Larguer une amarre de bouée : techniques, sécurité et expertise maritime

Qu’y a-t-il de plus beau que de jeter l’ancre dans une baie déserte ? Cela ne coûte rien, on est tranquille et le ciel étoilé peut être contemplé sans lumière gênante. Dans la pratique, les plus belles baies sont souvent occupées par d’autres mouilleurs qui, pour couronner le tout, ont des comportements différents. Le fer de base tombe alors avec un sentiment de malaise ou pas du tout. Le repos nocturne détendu n’est en tout cas plus de mise, et si le lendemain matin, en remontant la chaîne, on attrape aussi celle d’un bateau voisin, la débâcle est parfaite. Pour la nuit suivante, on accepte de nouveau avec reconnaissance une place sur le ponton à un prix exorbitant.

Une place de bouée de marquage se compose de différents éléments. Au-dessus de la surface de l’eau se trouve un flotteur bien visible sous forme de bouée. Elle est reliée par une chaîne à l’engin de base qui repose sur le fond marin ou qui est parfois même enterré. Il s’agit le plus souvent d’un bloc de béton immergé, mais de grandes ancres ou des boulons de fixation peuvent également servir de point fixe. Il existe différentes possibilités d’attacher ou de passer les cordes d’amarrage à la bouée. Il peut s’agir d’une boucle de cordage fixée à la chaîne ou d’une tige de fer avec un œillet traversant la bouée.

Comprendre le système de bouées d’amarrage principales

Un système d’amarrage bien conçu nécessite des calculs précis du poids de votre bateau et des forces hydrologiques locales. Vous devez prendre en compte le débit de marée maximal et l'onde de tempête, ou votre matériel coûteux risque de se casser. Il est indispensable de se renseigner sur les différents types de bouées d’amarrage avant d’investir dans du matériel lourd. La physique des systèmes d’amarrage des bateaux repose sur la capacité à absorber les chocs et à répartir le poids important sur toute la chaîne immergée. Le matériel doit pouvoir fléchir sous l’effet de vents violents afin que les pièces métalliques ne cassent pas.

La courbe caténaire créée par la lourde chaîne inférieure forme une courbe profonde qui absorbe l’énergie du choc avant qu’elle n’atteigne l’ancre. Il est impératif de respecter un rapport de portée d’au moins trois pour un en eau calme, et de l’augmenter à sept pour un dans les zones océaniques agitées. La limite de charge de travail (WLL) de chaque manille et émerillon métallique doit être égale à trois fois votre force de traction calculée. L’équipement sous-marin doit transformer l’énergie des vagues en un mouvement de levage sur la chaîne au lieu de tirer fortement sur un seul point, tandis qu’un bon positionnement des brides empêche le bateau de tanguer violemment, réduisant ainsi la pression latérale dangereuse.

Évaluation des variables environnementales locales

Lorsque vous installez un mouillage dans une nouvelle zone, vous devez étudier la météo locale et la géographie océanique exacte. Le comportement des ancres varie considérablement selon le type de fond. Il est nécessaire de mesurer la profondeur de l’eau à marée haute pour déterminer la longueur totale de chaîne. Vous devez également adapter votre choix d’ancre en fonction de la nature du fond marin : vase épaisse, sable dur ou roche solide. Enfin, les chocs les plus importants varieront en fonction de la grande distance en eau libre où le vent génère de grosses vagues.

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Identification de la meilleure configuration de bouée

Il n’existe pas de système d’amarrage idéal pour tous les bateaux, car le matériel dépend entièrement de la taille de votre bateau et des conditions de navigation locales. Installer soi-même un système d’amarrage est très dangereux si vous ne maîtrisez pas les calculs précis. Vous devez connaître la longueur totale exacte de votre bateau (LOA) afin de pouvoir acheter les pièces métalliques aux dimensions appropriées. Un bateau lourd nécessite un lest d’ancre beaucoup plus lourd afin que le vent ne traîne pas toute la structure sur le sable. De plus, un bateau haut doté d’un grand toit crée une pression latérale considérable lors d’un orage violent. Le profil de tirant d’eau de la coque est également crucial : la coque profonde d’un voilier se comporte différemment de la coque plate d’un bateau à moteur, ce qui modifie le type de corde élastique nécessaire.

Sélection de l’ancre de bouée d’amarrage principale

L’ancre de la bouée d’amarrage constitue l’élément principal du système sous-marin. Choisir un type d’ancre inadapté aux fonds marins locaux expose inévitablement à déraper lors d’une tempête. Les ancres pyramidales lourdes s’enfoncent rapidement dans la vase molle et le sable meuble. Une courte tige métallique empêche la chaîne de s’enrouler autour de l’ancre, évitant ainsi que le matériel ne s’emmêle. Les larges plaques de base inclinées offrent une adhérence exceptionnelle en créant un effet de succion puissant sur le fond marin.

À l’inverse, l’ancre champignon classique nécessite une vase très profonde pour créer la résistance nécessaire. Elle peut mettre plusieurs semaines à s’enfoncer profondément, et il est impératif d’attendre avant d’y amarrer un gros bateau. Un changement soudain de la direction du vent peut faire basculer la cloche en fer hors de la vase. Pour les fonds rocheux, un bloc de béton repose entièrement sur la gravité et l’effet de succion. Cependant, il perd près de la moitié de son poids dans l’eau salée. Pour les systèmes modernes, les ancres à hélice hydraulique offrent une sécurité exceptionnelle avec une empreinte infime sur les fonds marins préservés.

Protocoles opérationnels : comment utiliser une bouée

Mouiller l’ancre, prendre un coffre, larguer les amarres : rien de plus simple à condition de bien préparer les opérations. Pour une approche en solo, le franc-bord étant plus élevé à la proue, il peut être judicieux d’aborder par la poupe et d’utiliser la plate-forme ou l’échelle de bain. Le barreur peut ainsi mieux voir la bouée. Sinon, il est possible de passer et de rendre les amarres depuis une annexe.

Idéalement, il faut poser une amarre de chaque taquet avant. Un crochet d’amarrage breveté est un excellent outil pour enfiler l’amarre. Pour le nœud de chaise, voyez grand ! L’idéal est de tourner l’aussière au taquet du bateau, mais si vous devez faire un nœud de chaise, ne lésinez pas sur la taille de sa boucle. Avec une gaffe classique, opérez à trois : le gaffeur indique au barreur la situation de la bouée. Une fois l’anneau saisi, la gaffe le hisse à la portée de l’équipier qui va y passer l’aussière. Ne cherchez surtout pas à retenir la bouée avec la gaffe. Avec une gaffe automatique, il suffit de crocheter l’anneau de la bouée avec le mousqueton de l’amarre préalablement saisi sur le taquet.

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Maintenance et devoir de diligence du skipper

Le problème fondamental est que les équipages ne peuvent souvent pas vérifier l’état d’un harnais de fond immergé. Il est utile de contacter l’exploitant, s’il est connu, et de lui demander des informations sur le poids pour lequel le système a été conçu et sur la date des derniers travaux de maintenance. Le skipper a tout intérêt à être attentif aux défauts apparents de la bouée d’amarrage afin de minimiser le risque de rupture. Pour satisfaire à son devoir de diligence, il devrait toujours veiller, en cas d’absence prolongée, à ce qu’une autre personne aille régulièrement contrôler la bouée et le bateau.

En règle générale, plus le lieu d’amarrage semble incertain, plus il faut surveiller le bateau. Si le harnais de base est bien entretenu et que le bateau est adapté à celui-ci, on peut partir du principe que l’endroit est non seulement confortable, mais aussi sûr, si les conditions météorologiques sont modérées. L’assurance pourrait refuser de verser une prestation si la négligence grave est invoquée.

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