Eric Baray : Portrait d’un marin passionné et ambassadeur de la Martinique

La vie en mer est une aventure qui se vit autant par la technique que par la passion. Pour ceux qui envisagent une croisière aux Antilles ou une formation rigoureuse à la navigation, la figure d’Eric Baray s’impose comme une référence incontournable. Skipper réputé, pédagogue et amoureux indéfectible de la Martinique, il incarne cette alliance rare entre l'exigence du professionnel et l'altruisme du passionné.

Parcours d’un marin : de l’adolescence au large

L'histoire d'Eric Baray avec la mer commence très tôt. Adolescent, il s’initie classiquement par le 420, le Moth, le 470 et le FD, avant de s'ouvrir à l'habitable, au windsurf et au catamaran. À 18 ans, il naviguait déjà partout dans les Caraïbes, et dès 20 ans, il commençait à courir en Europe, Métropole comprise. Ce parcours éclectique lui a permis de maîtriser tous les supports, du multicoque au monocoque, en passant par le convoyage et la course.

Sa carrière est jalonnée de participations à des épreuves prestigieuses telles que la Triskell Cup, la Semaine d’Antigua, le Tour de Martinique et de Guadeloupe, la Heineken Regatta ou encore le Championnat de France de Course au Large. Plus d’une quarantaine de transatlantiques sont aujourd'hui au compteur de ce marin chevronné. Au-delà de la voile, il pratique la plongée sous-marine, le surf, le windsurf, le ski, le parapente et l’ULM, témoignant d'un tempérament épris de liberté et de sensations fortes. Sa devise résume parfaitement son état d'esprit : « Il faut toujours y croire ! ».

L’expertise pédagogique et l’engagement pour la nouvelle génération

La transmission est au cœur de son activité. Eric Baray ne se contente pas de barrer des bateaux ; il forme. Son approche pédagogique est saluée pour sa patience, sa bienveillance et sa capacité à s’adapter au niveau de chaque participant. Qu’il s’agisse d’initier des plaisanciers lors d'une croisière ou de préparer des candidats à des certifications exigeantes comme le Yachtmaster, son exigence est constante.

Son engagement prend également une forme institutionnelle avec le développement d'un pôle de formation dédié aux adolescents martiniquais. L’idée est de repérer ceux qui ont un potentiel pour devenir skippers, de les préparer à la course sur des Figaro et de les former aux métiers du nautisme. Cette volonté de structurer la filière maritime locale témoigne de son attachement profond à son île, qu'il sert comme l'un de ses meilleurs ambassadeurs.

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La Martinique : une terre d'accueil pour la plaisance

Interrogé sur les atouts de la Martinique, Eric Baray rappelle que l’île est la plus grande base de plaisance des Caraïbes. Son accès est facile, la baie sécurisante et le mouillage bien organisé. Pour un plaisancier, la logistique est simplifiée par la présence de nombreux professionnels du nautisme. En période cyclonique, la baie offre un abri naturel reconnu par les assurances, permettant d'hiverner son bateau en toute tranquillité.

La navigation dans l’arc antillais est facilitée par un vent d’Est régulier, les fameux alizés. La période de « carême », de fin novembre à mi-juin, offre un temps beau, une air tiède et sec, idéal pour naviguer sans louvoyage. Chaque île possède cependant un système météo particulier selon son relief : la Martinique, avec ses montagnes au Nord, son relief modéré au centre et son Sud plat, bénéficie d'un véritable microclimat.

Exploration des mouillages martiniquais

Eric Baray conseille d'explorer la côte-au-vent, ou côte Atlantique, lorsque le temps le permet, car les nombreux récifs rendent la navigation délicate. On y trouve des plages magnifiques, au sable volcanique noir ou très blanc, et des mouillages tranquilles comme la baie du Trésor, devenue réserve naturelle marine, ou le superbe mouillage de Cap Chevalier.

Côté mer des Caraïbes, sur la côte sous-le-vent, il recommande plusieurs escales emblématiques :

  • La baie du Lamentin et la rade de Fort-de-France, qui permettent d'atteindre le centre-ville à portée d’annexe.
  • Sainte-Anne, un site magnifique bien qu'un peu encombré.
  • Grande-Anse, prisée pour sa paix et la propreté de ses eaux.
  • Les anses d’Arlet, désormais équipées de bouées et moins fréquentées que d'autres spots.

Conseils pratiques : technique et art de vivre

Pour entretenir son navire, Eric souligne la qualité des services locaux. Il recommande notamment Caraïbes Gréement au Port du Marin pour son équipe hyper compétente et son SAV efficace. Pour la voilerie, Sud Voilerie-North Sails au Bassin Tortue est une référence pour la vente, la réparation et la sellerie. Un bon motoriste-mécanicien comme Alex, proposant un service itinérant, est également un contact précieux en cas de besoin technique.

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Le plaisir d'une croisière réside aussi dans l'art de vivre. Pour une cuisine créole authentique, « Le P’ti Bateau » à Grande-Anse, tenu par une amoureuse de la mer, offre un cadre idéal sur la plage. « Le Zanzibar » au Marin est quant à lui une adresse incontournable pour son ambiance lounge et sa bonne musique. L'avitaillement, moment clé de la réussite d'une location, peut être délégué à des spécialistes comme Appro Zagaya, qui livrent une large gamme de produits frais, surgelés et de première nécessité.

Enfin, pour ceux qui souhaitent varier les plaisirs nautiques, Eric suggère de découvrir la mangrove en kayak, de s'essayer à la pêche au gros avec des professionnels comme Yves Pelisson au Port du Marin, ou encore de s'initier à la yole ronde, emblème culturel de l'île, lors du Tour de Martinique qui se déroule chaque année fin juillet.

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