Le Leash Dynafit et la Sécurité en Ski de Randonnée : Un Guide Approfondi pour le Montage et au-delà

La pratique du ski de randonnée, une discipline exigeante et gratifiante, requiert une attention particulière à la sécurité et à l'équipement. Au cœur des discussions sur la sûreté en montagne, le leash, ou cordon de sécurité, occupe une place prépondérante, notamment avec les fixations Dynafit. En ski de randonnée, la plupart des fixations ne sont pas équipées de freins traditionnels, et les skis peuvent ainsi glisser et se perdre lorsqu’ils ne sont pas fixés à une chaussure. C'est pourquoi, à l'image d'une planche de surf, il est conseillé d'équiper ses skis d'un leash.

Comprendre le Leash en Ski de Randonnée : Définition et Impératifs de Sécurité

Pour plus de sécurité, l'utilisation d'un leash est fortement recommandée. Le leash a pour fonction essentielle de relier le ski à la chaussure de ski. Cette liaison est cruciale : en cas de déchaussage, qu'il survienne en descente à la suite d'une faute de carres ou d'un croisement des skis, le leash permet d'éviter de perdre son ski dans la poudreuse profonde ou de le voir dévaler la pente à toute vitesse, un scénario potentiellement dangereux pour le skieur et les autres usagers de la montagne.

L'importance de cet accessoire a parfois été sous-estimée, y compris par des pratiquants expérimentés. Des interrogations telles que "Excusez mon ignorance bien que je sois un vieux randonneur utilisant de longue date des fixations Dynafit c'est la première fois que j'entends parler de " liche " - De quoi s'agit-il exactement ?" témoignent de la nécessité d'une clarification et d'une vulgarisation des équipements de sécurité. Le terme "liche", une variante phonétique de "leash", renvoie précisément à ce cordon de sécurité. L'existence de différents systèmes, comme le mentionne un contributeur, y compris pour le télémark, souligne la diversité des solutions sur le marché, bien que le principe fondamental reste le même : maintenir le ski solidaire du skieur.

Guide Pratique pour l'Installation d'un Leash

L'installation d'un leash est généralement une opération simple et rapide, accessible à tout skieur. La procédure typique consiste à l'accrocher à la butée avant de la fixation. Cela se fait grâce à la boucle de fil métallique prévue à cet effet, en repassant le crochet dans la boucle du leash. Une fois cette étape réalisée, il suffit de relier le leash à la chaussure en fixant le crochet à la boucle présente sur l'avant de la chaussure de ski de randonnée. Ce système, souvent jugé très pratique, utilise un nœud d'alouette dans la fix avant de la TLT et une pince qui permet d'attacher sur une des boucles de la chaussure sans avoir à enlever les gants, ce qui est un avantage considérable dans des conditions hivernales rigoureuses.

Cependant, il peut arriver que l'installation ne soit pas aussi évidente pour tous. Un utilisateur ayant "acheter des liches mais n'arrive pas à les installer" illustre les défis que certains peuvent rencontrer. Les solutions alternatives ou les conseils spécifiques peuvent alors être précieux. Par exemple, un utilisateur a partagé sa méthode personnelle : "Perso j'avais pris 15 cm de cordelette en 4mm, que j'avais thermosoudé bout à bout à la fix en récupérant la partie femelle du leash." Cette approche créative souligne la capacité des skieurs à adapter leur équipement, mais elle met aussi en lumière la nécessité de comprendre les limites et les risques associés à de telles modifications, notamment en termes de garantie et de sécurité. En cas de grosses boîtes, l'attache leash sur le côté d'une fixation Speed Turn peut casser, ce qui soulève la question de la durabilité et de la robustesse des points d'attache, et pousse à chercher des solutions comme l'attacher sous l'ergot, bien que cela puisse paraître moins pratique ou risqué selon l'avis du skieur.

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Pour les leashes de la marque Dynafit, qui pèsent typiquement 35 g et sont vendus par paire, leur conception est pensée pour s'intégrer harmonieusement à leurs systèmes de fixation, optimisant ainsi légèreté et efficacité.

Le Dilemme Sécuritaire : Leash ou Frein-Ski (Stoppers) ?

Le choix entre un leash et des freins-skis, ou stoppers, représente un vaste débat qui divise encore la communauté du ski de randonnée, y compris dans le milieu de la compétition de ski-alpinisme. Historiquement, et encore aujourd'hui, 80% des ventes en magasin concernent les versions les plus légères, pesant généralement entre 200g et 350g, et équipées de leashes. Ces fixations sont couramment utilisées loin des remontées mécaniques, avec des skis légers ou polyvalents, où la légèreté est un critère primordial.

Les fixations avec stoppers étaient traditionnellement réservées à une utilisation à proximité des remontées mécaniques, notamment en freerandonnée et en freeride, avec des poids allant de 550g à 900g. Cependant, une tendance notable s'observe depuis plusieurs saisons : une augmentation des ventes de fixations avec stoppers. Cette évolution s'explique en partie par le fait que la frontière de poids entre les deux options s’est considérablement affinée. L'arrivée sur le marché de fixations italiennes très légères comme les ATK CREST (280g), FREERAIDER (360g) ou FRONT 12 (380g) a rendu les stoppers plus accessibles aux adeptes de la légèreté. L'argument "Alors pourquoi s’en priver ?" résume bien cette nouvelle dynamique.

Les stoppers offrent plusieurs avantages : une facilité accrue de chausse et de déchaussage, particulièrement en pente, ainsi qu'une simplification du portage des skis. Sur le plan de la sécurité, ils évitent que le skieur soit entraîné vers le bas par ses skis en cas d'avalanche ou blessé par ses skis lors d'une chute, ce qui est un point crucial de différenciation avec les leashes.

Malgré ces avancées, la question de la sécurité optimale demeure complexe. Les fabricants proposent depuis peu des lanières "sacrifiables à 80kg", mais l'expérience montre que les skieurs peuvent toujours se blesser avec et se retrouver enfouis par leurs skis sous une avalanche. Face à ce constat, certains skieurs ont développé leurs propres solutions, comme une attache sur la chaussure qui s'ouvre précisément à 5kg, réalisée avec une cordelette élastique trouvée sur les sacs à dos, fermée par un nœud simple sur un brin coloré. Cette approche vise à résoudre le dilemme en permettant de ne perdre le ski qu'en cas de chutes graves ou d'avalanche, là où le déclenchement est souhaitable pour la sécurité du skieur.

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Il est primordial de toujours veiller à la cohérence entre le ski et la fixation. Le poids et le profil sont des critères essentiels à prendre en compte dans le choix de son ensemble ski-fixation-chaussure. Une fixation légère sera idéale pour des skis légers, tandis qu'un ensemble plus robuste conviendra mieux à des pratiques engagées.

Les Fixations de Ski de Randonnée : Une Évolution Technologique au Service de la Performance et de la Sécurité

Le marché des fixations de ski de randonnée a connu une évolution significative, portée par des marques comme Dynafit, Plum, ATK, Fritschi, Marker, Atomic et Grizzly. Pour les différencier, plusieurs critères sont à considérer.

Historiquement, les fixations à plaques, telles que les célèbres DIAMIR Explore ou Marker F10/12 TOUR, ont progressivement cédé la place aux fixations à inserts, également connues sous l'appellation "Low Tech" popularisée par Dynafit. Cette transition a été dictée par la recherche constante de légèreté, un facteur clé en ski de randonnée.

Une fixation de ski de randonnée « à inserts » se compose typiquement d’une butée avant où la pointe du pied est maintenue par deux ergots, et d’une talonnière arrière. Cette dernière est généralement montée sur un rail coulissant et intègre des cales de montée, des éléments cruciaux pour l'efficacité de la progression en montée.

L'Indice de Déclenchement : Une Mesure Précise de la Sécurité

Le déclenchement, c'est-à-dire le moment où la fixation (via sa talonnière et sa butée avant) libère la chaussure de ski, est un mécanisme de sécurité essentiel. Il est quantifié par l'indice de déclenchement, une échelle de dureté qui représente l’ajustement de la valeur de déclenchement par rapport au poids du skieur, son âge et son niveau de ski. Pour simplifier, un indice 5 équivaut à 50kg, et un indice 12 à 120kg.

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Il est crucial de vérifier les réglages de déclenchement de la fixation, qui peuvent varier entre 35 à 70kg ou 50 à 120kg, en particulier si le skieur est un fort gabarit ou s’il skie de manière dynamique et appuyée en descente. Un réglage personnalisé de la fixation de ski de randonnée permet d’éviter de déchausser trop souvent, ce qui peut être source de frustration et de risque. Par exemple, un réglage sur « 5 » peut convenir à une personne de 60kg débutante, tandis qu'un skieur de 65 ans pesant 80kg pourrait opter pour un réglage sur « 7 ». Pour un skieur expérimenté, adepte de la pente raide, le réglage peut se faire à « 9 » pour un poids de 60kg. Il est vivement conseillé d'en parler avec un skiman pour trouver le réglage le plus adapté à la pratique et à l'expérience de chacun. Ces réglages peuvent même s’adapter facilement sur le terrain à l’aide d’un petit tournevis, selon le type de sortie et le poids du sac à dos.

Il existe deux types principaux de déclenchement :

  • Le déclenchement latéral : Il se produit lorsque les skis se croisent, lors d'une chute latérale en pente, ou d'une faute de carres en courbe. Ce mouvement de déclenchement est le plus fréquent et le plus important en termes de sécurité, permettant à la chaussure de s’extraire latéralement de la talonnière. Pour la sécurité, il est appréciable de pouvoir ajuster la valeur de déclenchement latérale, la plus importante en cas de chute à ski. Cela permet d’adapter le déclenchement à son gabarit ou à sa manière de skier.
  • Le déclenchement frontal : Moins courant, il intervient lorsque les skis heurtent un mur de neige de face, entraînant un soulèvement du talon de la chaussure dans l'axe des skis. La fourchette arrière libère alors la chaussure verticalement.

Dans les fixations de compétition, la fourchette de talonnière possède souvent une tare fixe de 60kg ou 80kg, une caractéristique recherchée en ski-alpinisme pour gagner en légèreté et en efficacité lors des manipulations. Certaines de ces fixations sont également utilisées en loisir, comme la ATK Trofeo 8 pour 80kg fixe, non réglable. Sur ces modèles, si le déclenchement latéral est souvent réglable (généralement entre 40 et 100kg), le déclenchement frontal est fixe, le plus souvent taré à 60 ou 80kg. Pour les fixations offrant une plus grande polyvalence, le déclenchement latéral et frontal sont tous deux réglables.

Les Cales de Montée : Un Confort Essentiel pour la Progression

À la montée, le talon du skieur se désolidarise de la fixation et vient reposer sur des cales, un élément fondamental pour optimiser l'effort et le confort. De nombreuses fixations disposent de deux cales ajustables, offrant ainsi trois positions pour reposer le pied. Des exemples courants incluent des positions à 0mm (à plat directement sur le ski), +36mm, et +50mm. Cette modularité permet de caler le talon selon l’angle de la pente et de trouver la position la plus adaptée à la morphologie du terrain, soulageant ainsi les mollets et améliorant l'efficacité de la progression, surtout lorsque le tracé des ouvreurs est très droit dans la pente.

Cependant, certains modèles, en raison de leur poids très léger, notamment les fixations de ski de randonnée de compétition comme la PLUM R99, n'ont pas de cales ajustables. Dans cette configuration, le rythme de montée est alors intense, s’apparentant davantage à une montée d’escalier sur la pointe des chaussures. Les modèles intermédiaires polyvalents, tels que les gammes OAZO chez Plum et HAUTE ROUTE chez ATK, sont souvent préférables pour une pratique "loisir tout en légèreté", car ils offrent un compromis intéressant entre poids et fonctionnalité, y compris des cales de montée.

Poids et Profil des Fixations : Choisir l'Équipement Adapté à sa Pratique

Comme pour le ski lui-même, la construction et le poids de la fixation de ski de randonnée fournissent des indications précieuses sur son profil d'utilisation. Les modèles les plus légers sont spécifiquement dédiés à la compétition, avec des exemples tels que la Plum R99 ou la ATK SL WORLD CUP. Ces fixations sont conçues pour offrir un gain de poids maximal, crucial dans les épreuves chronométrées.

Pour une pratique de loisir, même en privilégiant la légèreté, les modèles intermédiaires polyvalents, comme ceux des gammes OAZO chez Plum ou HAUTE ROUTE chez ATK, sont généralement plus adaptés. Ils offrent un équilibre entre poids, robustesse et fonctionnalités, répondant aux besoins de la majorité des randonneurs qui recherchent une fixation fiable et confortable sans les contraintes extrêmes de la compétition.

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