L'utilisation d'un leash est un aspect essentiel, voire indispensable, de la pratique des sports de glisse nautique tels que le kitesurf et le wingfoil. Cet accessoire, souvent perçu comme simple, joue un rôle primordial dans la sécurité du pratiquant et la préservation de son équipement. Une fixation adéquate est fondamentale ; ce qui peut sembler insignifiant peut en effet avoir de graves conséquences. Un rider qui perd son aile ou sa planche au large se retrouvera en grande difficulté pour la récupérer, surtout par vent fort qui éloigne rapidement le matériel, rendant toute récupération sans assistance quasiment impossible.
Dans l'univers du wingfoil, on distingue principalement deux types de leashes : un leash de poignet dédié à l'aile, et un leash pour la planche, qui peut être de cheville ou de ceinture, en fonction des préférences du pratiquant et des conditions de navigation. Pour le kitesurf, le leash principal est un leash de sécurité pour l'aile, auquel s'ajoute la question, souvent controversée, du leash de planche. Chaque modèle de leash répond à un usage précis et mérite d'être choisi avec soin, en tenant compte du niveau du pratiquant, des conditions de navigation et du style de pratique.
Le Leash d'Aile en Kitesurf : Un Dispositif de Sécurité Incontournable
Le leash de sécurité, ou leash d'aile, est le mécanisme qui assure la rétention de votre aile si le largueur du "chicken-loop" est activé. Cet élément est directement lié au largueur du chicken-loop, le "quick release". Il est crucial de comprendre que le leash de sécurité est lui-même équipé d'un largueur secondaire, destiné à être utilisé si l'aile conserve de la puissance même après le largage initial du chicken-loop. Il s'agit d'un élément de sécurité non négociable. Il est inacceptable que votre aile dérive au gré du vent après un largage du chicken-loop, car cela pourrait mettre en danger d'autres usagers du spot ou les personnes qui tenteraient de récupérer votre matériel.
Où Accrocher son Leash d'Aile ?
La question de l'attache du leash d'aile est souvent sujette à débat, mais un conseil fondamental s'impose : à moins que votre style de déhooké ne l'exige impérativement, votre leash de sécurité doit être connecté à l'avant de votre harnais. Il est fréquemment observé une attache à l'arrière, une pratique qui est fortement déconseillée. L'importance de cette recommandation est facile à saisir. Imaginez-vous être traîné sur ou sous l'eau, sur le sable ou des rochers, à des vitesses parfois très élevées (10, 20 nœuds ou plus), avec une traction exercée dans votre dos. Si, en plus, vous devez actionner un largueur situé au niveau de vos lombaires, vos chances d'y parvenir efficacement sont minimes.
Lors de l'achat de votre harnais, il est fortement recommandé de privilégier les modèles qui offrent un point d'arrimage direct à l'avant. Une simple boucle suffit souvent. Si votre harnais actuel n'en est pas pourvu, il est possible d'en créer un avec une cordelette. Il est cependant crucial d'éviter les connexions directes sur le crochet du harnais, afin de ne pas risquer que le chicken-loop et le largueur de votre leash ne s'entravent mutuellement. Dans tous les cas, une fois votre leash en place, il est impératif de vérifier que le largage sous tension s'effectue sans aucune difficulté.
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Quelle Longueur pour un Leash d'Aile ?
Les leashes de sécurité sont disponibles en versions courte et longue, chacune ayant ses propres avantages et inconvénients. La version courte est généralement plus discrète et moins susceptible de gêner le pratiquant pendant la navigation. En revanche, un leash long, surtout s'il est équipé d'un mousqueton à chaque extrémité, peut offrir des fonctions complémentaires très utiles. Il peut par exemple servir à sécuriser votre aile lorsque vous la tenez à la main pour vous déplacer, en accrochant le mousqueton du leash à l'emplacement prévu pour le leash de pompe. C'est une précaution judicieuse par vent fort et rafaleux lorsque vous devez vous éloigner pour atteindre l'eau. Un leash long peut également être utilisé pour "ferler" une aile ou pour décoller à partir d'un point fixe si vous ne disposez pas d'un "KiteHook". Après avoir testé les deux, beaucoup de riders préfèrent la version courte, malgré les services qu'un leash long peut rendre.
Une expérience avec un leash d'aile Takoon a montré qu'il est léger, mais que son cordon peut être plus gênant qu'un leash de type "téléphone". En raison de sa légèreté, il a tendance à se balader excessivement, s'accrochant parfois dans le harnais, ce qui peut devenir pénible. Une autre particularité rencontrée est que, après quelques dizaines de minutes de navigation et plusieurs transitions, le dyneema peut vriller et raccourcir significativement, obligeant à s'arrêter pour le décrocher, défaire les tours et le raccrocher. Pour certains, un leash "fait maison" avec une cordelette de 6mm fonctionne parfaitement, ne vrille pas, reste souple et est considéré comme incassable, offrant en plus des économies. D'autres apprécient le côté élastique des leashes classiques, qui permet de rendre la tension plus progressive, craignant qu'un simple bout ne sollicite trop l'attache sur l'aile.
Quand Faut-il Larguer son Leash de Sécurité ?
Le largage du leash de sécurité, qui libère complètement l'ensemble aile, lignes et barre, doit rester un geste de dernier recours. Il ne doit être effectué que si absolument nécessaire. La raison principale est évidente : vous risquez de perdre définitivement votre matériel. C'est un acte qui doit être mûrement réfléchi et réservé aux situations où toutes les autres options de sécurité ont été épuisées.
Le Leash de Wing (Wingfoil) : Adaptations et Spécificités
Le leash est un équipement de sécurité indispensable en wingfoil, bien que parfois négligé. Il en existe deux types principaux pour cette discipline : le leash de planche et le leash d'aile (ici, la wing). Chacun a un rôle distinct et doit être choisi avec attention. Le leash de wingfoil est un accessoire de sécurité obligatoire, tant pour l'aile que pour la planche. Les modèles varient : leash ceinture, cheville, poignet, spiral ou Dyneema, chacun adapté à un usage précis.
Leash de Poignet pour la Wing
Le leash d'aile, dans le contexte du wingfoil, relie la wing au pratiquant, généralement au niveau du poignet. Il s'agit d'un équipement de sécurité obligatoire : sans leash, une aile lâchée par le vent devient un projectile incontrôlable, potentiellement dangereux pour d'autres riders, nageurs ou promeneurs sur la plage. Un leash d'aile bien choisi se doit d'être léger, discret et de ne pas entraver la navigation.
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Certains leashes Gong téléphone sont globalement satisfaisants pour de nombreux pratiquants. Cependant, l'attache poignet, similaire aux leashes de surf avec un anti-dérapant à l'intérieur, peut être pénible. Idéalement, le leash devrait pouvoir tourner librement autour du poignet lors des manœuvres. Avec le temps, et comme le sport est relativement jeune, certains leashes commencent à vieillir et à casser, ce qui peut avoir de graves conséquences, surtout en hiver. Un incident a été rapporté où le leash a lâché à la connexion entre le bracelet et le cordon, qui a cassé net. Heureusement, le pratiquant avait les poignées en main, évitant ainsi la perte de l'aile. Malgré une inspection, aucune trace d'usure n'était visible avant la rupture.
Le leash fourni avec les wings Takoon v2 n'ont plus de mousqueton, ce qui convient à certains pour sa souplesse. Cependant, après quelques dizaines de minutes de navigation, le dyneema peut vriller et raccourcir sérieusement. Le bracelet de ce leash s'ouvre entièrement sans système de sécurité en cas d'ouverture du velcro, mais cela ne semble pas poser de souci à tous, d'autant plus qu'avec les émerillons, il n'y a pas de raison que le bracelet doive tourner sur le poignet. L'élastique de ce modèle peut être robuste, voire trop dur à étirer, et sa longueur (environ 75cm entre l'extrémité côté wing et l'émerillon côté poignet quand il n'est pas étendu) peut être perçue comme courte par certains.
Leash Spiral ou Dyneema pour la Wing ?
Le choix entre un leash spiral et un leash Dyneema influence directement le confort et la praticité en wingfoil.
- Leash Spiral : Ce type de leash est enroulé comme un ressort. Sa conception permet de réduire la traînée dans l'eau et de limiter les risques d'enchevêtrement. Il est réputé plus durable que le Dyneema et se rétracte naturellement lorsqu'il n'est pas sous tension. C'est un choix idéal pour le freeride polyvalent.
- Leash Dyneema : Ultra-léger et souple, le leash en Dyneema se fait complètement oublier en navigation. Il est très apprécié des riders qui enchaînent les transitions et les figures. Cependant, il peut être un peu plus fragile sur le long terme et peut traîner dans l'eau s'il n'est pas suffisamment court.
Un point important à retenir : les leashes "coiled" (spiraux) sont spécialement conçus pour le wingfoil afin d'éviter que le cordon ne s'enroule autour des bras pendant les manœuvres.
Le Leash de Planche : Entre Nécessité et Danger
Le leash de planche, qu'il soit utilisé en kitesurf ou en wingfoil, relie le pratiquant à sa planche afin d'éviter de la perdre en cas de chute. C'est un accessoire particulièrement utile en mer, où le courant ou le vent peuvent emporter la planche loin en quelques secondes. Il permet de récupérer instantanément la planche après une chute, de reprendre plus rapidement la session et, surtout, d'assurer une certaine sécurité. L'argument principal pour son usage est qu'il permet de ne pas perdre sa planche, ce qui est compréhensible pour tout débutant qui n'est pas encore certain de récupérer rapidement sa planche à chaque fois. Un instructeur de kitesurf avec plus de 15 ans d'expérience a constaté qu'il est courant que des pratiquants continuent d'utiliser un leash de planche en kitesurf, et que certaines écoles l'intègrent encore dans leur enseignement.
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Les Dangers du Leash de Planche en Kitesurf
En kitesurf, le leash de planche est source de controverses majeures en raison des risques physiques qu'il présente. Le danger principal réside dans le "retour de la planche" lors d'une chute ou d'un problème avec l'aile. Par un effet de transfert d'énergie, la planche est catapultée vers son point de fixation, c'est-à-dire le kitesurfeur. Les blessures qui en résultent sont souvent importantes, car une planche de kitesurf de type "twintip" est un objet fin, relativement lourd et affûté. Des études scientifiques ont documenté les risques et les blessures liées à cet "effet catapulte", notamment les accidents causés par le retour de la planche et les collisions planche/kitesurfeur.
D'autres scénarios à risque incluent des "head-shots" où la planche, aux bords fins et saillants, peut frapper la nuque sous le casque, la mâchoire ou le nez. Il arrive également que le renvoi de la planche et de sa fixation vienne se placer au niveau des lignes de l'aile et de la barre, provoquant le fameux "death-loop", un phénomène extrêmement dangereux où l'aile tourne en continu, générant une puissance incontrôlable.
L'Autre Côté Obscur : Le Leash de Planche et la Progression
Au-delà des risques physiques immédiats, l'utilisation d'un leash de planche en kitesurf peut freiner considérablement la progression du rider. Il limite l'expérimentation, les essais-erreurs, et surtout, empêche la pratique régulière et indispensable de la nage tractée. Le résultat est une stagnation et une difficulté à atteindre l'autonomie complète. Les pratiquants qui l'utilisent ont souvent de bonnes raisons, telles que la peur de perdre la planche ou de ne pas avoir à gérer la planche lors du redécollage de l'aile.
Certaines justifications courantes pour l'utilisation d'un leash de planche sont souvent réfutées par l'expérience et l'analyse :
- "Je porte toujours un casque" : Si le casque protège la tête, lors d'une chute, la planche termine sa trajectoire alors que seule la tête du kitesurfeur dépasse de l'eau. C'est précisément la zone classique des traumatismes liés au leash de planche. De plus, la planche peut frapper la nuque sous le casque ou le visage si le rider a le réflexe de se retourner.
- "Je ne fais pas de sauts" : La plupart des accidents, qu'ils soient graves ou mineurs, ne se produisent pas lors de sauts, mais plutôt lors de simples chutes, d'erreurs de pilotage de l'aile ou d'événements inattendus pouvant survenir en kitesurf.
- "Je ne l'utilise qu'avec du vent faible et/ou eau profonde" : Indépendamment de la force du vent, les risques restent présents car l'équipement est généralement adapté aux conditions. En eau profonde, c'est précisément le moment où l'apprentissage de la nage tractée devient essentiel. Personne ne pratique le "bodydrag" dans un lagon avec 80 cm d'eau.
Aborder la Question du Leash de Planche : Une Démarche Pédagogique
Aborder un kitesurfeur qui utilise un leash de planche doit se faire avec bienveillance et sans jugement. L'objectif est le partage et l'entraide, non la confrontation. Expliquer brutalement les dangers ne fera qu'entraîner une réponse défensive. Il est préférable d'adopter une "kite attitude", de prendre le temps d'en discuter calmement après une session, lorsque le pratiquant est détendu. Des questions ouvertes comme "Pourquoi utilises-tu un leash en ce moment ?" peuvent ouvrir la discussion. Il s'agit d'expliquer les risques, s'ils sont méconnus, et de proposer des solutions adaptées aux raisons de son utilisation.
Alternatives au Leash de Planche en Kitesurf
Pour ceux qui craignent de perdre leur planche, plusieurs alternatives existent pour pratiquer le kitesurf sans leash, avec une plus grande tranquillité d'esprit :
- Prendre un cours de nage tractée (Body-drag) : Reprendre un cours de perfectionnement n'est jamais une honte. Un cours privé pour maîtriser la nage tractée correctement coûte souvent moins cher qu'un leash enrouleur (environ 70 €). La nage tractée est la compétence fondamentale qui permet de se déplacer au vent et sous le vent lorsqu'on perd la planche. Elle doit être enseignée de manière complète pour être efficace dans toutes les situations (vagues, courants, vent difficile).
- 5 Conseils pour un Body-drag Efficace :
- Choquer l'aile aux changements de directions : Il est impératif de relâcher complètement la barre (remonter la barre) lors du passage de l'aile d'un côté à l'autre de la fenêtre de vent. Sinon, l'aile ne passera pas complètement vers 12h et générera de la puissance vers l'avant, annulant la progression.
- Sur le flanc, pas sur le ventre ! : Positionnez-vous impérativement sur le flanc (sur le côté) pour que l'eau prenne appui. Le corps remplace la planche, permettant ainsi de remonter au vent avec une légère vitesse d'avancement. Sur le ventre, l'eau passe sous le corps et vous ferez une dérive sous le vent.
- Ne pas vouloir trop remonter au vent : La remontée au vent s'effectue avec un angle d'environ 15° à 30° maximum au vent par rapport aux lignes de votre kite. Beaucoup de pratiquants, obnubilés par leur planche, forcent trop l'angle de remontée, annulant l'effet de cap et se transformant en ancre.
- Ne pas confondre vitesse et précipitation : Faire des bords de nage tractée trop courts est pénalisant. Gardez un œil sur votre planche, respirez, et faites des bords suffisamment longs pour être efficaces.
- Entraînez-vous ! : Un body-drag efficace pour récupérer sa planche nécessite de l'entraînement. Profitez d'un spot calme, abandonnez votre planche à plusieurs reprises et entraînez-vous à la récupérer de plus en plus rapidement.
- 5 Conseils pour un Body-drag Efficace :
- Installer un Système de type Gojoe : Si la peur de perdre la planche persiste, le système Gojoe de la marque Ocean Rodeo est un accessoire fonctionnel qui rend la planche visible de loin et l'aide à descendre au vent. C'est une bouée qui se positionne au niveau de la poignée de votre planche, facile à installer, pour un prix similaire à celui d'un leash enrouleur, mais totalement sans danger. Pour les adeptes du "Do It Yourself" (DIY), un système similaire peut être créé à moindre coût avec une frite de piscine, un ballon dans un filet, ou un brassard de natation.
La Persistance du Leash de Planche
Malgré les arguments et les dangers connus, le leash de planche n'a pas totalement disparu de l'équipement des débutants. La faute n'incombe pas uniquement aux kitesurfeurs. L'explication est souvent plus prosaïque : le débutant utilise un leash car il ne maîtrise pas encore son aile. Entre gérer l'aile et éviter les autres riders, la planche qui le suit sans encombre est un souci de moins à gérer. Le désir de naviguer prend souvent le pas sur les recommandations orthodoxes. La réalité du terrain, souvent loin des images idéalisées des réseaux sociaux, pousse les débutants à chercher toute aide possible pour simplifier leur expérience. La solution réside peut-être dans l'innovation, par exemple, une pièce mécanique qui céderait à une certaine pression, sur le principe des fixations de ski, pour éviter l'effet catapulte.
Les Leashes de Planche en Wingfoil : Cheville ou Ceinture ?
En wingfoil, l'utilisation d'un leash de planche est cruciale, mais le choix entre un leash de cheville et un leash de ceinture est important.
Leash de Planche Cheville
Inspiré du surf, le leash de cheville s'attache au niveau de la cheville ou du mollet. C'est le modèle le plus simple d'utilisation. Cependant, il présente un inconvénient majeur en wingfoil : le leash peut s'enrouler autour du mât du foil lors des chutes, ce qui crée un risque de blessure. De plus, il peut devenir gênant car il a tendance à se coincer dans les orteils ou entre les jambes.
Il est formellement déconseillé d'utiliser un leash de surf classique pour le wingfoil. Ces leashes ne sont pas conçus pour les contraintes spécifiques du foil (vitesse, angle de chute, mât) et peuvent s'accrocher au foil, créant des situations dangereuses. Une planche de wingfoil avec un foil qui dérive seule représente un danger certain pour les autres pratiquants.
Leash de Planche Ceinture
Le leash de ceinture se fixe à la taille via une ceinture dédiée. Il est devenu le modèle le plus utilisé par les pratiquants réguliers en wingfoil, notamment pour le freeride et les longues sessions.
- Avantages : Il offre une excellente liberté de mouvement et limite considérablement les risques d'enchevêtrement avec le foil ou les jambes. Puisque le cordon est dans le dos, il suffit de le dégager des pieds au départ, et il ne gênera plus. De plus, comme la corde part de la ceinture, il est facile de la saisir à portée de main sans avoir à se pencher, ce qui est idéal pour remonter sur la planche rapidement. Le fait de l'avoir à la ceinture est un gros avantage pour ramer dans les vagues, une manœuvre qui est très compliquée avec un leash de poignet. Cela facilite de nombreuses manœuvres sans être gêné par le leash.
- Système de Décrochage Rapide (Quick Release) : Ce modèle intègre souvent un système de décrochage rapide, permettant de se libérer instantanément de la planche en cas de danger. C'est indispensable dans des conditions fortes, dans le courant ou pour les riders qui naviguent seuls. En tirant sur une poignée, le leash se détache en une fraction de seconde.
- Longueur : La longueur du leash de ceinture a un impact direct sur le confort et la sécurité. Un leash court (moins de 1 mètre) est idéal pour le freestyle et les manœuvres rapides, maintenant la planche à proximité. Pour le "downwind", un leash de 1,5 à 2,5 mètres offre plus de liberté.
Les Gilets de Protection : Une Complémentarité Indispensable
Au-delà des leashes, les gilets de protection constituent une couche de sécurité supplémentaire essentielle dans la pratique des sports nautiques. On distingue deux principales familles de gilets.
Les Gilets de Flottabilité
Ces gilets sont homologués selon la norme "Newton", avec une flottabilité minimale de 50 Newtons. L'Europe reconnaît quatre niveaux d'homologation, mesurant l'efficacité du gilet :
- 50 Newtons : Pour une utilisation jusqu'à 2 miles (3,21 km) d'un abri. Pour 95% des riders pratiquant le wingfoil, un gilet de 50 Newtons est amplement suffisant.
- 100 Newtons : Pour une utilisation jusqu'à 6 miles (9,65 km).
- 150 Newtons : Pour une utilisation jusqu'à 60 miles (96,56 km).
- 275 Newtons : Pour une utilisation au-delà de 60 miles (96,56 km).Ces différentes inscriptions se trouvent généralement à l'intérieur du gilet.
Les Gilets d'Impact
Ces gilets, homologués CE, sont conçus en néoprène et renforcés par des blocs de mousse souple. Ils protègent efficacement des chocs et préservent la cage thoracique, le dos et les côtes. Bien qu'ils offrent un peu moins de flottabilité que les gilets 50 Newtons, leur principal avantage est d'être moins encombrants en navigation. Certains modèles sont spécifiquement conçus pour être compatibles avec un harnais de kitesurf ou de windsurf, permettant une utilisation multisports nautique.
Caractéristiques Générales des Gilets de Protection
Pour tous les modèles, plusieurs options d'enfilage sont proposées : un passage par la tête avec des sangles de serrage latérales pour l'ajustement, ou un zip frontal ou latéral pour une facilité accrue. Certains modèles incluent des poches extérieures et des panneaux réfléchissants, utiles pour être plus facilement localisé en mer.
Pour le choix de la taille, un tableau indicatif est souvent fourni par les fabricants :
- S : Poids 40 < 60 Kg, Tour de poitrine 86 - 92 cm
- M : Poids 50 < 80 Kg, Tour de poitrine 92 - 98 cm
- L : Poids 60 < 90 Kg, Tour de poitrine 98 - 104 cm
- XL : Poids 70 < 100 Kg, Tour de poitrine 104 - 114 cm
- XXL : Poids 80 < 120 Kg, Tour de poitrine 114 - 124 cm