Fabriquer son Support de Sondeur et de Sonde Maison pour Kayak et Float Tube : Guide Complet

L'Attrait du Bricolage pour un Équipement Essentiel

L'équipement d'un sondeur représente un avantage considérable pour la pêche en kayak ou en float tube, offrant une meilleure compréhension des fonds et de la présence des poissons. Bien qu'il existe sur le marché plusieurs modèles très bien faits, conçus pour répondre à une multitude de besoins et de configurations, il est tout à fait envisageable et même aisé de fabriquer soi-même un support de sondeur et de sonde. Cette approche "maison" offre une flexibilité remarquable et permet une personnalisation optimale pour son float-tube ou son kayak. L'objectif principal de cet article n'est pas de faire la démonstration de l’utilité d’un tel sondeur, dont les bénéfices ne sont plus à prouver pour de nombreux pêcheurs, mais plutôt de guider dans la conception et la réalisation de supports adaptés et économiques.

Pour bon nombre de passionnés, s'équiper en occasion constitue une stratégie judicieuse. La nouvelle génération de sondeur est sortie, ce qui signifie que l’on commence à trouver du matériel de seconde main à un tarif abordable. Cette réalité du marché de l'occasion rend l'investissement initial plus accessible, incitant d'autant plus à explorer les solutions de fabrication personnelle pour les accessoires périphériques. Pour aller au bout des choses, et optimiser davantage son budget tout en ayant un équipement parfaitement adapté, la fabrication du support de sonde « maison » va de soi. Cette démarche de bricolage n'est pas seulement motivée par des considérations économiques, elle permet également d'obtenir un support qui répondra précisément aux exigences de chaque utilisateur et à la spécificité de son embarcation, qu'il s'agisse d'un float tube ou d'un kayak.

Principes Généraux et Avantages des Supports "Maison"

L'un des avantages les plus significatifs de l'auto-construction d'un support de sondeur réside dans sa facilité de réalisation. Les techniques et les matériaux nécessaires sont généralement simples à acquérir et à travailler. Au-delà de la simplicité, la légèreté est une caractéristique primordiale de ce type de bricolage. Un équipement léger contribue à ne pas alourdir inutilement l'embarcation et facilite la manipulation, que ce soit lors du transport ou pendant la session de pêche elle-même. Cette légèreté est d'autant plus appréciable pour les float tubes et kayaks, où chaque gramme compte.

En termes de coût, l'aspect financier est un argument majeur en faveur des solutions faites maison. Si l'on dispose déjà d'un peu de matos, comme des vis, des boulons ou des rondelles, ce support pour votre écho-sondeur peut revenir à un prix dérisoire, aux alentours de 10€. Par exemple, une grande boîte peut coûter près de 3€ et une autre, plus petite, la moitié de ce prix. Des éléments comme une sangle ou une boucle peuvent souvent être récupérés, réduisant encore le budget nécessaire. Si l'on doit tout acheter, le coût total reste très raisonnable et tourne généralement autour des 20€. Cette économie significative permet de consacrer davantage de budget au sondeur lui-même ou à d'autres équipements de pêche, ou simplement de réaliser des économies substantielles.

Solutions Simples pour Float Tube : Du B.A.-BA à la Praticité

La fabrication d'un support de sonde pour float tube peut s'articuler autour de méthodes très simples, accessibles même aux bricoleurs débutants. La première étape consiste souvent à fixer la sonde au bout d'un tube. Ce tube sert de bras déporté pour positionner la sonde sous la surface de l'eau, à une profondeur et un angle optimaux pour la détection.

Lire aussi: Tout sur la fabrication du yaourt brassé

Pour assurer la fixation de ce tube à l'embarcation, une méthode simple et efficace implique l'utilisation d'une sangle. À l'aide d'une scie à métaux ou d'une disqueuse, on réalise une ou plusieurs fentes dans le tube. Ces fentes sont destinées à y passer la sangle, qui viendra ensuite encercler le boudin du float tube pour maintenir fermement le support en place. Une fois cette opération réalisée, le support est terminé dans sa version la plus basique. Il suffit de placer celui-ci à côté du boudin du float et de serrer la sangle autour de celui-ci pour une installation rapide et sécurisée. Si le float-tube possède déjà des sangles de fixation sur le dessus de son boudin, il est alors possible de passer l'étrier du sondeur dessous, offrant une option d'intégration encore plus discrète et stable, utilisant les points d'ancrage existants de l'embarcation.

Une autre approche pour une fixation sur le float tube, alliant simplicité et robustesse, consiste à utiliser une plaque de polymère. Cette plaque, choisie pour sa résistance et sa légèreté, est associée à une sangle et une paire d'attaches de cartable. L'ensemble est complété par des rivets et une petite pièce en aluminium qui servira de support pour la sonde elle-même. Tout ceci se fixe autour du boudin du float tube, créant une base solide sur laquelle vient s'ajouter la sonde et sa tige de fixation. La dernière étape de ce processus simple est la fixation de l'écran du sondeur, qui est généralement la partie la plus aisée à mettre en œuvre. Là encore, une planche de polymère et du velcro peuvent être utilisés pour un montage et démontage rapide de l'écran. Et voilà le support en action, simple et rapide à installer, prêt pour la pêche.

La question de la nécessité d'une tige pour la sonde est légitime. La tige n'est pas strictement nécessaire ; la sonde posée sous le boudin ferait l'affaire. C'est juste un peu plus pratique d'avoir une tige pour positionner la sonde. Installée avec une sangle, cela fera l'affaire. Quand on arrive près du bord, il suffit de faire tourner la sangle autour du boudin pour relever la sonde et la protéger.

Pour affiner le support et la fixation de la sonde, une pièce en aluminium usinée peut s'avérer très efficace. Cette pièce, bien que nécessitant un usinage, apporte une solution durable et très fonctionnelle. Elle est généralement conçue à partir d'une chute de rectangle en aluminium, sans exigences dimensionnelles strictes au-delà d'être suffisamment large et épaisse pour sa fonction. On y réalise un trou oblong, destiné au passage de la sangle qui assurera la fixation principale. De plus, quatre trous ronds sont percés, chacun ayant un diamètre différent. Deux de ces trous serviront au serrage et au maintien de la pièce sur la sangle, à l'aide de vis inox. Les deux autres trous sont dédiés à la tige de la sonde : l'un pour le serrage de la tige, et l'autre pour y insérer l'extrémité de la tige du support de sonde. Ce système ingénieux permet un démontage complet, offrant la possibilité d'enlever la sonde avant de sortir de l'eau, minimisant ainsi le risque de la rayer ou de l'endommager. Si l'usinage et la soudure de l'aluminium ne sont pas à la portée de tous, il est tout à fait possible de faire sans soudure. Un bon pas de vis et des écrous feront aussi le job, et il est toujours possible de réfléchir à un plan B pour cette pièce en aluminium, en utilisant d'autres matériaux ou techniques de fixation mécanique.

Conception Avancée d'un Support de Sonde Tube pour Float Tube : Un Projet Détaillé

Pour ceux qui recherchent une solution plus élaborée et intégrée, la fabrication d'un support de sonde à base de tubes, spécifiquement pensée pour une fixation sur rotule RAM, offre une grande rigidité et une adaptabilité accrue. Le choix des diamètres de tube est mûrement réfléchi pour une compatibilité parfaite avec les composants du sondeur et du système de fixation. Par exemple, la fixation de la sonde elle-même est prévue pour un tube de 1″1/4, ce qui correspond à 31mm, tandis que les brides de fixation RAM sont adaptées pour un diamètre de 1″1/2, soit 38.1mm. Il est également important de considérer le diamètre du connecteur de sonde, comme celui de Lowrance qui fait 1″ (25.4mm), afin qu'il puisse passer parfaitement dans le tube de 32mm.

Lire aussi: Considérations clés pour la construction d'un bateau d'aviron

La réalisation de ce support tubulaire commence par un prémontage « à blanc » pour le repérage et la validation des ajustements avant le collage final. Il est important de ne pas hésiter à revenir sur certaines étapes si la solution initiale est jugée peu pratique après essai. Une étape clé est la préparation du tube de 32mm. Il s'agit de créer une ouverture soigneusement mesurée et découpée, permettant le passage aisé du câble de la sonde à l'intérieur du tube, le protégeant ainsi des éléments extérieurs et des accrocs.

La préparation des butées est également cruciale pour le bon fonctionnement et le maintien de la sonde. L'une de ces butées servira également de palier de guidage, assurant que la sonde reste bien alignée et tourne sans jeu excessif. Ces butées sont mises en position avec précision, et leur diamètre peut être ajusté avec du papier de verre pour obtenir un emboîtement parfait. L'assemblage se poursuit avec la mise en position de la butée basse, qui est identique à la butée de guidage, et contribue à la stabilité de l'ensemble.

Une technique particulièrement ingénieuse pour renforcer le support et prévenir l'écrasement consiste à doubler l'épaisseur du tube à l'endroit où la sonde sera serrée. Pour cela, on prépare un morceau de tube de 32mm, ouvert sur toute sa longueur. Ce segment sera glissé en force et collé à l'intérieur du tube principal de 32mm, spécifiquement du côté de la fixation de la sonde. Cela servira à doubler l’épaisseur du tube, afin de ne pas risquer de l’écraser lors du serrage de l’étau de fixation de la sonde, garantissant ainsi une tenue solide et durable.

Une fois ces éléments en place, il ne reste plus qu’à installer la poignée et le tube de 40mm, préalablement doublé et coupé à la longueur désirée. Ce tube sera maintenu en place sur la rotule à l'aide des brides RAM, assurant une connexion robuste et orientable. Après des essais en situation, des détails peuvent encore être modifiés pour optimiser le fonctionnement. Par exemple, la mise en place d’un petit patin de frottement en caoutchouc, juste au-dessus de la bague supérieure, peut aider à « raidir » un peu la rotation. Cette petite amélioration permet de conserver la position de la sonde même en cas de légères secousses ou de courant.

La protection du câble de sonde est également un point à ne pas négliger. Pour cela, le câble est glissé dans une gaine annelée préalablement fendue, puis le tout est passé à l'intérieur du tube du support. Cette gaine sert de protection efficace contre les frottements qui pourraient survenir avec les mouvements ou les vibrations, et contre une trop forte flexion du câble en sortie du tube, prolongeant ainsi la durée de vie du câblage et assurant une transmission stable des informations du sondeur.

Lire aussi: Avantages et inconvénients du chauffage de piscine

Concernant la rotule RAM, trouver une alternative satisfaisante peut être un défi. La sonde peut être relativement lourde, et à cela il faut ajouter le bras de levier important dû à la longueur de la canne, ce qui exige une rotule capable de supporter cette charge et de maintenir la position. Des essais électriques sont aussi l'occasion de vérifier l'alimentation, par exemple en utilisant la batterie du moteur avant pour alimenter une sonde de type Active Target.

L'expérience montre que les bricolages évoluent. En janvier 2020, après des mois d'hésitation sur le modèle et la marque, un utilisateur s'est équipé d'un sondeur pour ses sessions en float-tube. Après quelques sorties, son petit bricolage le satisfait grandement. Entre temps, il a même réalisé une « mise à jour » de son bricolage suite à une petite casse, utilisant des vieilles vis et boulons de récupération pour améliorer la robustesse. Une fonctionnalité essentielle de ces supports est la possibilité de les positionner en hauteur pour la mise à l'eau, évitant ainsi de risquer d'abîmer la sonde en la traînant sur le fond ou en la heurtant lors des manœuvres.

Gestion de l'Alimentation : Batteries et Câblage Optimisé

L'alimentation électrique du sondeur est un aspect crucial de toute installation. Certaines petites batteries 12V sont équipées de cosses rapides, ce qui simplifie grandement les branchements. D'autres, en revanche, ne le sont pas, comme c'est souvent le cas pour les batteries de moto qui possèdent des cosses à visser. Pour faciliter les branchements du sondeur et du chargeur en fin de session, une solution pratique consiste à réaliser un petit montage avec des cosses que l'on vient visser directement sur les bornes de la batterie. Ainsi, avec des cosses femelles se trouvant respectivement sur le chargeur et sur le câble d'alimentation du sondeur, il devient très facile de passer de l'un à l'autre, évitant les manipulations fastidieuses et les risques d'erreurs.

Lors de la conception du système d'alimentation, il est judicieux de prévoir l'utilisation de la batterie adéquate. Par exemple, des essais électriques peuvent être réalisés si l'on prévoit d’utiliser la batterie du moteur avant pour alimenter une sonde spécifique comme l’Active Target, afin de s'assurer de la compatibilité et de l'autonomie.

La gestion de la batterie et du câblage commence par le choix d'un contenant approprié. Un premier élément essentiel est de trouver une boîte alimentaire étanche. Cette boîte servira à y loger la batterie et à prévoir les branchements avec un câble électrique et une prise étanche, assurant ainsi la protection des composants électriques de l'humidité et des éclaboussures. Pour un gain de sécurité et de place, certains pêcheurs choisissent de placer leur batterie dans un sac étanche, positionné derrière le dossier du float tube, optimisant ainsi l'espace et la répartition du poids.

Le surplus de câblage, souvent inesthétique et encombrant, doit être soigneusement géré. L'ensemble du câblage en surplus ira se loger sous le sondeur, afin de ne pas gêner les mouvements et de maintenir une installation propre. Les câbles sont idéalement logés dans un petit bac « Europe », un type de caisse de rangement standardisée, fixé sous le sondeur. Cela permet une organisation impeccable et une protection supplémentaire des fils. Cette approche s'inspire souvent des « shuttles » utilisés par les pêcheurs sur glace canadiens, qui transportent leurs équipements de manière compacte et organisée. Des entreprises proposent d'ailleurs des catalogues très fournis avec des produits de qualité, et acceptent les commandes et livraisons pour les particuliers, facilitant l'acquisition de ces bacs.

Au-delà des aspects techniques, la praticité d'une caisse de rangement intégrée est un atout majeur. Par exemple, une batterie de moto de 7Ah est un choix parfait pour alimenter un sondeur monochrome, offrant une autonomie suffisante pour deux sorties sans souci. Cependant, il faut noter que les sondeurs couleur consomment généralement plus d'énergie et pourraient nécessiter une batterie de plus grande capacité. En plus de la batterie, une telle caisse peut contenir un morceau de corde, le mode d'emploi du sondeur, ou même des céréales pour les encas, rendant l'ensemble extrêmement pratique. La facilité de rangement est un autre avantage non négligeable. Bien que certains aient initialement envisagé des socles métalliques ou des caisses en bois, l'option d'une caisse entièrement en plastique, comme celles trouvées dans les magasins de bricolage, est souvent privilégiée pour sa légèreté et son côté pratique.

Intégration sur Kayak : Emplacements et Supports Spécifiques

L'intégration d'un sondeur sur un kayak présente des défis et des considérations légèrement différentes de celles d'un float tube. L'emplacement de la sonde et de l'appareil est primordial, et la meilleure solution dépendra du modèle de kayak et des préférences de l'utilisateur.

Une question fréquemment posée est de savoir s'il est judicieux de percer la trappe avant pour y fixer un support RAM. Certains kayakistes ont des réserves quant à cette option, estimant que sur la trappe avant, le sondeur est trop éloigné pour une bonne vision et une utilisation confortable. D'autres suggèrent que le meilleur emplacement serait au niveau du porte-canne Scotty, offrant une meilleure proximité et ergonomie. Cependant, il a été observé que sur certains kayaks, comme le Key Largo, le sondeur est installé sur la partie inclinée située entre les pieds, juste en avant de la trappe. Cette configuration offre une distance comparable à celle d'une installation sur la trappe, mais avec l'avantage que le support RAM permet d'orienter le sondeur. De plus, dans cette configuration, le sondeur se trouve à une meilleure hauteur, et cela évite de percer le kayak, préservant son étanchéité et son intégrité structurelle.

Le choix du sondeur lui-même influence l'installation. Les grands écrans, bien que très confortables, impliquent un budget plus conséquent. Il est essentiel de disposer d'une base budgétaire pour adapter le sondeur le mieux adapté, en fonction de l'emplacement de la sonde et de l'appareil. Des fonctionnalités comme la couleur et le GPS ne sont pas de simples gadgets ; elles peuvent être cruciales pour bien pêcher. La série Elite de Lowrance est un exemple de gamme intéressante. La question se pose alors de choisir entre un sondeur seul (comme l'Elite 4x) ou un combiné (l'Elite 4, plus cher), et de l'utilité réelle de ce dernier si l'on ne compte pas acquérir une carte Navionics.

Pour le support de l'écran et le transport, une petite caisse à outils en plastique est une solution très prisée et ingénieuse. Au lieu de fixer l'écran de l'écho sur un support Amiaud, qui pourrait être jugé un peu léger et pas très solide, l'option de placer l'écran à l'abri dans une caisse est souvent préférée. Cela permet également de ranger d'autres accessoires. Certains pêcheurs utilisent une caisse à outils en plastique sur laquelle ils fixent le support de l'écran, et en plus, cela sert de rangement pour le transport, offrant une solution deux en un. L'idéal est une caisse entièrement en plastique, qui peut être trouvée en promotion dans des magasins de bricolage. À l'intérieur, en plus du sondeur, on peut y loger une batterie de moto de 7Ah, suffisante pour deux sorties avec un sondeur monochrome (les modèles couleur étant plus gourmands en énergie). Cette caisse peut aussi contenir d'autres petits objets utiles, la rendant très fonctionnelle. Cette idée est très appréciée pour sa praticité et sa légèreté, offrant une alternative simple et efficace aux supports métalliques ou aux caisses en bois plus lourdes.

La problématique des presse-étoupes, notamment en plastique, est une réalité à considérer lors du passage des câbles à travers les surfaces du kayak, comme la trappe. Trouver des presse-étoupes adaptés peut s'avérer un véritable casse-tête, nécessitant parfois des recherches approfondies pour trouver le modèle idéal qui assurera une étanchéité parfaite.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *