Génos sur un Dériveur : Guide Complet du Réglage et du Fonctionnement

Un bon réglage de voiles, c’est d’abord l’assurance de les garder plus longtemps en bon état. Mais c’est aussi beaucoup plus de plaisir et de confort pour tout l’équipage. Les sensations à bord d’un voilier bien équilibré sont grisantes, transformant la navigation en une expérience fluide et réactive. La compréhension approfondie des forces en jeu et des ajustements possibles est essentielle pour optimiser les performances de votre dériveur et prolonger la durée de vie de votre équipement. Cette maîtrise passe par une observation attentive et une application méthodique des principes aérodynamiques.

Les Principes Fondamentaux de l'Aérodynamisme des Voiles

Pour comprendre le fonctionnement de nos voiles, il est indispensable de saisir les concepts fondamentaux de l'aérodynamisme et de l'hydrodynamique. Lorsqu'un voilier se déplace, il n'est pas uniquement soumis au vent réel, mais à une combinaison de forces qui créent un environnement de vent dynamique autour de lui.

Le Vent Apparent et ses Implications

Le voilier, en se déplaçant sur l'eau, crée un vent qui est égal à sa vitesse. Ce vent vitesse s’additionne au vent réel pour créer un vent que l’on nomme vent apparent. C’est ce vent apparent qui souffle sur votre visage et sur votre girouette lorsque vous êtes à bord, et c'est celui que les voiles « ressentent » et utilisent pour générer la propulsion.

Sur le schéma du triangle des forces, on représente le vent réel, la vitesse du bateau (qui est un vecteur vent venant de l'avant du bateau) et le vent apparent résultant. Ce triangle illustre visuellement la relation complexe entre ces trois éléments. En conséquence, du travers au près, le vent apparent est moins favorable au voilier et plus fort que le vent réel. Cela signifie que l'angle du vent apparent par rapport à l'axe du bateau est plus étroit que celui du vent réel, et sa vitesse est souvent supérieure, exigeant des réglages de voile plus fins et plus précis pour capter au mieux cette énergie.

Interaction du Vent avec la Voile : Dépression et Pression

Le phénomène aérodynamique principal qui propulse le voilier repose sur la différence de pression de part et d'autre de la voile. Quand le vent rencontre la voile, il se sépare en deux filets d’air qui longent chacun la face externe (l’extrados) et interne (l’intrados) de la voile.

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Ce phénomène crée une différence de pression entre les deux côtés de la voile. Sous le vent, l’air dévié par la voile accélère, créant une dépression. Cette accélération de l'air sur la surface convexe de l'extrados est un exemple direct de l'effet Bernoulli, où une augmentation de la vitesse du fluide s'accompagne d'une diminution de la pression. Au vent, l’air s’étale dans le creux et ralentit. L’air qui circule dans l’intrados exerce tout de même une pression sur la voile, mais celle-ci est deux fois moins forte que la dépression sous le vent. C'est cette force de dépression, beaucoup plus significative, qui "aspire" littéralement la voile et génère la majeure partie de la portance propulsive.

Ce phénomène fonctionne pour tous les fluides circulant sur une surface convexe. Vous pouvez l’expérimenter vous-même en plaçant une cuillère verticale sous un filet d’eau du robinet. La cuillère sera aspirée par son côté bombé. Cet exemple simple illustre la puissance de l'effet de la dépression générée par l'écoulement d'un fluide le long d'une surface courbée. Sur une voile, la courbure ou le "creux" est délibérément conçu pour maximiser cette différence de pression et, par conséquent, la force propulsive.

L'Influence du Creux sur la Force Aérodynamique et le Cap

Le "creux" d'une voile, c'est-à-dire sa courbure ou sa profondeur, joue un rôle déterminant dans la génération de la force propulsive et dans l'orientation du bateau. Or, plus les filets d’airs sont déviés de leur direction initiale, plus cette force augmente. Cela signifie qu'une voile avec un creux plus prononcé dévie davantage l'air et peut générer une force aérodynamique plus importante, offrant ainsi plus de puissance.

Cependant, il existe un compromis. Quand on creuse une voile, la force aérodynamique augmente mais elle change légèrement de direction. Elle tire un peu moins vers l’avant. Ceci est dû au fait qu'une courbure excessive peut orienter la force résultante de manière moins optimale pour la progression directe. Si vous voulez naviguer au près, vous ferez donc moins de cap. Un creux trop important peut empêcher le bateau de remonter efficacement au vent, car une partie significative de la force propulsive est convertie en dérive latérale plutôt qu'en propulsion vers l'avant. Trouver le bon équilibre pour le creux est donc crucial pour allier puissance et capacité à remonter au vent.

L'Écoulement Laminaire et le Décrochage

L'efficacité aérodynamique d'une voile dépend fondamentalement de la manière dont l'air s'écoule sur ses surfaces. Tout ce que vous venez de lire ci-dessous n’est valable que lorsque l’écoulement du vent est laminaire. Un écoulement laminaire est un écoulement doux et régulier, où les filets d'air suivent la courbure de la voile sans turbulences excessives. C'est dans ces conditions que la différence de pression est maximale et que la portance est la plus efficace.

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Cependant, sur un voilier de croisière, les filets d’airs commencent à décrocher à partir du travers. Le décrochage se produit lorsque l'angle d'incidence de la voile par rapport au vent apparent devient trop grand, provoquant une séparation des filets d'air de la surface de la voile, notamment du côté de l'extrados. Cette séparation engendre une turbulence significative, une chute drastique de la dépression et une perte importante de portance. Le vent n'est plus "collé" à la voile, et son efficacité chute considérablement. Ensuite, plus vous abattez, plus la pression directe du vent dans l’intrados prend le dessus. Au vent arrière, la force aérodynamique devient proportionnelle à la poussée du vent apparent dans vos voiles. Dans cette allure, l'effet de portance généré par la dépression sur l'extrados diminue fortement, et la propulsion est principalement le résultat de la poussée directe du vent sur la surface de la voile, agissant un peu comme une poussée dans une "poche" formée par la voile.

L'Observation, Clé d'un Réglage Efficace

Pour obtenir les meilleurs réglages de voile, nous allons observer attentivement les indicateurs dont nous disposons. L'électronique moderne peut fournir de nombreuses données, mais l'œil expérimenté du marin reste l'outil le plus précis et le plus fiable pour juger de l'efficacité des voiles.

Au-delà des Instruments Électroniques : l'Œil du Marin

Si vous voulez vraiment progresser, oubliez un instant vos girouettes et autres lochs électroniques. Le secret d’un bon réglage de voile passe d’abord par l’observation des voiles elles-mêmes. Les voiles sont conçues pour des performances optimales lorsqu'elles adoptent une forme spécifique. Toute déformation ou comportement anormal doit être identifié et corrigé. Un marin attentif peut "lire" les voiles et comprendre ce qu'elles disent sur la qualité de l'écoulement du vent, bien avant que les instruments ne signalent un problème. Cette approche holistique permet une adaptation constante et intuitive aux conditions changeantes du vent et de la mer.

Réglage Initial des Tensions : Drisses et Lattes

L'étape initiale du réglage de voile, souvent sous-estimée, concerne les tensions de base. Sachez d’abord que bien étarquer les voiles ne veut absolument pas dire qu’il faut souquer tous les bouts. Surtout pas! Ce serait le meilleur moyen de les déformer rapidement. Une tension excessive peut endommager le tissu de la voile, altérer sa forme de manière irréversible et réduire considérablement sa durée de vie.

Quand vous hissez vos voiles, observez le tissu le long du guindant. Tendez la drisse jusqu’à effacer les plis horizontaux dans la voile. Ces plis sont généralement le signe d'un manque de tension au guindant, qui empêche la voile d'adopter son profil aérodynamique prévu. La tension doit être suffisante pour lisser ces plis sans pour autant "étrangler" le tissu. Par contre, si vous avez une grand-voile entièrement lattée, et que des plis verticaux apparaissent au niveau des goussets de latte, c’est que les lattes ne sont pas suffisamment tendues. Les lattes sont cruciales pour maintenir la forme du creux de la grand-voile, surtout dans sa partie arrière. Des lattes correctement tendues assurent que le profil de la voile reste optimal, évitant ainsi le vrillage excessif et la perte de portance.

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Le Réglage du Creux de Voile

Le creux, ou la profondeur du profil de la voile, est une variable essentielle qui influence directement la puissance et la capacité à remonter au vent du voilier. Sa position et sa profondeur doivent être ajustées avec précision.

Position du Creux : Bandes de Visualisation, Tension de Drisse, Cunningham

Le creux d’une voile est calculé dès sa conception pour se situer à un peu plus du tiers de son bord d’attaque. C'est à cet endroit que le profil est le plus épais, correspondant au point où la portance est la plus efficace. Pour vous aider à visualiser et à ajuster cette position, en principe vous avez pour vous aider des bandes de visualisation du creux de vos voiles. Ces bandes, souvent de petites marques colorées ou des lignes cousues, sont des repères précieux pour juger de la bonne répartition du creux.

Une fois qu’il est correctement étarqué et bordé à la limite du fasseyement, vous pouvez observer le creux. Le fasseyement, ou le "battement" du bord d'attaque de la voile, indique que l'angle d'attaque est trop faible ou que la voile n'est pas suffisamment bordée. Une fois cette limite atteinte, on peut affiner la position du creux.

Comme pour le génois, des ajustements du gréement peuvent influencer indirectement la forme du creux. Vous pouvez agir sur la tension du pataras et cintrer légèrement le mât pour avancer le creux. Le pataras, en tirant sur le haut du mât vers l'arrière, augmente la tension de l'étai avant, ce qui a pour effet de tendre le guindant du génois et de le "dégonfler" légèrement, avançant ainsi son point de creux. Un cintre léger du mât a un effet similaire sur la grand-voile en aplatissant le profil et en déplaçant le creux vers l'avant. Une autre possibilité est de reprendre de la drisse ou du cunningham, toujours pour avancer le creux. Le cunningham, en agissant directement sur la tension du guindant de la grand-voile, permet d'aplatir la voile dans sa partie avant et de déplacer le creux vers l'avant, réduisant ainsi la puissance et améliorant la capacité à remonter au vent.

Profondeur du Creux : Puissance et Risque de Décrochage

La profondeur du creux est plus délicate à régler. Plus haut nous avons vu qu’elle détermine la puissance de la voile. Un creux plus profond offre plus de puissance, idéal dans le petit temps ou les allures portantes, car il dévie davantage l'air et génère une portance accrue. Cependant, elle peut engendrer un décrochage de l’écoulement de l’air. Un creux trop important, en particulier au près et dans le vent fort, peut provoquer une séparation prématurée des filets d'air de l'extrados, entraînant un décrochage, une traînée excessive et une perte de performance. L'art du réglage consiste à trouver le compromis optimal entre puissance et douceur de l'écoulement.

Les Penons : Indicateurs Visuels Précis

Les penons sont des outils d'une simplicité désarmante mais d'une efficacité redoutable pour visualiser l'écoulement de l'air sur les voiles. Ce qui suit est très utile quand votre voilier suit toujours le même cap par rapport au vent apparent.

Description et Placement des Penons et Rubans

Les penons, ce sont ces petits brins de laine fixés à la voile en trois étages le long du guindant. Ils sont généralement placés sur les deux faces de la voile (intrados et extrados) à différentes hauteurs pour donner une image complète de l'écoulement. Leur mouvement est un indicateur direct de la direction et de la fluidité du flux d'air. Le long de la chute, vous pouvez également placer des petits rubans de nylon en toile à spi. Ces rubans sur la chute sont particulièrement utiles pour visualiser le vrillage de la voile et l'écoulement dans sa partie arrière.

Interprétation des Penons pour l'Écoulement Laminaire

L'observation des penons est la méthode la plus directe pour s'assurer d'un écoulement laminaire. Quand l’écoulement est laminaire, ils sont à peu près horizontaux, parallèles entre eux. Cela signifie que l'air glisse harmonieusement sur les deux surfaces de la voile, maximisant la portance et minimisant la traînée. La vision de tous les penons flottant droit et parallèle est le signe d'une voile parfaitement réglée pour cette allure.

Réglage au Près : Border le Foc ou Abattre

L'utilisation des penons est particulièrement cruciale pour les allures de près. Au près, si le penon au vent décroche, l’écoulement est perturbé. Un penon au vent qui pointe vers le haut ou qui bat indique que la voile est trop bordée ou que le bateau est trop abattu par rapport au vent. L'air n'arrive plus à s'écouler correctement sur l'intrados et se sépare. Pour recoller le vent à la voile, il faut soit border le foc, soit abattre. Border le foc (génois) permet d'augmenter l'angle d'attaque de la voile, aidant ainsi à "recoller" le flux d'air. Abattre légèrement le bateau modifie l'angle d'incidence de l'ensemble de la voile par rapport au vent apparent, ce qui peut aussi restaurer un écoulement laminaire.

Votre voile toujours bordée à la limite du fasseyement, vos penons peuvent dévier. Vous devez alors régler l’incidence de la voile avec le vent apparent pour retrouver un écoulement laminaire. Cela peut impliquer des ajustements subtils sur l'écoute de génois ou la barre pour modifier l'angle du bateau. Les penons agissent comme des capteurs visuels instantanés, offrant un retour d'information immédiat sur l'efficacité de vos réglages.

Le Chariot d'Écoute de Génois : Maîtrise de la Forme

Le chariot d'écoute de génois est un élément fondamental pour un réglage précis de cette voile d'avant. Il permet de contrôler non seulement la tension de la chute et du point d'écoute, mais aussi la forme générale de la voile en agissant sur le vrillage et le creux.

Régler l'Incidence et le Creux en Abattant

Le positionnement du chariot d'écoute le long de son rail a un impact direct sur le profil du génois. Quand vous abattez, vous modifiez l'angle d'attaque du bateau par rapport au vent apparent. Dans ces allures plus arrivées, vous pouvez creuser la voile en avançant le chariot d’écoute de génois. En avançant le chariot, le point d'écoute est tiré plus vers l'intérieur et vers l'avant du bateau, ce qui a pour effet de relâcher la tension sur la chute de la voile, permettant ainsi à son profil de devenir plus profond. Pour cela, choquez suffisamment d’écoute, déplacez le chariot et bordez à nouveau. Cette séquence garantit que le réglage du chariot est effectué sans contrainte excessive sur la voile et permet d'observer immédiatement l'effet sur le creux.

Si vous voulez lui donner de la puissance, augmentez le creux en relâchant de la bordure. Un génois plus creux est souvent plus puissant, car il dévie un volume d'air plus important et crée une plus grande différence de pression. Ce réglage est particulièrement utile dans le petit temps ou lorsque l'on cherche à maximiser la vitesse sur des allures plus abattues.

Positionnement Idéal pour le Près

Le réglage du chariot d'écoute de génois est crucial pour l'allure de près, où l'efficacité et la capacité à remonter au vent sont primordiales. À bord de ce voilier, le chariot d’écoute de génois est bien positionné pour le près. Il tire dans l’axe de la bissectrice de l’angle formé par le point d’écoute. Ce positionnement spécifique assure que la tension de l'écoute est répartie de manière optimale sur la chute de la voile, garantissant un profil équilibré et un vrillage minimal. Un chariot trop en arrière peut trop vriller le haut de la voile, tandis qu'un chariot trop en avant peut trop raidir la chute, bloquant le flux d'air. Le réglage idéal cherche à maintenir une chute relativement tendue mais non bloquée, permettant un écoulement laminaire sur toute la hauteur du génois.

Gestion du Vrillage (Twist)

Le vrillage, ou le déversement de la voile dans sa partie supérieure, est un aspect subtil mais crucial du réglage. Il s'agit de la variation de l'angle d'incidence de la voile de bas en haut, une nécessité pour s'adapter aux changements de direction et de vitesse du vent apparent à différentes hauteurs.

Identifier le Déversement de la Voile

Cependant là aussi, quelle que soit votre réglage de creux, les penons et les faveurs du haut de la voile risquent de décrocher quand vous abattez vers le bon plein et le travers. Cela vous indique que le haut de votre voile déverse. Un vrillage excessif signifie que la partie supérieure de la voile est trop ouverte ou trop sous-bordée par rapport à la partie inférieure. Les penons du haut de la voile, au lieu de flotter horizontalement, vont battre ou pointer vers le côté sous le vent, signalant un écoulement perturbé et une perte de portance.

Conséquences de la Chute Vrillée

Votre grand-voile présente un vrillage et perd de la puissance en laissant s’échapper l’air dans les hauts. Cette perte de puissance est directement liée à l'inefficacité aérodynamique de la voile dans sa partie supérieure. Si le vrillage est trop prononcé, l'air s'échappe de manière prématurée, ne générant plus de portance significative. Mais si ce n’est pas le cas, vous perdez inutilement de la vitesse. À l'inverse, un vrillage insuffisant peut bloquer l'écoulement d'air dans le haut de la voile, particulièrement par vent fort où le vent apparent est plus puissant en hauteur. Le défi est donc de trouver le juste milieu pour un écoulement fluide et une puissance maximale sur toute la hauteur de la voile.

Techniques de Réglage du Chariot d'Écoute

Le meilleur réglage serait de conserver une chute droite plutôt que vrillée. Une chute droite, ou avec un vrillage contrôlé et optimal, assure que la force propulsive est générée de manière uniforme sur toute la hauteur de la voile. C’est simple : au fur et à mesure que vous choquez l’écoute, il vous suffit de déplacer le chariot d’écoute de la grand-voile sous le vent. Ainsi, vous alignerez le haut et le bas de la voile : la chute se tendra. En déplaçant le chariot d'écoute vers le vent (ou sous le vent par rapport au sens de l'écoulement), on modifie l'angle d'attaque de la partie supérieure de la voile et on tend la chute, réduisant ainsi le vrillage excessif. Ce réglage permet de maximiser la portance et de minimiser la traînée, améliorant considérablement les performances du bateau, notamment en remontée au vent.

Principes Généraux et Entraînement

Le réglage des voiles est un art qui s'affine avec la pratique et l'observation. Comprendre les principes fondamentaux est la première étape, mais les appliquer efficacement sur l'eau demande de l'expérience.

Objectif de l'Écoulement Laminaire

Le principe du réglage de voile est simple : du près au travers, l’écoulement de l’air doit être le plus laminaire possible. Cet objectif de laminer l'écoulement vise à maximiser la portance générée par la différence de pression et à minimiser la traînée. Une voile bien réglée minimise les turbulences, offrant ainsi une meilleure vitesse, un meilleur cap et une navigation plus confortable pour l'équipage. La recherche de cet écoulement laminaire est une quête constante, qui nécessite des ajustements continus en fonction des variations du vent et de l'état de la mer.

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