Guide Complet : Équipement du Kayak de Pêche, Remorque et Sondeur

La pêche en kayak est devenue une pratique de plus en plus populaire, offrant une approche sportive et immersive du milieu aquatique. Que ce soit sur des lacs, des rivières ou en mer, l'embarcation légère permet d'accéder à des spots inaccessibles autrement, tout en offrant une expérience de glisse unique. Cependant, pour profiter pleinement de cette activité en toute sécurité et avec efficacité, un équipement adapté et bien pensé est essentiel. Cet article propose un tour d'horizon détaillé des éléments indispensables et des accessoires qui transformeront votre kayak en une véritable plateforme de pêche.

I. Choisir et Comprendre son Kayak de Pêche

L'embarcation est la pièce maîtresse de votre équipement. Même si, sur le papier, il est possible de pêcher depuis pratiquement n’importe quelle embarcation légère, certains kayaks seront plus adaptés que d’autres à la pratique de la pêche. Les kayaks dédiés à la pêche sont désormais proposés avec des équipements spécifiques, conçus pour répondre aux besoins des pêcheurs.

A. Caractéristiques Essentielles du Kayak

La stabilité est une caractéristique primordiale. Les kayaks de pêche sont généralement assez larges, au point de pouvoir permettre la pêche debout, en eaux calmes. Leur stabilité est réellement impressionnante, et chavirer est extrêmement rare, ce qui n’exclut pas une pratique en toute sécurité. Cette largeur procure une plateforme confortable pour lancer, combattre un poisson ou simplement se déplacer à bord.

Cependant, un revers de la médaille est qu'un kayak large est rarement rapide, ce qui peut être un inconvénient lorsqu’on doit affronter les courants ou remonter face au vent. La vitesse de l'embarcation doit être prise en compte selon les zones de navigation envisagées.

Le poids ou la longueur sont également à prendre en compte à l’achat. Une masse de 30 kg est un minimum pour la plupart des modèles, hors équipement complémentaire. Les kayaks de pêche haut de gamme dépassent même les 40 kg. Ce point est important pour appréhender la mise à l’eau, notamment si les conditions d’accès sont difficiles. Si vous disposez d’une remorque pour transporter votre kayak, et que votre mise à l’eau habituelle est bétonnée et bien accessible, le poids n’est pas un problème majeur.

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Le siège est généralement proposé de série avec votre kayak de pêche, mais certains fabricants proposent des sièges « confort » en option. Un bon siège contribue grandement au confort lors des longues sessions de pêche.

B. Propulsion Alternative : Les Pédaliers

Plusieurs fabricants de kayaks se sont lancés dans la commercialisation de kayaks propulsés par un pédalier. Si, traditionnellement et en termes de sécurité, la pagaie demeure obligatoire, le pédalier offre un avantage majeur pour le pêcheur, celui de conserver les mains libres durant sa session de pêche. Proposé par Hobie Kayaks, ce type de pédalier fonctionne avec un mouvement de va-et-vient et assure une excellente vitesse à votre embarcation. Les pédaliers récents sont même dotés d’une marche arrière (Mirage Drive 180), voire sur les modèles de kayaks hauts de gamme (Pro Angler), d’une direction à 360° permettant des déplacements latéraux (Mirage Drive 360). Un pédalier rotatif (comme sur un cycle), légèrement moins performant en termes de vitesse, offre l’avantage d’une marche arrière directe, sans avoir à tirer un levier : il suffit de tourner les jambes dans le sens inverse.

Pour compléter l'équipement du kayak de pêche, on peut aussi maintenant les équiper de moteurs électriques de propulsion. Pour ces moteurs ou pour votre électronique embarquée, l'alimentation se fera grâce à une batterie. Les batteries lithium sont préférables aux batteries standards, ne serait-ce que pour la question du poids.

C. Les Rails Universels : Fondation de la Personnalisation

La plupart des kayaks destinés à la pêche sont équipés de rails sur lesquels viennent se fixer les bases universelles recevant l’intégralité des supports et équipements. Ce sont les seuls éléments vissés dans la coque des kayaks et, grâce à ce système personnalisable, il n’est pas utile de percer ailleurs. Ces rails sont vendus séparément et peuvent être installés sur n’importe quelle coque standard que vous souhaitez équiper pour la pêche. De plus en plus de pêcheurs adoptent une approche sportive de la pêche. Les embarcations légères sont à la mode et, qu’elles soient rigides ou gonflables, elles nécessitent souvent d’être équipées avant de pouvoir transporter et organiser correctement votre matériel. Il existe des gammes de base universelles (starport Railblaza) pouvant être fixées partout et permettant d’utiliser les supports sur n’importe quelle embarcation. Comme d'autres marques, Galaxy Kayaks fait confiance à Railblaza pour les accessoires. Le catalogue est un de ceux les plus fournis.

II. L'Indispensable Électronique : Sondeurs et GPS

L’installation d’un échosondeur est purement facultative, mais c’est un plus appréciable à plusieurs registres. De plus en plus de pêcheurs optent pour des systèmes de détection du poisson et de cartographie des fonds à la pêche. Si c’est votre cas, vous devrez prévoir les supports pour installer cet électronique à bord de votre kayak.

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A. Le Sondeur : Vue Sous-Marine Essentielle

La plupart des échosondeurs actuels sont doublés de fonctions de cartographie GPS : vous pourrez donc aborder votre navigation sur la carte, anticiper les hauteurs d’eau, les obstacles, la nature des fonds, mais aussi visualiser vos dérives directement sur la carte, et préparer le point de départ de la dérive suivante de manière plus efficace.

B. Installation de la Sonde : Puits Intégrés et Bras Déportés

Si vous vous équipez d'un sondeur, les kayaks de pêche sont maintenant pratiquement tous munis d'un puits de sonde sous la coque pour recevoir la sonde de détection. Certains kayaks (dont le Hobie Compass présenté dans la vidéo) sont dotés d’une trappe spécifique pour la sonde (cache Lowrance Ready chez Hobie, prévu pour une sonde Lowrance HDI sur le Hobie Compass, ou une sonde Lowrance Totalscan ou Active-Imaging sur les Hobie Outback et Pro Angler).

La sonde se positionne à l’avant ou au niveau du pêcheur. Certains kayaks de pêche sont équipés d’un puits conçu pour accueillir la sonde sous la coque, mais la plupart en sont dépourvus. Il existe donc deux types de support, le premier est un modèle conçu pour les puits, tandis que le second est plus universel et s’adapte à tous les modèles de kayaks. Pour les kayaks non équipés de puits de sonde, il existe des systèmes de bras de sonde extérieur, bien pratiques si vous possédez plusieurs kayaks de pêche, pour passer de l'un à l'autre rapidement. Un bras déporté et articulé permet de positionner la sonde à votre hauteur sur le flanc de l’embarcation. Si aucun emplacement n’est prévu pour la sonde, elle peut être disposée en latéral, via un bras spécifique tel que celui proposé par exemple par Railblaza. Ce sera d’ailleurs l’emplacement à privilégier pour les sondes de type Live, afin de pouvoir facilement orienter la direction de détection.

C. Supports d'Écran : Visibilité et Accessibilité

L’idéal est d’avoir l’écran sous les yeux et assez haut, sans pour autant qu’il ne gêne vos mouvements. L'écran du sondeur trouvera sa place sur une plateforme qui s'adaptera à la taille et au poids de l'écran. Le combiné peut être fixé sur la partie latérale ou sur le pont du kayak, par l’intermédiaire des supports proposés par RAM Mount, Railblaza, etc. Ce support comprend une base à visser sur le kayak, ou sur un rail porte-matériel, et une partie amovible fixée sur votre échosondeur. Railblaza propose différents supports afin de pouvoir fixer tous les écrans du marché. Il existe des modèles basiques et d’autres munis de pieds articulés. Certains supports sont universels, tandis que d’autres sont vraiment conçus pour un seul modèle voire une seule marque. Ces différentes plateformes pour écrans peuvent être montées sur des bras extensibles, tournants dans tous les sens avec le système R-Lock par exemple.

D. Alimentation Électrique : Les Batteries, Câblage et Connectique

Une simple batterie au plomb 12Ah type Yuasa suffira pour alimenter votre sonde durant une journée de pêche. On veillera par contre à bien la fixer à l’intérieur du kayak et/ou à l’installer dans une boîte étanche. Chez Hobie, un support est proposé pour accueillir ce type de batterie, qui pourra être placée à l’intérieur de la trappe. Il existe également des batteries lithium, nettement plus onéreuses, mais également d’une capacité supérieure, qui sont préférables aux batteries standards, ne serait-ce que pour la question du poids.

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La câblerie et la connectique du sondeur, comme de toutes les autres installations électriques, sont installées dans la double-coque. Des passe-câbles étanches peuvent être installés pour conserver l’étanchéité de l’ensemble. Plusieurs types de connecteurs rapides sont proposés par différents fabricants. Les connecteurs Anderson sont davantage adaptés aux grosses puissances, de l’ordre de 30 à 60 A. Pour brancher des caméras, téléphones, VHF, viviers, il existe des prises à encastrer, soit de type USB, soit de type 12 V allume-cigare.

III. Optimisation de l'Espace et du Confort à Bord

L'aménagement intelligent de votre kayak est crucial pour une session de pêche réussie. Il s'agit de rendre le matériel accessible, organisé et sécurisé.

A. Supports de Cannes : Sécurité et Efficacité

Un porte-canne (voire plusieurs) est indispensable pour pratiquer la pêche en kayak. C’est souvent le premier accessoire que l’on monte lorsqu’on commence à équiper un kayak de pêche. Un ensemble canne moulinet peut être transporté sans risque, mais si vous en emportez plusieurs, mieux vaut installer des supports sur votre embarcation. Vous pourrez naviguer et pêcher sereinement, sans risque de faire tomber du matériel à l’eau.

Parmi les très nombreux modèles disponibles, choisissez en fonction de vos pratiques. Un simple support de canne, pour pouvoir entreposer sa canne entre deux prises ou lors des transitions, n’aura pas les mêmes contraintes qu’un porte-canne pour pratiquer la traîne. Il existe différents supports cannes compatibles avec les supports universels, tous sont munis de taquets anti-éjection, certains sont même inclinables. Il y a aussi des supports rotatifs comportant des extensions articulées.

Il existe différentes morphologies, du porte-canne « pistolet » au porte-canne « tube », dotés ou non d’articulations (boule type RAM, engrenages à serrer, encastrés…). Le porte-canne est un accessoire incontournable.

Les porte-cannes sont généralement proposés en deux parties : une base qui est vissée sur le pont, et le porte-canne proprement dit, qui vient s’y connecter. Le connecteur est hélas variable d’un fabricant à l’autre, et un porte-canne Railblaza ne pourra pas se connecter (hélas !) sur un support Scotty et inversement. Il convient donc de dresser un inventaire du matériel que vous souhaitez connecter sur vos supports pour choisir les accessoires adaptés. RAM Mount : très populaires notamment dans le milieu de la moto, les supports RAM sont basés sur une boule à visser sur le point ou sur un rail, sur laquelle on pourra adapter de nombreux matériels : porte-cannes, sondeurs, tablettes… Différents diamètres de boules existent (de A à D) en fonction du poids à supporter.

B. Accessoires d'Organisation et de Rangement

L'organisation est clé pour ne pas perdre de temps ni de matériel.On recommande plutôt des boîtes étanches pour stocker et transporter les leurres lors d’une session de pêche. Elles peuvent être rangées dans un bakan ou une caisse, étanche également, positionné derrière le siège du pêcheur. On peut ainsi en saisir le contenu en un geste et le refermer rapidement en cas de pluie. Vous pouvez également ajouter un bac à leurres juste devant vous, c’est un accessoire pratique pour fixer vos pinces et ciseaux et/ou stocker votre sélection pour la journée plutôt que de chercher dans vos boîtes une fois sur l’eau. Les fabricants de kayaks de pêche proposent désormais des « crates » (de l’anglais « crate », cagette, caisse, cageot…) pour transporter des boîtes de leurres et autres matériels de pêche.

Les coffres viviers qui se mettent sur l’arrière, derrière le siège, cela sert de vivier ou de stockage pour le casse-croûte, les vêtements de rechange, le matériel de sécurité ou les boîtes à leurres.

Je citerai les Stowpod, personnellement j'aime en avoir un dans lequel je mets les leurres qui ont servi en cours de session.

Un accessoire que je recommande aussi c'est le porte pagaie, clippé sur un rail ou posé sur le receveur étoile, il éloigne la pagaie de la coque et rend la prise en main plus facile. Le système de base à élastique qui équipe la plupart des kayaks n'est pas optimum à mon sens.

Dans les accessoires annexes, je parlerai aussi des stabilisateurs additionnels.

C. Épuisettes et Outils Essentiels

Indispensable pour assurer la capture d’un poisson de belle taille, l’épuisette est aussi bien utile pour sécuriser la manipulation de cette prise, c’est pourquoi elle doit toujours être à portée de main. Généralement positionnée à l’arrière ou sur le côté du pêcheur, elle peut être tout simplement posée ou glissée dans un support canne. Prenez soin de choisir une épuisette munie d’une attache sur le manche afin d’y ajouter un cordon ou un leash pour la sécuriser au kayak.

IV. Sécurité en Mer et Réglementation

Ne lésinez pas sur la sécurité, tant pour vous (gilet, lampe flash, VHF…) que pour votre matériel. En cas de chavirage, une boîte de leurre qui coule irrémédiablement saura vous faire regretter de n’y avoir songé plus tôt. La sécurité est un aspect non négociable de la pêche en kayak, surtout lorsque l'on s'aventure loin des côtes ou dans des zones à risques.

A. Le Gilet de Sauvetage : Obligation et Bonnes Pratiques

Le port du gilet de sauvetage est recommandé en eau douce et il est obligatoire en mer dès lors que l’on s’éloigne à plus de trois cents mètres des côtes. Il est conseillé de porter cet accessoire à chaque sortie et en tout temps ! À titre informatif, on est amené à entrer régulièrement dans l'eau lors de la pratique de la pêche en kayak. Cependant, le gilet de sauvetage ne doit pas être vu comme un accessoire à retirer et à remettre. Il devrait être porté en permanence pour assurer une sécurité maximale.

Tout kayak de longueur supérieure à 3,50 mètres est autorisé à évoluer jusqu’à 2 miles nautiques d’un abri, à condition d’embarquer le matériel de sécurité dit « basique spécifique » (Div 240 - Art.). Ceci inclut un équipement individuel de flottabilité (EIF), accessible rapidement et aisément, présentant un niveau de performance d’au moins 50 N de flottabilité. Alternativement, si elle est portée, une combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum une protection du torse et de l’abdomen, une flottabilité positive et une protection thermique peut être acceptée.

B. Visibilité, Communication et Dispositifs Lumineux

Faites en sorte de rester visible et joignable, notamment en portant des vêtements de couleurs. Placez votre téléphone dans une pochette étanche. Pour respecter la réglementation mer, vous devrez équiper votre embarcation d’un dispositif lumineux pour pouvoir vous éloigner des côtes. Celui-ci peut être collectif (il est alors constitué d’une lampe torche étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures) ou individuel (dans ce cas, il doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures et doit être soit porté soit fixé à l’équipement individuel de flottabilité mis à la disposition de la personne embarquée.

De plus en plus de pêcheurs utilisent un téléphone portable, un appareil photo ou des caméras embarquées pour immortaliser leur partie de pêche. Cette perche articulée est vendue avec un embout pour caméra embarquée type GoPro. Vous pouvez aussi y adapter un embout avec une vis 1/4 pour installer un appareil photo. Pour le téléphone, il existe un support dédié qui peut être fixé au bout de la perche pour faire de la photo ou de la vidéo ou bien à portée de main du pêcheur pour utiliser les autres fonctionnalités de son téléphone.

C. Ancrage et Maîtrise de la Dérive

Équiper un kayak de pêche d’une ancre est rarement indispensable ; on utilisera davantage l’ancre flottante, qui offre l’intérêt de ralentir la dérive. La masse lège du kayak étant très réduite, il est inutile de prévoir une ancre trop lourde (de 1 à 2 kg suffisent généralement). Idéalement, une longueur de chaîne de deux à trois mètres complétera la partie basse, pour éviter toute rupture liée à l’abrasion. Le bout (corde) reliant l’ancre et la chaîne au kayak sera d’une longueur adaptée à la profondeur d’eau. Prévoir environ trois fois la hauteur d’eau pour la longueur du bout. Si vous prévoyez d’ancrer dans des hauteurs d’eau plus importantes (très utile pour la pêche du corégone), il est possible d’installer un filin intermédiaire, par exemple un dévidoir de plongée. Sur la partie haute de votre filin, installer une bouée est une bonne pratique. Par exemple, en partant de l’ancre, une chaîne de deux mètres, un dévidoir de plongée de 83 mètres, et 5 mètres de bout, sur lequel est installée une bouée.

Un trolley va-et-vient est constitué de deux pontets de fixations à l’avant et à l’arrière du bateau, sur lesquels on viendra installer une poulie. La cordelette (environ 5 mm) passe dans les deux poulies et les deux brins sont reliés par un anneau inox, dans lequel passera votre ancrage.

D. Autres Éléments de Sécurité

Un dispositif d’assèchement manuel (écope, seau ou pompe à main) approprié au volume du navire est obligatoire pour les navires non auto-videurs ou ceux qui comportent au moins un espace habitable. Un moyen de connaître les heures et coefficients de marée du jour et de la zone considérés est également nécessaire. Une ligne de mouillage appropriée au navire et à la zone de navigation est obligatoire si la masse dépasse les 250 kg.

Pour finir, pensez également sécurité, évitez de charger les deux côtés de votre kayak. Montez les accessoires d'un seul bord, gardez un côté libre. Dans le cas de l'installation d'accessoires sur le kayak, vous avez accès à l’intérieur de la double coque, auquel cas vous pourrez placer, côté intérieur, une rondelle et un écrou de fixation. Si vous n’avez pas accès à la partie interne de la double coque, pour des équipements peu sollicités, une simple vis suffira à fixer votre matériel et une goutte de silicone assurera l’étanchéité.

V. Transport et Mise à l'Eau du Kayak

Le transport des embarcations légères nécessite un équipement adapté et conforme à la réglementation routière. La logistique du transport et de la mise à l'eau est un aspect souvent sous-estimé, mais essentiel pour profiter pleinement de vos sorties.

A. Les Chariots de Transport : Faciliter la Manutention

Un kayak chargé de matériel de pêche ne peut pas être transporté seul à moins d’être équipé directement à la mise à l’eau ou de posséder un chariot de transport. Votre kayak sera généralement livré avec un chariot, proposé soit par la marque, soit par des constructeurs tiers. Ceux-ci viennent s’emboîter dans des trous prévus à cet effet dans la coque, ou se fixent grâce à des sangles. Le chariot Railblaza est ingénieux et entièrement démontable. Il s’installe en moins d’une minute. Le système de sangle permet de fixer votre embarcation en un simple geste et les patins inclinables épousent les différentes formes de coques. Le chariot est muni de grandes roues, à l’aise sur tous les sols durs, mais vous pouvez opter pour des roues spéciales sable.

Le "coude à chariot", adapté aux chariots qui s’emboîtent, offre l’intérêt de pouvoir remettre le chariot en place lorsqu’on est encore dans l’eau, à la fin de sa session de pêche. Un coude à chariot est un simple tube (de récup) que l’on coudera à l’étau. Son diamètre est légèrement inférieur à celui des tubes du chariot. À mi-hauteur, on percera un trou à la perceuse, avant de venir insérer un « clip à pagaie », qui permettra de fixer le coude à l’intérieur du chariot. En règle générale, on retire le chariot manuellement avant la mise à l’eau, simplement en levant l’arrière du kayak. Toutefois, il peut arriver, dans certaines situations, comme lorsqu’on veut éviter de racler le fond ou que l’on peut embarquer depuis un ponton, que l’on embarque avec les roues encore installées. Il nous faut alors retirer notre chariot avant de naviguer.

La procédure pour retirer le chariot depuis l'eau est la suivante : Remonter le coude. Installer le coude sur l’autre tube et pousser pour sortir le chariot de l’eau. En s’aidant du coude, enfoncer le chariot dans l’eau de manière à ce que le tube libre (celui sans l’extension du coude) vienne se placer dans le trou sous la coque prévu à cet effet. Remonter le chariot (grâce à la flottaison des roues). On se retrouve avec un tube libre en place dans la coque, et le second, avec le chariot, positionné juste à l’extérieur de la coque. Retirer le coude du tube « extérieur » pour venir le repositionner sur le tube qui est en place dans la coque. Remonter le coude en veillant à ce que le second tube s’insère bien dans le trou prévu dans la coque du bateau.

B. Transport sur Véhicule : Barres de Toit

Il est simple et pratique de transporter son kayak sur le toit de son véhicule, sur des barres de toit. Pour l’installer, lorsque vous êtes seul, l’idéal est de fixer à l’arrière de votre kayak un bloc de mousse ou de polystyrène, pour éviter d’endommager votre gouvernail durant la manœuvre. On lève ensuite l’avant du kayak, que l’on vient placer en appui sur les barres, avant de venir récupérer l’arrière du kayak pour installer l’ensemble sur le toit. Le tout sera fixé par deux sangles à cliquet solides.

C. La Remorque de Kayak : Pour les Longues Distances et Multiples Embarcations

Le marché propose différents modèles de remorques adaptés au transport des kayaks et canoës. Les remorques de faible capacité transportent 1 à 4 kayaks et conviennent aux familles ou petits groupes. Leur châssis compact facilite les manœuvres et le stationnement. La conception modulaire caractérise de nombreux modèles actuels. Des montants et traverses réglables permettent d’adapter la remorque à différents types d’embarcations.

La structure d’une remorque pour bateau léger privilégie l’acier galvanisé à chaud pour résister aux projections d’eau salée et à l’humidité. Le châssis intègre des supports horizontaux ou verticaux selon la configuration choisie. L’essieu supporte des charges importantes réparties sur une grande longueur. Les fabricants dimensionnent les essieux selon le PTAC prévu, avec des suspensions adaptées aux charges longues.

Le système d’éclairage comprend les feux arrière, clignotants et feux de position obligatoires. La prise électrique 7 ou 13 voies assure la liaison avec le véhicule tracteur. Le PTAC de la remorque détermine les obligations administratives. Une remorque freinée devient obligatoire au-delà de 750 kg de PTAC. L’immatriculation reste obligatoire pour toute remorque de plus de 500 kg de PTAC. La carte grise mentionne les caractéristiques techniques homologuées qu’il est interdit de modifier sans procédure spécifique.

Il faut s’assurer que le PTRA du véhicule tracteur autorise le tractage de l’ensemble. Le montage de l’attelage sur le véhicule tracteur nécessite le respect des couples de serrage et des points de fixation prévus par le constructeur. Le branchement électrique utilise un faisceau spécifique reliant les feux de la remorque au véhicule. Un boîtier de servitude peut s’avérer nécessaire pour protéger l’installation électrique du véhicule tracteur.

L’arrimage des kayaks sur la remorque utilise des sangles adaptées et des points d’ancrage solides. Mieux vaut répartir la charge uniformément et vérifier régulièrement le serrage des sangles pendant le transport.

L’entretien régulier d’une remorque pour kayak prolonge sa durée de vie et maintient la sécurité. Il faut graisser les roulements de roues et vérifier l’usure des pneumatiques. Le rinçage à l’eau douce après utilisation en milieu marin élimine le sel corrosif. L’inspection des soudures et de la galvanisation permet de détecter les premiers signes de corrosion. Les pièces détachées restent généralement disponibles chez les fabricants pour les réparations courantes. Le permis requis dépend du PTAC de la remorque, pas du nombre de kayaks. Jusqu’à 750 kg de PTAC, le permis B suffit. La charge utile correspond au PTAC moins le poids à vide de la remorque. L’achat d’une remorque d’occasion impose de contrôler l’homologation, l’état des soudures, le fonctionnement des freins et de l’éclairage.

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