Le Gilet Airbag : Fonctionnement et Applications Cruciales pour la Sécurité

Aujourd’hui, l'intérêt se porte sur les sacs airbag, des équipements de sécurité qui, s’ils sont de plus en plus visibles sur les bords de piste et largement plébiscités par les afficionados du ski de rando, restent toutefois largement méconnus par le grand public et les skieurs hors-piste occasionnels. De surcroît, leur coût élevé, même s’il achève une tendance à la baisse, en fait un produit dont le freerideur occasionnel ne sait trop si s’en équiper en vaut vraiment la peine. Mais la portée des équipements gonflables pour la sécurité s'étend bien au-delà des pistes, englobant également la protection sur l'eau et sur la route. C’est donc l’occasion de faire le point sur ces équipements de sécurité, les différents systèmes proposés par chaque marque et de s’intéresser à ce que disent les chiffres dont on dispose vis-à-vis de l’efficacité réelle des sacs airbag et leur impact sur la mortalité des victimes, que ce soit en avalanche, en cas de chute à moto ou dans l'eau.

Principes Généraux des Équipements de Sécurité Gonflables

Le concept des équipements de sécurité gonflables repose sur l'augmentation rapide du volume d'un dispositif pour améliorer la flottabilité ou absorber un choc. Ces systèmes sont conçus pour être discrets, voire invisibles, tout en offrant une protection maximale. Par exemple, certains équipements de sauvetage intégrés sur l'eau sont décrits comme étant invisibles tout en étant les plus efficaces sur le marché. Un gilet de sauvetage airbag, quelle que soit son application, intègre un système de gonflage rapide et une ou plusieurs chambres gonflables qui se déploient en quelques secondes.

Un exemple frappant de cette technologie est le t-shirt anti-noyade Floatee. Équipé d'un gonfleur automatique et d'une forme spécifique, cet équipement de sauvetage intégré est invisible tout en étant le plus efficace sur le marché. Moins de 5 secondes, c'est ce qu'il faut à ce t-shirt anti-noyade pour retourner complètement un enfant sur le dos, même inconscient, quelle que soit sa position initiale, afin que les voies respiratoires restent hors de l'eau. Le Floatee est un dispositif de sécurité certifié Catégorie 3, la plus sûre, et a obtenu la certification européenne comme EPI (Équipement de Protection Individuelle), suite à un protocole de test basé sur la norme ISO 12402-4 pour les gilets de sauvetage. Le poids d'un enfant est un critère très important lors du choix d'un dispositif de sauvetage. Il convient également de prêter attention à la norme ISO 12402, qui aidera à déterminer si l'équipement souhaité est adapté à l'activité envisagée. Ce même principe d'intervention rapide et d'augmentation du volume se retrouve dans les gilets airbag pour les situations d'avalanche et de moto, adaptant la technologie aux risques spécifiques de chaque environnement.

Le Gilet Airbag Anti-Avalanche : Une Révolution dans la Sécurité en Montagne

Le sac airbag anti-avalanche représente une innovation majeure pour la sécurité des skieurs hors-piste et des professionnels de la montagne.

Genèse et Développement de l'Airbag Avalanche

Comme beaucoup de grandes innovations, l’airbag anti-avalanche est né d’une découverte plutôt impromptue. Au début des années 70, Josef Honester, un garde forestier et chasseur descendant chamois sur le dos, attaché à son sac, déclenche une coulée. Emporté, il reste à sa grande surprise en surface de la coulée, aidé par le volume supplémentaire conféré par le chamois. Intrigué par le phénomène, le garde forestier allemand va mener de multiples expériences avant de breveter le premier prototype d’airbag avalanche, appuyé par la Fraunhofer-Gesellschaft, l’institut allemand spécialisé dans la recherche en sciences appliquées.

Lire aussi: Spécificités des gilets de sauvetage pour Terre-Neuve

Au début des années 80, la Fraunhofer-Gesellschaft met en vente le brevet. Peter Aschauer le rachète en 1980, après avoir été témoin d’une avalanche au Canada. Il crée la société ABS Peter Aschauer, basée en Allemagne, et commence à travailler sur un produit à vocation commerciale. Cinq ans plus tard, ABS (acronyme pour Avalanche Balloon Securesystem) présente son premier produit à l’ISPO. Malheureusement, l’accueil du public est plutôt glacial, et il ne convainc pas. L’équipe de Aschauer se remet au travail et porte ses efforts principalement sur les sacs, lourds et inconfortables dans leurs premières versions. Leurs efforts sont couronnés de succès, et au début des années 90 le sac airbag est plébiscité par les organisateurs d’événements freeride et les guides de montagne. En 1995, la SLF (l’institut suisse d’étude sur la neige et les avalanches) mène des tests complets et valide définitivement l’efficacité du système. Le début des années 2000 marque alors la réelle entrée sur le marché en masse du sac airbag et l’arrivée de plusieurs marques concurrentes sur le secteur.

Mécanisme et Principe de Fonctionnement

L’efficacité de l’airbag repose sur le phénomène de ségrégation inverse, qui répartit les particules d’une avalanche en mouvement selon leur taille : les plus grosses restent en surface tandis que les plus petites sont entraînées vers le fond. L’airbag, une fois gonflé, confère un volume important et augmente la taille de la particule que représente un rideur pris dans une coulée. Celui-ci a donc beaucoup plus de chances de rester naturellement en surface. Nous verrons par la suite les différents systèmes de gonflage et formes d’airbags proposés par les fabricants, mais le principe du sac airbag reste le même pour tous les modèles. Le gilet ou sac contient un airbag replié, un système de gonflage rapide et un système d’activation. Lorsqu’il déclenche une plaque, le rideur tire sur la poignée, et le ou les airbags sont gonflés en quelques secondes.

Les Systèmes Spécifiques des Fabricants

Chaque fabricant a développé des technologies distinctes pour optimiser le déploiement et l'efficacité des airbags anti-avalanche.

ABSComme vu précédemment, ABS est la firme pionnière en matière de sac airbag. Le système de la marque utilise actuellement deux airbags de 85L et une bouteille de gaz comprimé (azote, argon). Le déclenchement se fait à l’aide d’une poignée qui contient une balle à blanc. Son activation provoque une surpression dans le système, et une aiguille vient perforer la bouteille de gaz comprimé. La capacité de la bouteille n’est pas suffisante pour gonfler entièrement les airbags, et le système fait appel à l’effet Venturi pour compléter le remplissage via l’air ambiant. L’avantage d’avoir ces deux airbags en forme d’ailes de part et d’autre du sac, c’est que si l’un d'eux est perforé, on bénéficie toujours du volume du second. C’est aussi le système le moins gênant pour rider ou s’extirper de la plaque, ce qui peut s’avérer salvateur si l’on réussit à reprendre pied dans la coulée après l’avoir activée. Enfin, contrairement à la plupart des autres marques qui privilégient un format proche de la tête pour la maintenir en surface et la protéger, ABS affirme que sa solution réduit le risque de traumatisme en maintenant la victime en position horizontale près de la surface plutôt qu’en position verticale où la partie inférieure du corps est plus exposée. L’inconvénient par rapport à la plupart des systèmes à un seul airbag, c’est que le cas échéant l’on est moins bien protégé des impacts, qui constituent un danger de premier plan lorsque l’on se trouve emporté. Le système ABS est notamment utilisé par The North Face, Dakine, Ortovox ou encore Burton.

Snowpulse/MammutCe système diffère de celui d’ABS sur plusieurs plans. Il a recours à un unique airbag, qui diffère selon deux modèles : RAS et Lifebag. Le premier forme une sorte de gros oreiller derrière la tête, le second un U en trois dimensions qui débute derrière la tête et vient encadrer les épaules et les bras. Contrairement au système ABS, il est bien compliqué de faire quoi que ce soit une fois gonflé. Ce format d’airbag diffère également du premier dans la position qu’il confère à la victime, plus verticale, la tête en haut, à l’image d’un gilet de sauvetage. L’idée est de maintenir cette dernière hors de la neige autant que faire se peut, ou faciliter et réduire le temps nécessaire au dégagement. L’airbag se déclenche via une poignée reliée à un câble. Il existe deux types de cartouches, l’une remplie à l’azote, l’autre à l’air comprimé. Le premier modèle fait économiser un peu moins de 200g mais nécessite d’être rempli par un professionnel après activation, alors que le second peut être rempli par un particulier. Le système Snowpulse dans son ensemble est réactivable après déclenchement sans passer par la case emprunt à la banque, l’absence de système pyrotechnique comme utilisée par ABS ne nécessitant pas non plus de changer la poignée.

BCA (Backcountry Access)La marque nord-américaine propose une solution semblable à celle employée par Snowpulse, avec un unique airbag de 150L au format “oreiller” et un système d’activation mécanique (par câble comme chez Snowpulse par exemple). La cartouche est remplie d’air comprimé, ce qui permet comme pour le système précédent de la recharger soi-même. Backcountry Access propose pas mal de ressources en ligne au sujet des avalanches et leur prévention avec notamment des témoignages et podcasts sur la préparation à tenir pour mettre toutes les chances de son côté. Les sacs de la marque sont en moyenne plus abordables que ses concurrents, et BCA met l’accent sur leur légèreté. On retrouve le système BCA sur les sacs airbag de la marque mais aussi les sacs K2, cette dernière possédant maintenant la première.

JetforceDéveloppé par Pieps en coopération avec Black Diamond, le système Jetforce est plutôt novateur. Plutôt qu’utiliser une bouteille d’air comprimé qui pose notamment problème lors des transits aériens, il utilise un ventilateur électrique pour remplir l’airbag en quelques secondes. Le système est donc très versatile, et trois minutes après son activation, l’airbag se vide, fournissant à la victime une poche d’air qui lui permettra de respirer en attendant son dégagement si elle a été ensevelie. L’autre avantage du système est que la question du rechargement de la cartouche ne se pose plus. La forme de l’airbag de 200L est quant à elle à mi-chemin entre RAS et Lifebag. Ce type de fonctionnement est particulièrement intéressant quand on considère la facilité avec laquelle il permet de s’entraîner et effectuer des déclenchements de test : le nombre de victimes d’avalanches équipées d’un sac airbag mais retrouvées avec ce dernier non gonflé est significatif. Là où le bât blesse en revanche, c’est au niveau du prix : presque 4 chiffres pour les modèles équipés de ce système.

Efficacité Réelle et Impact sur la Mortalité

L'évaluation de l'efficacité des airbags anti-avalanche repose sur des analyses approfondies des statistiques d'accidents. Une ressource clé en France sur la neige et les avalanches est l'Anena. Une étude consacrée à l’efficacité des airbags avalanche publiée par cet organisme fournit des informations très détaillées.

L’étude qui est constamment citée par les marques qui conçoivent et mettent sur le marché les sacs airbags est celle de Brugger et al. (2007). La statistique mise en avant est la suivante : 97% des personnes emportées par une avalanche qui portent un sac airbag (et le déclenchent avec succès) survivent. On n’entend en revanche pas une autre statistique : 81% des personnes emportées par une avalanche sans sac airbag survivent également. L’utilisation d’un airbag n’augmente donc ses chances de survie que de 16 points. Quoi qu’il en soit, le ratio de mortalité entre une victime équipée d’un airbag et une autre qui n’en porte pas est néanmoins impressionnant : sur 100 personnes emportées par une avalanche, non équipées, qui décèdent, 85 pourraient être sauvées par l’utilisation d’un airbag.

Lire aussi: Normes des gilets de wakeboard

Afin d’obtenir une mesure plus fiable, l’Anena s’est basée sur un jeu de données plus significatif pour mener son étude, en ne conservant que les rapports d’avalanche de taille suffisante pour ensevelir une victime, soit celles de classe 2 ou plus. L’échantillon a ensuite été réduit aux accidents impliquant simultanément des personnes équipées d’airbag, ou pas, afin d’éliminer le biais du plus grand nombre de rapports concernant les personnes équipées, qui s’explique par le travail actif des fabricants d’airbags pour qu’ils soient déclarés. Le résultat, que l’on retrouve dans d’autres études, est que le taux de décès des victimes non équipées est de 22%, tandis que celui de victimes portant un airbag est de 11% (9% si l’on exclut les airbags non gonflés). On se retrouve alors avec un taux de mortalité de 11% à mettre en perspective avec les 3% rapportés par l’étude de Brugger et al, et un ratio de mortalité de 50%, à comparer avec les 85% de cette même étude.

Un autre problème majeur affectant la mortalité parmi les porteurs d’airbags est lié aux problèmes de déclenchement. 20% des victimes portant un sac airbag rencontrent un incident de cet ordre et ne parviennent pas à le gonfler. Dans 60% des cas, ce non-gonflage est dû à un échec de déclenchement par l’utilisateur, le reste étant la conséquence d’un problème de maintenance, une panne ou la destruction de l’airbag après gonflage. Le taux d’échec lors du déploiement est trois fois plus important chez les pratiquants amateurs que chez les professionnels de la montagne, ce qui met en lumière l’importance de l’entraînement à l’utilisation de ce type d’équipement.

Un troisième point à garder en tête est la compensation du risque, c’est-à-dire la propension pour un pratiquant à s’exposer davantage parce qu’il se sent rassuré par la présence de son sac airbag. S’il est difficile de trouver une estimation de la compensation du risque, l’Anena pointe du doigt le fait que la réduction du risque liée à l’utilisation d’un sac airbag est à peu près équivalente à l’augmentation du risque d’être impliqué dans une avalanche de classe directement supérieure. En clair, cela veut dire que les bénéfices des airbags sont annulés si vous décidez de vous engager sur un secteur où des avalanches de classe supérieure sont probables.

Enfin, il faut garder en tête que le type de terrain sur lequel vous vous engagez peut avoir une grande influence sur l’efficacité relative d’un airbag. Pascal Haegeli pointe notamment du doigt la différence de mortalité par traumatisme entre les cas étudiés en Europe et en Amérique du Nord, due à une sur-représentation des runs en forêt au Canada ou aux États-Unis. Fort logiquement, le sac airbag n’est pas d’une grande utilité si une avalanche vous entraîne contre un arbre ou vous fait sauter une barre rocheuse. Un dernier élément qui n’est pas ou peu évalué dans les études est l’effet ancre des skis ou du snowboard. Ne pas parvenir à déchausser ou avoir le malheur d’être snowboardeur vient à l’encontre de l’effort fourni par l’airbag pour maintenir la victime près de la surface en l’entraînant au fond. Bref, même si certains chiffres mis en lumière ne sont pas très représentatifs de l’efficacité réelle des airbags (elle-même difficile à déterminer précisément), ce type d’équipement reste très utile et est réellement capable de faire la différence tant que le pratiquant ne prend pas plus de risques en sa présence.

Le Gilet Airbag Moto : Une Protection Vitale sur la Route

L'utilisation des airbags en moto est relativement récente, contrairement aux airbags en voiture, qui se sont démocratisés jusqu'à en devenir obligatoires. Même si cet équipement s'est révélé extrêmement utile dans diverses situations, il reste encore beaucoup de défauts à corriger pour généraliser son utilisation. Les principaux défauts de l'airbag moto restent le prix, le poids de l'équipement, ainsi que le manque d'aspect pratique pour le motard. Voici donc un article récapitulatif sur les airbags en moto, leur conception, leur utilité ainsi que leurs inconvénients. Il est à noter également que le mode de fonctionnement de cet équipement est largement abordé dans la formation au nouveau code de la route moto (ETM).

Lire aussi: Tout savoir sur les gilets Aqualung

Pourquoi s'Équiper d'un Airbag Moto ?

La question est légitime : pourquoi s'équiper d'un airbag pour moto lorsque l'on a déjà un équipement au complet (casque, gants, blouson, pantalon et bottines) ? Si l'équipement et ses renforts coqués vous protègent des brûlures et des dommages aux articulations, ils ne protègent pas votre cage thoracique, et notamment vos poumons et votre cœur. C'est pourquoi l'airbag, par son fonctionnement, aura pour mission de disperser l'énergie générée lors d'un impact, et de rendre le choc moins brutal pour vos organes vitaux. C'est donc un élément de sécurité important à prendre en compte. En fin de compte, ils ont exactement la même fonction que les airbags de voiture, mais sont rattachés au conducteur au lieu d'être rattachés au véhicule, car en cas de chute, le motard atterrit souvent loin de son véhicule. En outre, le gilet airbag vous protège entièrement le dos, les vertèbres et les cervicales, et empêche le fameux « coup du lapin » en maintenant l’alignement tête - cou - tronc. Cette protection se fait grâce à la technologie de l’airbag.

Conception Générale et Détection de Chute

La conception de l'airbag moto est relativement simple à première vue ; il s'agit d'un gilet contenant une partie gonflable, qui s'enclenche en cas de chute ou de collision, et fonctionne donc selon le même principe que l'airbag d'une voiture, mais les détails sont plus complexes. Le principe de l'airbag est simple : le mécanisme détecte la chute et le gilet airbag se gonfle, pour amortir la chute et vous protéger. La qualité d'un gilet airbag se mesure également en termes de temps de détection. En effet, selon plusieurs études réalisées, il a été démontré que le temps de détection doit nécessairement être inférieur à 80 ms pour que l'airbag soit gonflé et à bonne pression au moment du choc, avec le sol ou avec un autre véhicule.

Types de Systèmes et Fonctionnement

On peut tout d'abord distinguer deux types d'airbags différents, avec et sans câble. Les airbags sans câble sont équipés d'une technologie plus évoluée, et sont donc plus chers, mais ils évitent aux conducteurs d'avoir à enlever et remettre le câble à chaque fois qu'ils descendent de la moto puis remontent dessus, ce qui constitue un aspect pratique non négligeable. Il existe également deux technologies de gonflement : le gonflement mécanique aux cartouches de CO2 et le gonflement électronique, à l'aide d'un système pyrotechnique.

Airbags Mécaniques FilaireLe fonctionnement des gilets airbag dotés d'un câble est plutôt simple : en cas de chute, le câble se tend et enclenche le déclencheur de gonflement, qui va ensuite percer la cartouche de CO2 et gonfler le gilet, qui sera opérationnel au moment du choc. Ces airbags sont disponibles sous forme de gilets, que l'on porte souvent en dessous du blouson de moto, et qui relient la moto ou le scooter à leur conducteur. Les airbags filaires sont reliés directement à la moto par un fil. Le gilet comporte un récepteur d’onde radio qui le relie à un boîtier fixé sur le guidon de la moto et émettant des ondes radios. Ce dernier est raccordé à deux capteurs : un placé sur la fourche détectant les chocs et un sur le cadre pour déceler les pertes de contrôle.

Étant plutôt simple dans leur conception, ces airbags ont l'avantage d'être relativement peu coûteux (les modèles coûtent en général entre 300€ et 400€), mais la liste des avantages s'arrête ici. S'ils sont plus facilement accessibles grâce à leur prix, ils sont également beaucoup moins efficaces que les autres, et pour cause. Leur principal défaut est le temps de détection. En effet, selon la position du câble, le mécanisme peut mettre entre 70 ms et 150 ms pour se déclencher, un temps beaucoup trop long pour certaines chutes, d'autant plus qu'il faut également compter le temps de gonflage du gilet airbag dans les mesures.

Ces airbags seront donc efficaces uniquement dans les situations où le motard chute de sa moto et glisse longtemps sur le sol. En cas d'impact avec un autre véhicule, qui sera beaucoup plus rapide, ils ne protégeront pas efficacement le conducteur du deux-roues. On pourrait avancer que ce problème peut être réglé en conservant une tension du câble suffisante pour que le mécanisme soit déclenché au moindre geste brusque, mais pas en situation normale, mais dans ce cas, on risquerait de déclencher l'airbag de façon intempestive, ce qui serait tout aussi dangereux pour le motard. En plaçant le câble en situation “quasiment tendue” en permanence, le motard expérimenterait également des problèmes de confort, ce qui découragerait une utilisation quotidienne de cet équipement de sécurité. De manière générale, les organismes responsables de la notation des équipements de sécurité refusent de délivrer à ce type d'airbags une note supérieure à 3 sur 5, en raison de ce problème de détection trop lente. Toutefois, soulignons quand même qu'en cas d'accident, porter un airbag, même filaire, est toujours plus efficace que de ne pas en porter du tout. Pour les motards au budget limité, il vaut donc mieux se tourner vers un airbag filaire que de renoncer à en porter un pour les raisons précédemment citées.

Airbags Électroniques sans FilLes airbags électroniques sans fil sont dotés d'une technologie plus perfectionnée que les autres, et le prix s'en ressent. En effet, le prix de ces modèles d'airbags varie entre 800€ et 1200€, soit plus du double du prix des airbags mécaniques. Ils ont d'abord été conçus pour protéger efficacement les pilotes professionnels de circuit, puis le système s'est peu à peu démocratisé pour le grand public. Les gilets autonomes comprennent l’ensemble de la technologie sur eux, sans passer par un boîtier externe placé sur la moto.

Les airbags électroniques fonctionnent de la façon suivante : la détection de la chute se fait par plusieurs capteurs, intégrés directement dans le gilet. Dès que des valeurs irrégulières ou anormales sont détectées, le gilet se gonfle. Le gonflage ne se fait pas par cartouche de CO2 ici, mais via un système pyrotechnique similaire à celui des voitures. Sur ce type d'airbag, il faut compter en moyenne 50 ms pour que le gilet soit correctement gonflé et ait une pression optimale. À ces 50 ms s'ajoute le temps de détection, qui est d'à peine 20 ms. Sur ces modèles, on a donc un temps de détection et de gonflage inférieur à 80 ms, qui est la norme préconisée par les organismes responsables de la supervision des équipements de sécurité. Ces airbags comportent également un avantage non négligeable, l'aspect pratique. Ici, le motard est libre de ces mouvements, peut descendre et remonter sur sa moto sans avoir à accrocher le câble de l'airbag, ce qui procure un confort appréciable.

Maintenance Post-Chute

C'est une question que beaucoup de motards se posent : est-il vraiment nécessaire de changer tout le gilet airbag après chaque chute ? Cela dépend du type de gilet et de la chute. En effet, si la chute a provoqué une abrasion importante et endommagé le textile du gilet, il faudra le changer. Il est à noter que les gilets airbags qui se portent en dessous du blouson de moto sont moins souvent abîmés que les modèles externes, qui se portent au-dessus.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *