Lorsqu’il s’agit de naviguer ou de pratiquer des activités aquatiques, la sécurité nautique est primordiale. Au cœur de cet équipement de sécurité se trouve le gilet de sauvetage, un dispositif de flottaison essentiel qui sert à prévenir la noyade et à garantir la survie en mer. Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Que vous soyez un marin expérimenté ou un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage vous protège d’imprévu en mer. En plus de répondre aux règles et impératifs de sécurité de la navigation, il protège chacun de vos passagers.
Selon les chiffres de la Croix-Rouge, plus de 87 % des personnes qui se noient ne portent pas de gilet de sauvetage. Savoir nager ne suffit pas pour survivre aux accidents de bateau. Le port d'un gilet de sauvetage donne aux sauveteurs un délai supplémentaire pour parvenir jusqu’à vous et vous sauver. Pourquoi risquer votre vie alors qu'il est si facile d'en porter un ? Il est cependant essentiel de porter un gilet de sauvetage bien ajusté et de le porter correctement.
Comprendre la flottabilité : les unités en Newtons
La flottabilité d'un gilet est exprimé en Newton, les valeurs en newton (N) sont une mesure de la force de flottabilité fournie par un gilet de sauvetage. La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. Plus la valeur est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.
La flottabilité minimale de 50 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Il s'agit d'une aide à la flottabilité et non d'un gilet de sauvetage conçu pour retourner automatiquement le visage de l’utilisateur vers le haut. La flottabilité minimale de 100 Newtons est destinée aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. Pour la haute mer et les conditions extrêmes, les gilets de 275 N sont conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord.
Gilets à flottabilité permanente vs Gilets gonflables
Il existe une distinction fondamentale entre les gilets de sauvetage à flottabilité inhérente (en mousse) et les modèles gonflables. Les gilets à flottabilité inhérente offrent une flottabilité grâce à des matériaux qui flottent par eux-mêmes, tel que la mousse de polyéthylène ou mousse PVC. Ils sont considérés comme très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir. Ils assurent par ailleurs à bord une certaine protection physique en cas de choc. Cependant, ils sont souvent plus encombrants.
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Les gilets gonflables représentent une innovation majeure dans le domaine de la sécurité nautique, combinant confort et haute performance en flottabilité. Plus chers à l’achat, ces gilets ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort et permettent une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Ces gilets étant gonflables, la flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Cette particularité donne au gilet automatique un avantage important en terme de mobilité. À porter sur les vêtements, il n’entrave pas les mouvements et facilite manœuvres et déplacements à bord.
Les systèmes de déclenchement pour gilets gonflables
Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants. Le gilet gonflable manuel est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Le gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu’après immersion dans l’eau. Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme.
Le gilet gonflable automatique pressiostatique fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle.
L'importance capitale de l'ajustement et de la sous-cutale
Tout d'abord, vous devez porter un gilet de sauvetage adapté à votre physique. Il ne doit ni être trop grand ni trop petit. Il ne doit pas y avoir plus d'un poing d'espace entre votre corps et votre gilet de sauvetage. Il doit vous aller comme un gant ! La sangle d'entre-jambe (ou sous-cutale) est d'une importance capitale, car elle maintient votre gilet de sauvetage dans la bonne position quand vous tombez à l'eau. Elle permet également d'éviter que le gilet de sauvetage ne remonte le long du corps en cas d’immersion brusque dans l'eau. La vidéo montre comment le gilet de sauvetage de la personne qui ne porte pas de sangle d'entre-jambe se gonfle, mais se déplace immédiatement vers le haut, par-dessus la tête de cette personne. Le gilet ne la maintient clairement pas à flot en toute sécurité, car il n'est plus fixé autour du haut du corps.
Entretien, maintenance et durée de vie
Les gilets de sauvetage ont une durée de vie limitée, accentuée par les agressions auxquelles ils sont soumis (rayonnement ultra-violet, en mer avec le sel, abrasion, micro-organismes, hydrocarbures, compression). En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé, le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayonnements solaires est recommandé, les réparations de fortune déconseillées.
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Pour les gilets gonflables, il vous faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet. Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Avant et après chaque utilisation, vérifiez l’absence de déchirures, de coupures, de moisissures, de coutures défaillantes ou de matériel corrodé. Assurez-vous également que les sangles et les boucles fonctionnent correctement. La durée de vie d’un gilet de sauvetage dépend de la fréquence et des conditions d’utilisation, mais un remplacement tous les cinq à dix ans est une bonne règle générale.
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