Le massif du Néouvielle, niché au cœur des Hautes-Pyrénées, se révèle comme un espace naturel montagnard d'une originalité bioclimatique exceptionnelle. Cette "montagne au cœur des Pyrénées" forme une barrière granitique imposante, s'étageant entre 1 800 et 3 091 mètres d'altitude, qui sépare la vallée des Gaves de la vallée des Nestes. Ses richesses floristiques et faunistiques, ses nombreux lacs et ses paysages façonnés par les anciens glaciers en font depuis longtemps l’objet d’une attention toute particulière. Trop beau pour le louper, ce site offre un dépaysement garanti, invitant à découvrir un panorama unique entre les pins à crochets, les lacs d’altitude et les crêtes majestueuses.
L'histoire de la préservation de ce territoire est remarquable. Créée en 1936, cette réserve est l'une des toutes premières de France, témoignant d'une reconnaissance précoce de son importance écologique. Déjà en 1922, la fondation d’un laboratoire de biologie, qui est l'actuel bâtiment d’accueil de la réserve, confirmait l’intérêt scientifique du site du Néouvielle. Grâce à l’action des professeurs Chouard et Bressou, considérés comme les « pères de la Réserve », la Réserve naturelle nationale du Néouvielle « naît » en 1936. À l'époque, la Société d’acclimatation de France louera à la commune de Vielle-Aure et administrera alors les 2 313 hectares de la Réserve. En 1968, l’État prendra le relais et, par décret ministériel, créera officiellement la Réserve naturelle nationale du Néouvielle, dans sa forme actuelle. Ancienne zone de pastoralisme, cette réserve naturelle nationale est aujourd'hui un laboratoire scientifique à ciel ouvert, où plus d’une dizaine d’espèces protégées cohabitent avec des troupeaux en liberté, des roches granitiques et des cours d’eau limpides. Les glaciers du Quaternaire y ont façonné le paysage de manière spectaculaire, sculptant le granite en cirques à fond plat séparés par des arêtes en "chenille", offrant ainsi des panoramas grandioses qui invitent à la contemplation.
Un Royaume de Lacs aux Multiples Facettes
Le massif du Néouvielle est véritablement le royaume des lacs, façonné par les glaciers, il en compte plus de 70. Certains de ces plans d'eau sont petits et secrets, tandis que d'autres sont vastes et majestueux, mais tous ont un petit effet "wahou" garanti pour le visiteur. Ces lacs, qu'ils soient glaciaires ou artificiels, sont au cœur de l'identité du Néouvielle.
Parmi les grands classiques et les plus célèbres, le Lac d’Aubert et le Lac d’Aumar forment un duo star. Le Lac d'Aubert, situé à 2 148 mètres d'altitude, est réputé pour ses eaux parfois teintées d’émeraude et sa surface réfléchissante qui renvoie les sommets environnants, notamment le Pic de Néouvielle, créant un spectacle visuel saisissant. Le Lac d’Aumar, adjacent au Lac d'Aubert à 2 192 mètres, est souvent décrit comme plus sauvage et plus clair, offrant des vues superbes qui mettent en valeur les pics du Néouvielle et du Ramougn pour un spectacle pyrénéen par excellence. Ces deux lacs sont accessibles via des sentiers faciles, ce qui en fait un must à faire au moins une fois, propices aux reflets, à la lumière et à l'altitude.
Un autre lac incontournable est le Lac de Cap de Long. Immense et minéral, il est dominé par les crêtes et se distingue comme le plus grand réservoir des Hautes-Pyrénées, connu pour son impressionnant barrage de 100 mètres de haut et ses paysages accidentés et rocailleux. C'est un lac qui invite à la grandeur et à la contemplation face à l'ingénierie humaine et la puissance de la nature.
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Le Lac d’Orédon, quant à lui, est le premier lac de barrage construit en France. Il est vivement recommandé pour un accès facile grâce à son parking situé juste au bord de ses rives. Ses eaux turquoise sont un spectacle magnifique, et il sert de point de départ pratique pour explorer d'autres lacs de la réserve du Néouvielle, y compris les sentiers menant au Lac d’Aubert, au Lac d’Aumar et aux Laquettes, qui constituent un ensemble de petits lacs pittoresques. Le Chalet-Hôtel d'Orédon, situé à une altitude de 1850 mètres, offre également des possibilités d'hébergement.
Le Lac d’Oule est un autre lac notable, un lac artificiel créé entre les deux guerres mondiales pour alimenter la centrale hydroélectrique de l’Eget. La partie initiale de la randonnée vers le Lac d’Oule est considérée comme très facile, ce qui en fait une bonne option pour les débutants ou les familles. Ce grand lac, avec ses eaux pures et transparentes, est campé dans un bel écrin de haute montagne, bordé de pins à crochets.
Enfin, les Lacs de Bastan, une chaîne de trois lacs glaciaires, offrent une expérience de montagne plus immersive. Ces lacs aux eaux bleues et pures, enchanteurs, sont généralement accessibles via une randonnée depuis le Lac d’Oule. On y trouve un petit refuge où la fameuse tarte aux myrtilles fait de l’œil aux randonneurs.
Les lacs du Néouvielle, qu'ils soient les plus grands ou les plus secrets, illustrent la diversité et la beauté des paysages façonnés par l'histoire glaciaire de la région.
Une Biodiversité Précieuse et Protégée
Le massif du Néouvielle est un véritable trésor de biodiversité, protégé depuis 1935 et classé Réserve naturelle nationale. Cette zone exceptionnelle abrite une faune et une flore remarquables, incluant plusieurs espèces endémiques que l’on ne trouve nulle part ailleurs, ce qui en fait un haut lieu de la richesse naturaliste, en particulier pour ses milieux aquatiques.
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Côté faune terrestre et aérienne, l’incontournable marmotte des Alpes (Marmota marmota) est visible dès les premières chaleurs, sifflant et bondissant dans les prairies d’altitude. En restant discret, tôt le matin ou au crépuscule, vous aurez toutes les chances d’apercevoir cette nature rare dans son état le plus pur. On peut également observer le Loxia curvirostra, ou bec-croisé des sapins, un petit oiseau au bec croisé très particulier, adapté à l’ouverture des cônes de pins à crochets. Le Desman des Pyrénées, le Grand tétras et l'Isard comptent également parmi les 180 espèces animales recensées dans la réserve. Les vautours et gypaètes sont aussi souvent au rendez-vous, planant majestueusement au-dessus des sommets.
Côté faune aquatique, les lacs glaciaires du Néouvielle abritent une faune fragile, composée principalement d’invertébrés, d’amphibiens et de quelques espèces de poissons introduites, comme la truite fario. Ces milieux aquatiques sont très sensibles et font l’objet de suivis scientifiques réguliers. L’Alyte, un amphibien dont la larve peut rester en cet état durant 10 ans, est un exemple de la faune aquatique fascinante présente ici.
Quant à la flore, la réserve est un florilège de paysages et d’habitats, un haut lieu de diversité végétale avec pas moins de 1 250 plantes vasculaires, c’est-à-dire des plantes dotées de vaisseaux pour transporter la sève. Parmi elles, plusieurs espèces endémiques des Pyrénées poussent uniquement dans ces conditions extrêmes de haute altitude, entre roches granitiques, étangs glaciaires et pentes exposées. La Subulaire aquatique et l’Androsace des Pyrénées sont deux exemples de ces espèces rares. L’omniprésence des milieux aquatiques permet également l’observation de 571 espèces d’algues et de deux tiers des espèces françaises de sphaignes.
Le pin à crochets est une figure emblématique de ce paysage. Un des plus anciens pins survivants de l’ère glaciaire, il est particulièrement adapté aux conditions climatiques rigoureuses de l’étage subalpin. Il est en effet résistant à la sécheresse, mais également au froid et au vent. Arbre d’altitude et de lumière, sa silhouette est surtout remarquable dans les stations les plus élevées où des arbres isolés au port torturé se maintiennent jusqu’à des altitudes record dans un milieu de blocs et de gros rochers. Le royaume du Pin à crochets s’y déploie jusqu’à 2 800 mètres d’altitude, cohabitant avec ses landes à rhododendrons, ses pelouses alpines, ses tourbières et ses zones humides.
La Réserve naturelle est sous l’influence des domaines atlantique, méditerranéen et continental grâce à son exposition générale orientée au sud et à l’abri d’une haute crête, du pic de la Munia à l’Arbizon. Son micro-climat plus chaud et plus sec lui confère un étagement de la végétation plus élevé qu’alentours, favorisant l'épanouissement d'une biodiversité luxuriante. Mosaïque d’habitats, la réserve naturelle nationale du Néouvielle est reconnue par le monde scientifique pour sa richesse naturaliste et notamment ses milieux aquatiques. Des suivis scientifiques sont réalisés au sein de la Réserve naturelle nationale du Néouvielle par le Parc national des Pyrénées et/ou ses partenaires, notamment le suivi de la Subulaire aquatique. Le Parc national des Pyrénées assure d’ailleurs l’animation du site Natura 2000 du Néouvielle, un territoire de 6 176 hectares comprenant notamment l’intégralité de la Réserve naturelle nationale du Néouvielle, dont il est également gestionnaire. Particulièrement riche en habitats et espèces remarquables, ce site fait l’objet d’actions visant à préserver ses paysages et écosystèmes tout en conciliant les usages. En automne 2022, le Parc national des Pyrénées a rendu hommage aux pionniers de l’hydrobiologie de terrain qui ont, voici cent ans, créé le laboratoire d’Orédon. Un fascicule Focus consacré à Orédon - un lac, un laboratoire, une réserve - a même été édité, soulignant les valeurs scientifique, historique, humaine et culturelle de ce site.
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Accéder au Néouvielle : Itinéraires et Moyens de Transport
Le Néouvielle, c’est toute l’année, mais pas pour les mêmes plaisirs ! Envie de lac naturel, de fraîcheur, de beau paysage et de grand air ? Le massif du Néouvielle vous ouvre les portes d’un site naturel unique. La meilleure période pour visiter les lacs de la Réserve Naturelle du Néouvielle est généralement les mois d'été, car les routes d’altitude comme la 'Route des Lacs' (D177) sont ouvertes. C'est la haute saison : sentiers animés, flore en pleine forme, et parfois… quelques marmottes curieuses ! Le tourisme est à son apogée, mais la réserve de Néouvielle est si vaste qu'il suffit de s'enfoncer un peu pour être tranquille.
Rejoindre le massif du Néouvielle est "Facile… ou presque !", car il y a plusieurs portes d’entrée, et chacune offre son petit plus. Il est essentiel de penser à consulter les conditions météo et d’accès avant de partir : certaines routes ou sentiers peuvent être fermés selon la saison ou les conditions d'enneigement tardif sur les cols d'altitude.
Depuis La Mongie, vous pouvez rejoindre la trace du GR10 à Artigues en vous garant au niveau du hameau d’Artigues, ce qui permet de rejoindre le refuge de Campana en passant par les lacs de Gréziolles. Un deuxième choix, le plus simple, est de se diriger vers La Mongie village pour se garer et partir en randonnée droit devant.
Du côté de Barèges, plusieurs options s'offrent aux visiteurs. Depuis le parking de chez Louisette, le chemin mène vers le parking du Lienz, puis en direction du refuge de la Glère pour une entrée en douceur dans la réserve. Le parking de Tournaboup (accessible depuis Barèges) est idéal pour monter à pied vers les lacs de Bastan ou la Hourquette d’Aubert. L'accès au départ de l'itinéraire depuis Tournaboup est accessible directement en transports publics uniquement en haute saison estivale : pendant les vacances scolaires d'été et les week-ends de juin et septembre. La gare SNCF la plus proche est Lourdes, avec une liaison par bus LIO n°965 circulant toute l'année de Lourdes à Barèges (village). Du village de Barèges au départ de la rando (Tournaboup), deux options sont possibles : une navette estivale Barèges-Tournaboup (réservation et horaires auprès de l'Office de Tourisme de Barèges) qui circule uniquement en haute saison estivale, ou bien à pied en rejoignant le lieu-dit Tournaboup par un sentier balisé (GR10 - marques blanches et rouges) depuis le village de Barèges, ce qui prend environ 50 minutes de marche pour 250 mètres de dénivelé.
Le point d'entrée à Aragnouet, par le lac d’Orédon (via Saint-Lary et Aragnouet), est l’accès le plus connu. Il s'agit d'une route spectaculaire, avec un parking à 1 900 mètres. Les navettes estivales sont obligatoires en juillet-août pour préserver le site du côté du lac d’Orédon et Cap de Long, afin de limiter les véhicules. Pendant les mois de pointe de l’été, l’accès en véhicule personnel sur la 'Route des Lacs' (D177) entre le Lac d’Orédon et le Lac d’Aubert est restreint, mais un service de navette payant pratique est disponible pour un accès aisé à ces zones. Pour ceux qui viennent en véhicule à Saint-Lary Soulan, un parking est disponible à l'hôtel, et un transfert en minibus est organisé depuis la gare de Lannemezan.
Randonner au Cœur du Néouvielle : Des Sentiers pour Tous
Les amoureux de la nature sont ici au paradis, de nombreuses randonnées sont possibles et le tour du Néouvielle peut se faire de refuge en refuge, avec cinq refuges gardés dans le massif. Ce voyage est une invitation à ralentir et à parcourir la montagne dans sa version la plus lumineuse, s’adressant aux marcheurs curieux, amateurs de randonnées accessibles, qui cherchent un équilibre entre mouvement, contemplation et confort. Le massif du Néouvielle est l’un des plus fréquentés des Pyrénées durant l’été, offrant de magnifiques paysages avec une multitude de lacs pour des expériences de randonnée variées.
Pour un accès facile, le Lac d’Orédon est un point de départ pratique pour explorer d’autres lacs de la réserve du Néouvielle, y compris les sentiers menant au Lac d’Aubert, au Lac d’Aumar et aux Laquettes. La partie initiale de la randonnée vers le Lac d’Oule est considérée comme très facile, ce qui en fait une bonne option pour les débutants ou les familles.
Des sentiers populaires partent du Lac d’Aubert, y compris une promenade circulaire autour du lac ou une boucle combinée avec le Lac d’Aumar. Le GR 10, sentier de grande randonnée, suit également la rive est du Lac d’Aubert. Pour une expérience de montagne plus immersive, la chaîne de trois lacs glaciaires connue sous le nom de Lacs de Bastan est une option à considérer, généralement accessible via une randonnée depuis le Lac d’Oule.
Plusieurs itinéraires sont proposés pour découvrir la richesse du massif. Au départ du lac d’Orédon, nous prendrons de la hauteur à travers une belle forêt de pins pour admirer ses eaux turquoise. Le célèbre pic du Néouvielle plonge directement ses flancs dans le lac d’Aubert, que nous longerons par le nord-ouest avant de nous élever vers la Hourquette d’Aubert, qui offre un superbe panorama sur les lacs du Néouvielle et la vallée opposée. En remontant cette vallée verdoyante adjacente au Néouvielle, au pied de grands sommets majestueux, nous aurons à coup sûr la chance d’observer de jolies marmottes qui se dorent au soleil. Les vautours et gypaètes sont également souvent au rendez-vous.
Au départ du col de Portet, nous emprunterons un sentier en balcon qui nous permettra d’admirer de superbes panoramas sur le pic du Néouvielle et le lac de l’Oule, avant de découvrir les eaux bleues et pures des enchanteurs lacs de Bastan et le petit refuge où la fameuse tarte aux myrtilles fait de l’œil.
Pour les plus sportifs, une boucle sportive de 3 jours permet de découvrir le surprenant massif granitique du Néouvielle. Au programme, des dizaines de lacs de montagne, ses forêts caractéristiques de pins à crochets et sa faune endémique promettent un dépaysement garanti. Cet itinéraire emprunte un tronçon non balisé sur l'étape 1 (col de Barèges), nécessitant une bonne aptitude à l’orientation sur ce tronçon. Les itinéraires révèlent peu à peu la diversité de la vallée, entre pins à crochets, silence d’altitude et vastes panoramas.
Il est recommandé de visiter le massif de fin juin à fin septembre. Des impondérables sont toujours possibles, et des situations indépendantes de notre volonté peuvent en modifier le déroulement, telles que la météo ou le niveau des participants. Le site web Visit-neouvielle.com vous présente toutes les options d’itinéraires sur le massif du Néouvielle, de 2 à 6 jours de randonnée, une véritable mine d'informations. Outre la randonnée, la région offre diverses activités de plein air, telles que l'exploration de pistes VTT, le cyclisme sur route, ou des randonnées vers des cascades, avec des options pour différents sports et niveaux de difficulté.
Les Refuges du Néouvielle : Accueil et Histoires de Gardiens
Les refuges du Néouvielle jouent un rôle essentiel dans l'accueil des randonneurs et la découverte du massif, offrant des havres de convivialité et d'informations précieuses. Cinq refuges sont gardés dans le massif, permettant des tours du Néouvielle de refuge en refuge.
Lionel Robert, le gardien du refuge de l’Oule, est un véritable enfant du pays pour la Réserve du Néouvielle. C’est ici que, depuis l’âge de 8 ans, ses parents l’ont "occupé" pour les vacances, lui ont appris le métier de gardien de refuge. Depuis, il ne s’est jamais vraiment éloigné d’Orédon, s'émerveillant devant chaque lever et coucher du soleil. Son CV est long comme le bras : cuisinier pâtissier de formation, Lionel débute sa carrière en salle à manger de direction, chez Dreyfus, une fois l’école hôtelière terminée. Puis, il mitonne des repas d’affaires à l’Hôtel des ministres avant d’enchaîner plusieurs saisons en restaurant d’altitude dans les Alpes, en Corse, et en Angleterre pour une brasserie de luxe. Le cuisinier achève son périple dans des restaurants gastronomiques dont un côté au Gault et Millau. L’enfant du pays gagne ainsi ses lettres de noblesse et revient sur son terrain de jeu favori, apportant son expertise culinaire au refuge.
Au refuge de Campana, Berny et Philippe sont les gardiens. Berny, originaire de Lourdes, a un passé de compétiteur en ski alpinisme, tandis que Philippe, Pyrénéen d’adoption, a concouru en kayak. Tous deux exercent comme éducateurs sportifs, animateurs et accompagnateurs en montagne dans différentes vallées des Pyrénées. Garder Campana est à la fois un défi et une belle aventure pour eux. Ils affectionnent la vallée de Campan depuis longue date. Ils ont eu la chance d’être gardiens de l’ancien refuge pendant 2 ans, puis de suivre la construction du nouveau refuge en s’occupant de la base de vie des ouvriers, pour enfin garder le nouveau refuge en famille. Passionnés de montagne, été comme hiver, ils prendront plaisir à vous renseigner sur les itinéraires aux alentours du refuge, à partager les anecdotes du coin et à vous recevoir dans une ambiance conviviale autour d’un bon repas à base de produits locaux. Une mention spéciale est attribuée aux pâtisseries et au pain bio maison qu'ils proposent.
Béatrice Caucat, gardienne du refuge de la Glère, était une Parisienne active quand, soudain, un jour elle a senti l’appel de la montagne. Elle explique : « Je suis venue dans les Pyrénées pour passer mon diplôme d’accompagnateur en montagne. Pendant ma formation, j’ai travaillé en refuge en qualité d’aide-gardien. Ce fut une révélation et mon choix s’est imposé comme une évidence. Une fois mon diplôme en poche, j’ai obtenu le gardiennage du refuge de la Glère. »
D'autres refuges sont essentiels pour les randonneurs. Le refuge d’Aygues-Cluses, à 2135 mètres d'altitude, est une étape possible. Le Chalet-Hôtel d’Orédon, à 1850 mètres, propose également un hébergement.
Cependant, il est crucial de noter l'état du refuge de Bastan, situé à 2248 mètres. Selon l'arrêté municipal du 29 avril 2025, signé par Madame Maryse Beyrié, Maire de Vielle-Aure, le refuge du Bastan est fermé administrativement à compter du 29 avril 2025 jusqu’à nouvel ordre pour raisons de sécurité, même sa partie hivernale. Sa réouverture est envisagée courant juillet 2026, mais la date précise n’est pas communiquée à ce jour. Il est donc impératif de se renseigner systématiquement sur les conditions de praticabilité et d'enneigement avant le départ et de vérifier les informations concernant les refuges avant toute planification de séjour.
Les gardiens sont une source inestimable d'informations et de conseils. Ils sont à l’écoute du groupe, proposent des randos magnifiques et possèdent une connaissance approfondie de la vallée, de la faune et de la flore. Des petites attentions charmantes, comme le chocolat en fin de pique-nique, et des variantes ponctuelles dans la journée proposées pour ceux qui avaient plus la forme, sont des témoignages de l'attention portée aux visiteurs.