Vous pratiquez le canoë-kayak et vous avez envie d'emmener vos enfants en randonnée sur l'eau avec vous ? Très bonne idée pour leur faire découvrir le plaisir de randonner sur l'eau pour découvrir une nouvelle faune et de nouveaux paysages. L’heure de la première balade en famille a sonné ? Découvrez comme prendre vos enfants avec vous sur votre canoë-kayak en toute sécurité pour partager le plaisir d'une randonnée sur l'eau avec eux. Quand on part sur l'eau, même proche du bord, il est important de prendre toutes les précautions.
Sécurité réglementaire et équipements indispensables pour la navigation
La sécurité est le point central de toutes les discussions concernant la pratique du kayak en famille. L'équipement de sécurité, c'est bien entendu les gilets d'aide à la flottabilité, qu'il faut porter en permanence sur l'eau. Il est important de suivre religieusement certaines mesures de sécurité : eaux calmes, temps clément, pas de vent fort, et gilets d'aide à la flottabilité 50 Newton obligatoires pour tous les passagers, même s'ils savent bien nager. Gilet obligatoire, même pour les bons nageurs. Faire 50m en piscine et nager en rivière sont deux choses différentes. Il y a du courant, des branchages dans le fond, des rives pas forcément accessibles. Bref, la sécurité avant tout.
Si vous utilisez un canoë-kayak de moins de 3,50 mètres de long, vous devez rester à maximum 300 mètres d'un abri. Vérifiez bien la météo avant de partir, les horaires des marées en mer et l'orientation de vent. Préférez partir face au vent pour revenir vent dans le dos, c'est plus facile quand on est fatigué. Munissez-vous aussi d'un téléphone que vous mettrez dans une pochette étanche afin de pouvoir appeler les secours en cas de problème. Il fait beau ? Ajoutez lunettes, casquette et crème solaire, attention à la réverbération sur l'eau, coups de soleil garantis ! Sur l'eau, avec la fraîcheur, il est facile de se faire avoir et de ne pas ressentir le soleil jusqu'au lendemain matin, quand la peau commence à brûler.
Un arrêté préfectoral est une obligation légale sur la rivière concernée. Qu'est-ce qu'un arrêté préfectoral sur une rivière ? C’est une réglementation officielle imposée par la préfecture du département concerné. Elle s’applique à tous les usagers de la rivière et fixe des conditions légales comme l'âge minimum ou l'obligation de savoir nager. Les recommandations sans arrêté sont fixées par les loueurs ou les services de l’État pour votre sécurité. Concernant les loueurs, qui exigent certaines conditions pour pouvoir louer, ils s’appuient en partie sur la loi et plus précisément l'arrêté du 4 mai 1995 (modifié depuis) qui est la référence dans le monde du kayak. Celui-ci stipule en effet que tout pratiquant doit savoir nager 25 mètres et s'immerger et que tout enfant de moins de 12 ans doit être encadré ou accompagné.
Les capacités physiques et psychologiques de l'enfant à bord
Vérifiez ensuite les capacités et la motivation de votre petit bout : sait-il nager sur 25 m ? S’immerger sans paniquer ? Supporte-t-il son gilet dans la durée ? En cas de chavirage, savoir nager permet simplement de nager jusqu'au bord tout seul ou de rejoindre le bateau soi-même, sans compter sur le moniteur ou sur papa, qui peut être en train de s'occuper de sortir un copain, un frangin ou même de se sortir lui-même du pétrin. C'est malheureusement un classique dans les accidents de kayak : le pied se coince au fond, dans un trou, une branche, un lacet qui se prend dans un truc et le corps, poussé par le courant, se fait balader à l'horizontale entre deux eaux. Noyade. Je pense que pour un enfant de moins de six ans, petit classe 1 avec 80 cm de fond suffit.
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Au vu de ce que j'ai évoqué plus haut, quand on chavire, en plus de savoir nager, il y a des consignes de bases à appliquer, qui ne sont pas forcément faciles à intégrer : ne pas chercher à marcher, s'allonger et nager sur le dos, mettre les pieds vers l'aval, garder sa pagaie… Il est évident qu'en dessous de six ans, il y a peu de chance que ces réflexes élémentaires soient appliqués. Ils sont pourtant vitaux. Ultime précaution : limitez la durée de vos sorties, les enfants s’ennuient vite et sont moins résistants que les adultes aux 4 F : « Faim, Froid, Fatigue et Frousse ». Si ces éléments sont réunis, les pleurs s’invitent à bord et il vous faudra ramer pour convaincre votre enfant de remonter dans un kayak !
L’école de pagaie commence à partir de 12 ans. Les enfants progressent selon les jalons établis par la Fédération Française de Canoë-Kayak : pagaie blanche, jaune, verte, bleue, rouge, noire. Ces niveaux sanctionnent une progression technique de votre enfant, sa maîtrise de la sécurité et sa connaissance de l’environnement. A priori, en étant accompagné, il n'y a pas d'âge minimum. Il se peut aussi que les loueurs préfèrent ne pas voir partir de trop jeunes enfants sur leurs embarcations et rédigent leurs propres règlements concernant leurs bases. Mon enfant ne sait pas très bien nager, peut-il quand même faire du canoë ? Sur plusieurs rivières, savoir nager est une condition d’accès. Dans tous les cas, un gilet de sauvetage est obligatoire et fourni par le loueur pour chaque participant.
Distinction technique entre canoë et kayak pour les familles
Les loueurs ont souvent tendance à parler de canoë-kayak, ce qui a pour défaut d’embrouiller tout en simplifiant, et il n’est pas rare que les gens confondent canoë et kayak. Et en vrai, ce n’est pas très grave, ce sont deux « trucs qui flottent » qu’on fait avancer à la force des bras, des pirogues propulsées par des pagaies. Simplement, ils ont deux origines différentes. Le canoë était utilisé par les Premières Nations d’Amérique du Nord, tandis que le kayak vient des Inuits. Alors, comment distinguer le canoë et le kayak ? Eh bien, c’est relativement simple. Il suffit, en fait, de regarder la façon dont on peut s’assoir dedans, ainsi que la pagaie.
En effet, on manœuvre généralement un kayak avec une grande pagaie munie de deux pales, une à chaque extrémité, tandis qu’en canoë, il s’agit d’une pagaie simple avec une petite poignée. Quant à l’assise, en canoë, elle se fait à genoux, même si une petite planche peut permettre de poser ses fesses. Il existe des kayaks 1, 2 ou 3 places, pour embarquer seul ou à plusieurs. Un canoë 3 places permet à deux adultes et un enfant de naviguer ensemble. Renseignez-vous auprès de chaque loueur pour les combinaisons disponibles.
Choix de l'embarcation : Avantages du kayak gonflable
Acheter un kayak gonflable a, pour moi, considérablement chamboulé l’approche du kayak. On a une embarcation extrêmement stable, disponible à l’envi, c’est l’idéal pour une micro-aventure en famille. Après dix minutes de sueur sur une petite pompe, on se retrouve dans une embarcation prête pour les plus folles aventures. Ou les plus simples. C’est ce que j’aime dans le kayak, on va à notre rythme. Le kayak gonflable possède de nombreux avantages sur le kayak en plastique qu’on trouve généralement chez les loueurs. Il a un avantage qui surpasse tout le reste : il est facile à stocker, et éventuellement à transporter. Replié, il fait la taille d’un gros sac de rando. Il loge dans un coffre de voiture ou dans un vélo cargo.
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Mon choix s’est porté sur le 3 places de Décathlon (Itiwit). Parmi ses qualités, outre l’aspect stockage : il est extrêmement stable. Il a l’inconvénient d’être assez lourd, et donc, finalement, assez lent. C’est normal, il est large. C’est la contrepartie du confort gagné. En 3 places, il est parfaitement confortable à deux ; trois adultes seraient, par contre, un peu serrés. Bien sûr, quand on a son propre canoë, on peut s’affranchir de ces règles qui s’adressent aux professionnels. Cependant, elles n’ont pas juste vocation à se préserver juridiquement en cas d’accidents. Avoir son propre kayak permet de s’affranchir à la fois des lieux de départ imposés par les loueurs et de leurs horaires.
Organisation de la sortie et matériel complémentaire
Si vous optez pour un kayak gonflable, ne prenez pas des pagaies trop courtes. Certes, on pourrait être tenté d’éviter des pagaies qui prendront de la place, mais les kayaks gonflables ont des rebords hauts, et plus la pagaie sera courte, plus il faudra lever le bras pour la plonger dans l'eau. On pourrait être tenté de faire du kayak pieds nus. Mais je vous le déconseille. Selon les itinéraires, il est possible que vous deviez descendre plusieurs fois du kayak. Vous aurez les pieds mouillés, bien sûr, mais vous allez surtout devoir marcher dans la vase, sur des pierres ou des endroits peu adaptés aux pieds nus. Il n’est pas rare de voir des tessons de bouteilles dans les fonds de rivières, et particulièrement aux endroits propices à la mise à l’eau du kayak.
Il y a de grandes chances pour que vous vous retrouviez mouillé. L’eau qui coule le long de la pagaie et goutte sur vos cuisses ! Votre partenaire qui pagaie trop fort et vous éclabousse, volontairement ou non ! Le plus simple reste de prendre des vêtements adaptés à la saison, mais qui ne craignent rien. Si vous emmenez avec vous quelques affaires qui n’aiment pas trop l’eau comme un téléphone ou un appareil photo, je vous conseille d’investir dans un sac pour les protéger. Les dry bags sont faits pour cela. Ne le prenez pas trop petit : ça ne pèse rien et ça se remplit vite avec un pique-nique ou un gilet. Je vous conseille également d’emporter quelques mousquetons pour éviter de faire tomber quoi que ce soit dans l’eau. Ainsi, personnellement, j’attache mes sacs et ma gourde au kayak.
La petite cordelette fixée sur la poignée avant vous facilitera grandement la vie ! Elle vous permettra, tout d’abord, d’attacher votre kayak pendant vos pauses, ce qui est déjà indispensable ! Ensuite, elle rend la manipulation bien plus aisée, pour passer une chaussée de moulin par exemple, même par une personne seule. Enfin, essayez de repérer votre trajet sur une carte pour prévoir les difficultés éventuelles et vous y préparer. La plupart des écluses sont, par exemple, interdites aux kayaks et embarcations légères. Emporter à boire et à manger, c’est toujours indispensable en sortie nature, et encore plus avec des enfants. Mais quand je parle de prendre un goûter, je veux dire : repérer un lieu sympa pour le goûter !
Dynamique de groupe et navigation en tandem
Si le kayak est une bonne activité à pratiquer avec les enfants, c’est aussi une véritable épreuve pour les couples ! En effet, il va falloir s’écouter et se synchroniser. C’est toujours la même chose : monsieur est derrière et râle en accusant madame parce que l’embarcation ne va pas droit. Pourtant, en réalité, se synchroniser est assez simple. N’en déplaise aux messieurs sus-cités, c’est celui de derrière qui se cale sur celui de devant, tout en s’assurant de gérer la trajectoire. Celui de derrière doit donc à la fois regarder celui de devant, pour s’adapter à son rythme, et communiquer pour donner les instructions.
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Faut-il de l’expérience pour faire du canoë en famille ? Non, aucune expérience n’est nécessaire. Les descentes en canoë sur les rivières du réseau Canoë France sont accessibles aux débutants. Les loueurs vous expliquent les bases de la pagaie avant le départ. En tant que maman solo, j’ai toujours pensé que la clef de tout voyage en famille était la flexibilité. Ne jamais prévoir trop de choses, et toujours garder la possibilité de tout modifier au dernier moment. Le kayak offre parfaitement cette possibilité : on peut aisément s’adapter aux besoins et souhaits de l’enfant ! Ma fille a envie de se défouler ? Parfait, on pagaie ! Elle a envie de se reposer ? Ok, c’est maman qui rame seule !
Le seul défaut est inhérent à l’idée de sortie nature : on ne peut pas s’arrêter totalement quand on veut, uniquement faire des pauses. Si l’enfant veut rentrer parce qu’il en a marre, il faut rejoindre un point d’arrivée pour débarquer et tout remballer. C’est donc à prendre en considération quand on part avec des enfants. Essayez également, surtout au début, d’éviter les longs canaux droits et monotones. Ce n’est pas très amusant, même pour les adultes. Le kayak, c’est un moment de détente et d’amusement ! Et parfois, surtout quand il fait chaud, c’est aussi l’occasion de jouer avec l’eau. Sur certains cours d’eau, on peut aussi trouver des passages amusants comme les écluses à kayaks et les toboggans qui peuvent sembler impressionnants. On dévale une pente de manière assez rapide, sans pouvoir manœuvrer.
Observation de la nature et immersion environnementale
Le kayak nous permet une immersion en pleine nature très rapidement. Sur certaines rivières et cours d’eau, on peut passer la journée sans entendre une voiture ni croiser personne. Notez que c’est plus facile sur des lieux non touristiques, et/ou hors saison. En plein été, dans les Gorges du Tarn ou du Verdon, il est bien sûr plus difficile de se retrouver sans personne à proximité. Glisser sur l’eau nous permet de découvrir le paysage sous un angle différent, mais aussi d’observer la faune et la flore dans des conditions idéales.
On navigue entre les lentilles d’eau et les nénuphars, on repère les arbres et les fleurs. Être au milieu de la rivière favorise aussi la proximité avec les oiseaux. Je n’ai jamais vu autant de martins-pêcheurs, et aussi bien, que depuis que je fais du kayak ! C’est probablement l’une des activités que ma fille préfère en vacances. Les sorties vélo sont bien plus stressantes puisqu’il faut bien souvent gérer les voitures. En kayak, je n’ai pratiquement rien à gérer en matière de dangers potentiels. Les probabilités de se faire dévorer par un brochet restent assez faibles.
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