La conception d’un maxi-trimaran, véritable géant des mers, est le fruit d’un intense travail collectif mélangeant haute technologie et artisanat. Fabriqué par le chantier naval CDK Technologies, le Maxi Banque Populaire XI par exemple, a nécessité 24 mois de travail et mobilisé 150 entreprises en plus du Team Banque Populaire. Avec son bureau d’études et l’ensemble de ses salariés, le Team Banque Populaire a fait la part belle au « made in France » en sollicitant en grande majorité des entreprises françaises et locales et en collaborant avec des centaines d’artisans, d’ingénieurs et d’architectes. Ces navires ne sont pas seulement des machines de course, mais des plateformes complexes où l’architecture structurelle dicte chaque aspect de l’aménagement intérieur et de l’ergonomie de navigation.
La genèse structurelle et le vol au-dessus des vagues
Le Maxi Banque Populaire XI a la capacité de « voler », et de se maintenir dans cet état grâce à ses appendices et leurs réglages. Conçu entièrement en carbone, la finesse des formes est marquante, le poste de pilotage, très innovant. Une recherche poussée a été menée afin d’améliorer l’aérodynamisme ; les foils, quant à eux sont environ deux fois plus grands que ceux des précédentes générations. Ces études en matière de performance ont toujours été menées en parallèle d’un autre enjeu majeur : la fiabilité et la sécurité à bord. Dans ce cadre, l’ensemble des parties critiques du bateau a été vérifié à deux reprises via un cabinet d’experts.
De son côté, dessiné par l’architecte Guillaume Verdier et son équipe en collaboration avec le bureau d’études Gitana, le Maxi Edmond de Rothschild est à la croisée des chemins entre un bateau archimédien et une unité volante. Tout dans les formes des flotteurs et de la coque centrale appelle au vol. Il est doté des dernières avancées architecturales et techniques en termes d’appendices, avec des safrans en T et des foils en L de plus de 5,4 m de hauteur. Toujours dans cette perspective, l’aérodynamisme de la plateforme a été particulièrement soigné. Gitana 17, de son nom de baptême, a été imaginé, développé et construit plus spécialement pour des navigations en solitaire, mais sera également parfaitement taillé pour les grands records en équipage.
Les appendices sont la genèse du projet. Ces « morceaux de carbone » profilés ont demandé des heures de navigation sur le Multi70 Edmond de Rothschild, véritable laboratoire d´essai, et de calculs aux ingénieurs du Team Verdier. Objectif : augmenter le rendement, minimiser le frein, autrement dit aller vite, toujours plus vite selon l´état de la mer. Le choix s´est porté sur des foils en L aux dimensions XXL et des safrans en T qui joueront le rôle d´élévateur. Ces safrans en T seront rétractables pour ne pas gêner la glisse du bateau et minimiser les risques de casse sur le flotteur au vent. « Partir des principes physiques premiers de l´objet », tel fut le point de départ de l´étude de l´équipe de Guillaume Verdier. Des flotteurs à fond plat créent une portance, évitent de se faire aspirer par le bas, augmentent la capacité à voler et assurent une excellente stabilité par mer formée.
Optimisation de la plateforme et aérodynamisme
L’utilisation de ces immenses plans porteurs implique de la hauteur pour les flotteurs et un maximum de raideur pour la plate-forme. Les bras reliés à la coque centrale demeurent donc rectangulaires - et non courbes - afin d’optimiser la rigidité. « Un surcoût en poids, mais un gain en fiabilité ». L’équipe d’architectes et d’ingénieurs du bureau d’études Gitana, sans cesse à la recherche d’un aérodynamisme exemplaire, a trouvé la solution du « carénage » pour ces bras droits. Fond plat, comme les flotteurs pour une portance diabolique, largeur modérée, hauteur significative pour un meilleur rempart à la mer, la coque centrale affiche également une forme « tulipée ».
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Tout est lié dans la recherche de performance. Le réglage des flaps, l’incidence des foils et le circuit hydraulique constituent le mode d’emploi complexe de ces navires. Comme sur les unités de la Coupe de l’America, le Maxi Edmond de Rothschild est doté de trois coques planantes aux étraves inversées permettant de rester au-dessus de l’eau et de « transpercer » les vagues. L’aérodynamisme de la nacelle est crucial : la casquette, rapportée à la coque centrale, permet de créer une cellule de vie très protégée et des plus efficaces. Racée, profilée pour diminuer le fardage et rester dans le caractère aérodynamique du bateau, cette casquette prolongée jusqu’au bras arrière est dotée de hublots minutieusement positionnés pour une vision optimale du plan de voilure. Les architectes ont cherché à créer un effet de plaque en minimisant l’espace entre cette casquette et le plan de voilure afin que la plate-forme soit le prolongement de la voile.
Ergonomie intérieure et vie à bord des multicoques
Longuement pensé par le bureau d’études Gitana, le cockpit, nerf de la guerre du Maxi Edmond de Rothschild, demeure ultra-ergonomique. La notion « d’intérieur » sur un maxi-trimaran de course diffère radicalement de celle d’un trimaran de croisière. Si le skipper Yves Le Blevec, à bord de l’Actual Ultim 3, plaisante en disant : « Là, on a fait le tour du bureau et de la salle de sport, maintenant on va rentrer dans les appartements… si on veut », il souligne la réalité spartiate de ces géants. La technicité prévaut sur le confort domestique, bien que l’ergonomie soit poussée à son paroxysme pour permettre aux marins de tenir sur la durée.
À l’opposé, le marché des trimarans de croisière met l’accent sur le confort. Le trimaran est un multicoque qui assure une meilleure stabilité et un confort de navigation en mer. Les passagers et les équipiers qui ont le mal de mer en monocoque se sentiront mieux sur un trimaran de croisière. Comme son nom l’indique, le trimaran est un voilier constitué de trois coques bien distinctes, avec une coque centrale plus grande et deux flotteurs connectés à la coque centrale par des bras de liaison. Le Waarship TR36 Performance propose un intérieur confortable avec une salle de bain et une cuisine. Le trimaran Neel 43 saura vous séduire par ses équipements modernes et par la convivialité de son intérieur. Idéal pour une croisière en famille, il dispose d’un espace de vie ensoleillé et agréable. Il abrite une cuisine équipée avec un réfrigérateur et un conservateur.
Grâce à ses grandes surfaces de parois vitrées, l’intérieur du Hanstaiger X1 est très lumineux. Ce modèle en édition limitée possède un grand flybridge central de 50 m² avec des mobiliers pouvant accueillir 10 personnes. Si vous recherchez un trimaran confortable, spacieux et performant, découvrez le modèle Leen 72 qui peut accueillir jusqu’à 10 passagers. Il se distingue par sa plage avant avec une grande avancée imitant le style d’une delphinière. Le cockpit, judicieusement protégé par la casquette de roof, est directement relié au carré. Il y a une baie vitrée coulissante qui permet de fermer ou d’ouvrir cet espace.
Évolution historique et diversité des modèles
L’histoire du trimaran moderne est riche. C’est un immigrant ukrainien qui a construit les premiers trimarans en contreplaqué aux États-Unis en 1945. Ce modèle de bateau a commencé à séduire dans les années 1960 et 1970. Grâce à de nombreuses améliorations au fil des années, le trimaran de croisière est reconnu pour sa grande vitesse, sa stabilité, son confort de navigation et la sécurité qu’il confère. Quorning Boats a développé des modèles de voiliers de plus en plus modernes, résistants et performants au fil de ces 50 ans d’existence. Le Dragonfly 40 Ultimate est comme l’aboutissement de tout un travail qui repose sur la longue expérience du groupe.
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Par ailleurs, des modèles comme le Rapido 40, réalisé par Triac Composite au Vietnam et dessiné par Morrelli et Melvin, se distinguent par une construction soignée réservée aux modèles dédiés aux courses, tout en renforçant le confort et la sécurité. Le Corsair Pulse 600 est un voilier de raid dessiné par François Pérus et Romain Scolari. Ce trimaran compact est apprécié pour sa légèreté, sa facilité de prise en main, une grande performance garantie par sa légèreté et son équilibre. En effet, sa proue inversée est beaucoup plus légère et elle plonge moins profondément dans les vagues.
L’acquisition d’un bateau est un projet qui mérite une mûre réflexion en tenant compte de certains critères. Si vous envisagez d’acheter un trimaran, vous devez choisir en évaluant la stabilité, la légèreté et la rapidité des modèles qui vous plaisent. Il n’existe pas de prix moyen universel. Un trimaran s’achète auprès d’un chantier naval, d’un spécialiste multicoque ou sur le marché de l’occasion. Le trimaran à voile moderne est un bateau cohérent, mature, décliné en une large gamme de modèles. Un crédit vous engage et doit être remboursé.
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