L'Odyssée des Foils IMOCA : Ingénierie, Performance et l'Avenir de la Course au Large

La classe IMOCA, depuis sa création en 1986 lors du BOC Challenge, n'a cessé d'évoluer, marquant l'histoire de la course au large par ses innovations techniques et l'audace de ses marins. Au cœur de cette évolution spectaculaire se trouve l'intégration des foils, des appendices qui ont littéralement transformé la navigation en solitaire. Ces "ailes" profilées ne sont pas seulement un élément de design ; elles sont devenues le pivot des stratégies de performance, repoussant les limites de la vitesse et de la stabilité des monocoques océaniques.

Définition et Rôle Essentiel des Foils dans l'Architecture IMOCA

Les foils sont deux ailes profilées, disposées de chaque côté de la coque du bateau. Leur rôle est fondamental : ils agissent en complément de la quille du bateau, lui assurant stabilité et un gain de vitesse considérable. Grâce à cette technologie, les IMOCA peuvent littéralement « voler » au-dessus de la surface de l'eau. En soulevant la coque hors de l'eau, les foils réduisent drastiquement la résistance hydrodynamique, ce qui fait exploser la vitesse des navires. Cette technologie constitue la plus grande révolution de la classe depuis sa création, propulsant les monocoques parmi les plus rapides et puissants de la planète, capables d'atteindre des vitesses de pointe de près de 40 nœuds, soit 75 km/h. La jauge laisse une grande liberté aux équipes dans la conception de la forme des foils, ce qui en fait un terrain d'innovation permanente.

L'Émergence et l'Adoption Massivée des Foils dans la Classe IMOCA

L'apparition des foils au sein de la Classe IMOCA a finalement précipité un mouvement sans précédent. La tendance initiée par les machines de la Coupe de l'America, puis par les grands multicoques océaniques, a fini par gagner les monocoques. Rappelons que dans le même temps, la classe Mini a, elle aussi, décidé d’autoriser l’adjonction de foils sur les prototypes. Les foils ont fait leur apparition au tournant des années 2000, mais leur adoption a été progressive avant de devenir massive. On dénombrait 6 foilers au Vendée Globe 2016, puis 19 au Vendée Globe 2020, et enfin 30 foilers au Vendée Globe 2024, illustrant une acceptation et une intégration quasi universelles de cette technologie.

Pour les nouvelles unités, le choix ne fait plus débat : à l’exception notable du Spirit of Hungary de Nandor Fa, qui relevait d’une conception classique où les critères économiques étaient déterminants, tous les IMOCA60 de nouvelle génération sont équipés de foils. Cependant, les avis étaient beaucoup plus partagés chez ceux qui repartaient avec des unités éprouvées, notamment pour des raisons de coût et de complexité d'intégration. La nouvelle jauge, exigeante, a conduit coureurs et architectes à constater qu’ils n’avaient plus grand-chose à gagner sur les meilleures unités des générations précédentes, optant ainsi pour une voie radicalement nouvelle avec l’apparition des foils.

La Haute Précision de la Fabrication des Foils : Un Savoir-faire Aéronautique

La conception et la fabrication des foils exigent une précision et une ingéniosité techniques hors du commun. Certains concepts de foils ont besoin d’usinage pour atteindre des seuils de tolérances géométriques toujours plus exigeants, en lien avec le design des cabinets d’architecture navale et d'hydrodynamiciens. L'industrie aéronautique sert souvent de modèle pour ces procédés de fabrication. C'est dans ce contexte que le voilier Initiatives-Cœur, skippé par Samantha Davies, était à la recherche d’un partenaire pour usiner les foils de son bateau. Le choix s’est porté sur Oratech - Europe Technologies, car l'entreprise regroupe un pôle de compétences très intéressant et possède l’outillage adapté à ce type de travail. De plus, leur approche aéronautique a permis d’échanger sur différentes technologies et a rassuré quant à leur maîtrise des enjeux qualité. Le résultat a été à la hauteur de la demande, et les relations avec Oratech - Europe Technologies ont été jugées très agréables, l’expérience ne demandant qu’à être renouvelée. Les foils ayant été réalisés avec des procédés similaires à ceux de l’industrie aéronautique, ORATECH s’est imposé comme le partenaire idéal. De nombreuses heures de programmation et de pilotage par le chargé d’affaires, ainsi qu’une machine spécifique, la LINE, ont été nécessaires à l’aboutissement de ce projet. ORATECH est très fier d’avoir pu participer à l’évolution des technologies nautiques et d’avoir contribué à faire voler les bateaux.

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Impact des Foils sur la Stratégie et la Gestion de Course

L'intégration des foils modifie profondément la stratégie de course et la manière dont les skippers appréhendent leur bateau. Jack Bouttell, équipier clé du Dongfeng Race Team et vainqueur de la Volvo Ocean Race 2017-18, a souligné l'impact des derniers modèles de foils et la façon dont les marins ont fait face à leur puissance. Selon lui, les bateaux équipés de foils entièrement rétractables sont les mieux lotis dans toutes les conditions, car ils peuvent maximiser la vitesse et l’efficacité par gros et plus petit temps. Il a exprimé une certaine déception quant aux abandons d'Alex Thomson et de Seb Simon, car ils possédaient "un système de foils assez intéressant", entièrement rétractable, qu'il considérait comme un bon compromis.

Beaucoup de skippers dont les foils ne sont pas entièrement rétractables rapportent avoir "beaucoup de mal à gérer l'accélération de leur bateau". Ils sont souvent contraints de "tirer sur leurs foils" pour tenter de ralentir le bateau et de le rendre plus maniable, se retrouvant alors "avec un bateau soit à plat et lent, soit en gîte avec les foils encore dans l'eau". Par rapport à la dernière édition du Vendée Globe, Jack Bouttell note que les bateaux n'ont pas encore eu l'occasion de naviguer longtemps dans des conditions parfaites pour que ces foilers de dernière génération puissent exceller. Ils ont rencontré "pas mal de près, beaucoup de dépressions à gérer où ils n’ont pas pu naviguer à 100% de leur performance, et les alizés n'étaient pas très bien établis et positionnés assez loin au Sud. Et une fois arrivés dans l’océan Indien, il était plus difficile de s’envoler".

Malgré ces défis, à terme, tout le monde semble convaincu que les foils sont l’avenir de la classe IMOCA. Le Vendée Globe 2016 a marqué une transition et personne ne pouvait alors prédire le comportement des foilers sur plusieurs mois de course. Néanmoins, selon certains calculs, les IMOCA60 équipés de foils partent avec un gain potentiel théorique de trois à quatre jours sur un Vendée Globe, d'après les simulations météorologiques réalisées. Cependant, un pas reste à franchir entre la théorie et la pratique.

Les Retours d'Expérience des Skippers : Adaptation et Optimisation

L'intégration des foils demande une période d'apprentissage et d'optimisation continue de la part des équipes et des skippers. Giancarlo Pedote, septième du dernier Vendée Globe, a remis à l'eau son plan VPLP/Verdier de 2015 à la mi-mai, après avoir installé de nouveaux foils (rouges et verts, complétant la coque blanche et reflétant le drapeau tricolore italien) pendant l'hiver. Il a échelonné ses améliorations sur deux ans, ayant modifié l'année précédente son étrave pour la rendre plus arrondie et renforcé la structure de son IMOCA. Il se réjouit des gains de vitesse attendus avec ses nouveaux foils, estimant que "l'amélioration de la vitesse devrait être d'environ 15 % sur l'ensemble du parcours". Il prévoit de "voler plus tôt, dans des conditions plus légères, même si le bateau est maintenant un peu plus lourd". Son objectif actuel est de monter en puissance progressivement, en se concentrant sur la fiabilisation du bateau : "Ces premières navigations seront consacrées à la fiabilisation des systèmes. Une fois cet objectif atteint, nous nous concentrerons sur la performance. Il ne faut jamais oublier que pour performer sur une course, il faut d’abord la terminer !" Giancarlo apprécie de travailler avec une petite équipe, "mettant les mains dans la colle", soulignant l'importance d'être "présent à 100 % pour tous les choix techniques" car, en navigation solitaire, il est essentiel de connaître parfaitement le bateau pour le pousser à fond et effectuer des réparations en cas d'avarie.

Pip Hare a également exprimé son enthousiasme et son émotion lors de la sortie de hangar de son "nouveau" Medallia, après six mois de chantier chez Carrington Boats. L'étrave a été refaite pour être plus arrondie et spatulée, et de nouveaux grands foils conçus par Guillaume Verdier ont été installés. Elle a eu "beaucoup d’émotions" et a même "versé une larme", se sentant "incroyablement privilégiée" et "très fière de notre équipe et de ce que nous avons accompli". Elle a relaté une navigation "vraiment incroyable" avec des conditions parfaites : "un plan d'eau très plat et un vent de 15 à 18 nœuds". Le bateau "s'est lancé dans la brise, l’étrave s'est soulevée et nous avons tous retenu notre respiration… Nous avons décollé et atteint 29 nœuds !". Elle a noté que "les bruits sont différents, le bateau est super léger" et que "le potentiel que je vois est absolument énorme, c'est tellement excitant, tellement grisant, je suis tellement contente !". Cependant, elle reconnaît qu'il reste "une montagne de choses à apprendre" et que l'objectif immédiat est de fiabiliser le bateau pour la prochaine course, la Rolex Fastnet. Elle précise que, pour l'instant, ils n'ont "pas de nouvelles polaires (prévisions de vitesse générées par ordinateur)". Guillaume Verdier, confiant dans les chiffres, estimait qu'ils pourraient être "à 95% d'un bateau neuf". Pip explique qu'elle et son équipe auraient "aimé aller aussi loin que Giancarlo sur la modification de l’étrave", qui est modifiée sur près de six mètres, mais qu'ils avaient "un budget restreint". Leur modification d'étrave est "petite et parfaitement formée !", et au bout du compte, "tout est une question de régularité, il faut être capable d'atteindre des vitesses moyennes élevées". Elle se fixe comme objectif de se mesurer à des concurrents de même génération équipés de grands foils, comme Damien Seguin, Giancarlo Pedote, Romain Attanasio et Benjamin Dutreux, espérant "talonner les bateaux de la génération 2020".

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Pour Kojiro Shiraishi, le retour à la compétition a été long et semé d'embûches après son abandon lors de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Son objectif pour le prochain Vendée Globe étant d'entrer dans le top 10, il était impératif d'améliorer le bateau. Les principales modifications apportées à DMG MORI Global One concernent, comme pour Pip et Giancarlo, les foils et l'étrave, supervisées par VPLP. L'équipe a travaillé avec les architectes "pour développer des foils qui améliorent les performances dans des conditions de vent arrière VMG et maintiennent nos capacités dans des conditions de reaching". La première étape de la conception a été de "trouver la bonne forme", puis de travailler "sur des simulateurs pour voir comment le bateau pourrait réagir dans différentes conditions". L'objectif était "surtout d'augmenter la stabilité et la vitesse moyenne, pas la vitesse pure". La coque a été coupée sur environ 5 mètres pour greffer une nouvelle carène plus plate avec un plus grand rocker. Le skipper japonais explique que "le bateau volera sur ses foils dans un vent plus léger qu'auparavant" et que "les foils seront capables de réguler la portance, ce qui nous permettra de mieux contrôler le bateau". L'équipe DMG MORI s'est également agrandie avec l'intégration de Thierry Duprey du Vorsent comme boat captain et Benoit Mariette comme directeur technique. Les objectifs principaux pour Kojiro sont de "mieux comprendre le bateau afin de terminer toutes les courses qui nous attendent et de recueillir autant de données que possible sur le bateau afin de mieux le comprendre".

Les Caractéristiques Techniques et l'Histoire de la Classe IMOCA

Les IMOCA sont définis par un cahier des charges précis, garantissant à la fois performance et sécurité : une longueur maximale de 18,28 mètres (60 pieds), une largeur maximale de 4,50 mètres, et une hauteur de mât de moins de 29 mètres. Ces voiliers peuvent atteindre 40 nœuds en vitesse de pointe (75 km/h). Lors du Vendée Globe 2024, le record de distance en 24 heures a été établi à 615,33 milles nautiques, soit 1 139 km, soulignant les capacités extrêmes de ces machines. Les bateaux les plus rapides ont bouclé le tour du monde à 17 nœuds de moyenne (31 km/h), une nette progression par rapport aux 8 nœuds des premières générations en 1986.

La classe IMOCA est apparue en 1986 lors du BOC Challenge, un tour du monde en solitaire par escales. Dès cette première génération, les bateaux présentaient déjà des caractéristiques fondamentales actuelles : une largeur et une longueur importantes à la flottaison. Depuis, la classe n'a cessé d'évoluer sur le plan technique, notamment grâce à l'essor de l'informatique embarquée et au développement des pilotes automatiques. Les cockpits, autrefois ouverts, sont aujourd'hui entièrement fermés pour protéger la zone de manœuvre, offrant un espace réservé à la vie du quotidien et un poste de commande centralisé, véritable tableau de bord permettant de gérer les conditions météorologiques, le niveau de la batterie et la production d'énergie. Une colonne appelée le « Moulin à café », située en plein milieu du cockpit, sert à contrôler les winches pour déployer les voiles, offrant une assistance mécanique capable de tirer l'équivalent de forces considérables. De cette position sécurisée, le skipper peut également assurer le réglage de ses voiles et accéder à certaines commandes du pilote automatique.

Les Grandes Épreuves et la Dynamique Générationnelle de la Flotte IMOCA

La classe IMOCA compte trois épreuves majeures qui rythment son calendrier : le Vendée Globe, le tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, organisé tous les quatre ans ; la Vendée Arctique, une course en solitaire dont le départ de la prochaine édition est prévu le 7 juin ; et la New York Vendée, dont la prochaine édition aura lieu en 2028.

Une caractéristique notable de la flotte IMOCA est sa multigénérationnalité. Les bateaux des générations précédentes continuent de disputer des compétitions au plus haut niveau, ce qui témoigne de leur robustesse et de leur longévité. La Vendée Arctique en est un exemple concret, avec une flotte qui rassemble des bateaux de différentes époques : l'IMOCA avec lequel François Gabart a remporté le Vendée Globe 2012-2013, aujourd'hui entre les mains de Nicolas d'Estais (Café Joyeux) ; le monocoque conçu pour Alex Thomson en 2015, aujourd'hui géré par Arnaud Boissières (April Marine) ; des bateaux plus récents de 2022 comme MACIF Santé Prévoyance, Initiatives-Cœur, 11th Hour, Allagrande Mapei et MACSF ; et l'association Petit-princes Quéguiner, seul bateau mis à l'eau après le Vendée Globe 2024. Ce dynamisme est confirmé par neuf nouveaux projets de construction d'IMOCA déjà lancés pour le prochain cycle. Les IMOCA se distinguent par leur jauge technique stricte, leur conception pour la navigation en solitaire et leur capacité à affronter les conditions les plus extrêmes, avec la particularité de pouvoir se redresser seuls après un chavirage, sans assistance extérieure.

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L'Engagement Environnemental de la Classe IMOCA

Dans le cadre de son engagement pour un développement durable, la classe IMOCA intègre des exigences environnementales croissantes dans ses règles de jauge. Dès 2021, l'utilisation de matériaux biosourcés était encouragée, et les équipes devaient embarquer au moins une voile fabriquée en matériaux alternatifs ou recyclables. En 2024, une nouvelle règle oblige toutes les équipes construisant un bateau neuf à réduire leur impact environnemental de 15 %, avec pour objectifs de diminuer l'usage de fibre de carbone dans les moules et de minimiser le gaspillage lors de la fabrication des foils. La Classe IMOCA continue de progresser dans la course au large en cherchant à réduire l'impact environnemental lié à la fabrication des voiles, ce qui a été discuté lors de la quatrième édition des "TRANSITIONS" avec Noémie Provost, coordinatrice technique à l'IMOCA, et Katia Merle, ingénieure structures chez VPLP, abordant comment la nouvelle règle façonne l'avenir des constructions et fait de la course au large un laboratoire d'innovation pour les matériaux alternatifs.

Préparation Extrême et Résilience des Marins IMOCA

La préparation d'une course en IMOCA combine un entraînement physique intensif, une maîtrise approfondie des systèmes embarqués (pilote automatique, informatique de bord) et une connaissance aiguisée de la météorologie. Les skippers consacrent un temps considérable à optimiser leur bateau avec leurs équipes techniques, notamment pour la conception et le réglage des foils. La résistance mentale est tout aussi déterminante, les courses pouvant durer plusieurs semaines en solitaire. Samantha Davies, skippeuse professionnelle française et barreuse de l'IMOCA Initiatives-Cœur, illustre parfaitement cet engagement. Elle participera à la Transat Jacques-Vabre, une course transatlantique en double de 4350 miles (8000 km) reliant Le Havre à Salvador de Bahia, créée en 1993. Le voilier Initiatives-Cœur soutient l’association Mécénat Chirurgie cardiaque qui permet aux enfants malades de se faire opérer en France lorsque cela est impossible dans leur pays. Ce projet a vu quatre bateaux porter le nom Initiatives-Cœur depuis ses débuts en 2012. Le bateau actuel, construit en 2022 et conçu par l’architecte Sam Manuard, a été mis à l'eau en 2010 et équipé de foils en 2019. Lors du Vendée Globe 2020, il a subi une avarie de quille qui a contraint Sam à abandonner la course, mais elle a courageusement terminé le tour du monde hors course, permettant de sauver 103 enfants.

L'échec d'un projet de course, comme celui de Jack Bouttell qui avait dû renoncer au Vendée Globe faute de sponsoring, est difficile à avaler pour un marin. Après avoir revendu le bateau qu'il avait racheté en 2017, Jack Bouttell a décidé de mettre de côté le Vendée Globe. "En regardant le départ, je pensais à ce qui aurait pu se passer, mais mon fils venait de naître quelques jours avant et cela a un petit peu aidé à la transition. Cette édition n'était visiblement pas pour moi, pour plusieurs raisons." Cependant, il est beaucoup plus positif pour la prochaine édition, se sentant "dans un meilleur état d'esprit, un peu plus âgé et un peu plus sage", et cherchant activement un bateau et des partenaires pour l'édition 2024.

Même face à l'adversité, la persévérance est une qualité primordiale. Jérémie Beyou (Charal), après un deuxième départ aux Sables d'Olonne suite à une avarie, a fait preuve d'une résilience remarquable. Jack Bouttell estime que la décision de repartir était la bonne, non seulement pour Jérémie personnellement, mais aussi pour son équipe et ses sponsors. "S'il avait jeté l'éponge tout de suite, je pense que la récupération mentale aurait été brutale et qu'il se serait enfoncé dans un trou assez profond." Jack Bouttell sait à quel point il est difficile de pousser un IMOCA de dernière génération à 100% de ses performances et ne peut qu’imaginer la difficulté de réaliser cela sans la motivation principale de gagner.

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