Le gilet de sauvetage, équipement indispensable pour assurer la sécurité lors des sorties en mer ou des activités nautiques, connaît une transformation majeure avec l'intégration des technologies de géolocalisation. Cette évolution marque un tournant décisif dans la prévention des accidents et l'optimisation des opérations de sauvetage. L'innovation technologique pousse désormais les limites de la sécurité aquatique, en offrant des solutions qui non seulement maintiennent les individus à flot, mais permettent également leur localisation rapide et précise en cas de besoin. Que ce soit pour la navigation de plaisance, la pêche, la pratique d'un sport nautique ou la plongée en apnée, le gilet de sauvetage géolocalisable s'impose comme un élément central d'une stratégie de sécurité moderne et efficace.
L'Innovation Connectée : Le Gilet "sens07" et la Prévention des Accidents en Apnée
La pratique de l'apnée, de plus en plus répandue, est associée à des risques inhérents, notamment la syncope sous l'eau qui ne prévient pas toujours. Les apnéistes le savent bien : ce mécanisme de protection met le cerveau en veille lorsque celui-ci manque d’oxygène, au risque que le plongeur se noie. C’est pour sécuriser cette pratique que le laboratoire d’ingénierie suisse ProVitaTec a imaginé un gilet de sauvetage connecté, baptisé « sens07 ». Cette veste innovante a été primée au concours d’invention du Festival international du film et de l’image des mondes sous-marins, de Trébeurden (Côtes-d’Armor), et a également reçu un prix de l’innovation lors de ce même festival.
Le gilet de sauvetage « sens07 » représente une avancée significative. Il est relié à une application mobile et remonte son porteur à la surface dès que les objectifs de plongée sont dépassés. Avant d’aller à l’eau, le plongeur entre ses objectifs dans l’application, par exemple, 15 mètres de profondeur et 2 minutes d’apnée maximum. Le gilet est équipé d’une petite bombonne d’air comprimé qui se déclenche pour remonter le plongeur à la surface, garantissant ainsi que ses voies aériennes soient hors de l’eau. Mais la vraie innovation réside dans l’aspect « connecté » de ce gilet : sa puce intégrée le relie directement à une application mobile qui détecte les signaux d’alerte.
Des experts du domaine saluent cette avancée. Franck Daouben, professeur d’apnée à Landéda (Finistère), estime que c'est l'avenir de la sécurité sous l’eau. Conscient des risques de la pratique, ce passionné avait lui-même travaillé à un tel système. Il raconte qu'« plutôt que de se concurrencer, on a finalisé ensemble le produit », faisant ainsi de lui le premier distributeur français de la veste « sens07 ». Bien que cet équipement reste très onéreux, avec un prix de 695 €, il est anticipé que le coût devrait baisser à mesure que les ventes augmentent. L'instructeur souhaite que cet équipement « devrait être la ceinture de sécurité des apnéistes », rappelant que douze à vingt accidents mortels se produisent chaque année en France dans ce contexte.
L'Évolution des Gilets de Sauvetage : Du Gonflage Manuel à l'Automatique
Les gilets de sauvetage ont connu une évolution remarquable, passant de simples dispositifs de flottaison à des équipements de sécurité complexes et sophistiqués. Les tout premiers gilets de sauvetage nécessitaient qu’on les gonfle à la bouche en soufflant dans un tube. Un bon début, certes, mais le système n’était pas sans inconvénient. De nos jours, les gilets ont heureusement beaucoup progressé et sont tous équipés de dispositifs de déclenchement qui n’ont pas besoin d’intervention manuelle. L’avantage le plus évident est que le gilet est conçu pour fonctionner même si le naufragé est inconscient, une caractéristique cruciale pour la survie.
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Il existe trois types de mécanismes de déclenchement, mais même si les modes de déclenchement sont différents, ils ont tous en commun d’utiliser un cylindre de CO2 pour gonfler rapidement la vessie. La vessie est le principal élément d’un gilet de sauvetage, celui qui fait tout le travail pour augmenter au maximum les chances de survie en cas de chute par-dessus bord. Il existe des vessies de toutes les formes et tailles, mais elles ont toutes en commun le même rôle fondamental : redresser le naufragé vers la surface et augmenter la distance entre les voies respiratoires et le niveau de l’eau, un espace appelé le franc-bord. Au fil du temps, la conception de ces vessies a été améliorée pour les rendre plus solides et sophistiquées. À titre d'exemple, la vessie de l’ErgoFit 290N, avec sa forme sculptée en 3D, distribue parfaitement la flottabilité tout en augmentant le franc-bord, la vitesse de redressement et la liberté de mouvement.
Des marques comme Crewsaver, forte de 60 ans d’expérience dans la conception et la fabrication de gilets de sauvetage gonflables, garantissent que chaque gilet comprend les caractéristiques de sécurité les plus avancées pour toutes les gammes et tous les prix. La Société Nationale de Sauvetage en Mer (S.N.S.M.) a d'ailleurs choisi Crewsaver pour le développement du gilet SOLAS destiné à ses sauveteurs. Ainsi, depuis 2020, c’est plus de 3000 gilets sur-mesure qui ont été fournis à la S.N.S.M., témoignant de la confiance accordée à la qualité et à l'efficacité de ces équipements. Quelle que soit la pratique, il est crucial de trouver le gilet Crewsaver qui convient le mieux. Dans les gammes Crewsaver Crewfit, ErgoFit, ErgoFit+, sélectionnées par des distributeurs comme Navicom, on trouve la forme, le volume, le mécanisme de déclenchement et les accessoires les plus performants, permettant d’appréhender les conditions les plus redoutables avec les meilleures armes.
Au-delà de la Flottabilité : L'Intégration de la Géolocalisation
Avec l'évolution des technologies, le gilet de sauvetage connecté, lié numériquement à un poste de secours ou à une application, s'annonce comme le futur du gilet de sauvetage. Depuis le prototype présenté au concours Lépine en 2019, les plus grandes marques innovent pour pouvoir proposer un produit équivalent sur le marché. Se procurer un gilet de sauvetage performant a un coût, mais c’est un passage très important pour garantir la sécurité à bord d’un navire, d’un bateau de pêche ou d’une simple planche à voile.
Pour assurer la sécurité en mer, le choix du bon gilet de sauvetage est primordial, car c’est en partie de la bonne qualité du matériel de sécurité que la vie dépend. Les gilets de sauvetage automatiques offrent une protection efficace et une sécurité en cas de chute dans l’eau. Un gilet de sauvetage automatique est un dispositif de sécurité conçu pour se gonfler immédiatement au contact de l’eau. Ce dernier fonctionne grâce à une pastille soluble qui se dissout au contact de l’eau, libérant ainsi le gaz contenu dans la cartouche et gonflant le gilet en quelques secondes. Après utilisation ou déclenchement accidentel, un gilet de sauvetage automatique doit être dégonflé avant d’être réarmé. Une fois totalement dégonflé, il est nécessaire de remplacer la cartouche de CO₂ et la pastille soluble pour que le gilet retrouve son état de fonctionnement optimal.
Si l’équipement connecté porté est assez lourd, il est conseillé de se tourner vers un gilet de sauvetage supportant un nombre de Newtons plus élevé. Ces gilets gonflables ont la particularité d’avoir une importante flottabilité malgré le poids appliqué sur le gilet dans l’eau. Les gilets les plus performants, tels que les gilets de sauvetage automatique Ergofit+ Crewsaver (flottabilité 190 ou 290 Newtons) et le Deckvest Vito Hammar Spinlock (flottabilité 275 Newtons), sont des références. Le premier est disponible avec le système de déclenchement Hammar ou automatique. Les deux s’achètent avec ou sans harnais, et contiennent un système de déclenchement manuel. Le prix de ces gilets de sauvetage gonflables est assez élevé, mais ils sont ce qu’il se fait de mieux sur le marché du gilet de sauvetage. Ils répondent aux normes de sécurité ISO et SOLAS, ce qui démontre le haut niveau de sécurité de ces gilets. Il est également recommandé d'avoir toujours en stock un kit de recharge pour gilet de sauvetage dans son bateau.
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Certains modèles de gilets en mousse, comme ceux produits par la marque Jobe, sont réservés à une pratique de loisir. Les gilets de sauvetage Jobe sont pour la plupart en mousse, encore plus confortables mais davantage adaptés pour le sport ou le loisir nautique, idéals comme gilets jet ski et glisse. Cependant, même pour ces pratiques, la géolocalisation apporte une couche de sécurité supplémentaire.
Le nec plus ultra est l'insertion d'une balise géolocalisée qui permet d'être repéré immédiatement sur les écrans du bateau et des sauveteurs en cas de chute. C'est ici que la véritable révolution opère, transformant un simple dispositif de flottaison en un outil de sauvetage actif et intelligent.
La Technologie AIS MOB : Un Outil Essentiel pour le Sauvetage en Mer
Plusieurs accessoires pour gilets de sauvetage révolutionnaires ont récemment vu le jour, l'un des plus pratiques et efficaces pour accroître la sécurité en mer étant la balise MOB1 Homme à la Mer AIS MOB d’Ocean Signal. Cette balise fonctionne avec la technologie de radiotélécommunication AIS, qui signifie Automatic Identification System (Système Automatique d’Identification). C’est un système d’échanges automatisés de messages entre navires par radio VHF qui permet aux navires et aux systèmes de surveillance de trafic (le CROSS en France) de connaître l’identité, le statut, la position et la route des navires se situant dans la zone de navigation. La balise Ocean Signal est petite et facile d’utilisation. Que l'on possède un gilet de sauvetage Plastimo, CrewSaver, Jobe ou Spinlock, le porteur sera visible par tous les navires environnants qui possèdent une VHF portable ou fixe. Les postes de secours verront également le porteur grâce à la balise AIS fixée à son gilet.
Un exemple concret de cette synergie est le gilet SEATEC CLASSIC165, qui combine un gilet automatique conforme à la norme ISO 12402-3 avec la balise de détresse AIS easyOne EPIRB pour augmenter les chances de sauvetage en cas d'urgence. Le gilet SEATEC CLASSIC165 maintient en sécurité à la surface tandis que la balise easyOne AIS EPIRB envoie les messages AIS standards N° 1 et 14. Le premier message comprend la position donnée par l’AIS, le numéro d’identification et le vecteur fond (COG-SOG). Le message 14 informe si la balise est en état d’alerte ou de test. L'easyONE est la première balise de ce type au monde, entièrement automatique et émettant sur le canal d’urgence AIS. Une équipe d’experts de Weatherdock et SVB a conçu ce mécanisme qui déploie automatiquement l’antenne et envoie un message d’alerte d’homme à la mer (MOB). Ce système peut également être activé manuellement. Ce message peut être reçu par tous les récepteurs AIS aux alentours (jusqu’à 8 milles de portée) et communiqué à tous les récepteurs disponibles.
Pesant seulement 150 grammes, la balise easyONE ELT est une des plus légères du marché. Elle est équipée de deux batteries lithium qui assurent une autonomie de 36 heures en fonctionnement constant à une température extérieure de +10°C. Correctement stockées, les batteries ont une durée de vie de 7 ans. L'easyONE possède un récepteur GPS 56 canaux avec un temps d’acquisition de 35 secondes environ, c'est-à-dire le temps entre la mise sous tension et l’acquisition de la position. Le faible poids et les dimensions compactes (168 x 48 x 27mm) de la balise Weatherdocks easyONE permettent de la monter sur les gilets automatiques. Elle est étanche à 10 mètres et flottante, ce qui permet de l’utiliser sur une bouée de sauvetage. Le mode test est activé à l’aide d’une simple pression sur un bouton et il permet de contrôler le fonctionnement de la balise. Les flotteurs jaunes en PU du gilet SEATEC CLASSIC 165 gonflent automatiquement (avec possibilité de gonflage manuel) et disposent d'une enveloppe protectrice solide. Le gilet comporte également une ceinture qui intègre un anneau en tissu, où une ligne de vie se fixe facilement.
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Ces technologies ont déjà prouvé leur valeur. On se souvient du sauvetage de Kevin Escoffier par Jean Le Cam lors du Vendée Globe 2020. Kevin a pu être repéré à bord de son radeau de survie au large des côtes sud-africaines grâce à sa balise AIS. À cette distance au large, sans cette balise, l'aventure aurait pu se transformer en un drame. Même lors d'un accident sur le littoral, la recherche devient rapidement incertaine si la victime ne porte pas de gilet équipé d'un tel système. Des balises AIS, comme celles intégrées dans les gilets de sauvetage Deckvest Lite de chez Spinlock, dont le prix public est de 375 €, sont ultra-fines. Une telle balise compacte s'intègre dans le gilet, accrochée au tuyau de gonflage buccal, et se fond dans le gilet même sur un modèle enfant. La balise s'active alors automatiquement lors du gonflage du gilet, alertant les bateaux avoisinants. Elle transmet un signal dans les 15 secondes à tous les récepteurs AIS et traceurs activés AIS à proximité dans les 5 miles. Les coordonnées du bateau peuvent être enregistrées dans la balise pour qu'elles soient affichées sur les alertes AIS. Le paramétrage et l'installation de ces balises assurent un gain de temps considérable et précieux lors d'une recherche en mer. La première étape est d'enregistrer le bateau dans chaque balise embarquée.
Plusieurs types de Balises de Localisation Personnelles (PLB) existent. Certains alertent directement un récepteur spécial à bord du navire ; d'autres peuvent être commandées par l'équipement AIS standard présent à bord du navire. Ces PLB peuvent être activées manuellement ou automatiquement. D'autres types de PLB envoient un signal par satellite directement aux services d'urgence. Des fabricants comme Mullion ont créé et adapté plusieurs modèles de gilets de sauvetage pour les équiper d'une balise. Elles communiquent avec les récepteurs des navires et/ou des services d'urgence mondiaux par l'intermédiaire de systèmes de communication par satellite. Lorsqu'elles sont activées manuellement ou automatiquement en cas d'immersion, ces balises émettent un signal de détresse crucial pour une intervention rapide.