Les travaux fluviaux sont des travaux de spécialité caractérisés par l’environnement nautique dans lequel ils se situent. Cette activité nécessite la fourniture de matériaux et l’utilisation de matériels très particuliers. Très spécifiques, les travaux maritimes et fluviaux sont une longue tradition au sein de grands groupes tels qu'Eiffage, Vinci Construction Maritime et Fluvial, Buesa, Charier, ETPO, ou encore CAN. La plupart du temps, les projets de travaux fluviaux d’envergure incluent battage, dragage et génie civil. Le dragage est une technique de terrassement du lit de la rivière afin de retirer les matériaux du fleuve. Le dragage est très communément utilisé afin de maintenir un tirant d’eau (hauteur entre le niveau d’eau et le fond de la rivière) suffisant pour permettre le passage des bateaux de commerce. Le dragage initial prépare la zone, le battage permet la mise à sec et la stabilisation de la zone. Les ouvrages de génie civil en milieu nautique représentent une part importante des travaux fluviaux.
La flotte technique : barges, pontons et engins de terrassement
Pour réaliser des travaux de construction sur le domaine fluvial, il est important de s’équiper de l’engin qui sera adapté à chaque projet. La pelle Big Float est idéale pour vos travaux maritimes et fluviaux. Faucardeur, panier ramasseur, croc, godet alu, fourche d’arrachage… configurez votre bateau selon vos besoins. Bateau catégorie D, homologué et immatriculé.
Les barges fluviales et maritimes sont résistantes à l’oxydation et permettent de stocker tous types de matériaux. Jusqu’à 13 mètres de longueur, transporter des engins, stocker des matériaux et travailler sur l’eau en sécurité avec cette barge. La barge de travail motorisée offre souplesse et autonomie dans vos déplacements. On distingue les barges classiques des barges à “clapet”. Les barges sillonnent les cours d’eau chargées de marchandises ou de déblai.
Un ponton de travaux est une plateforme flottante composée de plusieurs caissons en acier. Le ponton est souvent équipé de treuils avec câbles, ainsi que de pieux de stabilisation, pour le travail en milieu nautique. Le ponton de travaux est un élément incontournable des travaux fluviaux. En battage, il sert à recevoir une grue qui mettra en place les profilés à l’aide d’un vibrofonceur, d’un marteau hydraulique ou d’un marteau thermique. En dragage, on parle de pontons dipper lorsqu’ils sont équipés d’une pelle.
Le pousseur fluvial est un bateau dont la motorisation permet le poussage des engins flottants de façon à les convoyer, ou bien de réaliser des manœuvres au sein d’un chantier. Le choix d’un pousseur de travaux se fait avec la configuration de l’engin qu’il doit pousser, ainsi que de l’environnement dans lequel il va travailler. Les points attentifs à regarder pour la location d’un pousseur fluvial sont sa motorisation, sa hauteur, son équipement et l’endroit où il sera utilisé. Il s’agit d’un engin motorisé, très maniable sur le plan d’eau. Il sert à effectuer des manœuvres, déplacer des éléments flottants, des ancres etc. C’est également lui qui peut dans certains cas servir de ravitaillement en gasoil.
Lire aussi: Enjeux de la Formation CQP
Les barques de chantier servent à transporter du personnel, la plupart du temps pour embarquer sur les engins (pontons, drague, pousseur) ou en débarquer. Plusieurs sortes existent, des compactes légères celles plus lourdes en aluminium. Les motorisations varient de 5Cv à 30Cv. Ces solutions avec pilote inclus seront très utiles à votre entreprise si vous n’avez pas les ressources en interne, si vous prévoyez des manœuvres techniques, durant les congés ou en cas d’imprévu.
Réglementations de navigation et sécurité des zones de travaux
La navigation sur les sites portuaires et fluviaux est strictement encadrée par des avis à la batellerie. La signalisation est obligatoire. A la vue de ces signaux, les navires doivent naviguer avec précaution et passer à 100 mètres au moins du signal. Dans ces zones, la navigation est règlementée. Nota : les engins nautiques sur les chantiers assurent la veille VHF canal 12.
Il existe des spécificités locales liées à l'état des infrastructures. Par exemple, en raison du mauvais état des pieux de fondation, l'accès aux épis est interdit jusqu'à nouvel avis. L'accostage aux postes MAZ 1 et MAZ 2 est interdit jusqu'à nouvel avis. L'accostage de l'appontement DESMARAIS est interdit sur ses deux faces. En raison de la présence d'un Duc d'Albe immergé, l'approche a moins de 20 mètres de la face Sud est interdite jusqu'à nouvel Avis. L'utilisation des propulseurs est interdite au poste 2 entre les PM 537 a 572.
Des contraintes liées à la structure des ouvrages impactent également le trafic. En raison de travaux sur la structure du tablier, le pont VII BIS ne sera pas manoeuvrable. L'écluse François 1er sera interdite à la navigation tous les jeudis matin de 08h00 à 12h00. Pour la desserte de PORT 2000 par les parcours Nord et Sud, le Système d'Information Maritime pour la Batellerie et d'Aide à la Décision (SIMBAD) est mis à la disposition des bateaux porte-conteneurs fluviaux. Il est configuré de manière à fournir, la hauteur de houle significative H1/3 ainsi que la vitesse moyenne du vent et sa direction, conformément à l'arrêté ministériel du 15 décembre 2014.
Cadre juridique des embarcations légères et de plaisance
La réglementation pour les embarcations légères de plaisance (moins de 24 m, petits voiliers, dériveurs et embarcations pneumatiques) vaut pour tous les types d’embarcations, en fonction de l’éloignement d’un abri. La dotation dite « basique » sera embarquée pour les navigations à moins de 2 milles d’un abri, la dotation « côtière » pour celles à moins de 6 milles d’un abri, et au delà c’est la dotation « hauturière » qui s’appliquera.
Lire aussi: Flotteurs, bouées et fanions : l'essentiel
Certaines petites embarcations bénéficient de dérogations : à condition que la puissance maximale de l’appareil propulsif ne dépasse pas 3 kW, les embarcations dont la longueur de coque est inférieure à 2,50 m, sauf lorsqu’il s’agit de planches à voiles ou aérotractées, ou que la propulsion d’une telle embarcation est assurée par un moteur à combustion interne qui entraîne une turbine. Les embarcations mues exclusivement par l’énergie humaine dont la longueur est inférieure à 3.5m ou la largeur est inférieure à 0,45 m. Toutefois, dans le cas d’une embarcation multicoque, la largeur additionnée des coques doit être inférieure à 0,40 m. Les embarcations mues exclusivement par l'énergie humaine qui ne satisfont pas aux dispositions de stabilité et de flottabilité de l'article 240-2.09, quelles que soient leurs dimensions, sont aussi concernées.
Les engins de plage effectuent des navigations diurnes qui n’excèdent pas 300 m de la côte. Pour ces derniers, aucun matériel de sécurité et d’armement n’est requis. Le surf est considéré comme un engin de plage. L'activité se pratique de jour dans la bande des 300 mètres. Un kayak est considéré comme un engin de plage s'il correspond aux critères cités plus haut. Il est interdit de pêcher dans les ports et de vendre le produit de sa pêche. Seuls les plaisanciers ayant un titre de Navigation peuvent pêcher à l'aide d'engins expressément autorisés par les Affaires Maritimes. On ne peut pêcher dans les zones réservées aux baigneurs.
Lire aussi: Devenir moniteur nautique : Le BPJEPS en détail