La voile est une discipline riche en termes techniques et en pratiques spécifiques, essentiels à la compréhension et à la maîtrise de la navigation. Parmi les voiles d'avant, le génois occupe une place prépondérante, notamment sur les dériveurs, où son rôle est crucial pour la performance et l'équilibre du bateau. Sa sélection, son installation et son réglage sont des aspects fondamentaux que tout navigateur doit appréhender pour tirer le meilleur parti de son embarcation. Cet article propose une exploration détaillée du génois, de son vocabulaire associé aux techniques de manœuvre les plus avancées, en passant par les critères de choix et les matériaux de fabrication.
Comprendre le Génois et son Vocabulaire Spécifique
Pour aborder le génois et les voiles d'avant en général, il est impératif de se familiariser avec une terminologie précise. Ce vocabulaire constitue la base de toute discussion sur les réglages, les manœuvres et la conception des voiles, permettant une communication claire et efficace entre marins.
Définition et Rôle du Génois
Le génois est une voile d'avant très utilisée. Il se distingue par son recouvrement qui est généralement de 100%, ce qui signifie que la voile va jusqu'au mât, mais ne le dépasse pas. Cette caractéristique lui confère une surface importante, optimisée pour la propulsion du bateau, particulièrement dans les allures de près et par vent léger à modéré. Il s'oppose souvent à des voiles plus petites comme le "tourmentin", qui est une toute petite voile conçue pour les conditions de "tempête" lorsque le vent souffle avec beaucoup de force. En comparaison, un spinnaker, diminutif de spinnaker, est une voile qui ressemble à un "parachute" et que l'on hisse spécifiquement lorsque le vent vient de l'arrière, poussant ainsi le bateau. Cette distinction souligne la spécificité de chaque voile en fonction des conditions de navigation et des allures.
Éléments Clés et Termes Techniques d'une Voile
Plusieurs éléments constituent une voile, et leur connaissance est fondamentale pour comprendre son fonctionnement et son réglage. La chute représente le côté arrière de la voile, qui est le plus éloigné du mât. La bordure, quant à elle, est le côté inférieur de la voile, qui est généralement tendu le long de la bôme pour la grand-voile ou parallèle au pont pour les voiles d'avant. Le guindant désigne le côté avant de la voile, celui qui est fixé au mât ou à l'étai.
Pour la grand-voile, il existe des œillets de ris. Ce sont des anneaux qui sont stratégiquement placés et qui permettent de réduire la taille de la grand-voile pour recevoir moins de vent, une manœuvre que l'on appelle "prendre un ris". Si vous regardez bien, il y a un œillet en face, sur la chute, ce qui facilite cette opération. Nous découvrirons comment prendre un ris par la suite. Un autre élément crucial pour le réglage est le penon. Il s'agit d'un bout de laine ou d'un ruban de tissu, dont l'unique fonction est de permettre de voir si vos réglages de voile sont justes en observant son comportement dans le flux d'air.
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Afin d'améliorer le profil aérodynamique de la grand-voile et d'optimiser sa forme, des lattes rigides sont placées sur le tissu de la grand-voile. Lors de la prise de ris sur la grand-voile, de petites cordes appelées garcettes sont utilisées. Il s'agit de petits bouts de cordes qui permettront d'enrouler la voile à mi-hauteur lorsqu'on prendra un ris. Enfin, d'autres termes techniques comme l'œil de Cunningham et le croc de ris sont également des composants essentiels à la bonne gestion des voiles et à la performance du bateau.
Le Génois sur Enrouleur : Commodité, Sécurité et Performance
L'intégration d'un système d'enrouleur pour le génois a révolutionné la navigation, en particulier pour la croisière, en apportant des améliorations significatives en termes de commodité et de sécurité. Ce système est devenu la norme sur une grande majorité de voiliers modernes, soulignant ses avantages indéniables.
L'Innovation de l'Enrouleur et sa Généralisation
Le génois est très utilisé et est souvent installé sur un enrouleur, autour de l'étai. Ce dispositif offre un avantage majeur : il permet de pouvoir le dérouler tout en restant à l'intérieur du cockpit sans avoir à aller hisser la voile à l'avant. Cette facilité d'utilisation explique pourquoi près de 90 % des nouveaux yachts livrés sont désormais équipés d'un génois sur enrouleur. Cette prévalence atteste de la reconnaissance de ses bénéfices par les constructeurs et les navigateurs. Les enrouleurs vous permettent ainsi de réduire ou ranger le génois en toute sécurité, sans quitter le cockpit et sans avoir à traîner les voiles sur le pont. Ils favorisent ainsi la navigation en équipage réduit, même sur un gros bateau, ce qui est un atout considérable pour les plaisanciers.
Avantages pour la Croisière et la Sécurité en Mer
Les avantages du génois sur enrouleur ne se limitent pas à la simplicité de manœuvre. Ils englobent également des aspects cruciaux de sécurité et de confort en navigation. La réduction du génois, facilitée par l'enrouleur, ralentit le bateau et améliore la visibilité. Par nature, la bordure du génois descend généralement près du pont, ce qui peut gêner la visibilité vers l’avant et sous le vent. En réduisant la voile, le navigateur peut dégager son champ de vision, un facteur de sécurité et de sérénité essentiel, surtout en plaisance qui s’effectue le plus souvent non loin du port, où la vigilance est primordiale.
Avec un système d’enroulement de génois, il est possible de ralentir le bateau facilement tout en gardant la possibilité d’accélérer instantanément lorsque les conditions évoluent. Cela permet aux navigateurs de maîtriser leur heure d’arrivée et d’approcher les terres après le lever du soleil, évitant ainsi les moments de navigation nocturne où le vent souffle et risque de vous faire jeter l’ancre avant l’aube, à un endroit non souhaité. L'enrouleur n’aura malheureusement aucun effet miraculeux sur le vent, mais il vous permettra d’en tirer le meilleur parti lorsqu’il se lève. Tout équipage se réjouit de déployer le génois aux premières rafales. Cependant, lorsque le vent est déjà retombé trois ou quatre fois, il devient difficile de convaincre les équipiers d’abandonner leur couchette ou leur lecture au soleil pour hisser la voile une nouvelle fois. Un enrouleur résout cette contrainte, simplifiant grandement la vie à bord.
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Un génois enrouleur simplifie également les manœuvres pour quitter le mouillage à la voile. Lorsque le bateau est libéré, une petite partie du génois peut être déployée et retenue pour garder le point d’amure souhaité. Un génois enrouleur vous permet de manœuvrer le voilier lentement et de manière maîtrisée lorsque vous levez l’ancre. Les manœuvres les plus critiques comme l’accostage, l’amarrage et le mouillage s’effectuent souvent au moteur. Un enrouleur joue un rôle comparable à une transmission automatique dans ces situations délicates. L’amarrage et le mouillage s’effectuent au près et la grand-voile peut faseyer durant la manœuvre. Pour mouiller l’ancre, il peut être utile de mettre à contre la grand-voile pour stopper le bateau ou de se laisser dériver au portant. La réduction du génois ralentit le bateau, ce qui permet d’en garder le contrôle. Approcher un quai à la voile est plus compliqué, car l’approche finale ne s’effectue pas toujours au près et vous ne pouvez pas toujours laisser la grand-voile faseyer. Mais encore une fois, l’enrouleur simplifie la manœuvre en offrant une flexibilité précieuse.
Considérations de Conception et de Performance
Le choix et la conception d'un génois doivent s'appuyer sur certains critères clés. La voile peut être conçue pour les forces de vent les plus faibles, car la réduction s’effectue facilement grâce à l'enrouleur. Cependant, le grammage du tissu fait toute la différence en termes de durabilité et de performance par vent fort. Un génois sera plus lourd et plus petit si votre port d’attache est à Granville, réputé pour ses vents plus soutenus, que s’il est situé à Monaco, où les conditions sont souvent plus clémentes.
Certains navigateurs choisissent une voile d’avant assez petite comme génois principal, surtout lorsqu'ils n’ont pas de moyen simple de réduire la voile. Un voilier gitard, c'est-à-dire qui a tendance à gîter fortement, peut être équipé d’un génois numéro un à 125 %. En effet, réduire un génois de 155 % à 12 nœuds est relativement complexe, et le gain de performance par vent léger n’en vaut pas vraiment la peine face à la difficulté de la manœuvre.
Il est important de noter que même si les génois enrouleurs polyvalents couvrent très bien le milieu de la plage de vent, vous avez parfois besoin de voiles spéciales pour gagner en performances. Mon expérience personnelle confirme que, au-delà de 15 nœuds réels, un génois standard sur enrouleur peut "se patater", c'est-à-dire perdre son profil et son efficacité, et faire que l'on remonte "comme une Caravelle", perdant ainsi en cap et en vitesse. Ce phénomène est accentué quand la voile plisse et qu'il n'est pas possible de jouer sur la tension de la drisse pour travailler la forme. Dans ces situations, des voiles spécifiques comme le solent à monter sur bas-étai volant deviennent pertinentes, ce qui permettra d'éviter le tourmentin dans certaines conditions.
Le tourmentin est indispensable sur chaque bateau en cas de conditions extrêmes. La plupart des navigateurs, et particulièrement les adeptes de la croisière côtière, réduisent le génois polyvalent lorsque le vent forcit. Cependant, le tourmentin est nécessaire, car il apporte plus d’efficacité dans la plage de vent supérieure et est généralement déroulé lorsque le bateau quitte le port en prévision de mauvais temps. Peu de bateaux de croisière offrent un espace de stockage pratique pour les voiles qui ne sont pas mises sous taud. Les changements de voile d’avant encombrent considérablement la cabine, et vous ne pourrez ranger correctement vos voiles qu’une fois de retour au port, après les avoir séchées et pliées. L'enrouleur limite ce problème pour la voile principale, mais la nécessité de disposer d'autres voiles comme le tourmentin reste.
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Maniement et Réglage du Génois sur Enrouleur
L'efficacité du génois sur enrouleur dépend non seulement de sa conception, mais aussi et surtout de la manière dont il est manœuvré et réglé. Des techniques appropriées garantissent sécurité, longévité du matériel et performances optimales.
Principes Fondamentaux de Manœuvre
Sur la plupart des yachts, la règle générale concernant l'ordre dans lequel les voiles sont hissées veut que la grand-voile soit hissée en premier et arisée en dernier. Il y a plusieurs raisons à cela. L'une d'entre elles est la facilité d'utilisation du génois sur enrouleur par rapport à la grand-voile. En effet, si l'on rencontre des problèmes lors de la mise en place de la grand-voile, on peut se concentrer exclusivement sur ceux-ci sans avoir une voile supplémentaire au vent. Cela peut même être dangereux, en particulier si quelqu'un doit se rendre au mât pour manœuvrer la grand-voile. Il peut être risqué d'être touché en même temps par le point d'écoute du génois qui bat. Pour cette raison, les manilles métalliques ne devraient donc pas être utilisées pour relier l'écoute à la voile. S'il est nécessaire d'utiliser des manilles, par exemple pour les écoutes à œil fixe comme les cordages coniques en Dyneema, il convient d'utiliser des manilles souples, car elles sont constituées de cordage et sont souples, réduisant ainsi les risques de blessure.
Une doctrine dépassée sur l'enrouleur de génois enseigne encore souvent à se tenir au vent avec le yacht, même lorsqu'on hisse ou arrache les voiles d'avant. Le fait de se tenir au vent est probablement un vestige de l'époque où les voiles n'étaient pas enroulées, mais tombaient. Si le yacht est alors au vent, le génois tombe sur le pont avant, entre les clôtures maritimes, sinon il s'envole et glisse dans l'eau. Il n'y a que face au vent, dans la couverture de la grand-voile, qu'il est encore possible de faire monter ou descendre de telles voiles avec un effort normal. C'est d'ailleurs ce qui se fait sur de nombreux bateaux de régate sans enrouleur. Mais cela n'est pas nécessaire avec les voiles d'avant à enrouleur qui prévalent aujourd'hui, même si cela reste judicieux dans certaines situations.
Techniques d'Enroulement Efficaces et Précautions
Les génois sur enrouleur ont l'avantage de pouvoir être réglés sur pratiquement tous les parcours. Il est seulement important que le génois puisse voler librement, c'est-à-dire qu'il n'y ait pratiquement pas de traction sur les écoutes. Sinon, il est généralement impossible de faire tourner le tambour avec la drosse d'enroulement. Si le yacht est au vent lors de l'enroulement, le génois peut battre énormément, ce qui peut à lui seul provoquer une telle traction dans le système d'enroulement que l'enroulement devient un tour de force. De plus, si la voile bat si fort, elle ne peut généralement pas être enroulée proprement, et des plis et parfois des sacs apparaissent. Cela n'est pas seulement inesthétique et doit être corrigé au port - le boudin de toile plus important augmente également la surface d'attaque du vent et peut rendre les manœuvres au port plus difficiles.
Il est préférable d'enrouler ou de dérouler le génois sur des parcours bas, c'est-à-dire avec le vent plutôt par l'arrière. Dans ces conditions, les forces nécessaires sont moins importantes et le rouleau est généralement plus propre. Pour des raisons de sécurité et pour la préservation du matériel, il est recommandé de tirer la corde d'enroulement de l'enrouleur uniquement à la main. Si cela n'est guère possible, il faut vérifier l'enrouleur, car une résistance excessive indique un problème. En revanche, si la ligne d'enroulement est tirée par un treuil, on n'a pas cette sensation directe et le risque de l'arracher est plus élevé. Enfin, il est conseillé de porter des gants pour éviter les brûlures lors de l'effeuillage des lignes, notamment lorsque la drosse d'enroulement glisse rapidement entre les mains.
Optimisation des Réglages : L'Art des Penons
Le réglage fin du génois est une compétence essentielle pour maximiser la performance d'un dériveur et maintenir un équilibre optimal, surtout lors des navigations face au vent. Pour cela, les penons sont des outils irremplaçables. Toutes les girouettes anémomètres ne remplaceront jamais les penons pour bien régler vos voiles. Tous nos génois sont livrés avec au minimum 2 étages de penons, cousus sur la chute. Ces petits indicateurs sur la voile vous permettent de vérifier si le flux d’air est correct et de visualiser son comportement.
Une fois que les penons du bas sont bien réglés et stables, on peut s’intéresser à ceux d’en haut. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter lors de l'observation des penons:
- Réglage optimal : Si les penons de l'extrados (côté extérieur, sous le vent) et de l'intrados (côté intérieur, au vent) sont bien horizontaux et stables, même si l'intrados peut se soulever un peu, votre réglage est bon, pour l'instant. Cela indique un flux d'air laminaire et efficace sur les deux faces de la voile.
- Besoin d'ajustement : Si le penon du haut au vent est très instable, voire si votre génois se dévente le long du guindant tout le temps, cela signale un problème de réglage. Dans ce cas, des ajustements sont nécessaires pour retrouver un profil de voile plus efficace. Ces réglages sont cruciaux car la direction du vent n’est pas la même entre le haut et le bas de votre voile, un phénomène dû au frottement de l’air sur l’eau, connu sous le nom d'effet Coriolis ou de gradient de vent, qui crée un cisaillement du vent.
Garder votre foc propre et en bon état est également un aspect fondamental des réglages, car une voile sale ou endommagée perd inévitablement en efficacité.
Le Foc sur Dériveur : Choix et Matériaux
Bien que le terme génois soit souvent utilisé de manière générique pour les voiles d'avant, le foc se réfère spécifiquement à une voile d'avant qui ne dépasse pas le mât, et il est particulièrement pertinent pour les dériveurs où sa taille et son type sont cruciaux pour la performance.
Rôle Crucial du Foc dans la Performance
Le foc est une voile essentielle pour optimiser la performance d’un dériveur. Bien réglé et bien choisi, il permet non seulement d'améliorer la vitesse du bateau, mais aussi de maintenir un équilibre optimal, surtout lors des navigations face au vent (au près). Sa surface et son profil contribuent directement à la capacité du dériveur à remonter au vent et à accélérer.
Types de Focs pour Dériveurs
Avec les nombreuses options disponibles en termes de tailles, matériaux et designs, il peut être difficile de sélectionner le bon foc pour votre dériveur. Plusieurs types de focs sont couramment utilisés :
- Le foc standard : C'est le plus couramment utilisé pour les dériveurs. Ce type de foc est conçu pour maximiser la vitesse et l’efficacité aérodynamique du bateau dans une plage de vent moyenne.
- Petit foc : Un foc plus petit est idéal pour les vents forts. Il réduit la puissance de la voile d'avant, ce qui facilite le contrôle du bateau et limite la gîte excessive dans des conditions musclées.
- Foc génois (pour dériveur) : Plus grand que le foc standard, le génois couvre une surface importante et est spécifiquement conçu pour maximiser la puissance par vent léger. Sa plus grande surface permet de capter plus d'énergie éolienne, ce qui est un avantage considérable lorsque le vent est faible.
Matériaux et Leur Application
Le choix du matériau est également un facteur déterminant pour la performance et la durabilité du foc :
- Dacron : Le Dacron est un matériau polyester résistant et durable, parfait pour les navigateurs loisir. Il offre un bon compromis entre coût, durabilité et performance pour une utilisation régulière sans les contraintes de la compétition.
- Mylar : Le Mylar est léger, rigide et performant, ce qui en fait un choix populaire pour les régatiers. Sa faible élasticité permet de maintenir un profil de voile très stable et efficace, crucial pour la vitesse en compétition.
- Laminé composite : Ces matériaux associent plusieurs couches pour offrir une excellente stabilité de forme et des performances optimales. Ils représentent le summum de la technologie pour les voiles de haute performance, souvent utilisés en compétition pour leur capacité à garder leur forme sous de fortes contraintes.
Critères de Sélection du Foc Idéal
Le choix du bon foc pour votre dériveur dépend principalement de deux critères :
- Votre style de navigation : Si vous naviguez en compétition, privilégiez un foc en Mylar ou en composite pour ses performances supérieures. Pour la navigation de loisir, le Dacron est généralement suffisant et plus économique.
- Les conditions de vent : Il est essentiel d'analyser les vents dominants dans votre zone de navigation. Si vous naviguez souvent par vent fort, un petit foc sera plus adapté. Si les vents sont généralement légers, un foc génois plus grand sera plus avantageux pour la performance.
En définitive, le choix du bon foc pour votre dériveur dépend de votre style de navigation, des conditions de vent et des performances que vous recherchez. Qu’il s’agisse d’un foc standard pour les sorties loisirs ou d’un foc haute performance pour les régates, une voile bien adaptée et bien réglée est essentielle pour tirer le meilleur parti de votre bateau.
Gréements Spécifiques et Voiles Complémentaires
Au-delà du génois et du foc standards, le monde de la voile offre une diversité de gréements et de voiles spécialisées, chacune adaptée à des conditions ou des usages particuliers. Cette richesse permet aux navigateurs d'optimiser leur performance et leur sécurité en fonction de leur bateau et de leurs objectifs.
Variations de Gréement et Voiles d'Avant Multiples
Les gréements peuvent varier considérablement d'un bateau à l'autre, influençant directement le choix et la gestion des voiles. Par exemple, un vrai cotre n'est pas un sloop. Si un bateau possède un gréement aurique avec un déplacement très lourd et gîtant peu, comme cela a été observé, il se peut que l'on doive moins manœuvrer. Cette configuration permet de "survoiler ou sourvoiler suivant le temps", ce qui offre une capacité précieuse d'anticipation des conditions météorologiques. Dans de tels cas, la composition des voiles d'avant peut inclure un foc de grande surface, par exemple 77 m², complété par une trinquette de 33 m², bômée et avec un ris. Cette polyvalence du jeu de voiles permet d'adapter la surface de toile aux forces du vent de manière plus progressive et efficace. Le grammage du tissu fait toute la différence dans la capacité de ces voiles à maintenir leur forme et à résister aux efforts.
L'utilisation d'un étai largable est une autre considération importante. Il a été noté que l'étai largable est parfois "largué" de manière permanente. L'expérience montre qu'on ne s'est pas fait estropié en le laissant en place, mais qu'il peut être source de difficulté. Par exemple, se faire surprendre en pleine nuit sans avoir installé l'étai largable a pu conduire à une "1/2 heure de bagarre" pour le mettre en place, sans que l'équipage ne s'amuse. En fait, sur la question étai fixe ou largable, tout dépend de vos navigations. Un étai fixe peut être plus simple pour certains, tandis qu'un étai largable, bien que plus complexe à manipuler, offre plus de flexibilité pour le changement de voile d'avant ou l'installation de voiles de gros temps comme le tourmentin.
Voiles d'Avant Spécialisées et Complémentaires
Pour compléter le génois polyvalent, il existe des voiles d'avant spécialisées qui augmentent les performances ou la sécurité du bateau dans des conditions spécifiques. Les spis et gennakers, par exemple, sont des voiles de portant par excellence et sont aujourd'hui faciles à régler avec un enrouleur. Le génois s’éclipse alors, prêt à être de nouveau envoyé avant l’affalage du spi, permettant des transitions rapides et efficaces entre les voiles.
Le tourmentin est un autre exemple crucial. C'est une petite voile, indispensable sur chaque bateau en cas de conditions extrêmes. La plupart des navigateurs, et particulièrement les adeptes de la croisière côtière, réduisent le génois polyvalent lorsque le vent forcit. Cependant, le tourmentin est nécessaire car il apporte plus d’efficacité dans la plage de vent supérieure, en offrant un profil plus stable et résistant aux vents violents. Il est généralement déroulé lorsque le bateau quitte le port si des conditions difficiles sont prévues. Son utilité est indéniable pour la sécurité en mer, car il permet de maintenir une certaine vitesse et de garder la barre sans surtoiler le bateau.
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