Elliot Paerata-Reid est un jeune surfeur originaire de Nouvelle-Zélande qui se fait rapidement un nom dans le monde du surf. Son talent et son engagement, notamment lors d'un surf camp en novembre 2018 avec la team Rip Curl, ont impressionné les observateurs.
Un camp d'entraînement révélateur
Du 4 au 11 novembre, Rip Curl a relancé le nom de 'Hell Team', une équipe célèbre des années 80 menée par Tom Curren et Damien Hardmann. Ce camp d'entraînement a réuni de jeunes talents prometteurs, dont les Français Elliot Ivarra et Titouan Boyer, à la Rip Curl House, juste en face de Off the Wall sur le North Shore d'Hawaii.
Elliot Paerata-Reid, aux côtés d'autres jeunes surfeurs comme Jacob Willcox, Luke Hynd, Jackson Baker, Herbert Moreno, Pat Curren, Taylor Clarke et Hiroto Arai, a bénéficié de conditions exceptionnelles pour développer ses compétences. Encadrés par Tom Curren, Pancho Sullivan, Kekoa Bocalso et Jean-Seb Estienne, les jeunes surfeurs ont profité de l'expérience de ces professionnels.
L'impression d'Elliot
Elliot Paerata-Reid a particulièrement marqué les esprits par son aisance et son engagement dans des conditions solides. "C'était un super trip et je m'en souviendrai toujours car nous avons eu de superbes vagues," a-t-il déclaré. "L'ambiance à la maison était top, les locaux nous ont très bien accueillis et nous ont donné de très bons conseils. Les autres riders du team étaient très forts et du coup cela a créé une sorte d'émulation à l'eau, et je pense que cela m'a aidé à tirer mon surf vers le haut."
Titouan Boyer a également souligné l'importance des conseils reçus : "C'est un grand privilège d'avoir des conseils de la part de "Hot Locals" comme Pancho et Kahea Hart, car ce sont des surfeurs très respectés sur l'ile. Cela m'a fait aussi beaucoup plaisir car ils ont pu nous donner quelques secrets sur leurs spots. Tom m'a aussi beaucoup conseillé sur le placement à l'eau, c'était super."
Lire aussi: Les Héros de la Natation Olympique
Les compétitions QS et le circuit mondial
En parallèle de ces camps d'entraînement, Elliot Paerata-Reid participe à des compétitions du circuit qualificatif (QS) de la World Surf League (WSL). Ces compétitions sont cruciales pour les surfeurs qui aspirent à rejoindre le Championship Tour (CT), l'élite du surf mondial.
Le QS en mai 2019 : Un aperçu
Le mois de mai 2019 a été riche en événements sur le circuit QS. Plusieurs compétitions ont eu lieu à travers le monde, offrant aux surfeurs l'opportunité de gagner des points et d'améliorer leur classement.
Ichinomiya Chiba Open (Japon)
Nat Young a remporté le QS 6 000 d'Ichinomiya, intégrant ainsi la bulle qualificative. Tim Bisso s'est hissé en 8es de finale.
Krui Pro (Indonésie)
Lucas Silveira a remporté le Krui Pro, tandis que Gatien Delahaye a atteint les quarts de finale.
Gold Coast Open (Australie)
Billy Stairmand a remporté le Gold Coast Open.
Lire aussi: Étoiles montantes de la natation en France
Cabreiroá Pro Zarautz (Espagne)
Pauline Ado a remporté le Cabreiroá Pro Zarautz pour la troisième fois consécutive.
Heroes de Mayo Iquique Pro (Chili)
Joao Chianca a remporté le QS 3 000, et Nadia Erostarbe a gagné chez les filles.
Maui and Sons Arica Pro Tour (Chili)
Nolan Rapoza a remporté l'épreuve, tandis que Mihimana Braye a atteint les demies, remontant au 72e rang QS.
Vans Surf Pro Classic (Afrique du Sud)
Dylan Lightfoot a remporté le Vans Surf Pro Classic.
Focus sur le Soöruz Lacanau Pro
Le Soöruz Lacanau Pro est une étape importante du circuit QS en France. En 2015, sur les 32 surfeurs en lice, 15 étaient français, témoignant de la forte présence tricolore dans cette compétition. Joan Duru et Charly Martin, anciens vainqueurs du contest canaulais, ont tous deux remporté leur série initiale.
Lire aussi: Surf : Kauli Vaast, fierté française
D'autres jeunes talents français, tels que Nommé Mignot, Nelson Cloarec, Mihimana Braye, Jorgann Couzinet et Mateia Hiquily, ont également brillé. Adrien Toyon et Vincent Duvignac étaient également présents.
La Nouvelle-Zélande et le surf : Piha, un spot emblématique
Elliot Paerata-Reid, en tant que surfeur néo-zélandais, est probablement familier avec les spots de surf de son pays, dont Piha, une plage emblématique située à 40 minutes d'Auckland.
L'histoire de Piha
Piha a joué un rôle crucial dans l'histoire du surf moderne en Nouvelle-Zélande. En 1958, Bing Copeland et Rick Stoner y ont introduit la technique du surf de face et les premières planches modernes. La plage est divisée en deux zones, South Piha et North Piha, historiquement rivales.
Les caractéristiques de Piha
La formation rocheuse Lion Rock divise naturellement la plage en deux zones distinctes. Le spot "Piha Bar", près de Camel Rock, est célèbre pour ses vagues puissantes. Le sable noir, chargé en fer d'origine volcanique, confère à l'eau une teinte particulière.
La communauté de Piha
Piha est connue pour sa communauté de sauveteurs et de surfeurs. La plage détient le record national de sauvetages annuels. La fête de la mer de Piha intègre des cérémonies maories honorant Tangaroa, divinité de l'océan.
Piha accueille régulièrement des compétitions nationales et dispose d'écoles de surf et d'un Boardriders Club actif.
Les conditions de surf à Piha
Les vents dominants du sud-ouest génèrent des conditions souvent puissantes à Piha. Les débutants privilégieront North Piha, tandis que les surfeurs expérimentés pourront se mesurer aux vagues de South Piha. La période idéale pour surfer à Piha s'étend de février à avril.