Il était une fois... la Vie : Une Odyssée Éducative au Cœur du Corps Humain

Le générique emblématique résonne encore dans la mémoire collective : « Et voici la viiiiiiie… La belle vie toute pressée d’éclore ! » Cette mélodie marque le début d'un voyage fascinant, un voyage dans l’infiniment petit, à l’intérieur du corps humain. La série animée « Il était une fois… la Vie » a su captiver des générations entières en présentant le fonctionnement complexe de notre organisme de manière ludique et accessible. Ce dessin animé, véritable chef-d'œuvre de vulgarisation scientifique, a pour objectif d’apprendre, de façon claire et divertissante, l’architecture, la composition des différents types cellulaires, des tissus biologiques et des organes, ainsi que leurs fonctions respectives.

Créée, écrite et réalisée par Albert Barillé en 1986, « Il était une fois… la Vie » est la troisième série de l'ensemble « Il était une fois… », portant le sous-titre évocateur de « La fabuleuse histoire du corps humain ». Son origine est française, mais elle a vu le jour grâce à une collaboration fructueuse avec le Japon, notamment avec Tatsunoko Production, un studio également à l'origine du succès de "La Bataille des planètes". En France, la série a fait sa première apparition à partir du 10 décembre 1986 sur Canal+ dans l'émission Cabou Cadin, puis à partir du 13 septembre 1987 sur FR3, d'abord sans émission jeunesse, puis dans Samdynamite. Elle a connu de nombreuses rediffusions au fil des décennies, notamment sur Canal J, France 3 dans Les Minikeums, Télétoon, Ma Planète et Gulli. Cette œuvre pionnière a même suscité, dans les années 80, de véritables vocations scientifiques. Au début des années 70, Albert Barillé, un producteur visionnaire, rêvait de transformer la télévision en « nounou électronique » avec une conviction simple : divertir, oui, mais sans jamais abrutir. Bourreau de travail, Barillé a potassé pendant six ans ses bouquins d’Histoire et de sciences, sans prendre de vacances, afin de poser les bases solides de cette saga encyclopédique. C'est ainsi que naquit d'abord « Il était une fois… l’Homme », le pilote d'une longue série déclinée à l'échelle du monde, de l'espace et du cycle de la vie.

Les Personnages Emblématiques : Guides et Acteurs de Notre Corps

Comme dans chacun des dessins animés de la série « Il était une fois… », les personnages se composent d'une galerie mémorable qui, dans cette itération, personnifient également les éléments ou les parasites du corps humain. Maestro, figure centrale, est le sage omniscient de la série, barbu de la tête aux pieds, distrait, amusant et astucieux. Il est l'éternel savant qui a toujours le mot juste, la solution aux problèmes, aux conflits, la trouvaille qui convient, et sa barbe en est pleine. Représenté comme le chef de cellule (quelle qu'elle soit), ce petit personnage barbu et enrobé porte la même combinaison que dans « Il était une fois… l'Espace ». Il est souvent assoupi dans son fauteuil, entouré en général de deux assistants qui hésitent à le réveiller en cas de problème. Maestro endosse aussi le rôle du bon médecin, prodiguant conseils et soins aux jeunes personnages, souvent imprudents.

Parmi ses accompagnateurs habituels, on retrouve Pierre et Pierrette, des hommes et des femmes de tous les jours qui servent de points d'ancrage dans le monde "extérieur" du corps humain. Le jeune Pierrot, par exemple, est le principal sujet d'observation des mécanismes biologiques. Ses amis incluent Le Gros, fidèle et costaud, le meilleur ami de Pierre ; Psi, l'image même de la vivacité ; et des antagonistes comme Le Teigneux et Le Nabot. Ce dernier, petit et souvent derrière Le Teigneux, est dépourvu d'une grande force physique mais met son intelligence au service de sa cruauté.

À l'intérieur du corps, les éléments biologiques sont transformés en personnages attachants ou redoutables. Les hormones, par exemple, sont représentées par des robots propulsés par une hélice. Les globules rouges, véritables porteurs d'oxygène, sont des petits personnages humanoïdes, parmi lesquels Maître Globus se distingue : un très vieux globule rouge, plein de sagesse et de savoir, qui explique et décrit les organes qu'il traverse à ses deux jeunes compagnons, Hémo et Globine. Ils sont rouge pâle/orangé lorsqu'ils transportent du dioxygène et rouge foncé quand ils transportent du dioxyde de carbone.

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Les forces de défense du corps sont également personnifiées. Les polynucléaires (granulocytes neutrophiles) sont de petits personnages tous identiques, à l'exception de leur chef. Ils patrouillent dans le corps humain tels des policiers, exigeant la « carte HLA » aux individus suspects et aspirant les microbes et autres virus qui traînent. Les lymphocytes B sont dépeints comme de petits personnages humains (jeunes hommes ou femmes) en combinaison de type spatiale, bleu clair (ou orange) et blanche avec épaulettes, reprenant les costumes des soldats de la Confédération d'Oméga d'« Il était une fois… l'Espace ». Ils se déplacent dans des petits vaisseaux en forme de bulle, propulsés par deux turbines, capables de se déformer pour traverser une paroi cellulaire (diapédèse). On y retrouve souvent Pierrot (le garçon) et Psi (la fille), respectivement capitaine et lieutenant de la Police du corps. Les lymphocytes T sont représentés de la même façon que les lymphocytes B. Les « bennes macrophages », quant à elles, sont des sortes de véhicules jaunes en forme de tête de crapaud ou des boules surmontées d'un cockpit, pourvus de tentacules, qui aspirent les intrus ou les aspergent de liquide corrosif. Les anticorps, petits personnages en forme d'insectes volants émettant un bruit d'essaim d'abeilles, parfois entièrement blancs ou avec un V doré, patrouillent librement ou sont libérés par les lymphocytes B. Leur chef, Métro, est un « parachutiste-anticorps » portant une armure métallique, sûr de lui, rouspéteur et souvent hilare, un personnage repris d'« Il était une fois… l'Espace » où il était la version robotisée de Maestro. Les plaquettes sont de petits personnages ronds et rouges, dotés de quatre bras et deux jambes, se promenant dans la circulation sanguine avec les globules rouges.

Les menaces pour le corps sont également bien caractérisées : les bactéries et microbes sont de grands personnages bleus ou jaunes au nez rouge, hargneux. Les virus, eux, sont de petits vers jaunes avec un nez et des cornes rouges ou vertes, dont la forme varie légèrement selon le type (grippe, hépatite, etc.).

L'histoire se déroule généralement dans le corps de Pierrot, un corps « normal » et généralement sain. Cependant, certains épisodes explorent le corps de Psi, de Petit-Gros (un corps un peu enrobé, parfois non vacciné), de Petite-Pierrette, et même, en contre-exemple, celui du Teigneux ou du Nabot, qui fume, boit de l'alcool et mange trop gras, soulignant les conséquences de modes de vie peu sains. Le dernier épisode introduit même le corps d'un homme âgé, affaibli par le temps. Pierrette, souvent, réconforte et soigne les enfants lorsqu'ils sont malades ou ont un petit bobo.

L'Exploration Systématique du Corps : Vingt-six Épisodes Thématiques

La série « Il était une fois… la Vie » décline son exploration du corps humain en vingt-six épisodes distincts, chacun abordant un aspect fondamental de la biologie humaine. L'approche est à la fois didactique et narrative, permettant aux spectateurs de suivre des aventures captivantes tout en assimilant des connaissances scientifiques.

#01 : La Planète Cellule. Le tout premier épisode pose les bases de l'existence. Il raconte les nombreuses aventures et étapes nécessaires avant que ne soit constituée la première cellule, l'unité fondamentale de toute vie. Le premier épisode donne d'ailleurs une explication basée sur la théorie de l’évolution, posant en parallèle le développement de l’humain et l’évolution des espèces sur Terre.

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#02 : La Naissance. Cet épisode marque le début de la vie, retraçant les processus merveilleux qui mènent à l'arrivée d'un nouvel être.

#03 : Les Sentinelles du Corps. Une immersion dans le système immunitaire, où, dans l'école de police du corps, on apprend comment déjouer les ennemis, microbes et virus, qui, rusés, se reproduisent à une cadence effarante, mettant en scène la lutte constante pour la protection de l'organisme.

#04 : La Moelle Osseuse. Cet épisode révèle le rôle crucial des usines de la moelle osseuse, qui fabriquent les policiers du corps et les porteurs d'oxygène : les globules rouges. Une alerte survient soudainement lorsque l'usine se dérègle et ne fabrique plus que de jeunes policiers qui refusent d'obéir, illustrant les dysfonctionnements possibles.

#05 : Le Sang. Les amis globules rouges sont retrouvés ici, tombant nez à nez avec les virus de la grippe, une illustration des menaces quotidiennes auxquelles le système sanguin est confronté.

#06 : Les Petites Plaquettes. Lorsque le jeune Pierrot se coupe le doigt avec un couteau sale, c'est l'alerte générale. Cet épisode met en lumière le rôle essentiel des plaquettes dans la coagulation sanguine et la cicatrisation.

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#07 : Le Cœur. Maître Globus emmène Hémo et Globine dans la « cathédrale du corps humain » : le cœur, et tout le système circulatoire, expliquant son fonctionnement vital de pompe et la circulation du sang.

#08 : La Respiration. Le parcours des bulles d'air, du nez aux poumons, est suivi pas à pas, expliquant le mécanisme complexe de la respiration et l'échange gazeux.

#09 : Le Cerveau. Maestro initie Hémo et Globine au plus mystérieux des organes : le cerveau, en soulignant son rôle central dans la coordination de toutes les fonctions du corps.

#10 : Les Neurones. Les messagers, véritables agents de liaison, cavalent en tous sens pour transmettre les informations perçues et ordonner les réponses à ces sensations : faim, soif, chaud, froid, ou autres attaques de virus, dévoilant le réseau complexe du système nerveux.

#11 : L'Œil. Une plongée captivante dans la magie de l'œil, où l'image est perçue, décomposée et transmise au cerveau. Cependant, l'épisode montre aussi les vulnérabilités, comme lorsqu'une poussière entre dans l'œil et que les virus Nabot s'en mêlent.

#12 : L'Oreille. Cet épisode est consacré à l'oreille, expliquant comment cet organe complexe capte les sons et les transmet au cerveau pour interprétation.

#13 : La Peau. Fidèle gardienne du corps, la peau est présentée comme le premier barrage face aux agressions de toutes sortes. Elle aide également le corps à éliminer ses déchets et à contrôler sa température, mettant en avant ses multiples fonctions protectrices et régulatrices.

#14 : La Bouche et les Dents. L'épisode explore les délices des bonbons, mais aussi les dangers du sucre qu'ils contiennent, fortifiant les bactéries sommeillant près des gencives, et sensibilisant à l'importance de l'hygiène buccale.

#15 : La Digestion. À l'occasion d'un bon repas, on suit le parcours des aliments, de l'œsophage vers l'estomac. Des milliers de petits personnages (graisses, sucres, protéines) vont être traités selon leur nature, expliquant le processus de transformation des nutriments.

#16 : L'Usine du Foie. Le foie est présenté comme le laboratoire le plus important du corps humain. Bien qu'il ne pèse qu'environ 2% du poids du corps, il utilise presque autant d'oxygène que le cœur. Cet organe élabore les protéines et les globules, mais aussi le fibrogène pour la cicatrisation, illustrant sa polyvalence.

#17 : Les Reins. Des éléments toxiques et bien désagréables sont dirigés vers les reins pour la grande sélection, expliquant leur rôle crucial de filtration et de régulation.

#18 : Le Système Lymphatique. Assez méconnu, ce vaste réseau du corps humain permet, grâce à la lymphe, de transporter tous les matériaux vers les usines du corps, soulignant son importance dans le transport et l'immunité.

#19 : Les Os et le Squelette. L'épisode met en valeur la belle architecture du squelette, conçu pour soutenir et protéger nos organes.

#20 : Les Muscles et la Graisse. Les muscles représentent près de la moitié du poids total du corps humain, et même les organes et les vaisseaux ont les leurs, expliquant leur fonction motrice et de soutien.

#21 : Guerre aux Toxines. Cet épisode dépeint la lutte incessante du corps contre les toxines, symbolisées par de vilains moustiques, et les mécanismes de défense mis en œuvre.

#22 : La Vaccination. Les effets bénéfiques ressentis par les amis personnages après la vaccination sont mis en avant, expliquant l'importance de cette mesure préventive pour renforcer le système immunitaire.

#23 : Les Hormones. Maestro, situé au cœur de l'hypothalamus, montre comment de cette grande centrale partent les ordres afin de satisfaire aux besoins réclamés par le corps humain, dévoilant le rôle des hormones dans la régulation des fonctions vitales.

#24 : Les Chaînes de la Vie. Cet épisode aborde les cycles et interconnexions qui constituent la vie.

#25 : Réparation et Transformation. Pierrot, huit ans, fatigué par une journée de travail et de jeux, va s'endormir, illustrant les processus de récupération et de régénération du corps.

#26 : Et la Vie Va… Le dernier épisode voit le jeune Pierrot interroger son grand-père : pourquoi celui-ci dit-il n'avoir plus l'âge de jouer au ballon avec lui ? Ce thème conclut très bien la série puisqu'il se focalise sur la vieillesse, alors que l’un des premiers épisodes traitait de la naissance, bouclant ainsi la boucle de la vie.

Une Approche Scientifique Rigoureuse et une Vulgarisation Ingénieuse

« Il était une fois… la Vie » se distingue par son approche pédagogique ingénieuse, qui rend des concepts biologiques complexes compréhensibles pour un jeune public. En utilisant des personnages pour représenter les constituants de notre corps, la série rend attentif aux diverses problématiques que le corps peut subir. C'est une vulgarisation scientifique qui use de la personnification pour expliquer les fonctions cellulaires, tissulaires et organiques. L'aspect ludique est omniprésent, comme le souligne Laurine, une spectatrice qui se souvient avoir « tout de suite accroché » car elle trouvait ça « très ludique ».

Un élément clé de la crédibilité et de la profondeur de la série est l'expertise scientifique rigoureuse qui la sous-tend. Albert Barillé faisait relire le scénario de chaque épisode au directeur du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), garantissant ainsi l'exactitude des informations transmises. Cette démarche permettait d'expliquer des mécanismes biologiques complexes aux enfants, alliant le micro et le macro d'un coup de crayon, donnant la sensation galvanisante d’embarquer pour un tour de grand huit.

Au-delà de la simple explication des fonctions corporelles, la série abordait des sujets de santé publique, comme la promotion du vaccin. Les méchants, les bactéries, étaient symbolisés par de petits personnages bleus aux nez rouges (leur chef étant Teigneux), tandis que les toxines étaient représentées par de vilains moustiques. Ce procédé visait à montrer de manière imagée la menace des micro-organismes que l'on ne perçoit pas, et l'importance de l'hygiène, comme le suggère une observation : « si vous voulez qu’il se lave les mains avant manger, ça peut être une bonne motivation à la propreté de leur montrer qu’il y a des gros monstres bleus à oreilles de Mickey qui se goinfrent de gros tas dégoûtant sur leurs mains pas lavées. » La série n'hésitait pas non plus à aborder des termes scientifiques complexes, avec un rythme de parole soutenu et un contenu dense, ce qui en faisait une ressource enrichissante pour compléter les connaissances, même si un jeune enfant seul ne saisirait pas toujours tout.

Le Cycle Complet de la Vie : Vieillesse, Mort et Renouveau

Le dernier épisode, intitulé « Et la vie va… », est particulièrement marquant par sa capacité à aborder des thèmes profonds et universels. Comme le note Benjamin, « le conclure par la mort et une naissance permet de boucler la boucle ». C’est assez culotté d’aborder ce thème car le dessin animé cible les enfants, mais cela est abordé correctement. Le grand-père de Pierrot décline la proposition de jouer au ballon, expliquant qu'il n'a plus l'âge, et ainsi la vieillesse à ses petits-enfants. Cet épisode est une première dans le dessin animé, car il montre pour la première fois que toutes les cellules et les personnages sont âgés. Maestro se tient avec une canne, les autres ont les cheveux et la barbe blanches, des rides… pour bien faire comprendre que nous sommes dans le corps d’une personne en fin de vie.

Ce qui est encore plus audacieux, c'est que, pour la première fois, le cartoon montre la mort d'un personnage, car le grand-père donne son dernier souffle, afin d'expliquer la mort. Mais une mort entraîne souvent une naissance, et un bébé arrive dans la foulée, pour expliquer ensuite comment marchent les cellules et le corps d’un nouveau-né. Cette conclusion permet de boucler la boucle de l'existence, en présentant la mort non pas comme une fin absolue, mais comme une étape naturelle du cycle de la vie, souvent suivie par un nouveau commencement. Laurine et Benjamin soulignent l'ingéniosité de cette approche, la trouvant « très bien choisie » et « bien faite et bien écrite ».

L'Alchimie Artistique : Musique, Voix et Restauration

L'impact mémorable d'« Il était une fois… la Vie » doit beaucoup à son alchimie artistique. La musique de la bande-son a été composée par le multi-oscarisé Michel Legrand, célèbre pour ses compositions pour les films de Jacques Demy et le jingle de RTL, et orchestrée par Armand Migiani. La chanson du générique, « Hymne à la vie », interprétée par la chanteuse belge Sandra Kim, est sortie en 1986. Albert Barillé a choisi Sandra Kim après avoir entendu son tube « J'aime la vie », victorieux au Concours Eurovision de la chanson quelques mois plus tôt, séduit par sa facilité à atteindre les aigus. L'enregistrement s'est déroulé rapidement, en une heure, au studio du Palais des Congrès à Paris. Le 45 tours, principalement édité en Belgique, est devenu rare en France. L'interprète n'a chanté le titre qu'une seule fois, lors de cet enregistrement en studio, préférant ne pas le chanter sur scène afin d'en préserver l'authenticité liée à sa voix d'enfant. Au fil des décennies, l'« Hymne à la vie » a acquis un statut culte auprès de plusieurs générations de téléspectateurs, devenant indissociable de la série éducative.

Le doublage des personnages est également un facteur majeur de son succès. La voix reconnaissable entre toutes de Maestro n'est autre que celle du « pape du doublage à la française » : Roger Carel. C'est lui qui a prêté sa voix à des personnages emblématiques comme Astérix, Mickey ou Winnie l'ourson. Travailler avec Roger Carel dans les années 70-80 était non seulement être adoubé par un grand du dessin animé, mais aussi la garantie de s’attirer la sympathie du (jeune) public. Les téléspectateurs avertis reconnaîtront enfin la voix féminine de South Park en écoutant Psi et Pierrette, interprétées par Marie-Laure Beneston, une autre légende du doublage, également entendue dans Twin Peaks, Forrest Gump et les Animaniacs.

Le graphisme et les recherches plastiques ont été réalisés par Jean Barbaud, comme dans les opus précédents « Il était une fois… l'Homme » et « Il était une fois… l'Espace ». On remarque, au-delà de la similitude des personnages principaux, des ressemblances avec la série précédente. En 2016, à l'initiative d'Hélène Barillé, l'épouse du créateur et producteur Albert Barillé, la série a été restaurée. Cette version en haute définition et au format 16:9, inscrite dans la collection « Hello Maestro ! », a nécessité un travail de plusieurs mois, effectué par le laboratoire Mikros Image près de Paris. L'image a été améliorée, notamment par le graphiste Aurélien Grand, avec la correction de petites erreurs d'animation et un « nettoyage » de l'image. La mise en couleurs a été effectuée par Afroula Hadjiyanakis. Le son a également été amélioré, avec une musique redéfinie grâce à une table de mixage et remasterisée. Des épisodes de cette nouvelle version ont été rendus disponibles dès le 4 février 2017 sur la plateforme de l'émission de France 4, ludo.fr. France 4 a diffusé ces épisodes restaurés depuis le 4 mars 2017, dans l'émission Ludo, tous les soirs à 19h30 et le week-end à 11h40. Ces épisodes ont rassemblé un public conséquent, avec une moyenne de 388 000 téléspectateurs, et un pic à 510 000 personnes.

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