En wingfoil, le leash est bien plus qu'un simple accessoire ; il représente un équipement de sécurité indispensable, souvent négligé par les pratiquants, mais dont l'importance est capitale. Cet élément de liaison assure que le rider reste connecté à son matériel, prévenant ainsi la perte de la planche ou de l'aile, et garantissant la sécurité de tous sur l'eau. Il en existe deux types fondamentaux : le leash de planche et le leash d'aile. Chacun de ces leashes joue un rôle bien distinct et mérite d'être choisi avec une attention particulière, en fonction du niveau de compétence du pratiquant, des conditions de navigation rencontrées et du style de pratique adopté. La gamme de leashes disponibles est vaste, allant de 19,99 € à 81 € selon les modèles, et propose des options comme le leash ceinture, cheville, poignet, spiral ou Dyneema, chaque modèle répondant à un usage précis et des attentes variées.
Le Leash de Planche : Ancrage Essentiel et Sécurité Flottante
Le leash de planche est l'accessoire qui relie le rider à son support, le board, dans le but primordial d'éviter de le perdre en cas de chute. Cet équipement est particulièrement utile en mer, où le courant ou le vent peuvent rapidement emporter la planche loin du pratiquant en seulement quelques secondes. Grâce à ce dispositif, il est possible de récupérer instantanément la planche après une chute, ce qui permet de reprendre plus rapidement la session et, surtout, d'assurer une sécurité accrue. Toutefois, le leash de planche présente certains risques potentiels. Il peut notamment s'enchevêtrer, se coincer sous l'eau ou s'emmêler avec l'aile lors de manœuvres ou de figures complexes. Par ailleurs, la tension exercée sur le leash lors d'une chute peut parfois ramener la planche et son foil vers le pratiquant à grande vitesse, constituant un danger réel si l'on ne fait pas preuve d'une grande attention. Une planche de wingfoil, particulièrement celle équipée d'un foil, qui dérive seule, représente un danger significatif pour les autres pratiquants, d'où l'impératif de son utilisation. Une recommandation unanime insiste sur le fait de ne jamais utiliser un leash de surf pour le wingfoil. Ce n'est pas nécessairement une obligation légale sur la plupart des spots, mais c'est fortement recommandé, car les leashes de surf ne sont pas conçus pour supporter les contraintes spécifiques du foil, telles que la vitesse, l'angle de chute et la présence du mât. Ils peuvent s'accrocher au foil et créer des situations dangereuses. Chez Nomads Surfing, on estime qu’un équipement durable, bien choisi et bien utilisé, améliore non seulement l’expérience du surfeur, mais aussi son impact sur l’océan, une philosophie qui s'applique aussi au wingfoil, en privilégiant la longévité du matériel pour limiter l'impact environnemental lié au renouvellement.
Options d'Attache pour le Leash de Planche : Ceinture ou Cheville
Concernant l'attache du leash de planche, plusieurs options s'offrent aux riders, chacune avec ses avantages et inconvénients.
Le leash ceinture se fixe à la taille, via un belt dédié. Il offre une excellente liberté de mouvement, un atout majeur pour les manœuvres et les transitions. Ce type de fixation limite considérablement les risques d'enchevêtrement avec le foil ou les jambes du pratiquant. C'est le modèle le plus utilisé par les pratiquants réguliers, le rendant idéal pour le freeride et les longues sessions. L'un de ses avantages majeurs est la possibilité de l'équiper d'un système de décrochage rapide (quick release), permettant de se libérer instantanément de la planche en cas de danger. Cet ajout est indispensable dans des conditions fortes, en présence de courant, ou pour les riders qui naviguent seuls. En tirant sur la poignée spécifiquement conçue à cet effet, le leash se détache en une fraction de seconde, offrant une couche de sécurité supplémentaire. Le leash ceinture est d'ailleurs fortement recommandé pour le wingfoil, car il évite les enchevêtrements avec le mât du foil et offre une meilleure liberté de mouvement. Pour le freeride et le freestyle, un leash court (moins de 1 mètre) est souvent préféré, car il permet de garder la planche très proche après une chute, facilitant les redémarrages rapides. Pour le downwind, un leash plus long, de 1,5 à 2,5 mètres, offre davantage de liberté de mouvement, permettant à la planche de dériver un peu plus loin sans gêner le rider.
Inspiré du surf, le leash cheville s'attache au niveau de la cheville ou du mollet. Il est considéré comme le modèle le plus simple d'utilisation en raison de sa familiarité pour de nombreux pratiquants de sports nautiques. Cependant, il présente un inconvénient majeur en wingfoil : le leash peut s'enrouler autour du mât de foil lors des chutes, ce qui crée un risque accru de blessure. La présence du foil, avec ses arêtes vives et sa structure rigide, rend cette configuration potentiellement dangereuse, d'où la préférence pour le leash ceinture dans la pratique du wingfoil.
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Le Leash d'Aile : Maîtriser son Aile en Toutes Circonstances
Parallèlement au leash de planche, le leash d'aile est tout aussi crucial. Il relie la wing au pratiquant, généralement au niveau du poignet, mais d'autres configurations existent et sont débattues. Cet équipement est une obligation sécuritaire incontournable : sans leash, une aile lâchée dans le vent devient un projectile incontrôlable. Un tel objet peut blesser gravement d'autres riders, des nageurs ou des promeneurs sur la plage, transformant un incident mineur en situation dangereuse. Un leash d'aile bien choisi se doit d'être léger, discret et de ne pas gêner la navigation pour optimiser l'expérience du rider.
Points d'Attache du Leash d'Aile : Poignet ou Ceinture
Le choix du point d'attache du leash d'aile suscite des discussions parmi les pratiquants, avec des préférences marquées pour le poignet ou la ceinture.
Traditionnellement, le leash d'aile est attaché au poignet. C'est le cas des leashes Gong téléphone, qui, malgré une satisfaction globale, ont un point à améliorer : l'attache poignet est similaire à celle des leashes de surf, avec un anti-dérapant à l'intérieur, ce qui est pénible car il faut que le leash tourne librement autour du poignet lors des manœuvres. Lors des longues sessions, le leash de poignet peut devenir légèrement gênant, surtout si le bracelet est rigide ou mal ajusté. Un utilisateur a noté à propos d'un leash que le bracelet s'ouvre entièrement et n'a pas de système de sécurité en cas d'ouverture du velcro. Cependant, cela ne le gênait pas personnellement car il n'avait jamais eu ce souci. Il ajoutait qu'avec les émerillons, il n'y a pas de raison qu'on ait besoin de faire tourner le bracelet sur le poignet.
Cependant, de nombreux riders ont testé différentes configurations et préfèrent pour l'aile l'attacher à la ceinture avec un mousqueton. Le gros intérêt de l'avoir à la ceinture est la possibilité de ramer plus facilement dans les vagues, ce qui est très compliqué avec un leash poignet, selon certains témoignages. Cette configuration facilite également un grand nombre de manœuvres sans être gêné par le leash qui pendrait au poignet ou s'y enchevêtrerait. Un utilisateur de leash d'aile Takoon l'a trouvé de la bonne longueur en étant attaché à la ceinture. Il avait expérimenté avec un leash de 6 pieds de surf, mais il était trop long, ayant tendance à passer sous les genoux lorsqu'il montait sur la planche et à perturber ses démarrages. Attacher le leash à la ceinture offre une liberté de mouvement appréciable et réduit les interactions indésirables avec le matériel ou le corps du rider.
Matériaux et Conception du Leash d'Aile : Spiral, Dyneema et Élastiques Plats
Le choix entre un leash spiral et un leash Dyneema, ou d'autres matériaux élastiques, influence directement le confort et la praticité en navigation.
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Le leash spiral est enroulé comme un ressort, une conception qui réduit la traînée dans l'eau et limite les risques d'enchevêtrement. Il est généralement plus durable que le Dyneema et se rétracte naturellement quand il n'est pas sous tension, le rendant idéal pour le freeride polyvalent. Sa capacité à se raccourcir et à rester compact est un avantage certain pour éviter qu'il ne traîne et ne s'accroche.
Le leash en Dyneema, quant à lui, est ultra-léger et souple. Il se fait complètement oublier en navigation, ce qui en fait le favori des riders qui enchaînent les transitions et les figures avec fluidité. Cependant, il peut parfois être un peu plus fragile sur le long terme et, s'il n'est pas assez court, il peut traîner dans l'eau, augmentant les risques d'accrochage. Un utilisateur du leash fourni avec les wings Takoon V2, bien qu'il apprécie sa souplesse, a constaté un bémol : après quelques dizaines de minutes de navigation et de nombreuses transitions, le Dyneema vrille et raccourcit sérieusement. Cela oblige à s'arrêter, à décrocher le leash, à défaire les tours et à le raccrocher. Pour lui, la première fois que cela lui est arrivé, c'était lors d'une session sans vent, et le temps de réaliser le problème, son aile est partie avec le vent, heureusement qu'il n'était pas seul. Ce type de leash Takoon n'a d'ailleurs plus de mousqueton.
D'autres types d'élastiques, parfois qualifiés de "plats" ou simplement d'élastiques robustes, sont également en usage. Un utilisateur a décrit un tel leash : "L'élastique me semble robuste… Presque trop dur à étirer. D'autant plus marquant que je le trouve court. J'ai mesuré environ 75cm entre l'extrémité côté wing et l'émerillon côté poignet quand l'élastique n'est pas étendu." Cette description met en lumière des caractéristiques d'élasticité et de longueur spécifiques à certains modèles, cherchant un compromis entre compacité et extension nécessaire. Pour certains, le côté "élastique" du leash d'aile classique est un avantage, car il permet de rendre la tension plus progressive lors d'une sollicitation soudaine. Avec un simple bout (corde non élastique), il y aurait une crainte que cela sollicite trop brutalement l'attache sur la wing, augmentant le risque de rupture ou d'endommagement de l'aile. Un autre pratiquant a fait l'expérience d'un leash léger, le leash Takoon, mais il a trouvé que son cordon était plus gênant qu'un leash de type "téléphone" (spiral), car du fait de sa légèreté, il se balade trop dans tous les sens et s'accroche dans le harnais, ce qui est "un peu pénible".
Solutions "Fait Maison" et Durabilité
Face aux options du marché, certains riders optent pour des solutions "fait maison". Une cordelette de 6mm, par exemple, a été citée comme une alternative efficace : "Le 'c'est moi qui l'ai fait' fonctionne parfaitement ! aussi bien que les marques et permet au passage de faire des économies. Une cordelette de 6mm ne vrille pas, reste souple comme il faut et ne cassera pas !" Cette approche met en avant la recherche de simplicité, de robustesse et d'économie, tout en soulignant l'importance de la souplesse et de la non-torsion du leash.
Sécurité, Usure et Entretien des Leashes
La sécurité est une préoccupation majeure avec les leashes. La rupture d'un leash peut avoir des conséquences graves. Un pratiquant a malheureusement perdu son aile Takoon 4 m V1 suite à la rupture de la cordelette reliant le leash et l'aile. Cet incident s'est produit par 30 nœuds de mistral, à 400 mètres du bord, une situation qui l'a fait "flipper" concernant la sécurité des wings. Un autre a vu son leash lâcher en navigation, non pas à cause de la cordelette, mais à la connexion entre le bracelet et le cordon, qui a cassé net juste au niveau du bracelet. Fort heureusement, il avait les poignées en main, sans quoi il aurait perdu l'aile et aurait dû "galérer". Même après inspection suite à cette rupture, il était difficile d'identifier des traces d'usure, ce qui souligne la difficulté de prévoir une défaillance. Le leash Gong mentionné précédemment était intact ; c'est bien la cordelette qui a lâché.
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Le sport du wingfoil est relativement jeune, et la plupart des équipements sont récents. Cependant, il est prévisible que nous arrivions dans une période où certains de ces équipements commenceront à vieillir et à casser, avec des conséquences potentiellement graves, notamment en hiver où les conditions peuvent être plus rudes et les conséquences d'une perte de matériel plus critiques.
Pour garantir la longévité et la fiabilité de cet équipement essentiel, un leash mal entretenu peut casser au pire moment. Il est impératif de rincer systématiquement votre leash à l'eau douce après chaque session afin d'éliminer le sel et le sable, qui sont des facteurs d'usure accélérée. Il est également crucial de vérifier régulièrement, au moins une fois par mois, l'état des mousquetons, des coutures et de l'élasticité du leash. Cette inspection proactive permet d'identifier tout signe de faiblesse avant qu'il ne conduise à une rupture en pleine session. Chez NOMADS SURFING, chaque produit est pensé pour durer le plus longtemps possible, afin de limiter l'impact environnemental lié au renouvellement du matériel, et cette philosophie de durabilité s'étend aux pratiques d'entretien recommandées. Prolonger la durée de vie de l'équipement est une démarche à la fois économique, écologique et sécuritaire.