme et un aspect alvéolé au slick.
  • Tension Tech : Consiste en deux couches de mesh, l'une placée entre le noyau et le pont (deck), et l'autre entre le noyau et le slick. La tension créée par ces deux couches confère une excellente mémoire de forme et une rigidité accrue à la planche.

La Forme du Bodyboard

La plupart du temps, les planches d'entrée de gamme ont une forme polyvalente qui convient à la majorité des utilisateurs. Mais lorsque vous commencez à améliorer vos compétences et à définir votre style de ride (allongé, drop-knee ou debout), la forme de la planche devient un élément crucial du choix et devient très précise.

  • Wide Point (Point le plus large) : C'est le point le plus large de la planche. Il influence les courbes du bodyboard. Un point de largeur très élevé est principalement utilisé pour les bodyboards prone (allongé), tandis qu'un point de largeur bas avec un nose étroit est plus adapté au drop-knee.
  • Nose (Nez de la planche) : La plupart des gens utilisent un nose large pour les planches prone et un nose étroit pour une planche de drop-knee.
  • Channels (Canaux) : Plus les canaux sont profonds, plus vous aurez de contrôle sur la face de la vague. Ils aident à distribuer le flux d'eau sous la planche. Cependant, ils ne seront d'aucune aide pour les rotations. La plupart des planches professionnelles sont équipées de canaux parallèles. Au contraire, un slick plat facilitera les rotations mais rendra le contrôle plus difficile. C'est une question d'équilibre !
  • Rails : Les rails sont l'une des caractéristiques les plus importantes de votre bodyboard, mais ils sont assez faciles à choisir. Ils définiront la performance de votre planche sur la face de la vague. Ils sont exprimés sous forme de fraction comme 60/40, 55/45 et 50/50. C'est le rapport rail/chine. Le premier chiffre représente la partie inférieure du rail et le second est le chine. Plus la partie inférieure est grande, plus vous aurez de contrôle. Des rails 55/45 sont considérés comme les plus polyvalents et efficaces pour toutes les conditions.
  • Nose bulbs (Renforts de nez) : Ces petits renforts situés des deux côtés du nez offrent une meilleure prise en main. Il est conseillé d'y appliquer un peu de wax pour en tirer le meilleur parti.
  • Épaisseur : L'épaisseur de votre planche joue un rôle important sur la flottabilité et la rigidité. Si vous êtes un rider lourd, une planche plus épaisse, comme le modèle Spartan, est recommandée. Ce dernier a été créé pour les riders plus lourds, étant 2mm plus épais qu'un bodyboard de 44" ou 45", et il est souvent renforcé par deux stringers et du mesh pour en faire la planche la plus robuste de la gamme.
  • Contour Deck (Pont profilé) : Le pont de votre planche peut être plat ou plus fin à certains points stratégiques, par exemple sur le nez ou près du rail. La plupart du temps, c'est une question de confort. Ces parties plus fines vous permettent d'avoir une meilleure prise sur la planche ou de placer vos coudes instinctivement.
  • Single à Double Concave : Le contour de fond le plus avancé, il distribue le flux d'eau de la meilleure façon possible.

Les Tails (Queues de la Planche)

La queue de votre planche est la partie inférieure du bodyboard. Deux types principaux sont généralement utilisés :

  • Crescent Tail (Queue en croissant) : C'est le tail le plus utilisé actuellement. Il permet un bon contrôle dans les vagues creuses et maintient parfaitement vos jambes. On le retrouve sur la majorité des planches.
  • Bat Tail (Queue de chauve-souris) : Inspiré de la forme d'une chauve-souris, le Bat Tail combine les avantages du crescent tail et du bat tail classique.

Préparation et Entrée dans l'Eau

Assurez-vous d’être ultra-prêt avant de vous jeter à l’eau, car les choses risquent de ne pas forcément être une promenade de santé. Pour ce faire, entraînez-vous à prendre la bonne position : allongé sur le bodyboard, les mains à l’avant de la board et l’arrière de la planche sous votre bas-ventre. Vous pouvez dès lors vous entraîner à ramer, et pensez à battre vos pieds sous l’eau à l’approche de la vague. La planche n’est pas le seul matériel d’un bodyboarder averti. Si vous avez passé le stade du simple amusement dans des vagues inférieures à 50 centimètres et que vous souhaitez vous lancer sur du plus gros, il est fortement conseillé de vous équiper de palmes courtes. Ces dernières vous permettront de partir plus facilement sur les vagues et assureront votre sécurité si vous êtes pris dans un courant. Équipez-vous également d’un leash, que vous attacherez à votre bras contrairement au surf. Il vous permettra de ne pas perdre votre planche en cas de chute.

Les Meilleurs Moments pour Affronter les Vagues

Dans l’univers du bodyboard, la marée est l’horloge biologique du rider. Un même banc de sable délivrera un tube parfait à mi-marée descendante puis un close-out ingérable deux heures plus tard. Chaque spot possède un relief sous-marin (reef volcanique, dalle, banc mobile) qui déclenche la vague lorsque la bonne quantité d’eau le recouvre. Sur une plage à forte pente, la vague pètera mieux à marée basse ; sur un beach break plat, elle aura besoin de plus d’épaisseur. Pour affiner le timing, le bodyboarder croise le coefficient du jour avec la bathymétrie. Le rider confirmé scrute aussi le « tide push » : le moment où la marée monte juste assez pour épaissir la lèvre et rallonger le barrel. Sur la côte basque, par exemple, il correspond souvent aux deux heures précédant la pleine mer. Avant d’enfiler les palmes, vérifiez l’amplitude du jour, repérez la configuration du banc et décalez votre créneau de 30 minutes en fonction du coefficient.

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En tant que débutant, préférez la sûreté au show : nous vous conseillons de ne pas vous laisser tenter par des vagues trop hautes ou trop rapides, et de miser sur des vagues « ridables » filant directement vers la plage. Il est alors temps de se tourner vers la plage, de battre vos pieds dans cette direction tout en ramant très fort, puis de voguer sur l’avant de la vague.

Le Temps Idéal : Aube, Zénith ou Sunset ?

Le titre de « meilleur moment » revient souvent à la "dawn patrol" : arrivée à l’eau avant le lever du soleil. La houle n’a pas encore subi la brise thermique, le plan d’eau reste miroir, et la plage est désertée. En plein mois d'août, un jeune rider s'imagine affronter les tubes landais. Il débarque à midi : vent onshore, marée trop haute, barre imprenable. Le lendemain, réveil 5h30, check rapide : offshore léger, mi-marée montante. Verdict : 15 vagues capturées, trois ARS réussis et un sourire jusqu’aux oreilles.

La fin d’après-midi (« sunset session ») est également réputée : la brise retombe, le courant s’apaise, la chaleur décline. Toutefois, sur les spots orientés ouest, le soleil rasant peut éblouir le rider au canard.

L'Influence des Saisons et des Conditions Locales

Le bodyboardeur qui ride douze mois sur douze adapte son quiver, sa combinaison et son timing à la saison. En automne, l’Atlantique reçoit des houles longues du large, souvent jumelées à un vent offshore continental ; en été, la houle est courte, le vent tournant onshore à midi. L’hiver, une board plus courte, noyau plus dense (PP), rail 55/45 encaisse la puissance d’une houle de 2 m période 15 s. La saison influe aussi sur la marée : en plein hiver, l’amplitude est plus forte dans l’Atlantique Nord, donc le meilleur créneau peut tomber sur la basse mer. L’angle de houle dicte le banc qui va fonctionner ; le vent, la forme de la lèvre. Une houle WNW de 1,5 m période 12 s, couplée à un offshore E, génère de la vitesse et un lip parfait pour l’ARS.

L'Ère Numérique et la Prévision des Vagues

L’ère numérique a simplifié la prise de décision. Les applications combinent données satellites, modèles WRF et machine learning pour prédire la qualité de vague heure par heure. À Lacanau, l’algorithme DeepSurf annonce désormais l’indice « Bodyboard Score » : de 0 à 10 selon marée, période et vent. Un créneau offshore ne vaut rien si la vague dépasse votre niveau ou si cinquante riders se bousculent. Opter pour le banc secondaire permet souvent de tripler le nombre de vagues surfées. Quand Pipeline se transforme en zoo, les bodyboarders avertis filent à Pupukea Sand Bar : même houle, 30 % de monde en moins, tubes plus courts mais plus fréquents.

Techniques Fondamentales du Bodyboard

Tout comme en surf, il faut acquérir de la vitesse afin de partir efficacement sur une vague. Pour ce faire, il suffit de se positionner dans l’axe de la vague et de ramer et/ou palmer à son approche. Veillez à bien être centré sur votre bodyboard afin d’utiliser toute la surface de ce dernier pour glisser. Positionnez vos deux mains sur le nose de la planche et les coudes appuyés sur la planche. Une fois la sensation de glisse appréhendée, vous pourrez commencer à essayer de réaliser des courbes et des virages.

Le bodyboard étant dépourvu de dérives, ce sont ses rails qui permettent d’accrocher la surface des vagues et d’aller chercher des trajectoires. Il faudra basculer votre poids sur le côté vers lequel vous souhaitez tourner tout en tirant le rail opposé avec votre autre bras. Une fois la technique de bodyboard pour réaliser des virages acquise, vous pouvez vous essayer à quelques manœuvres comme le "cut back" qui est un changement de direction. Une fois sur votre vague, lancez votre virage en basculant l’ensemble de votre poids sur le rail opposé comme pour venir vraiment couper la vague avec ce dernier. Le "360" est aussi une figure de bodyboard facilement réalisable. Le bodyboard est une discipline intuitive dans laquelle il est facile de progresser. Si vous souhaitez vous rajouter de la difficulté, vous pouvez essayer de placer un pied à plat sur votre bodyboard. Dans ce cas de figure, on appelle ça le "dropknee".

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