Yves Parlier : L'Odyssée d'un Skipper Ingénieux, de la Réparation Solitaire à l'Innovation Maritime

Le monde de la voile regorge d'histoires de courage et de dépassement de soi, mais peu égalent l'incroyable épopée d'Yves Parlier lors du Vendée Globe 2000-2001. Son refus d'abandonner après un démâtage spectaculaire, suivi d'une réparation effectuée seul dans une crique isolée, a marqué à jamais l'histoire de la course au large. Cet exploit, devenu légendaire, est aujourd'hui revisité à travers des œuvres comme le téléfilm "Seul" diffusé par France 2, qui met en lumière la ténacité de ce navigateur-ingénieur. Au-delà de cette aventure hors du commun, la carrière d'Yves Parlier est celle d'un pionnier, dont les innovations continuent de façonner l'avenir de la navigation.

L'Épopée Incroyable d'Yves Parlier au Vendée Globe 2000-2001 : Le Démâtage et la Décision de Ne Pas Abandonner

En novembre 2000, Yves Parlier prend le départ du Vendée Globe pour la troisième fois. Cette course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, représente le graal pour les champions des courses au large, "l'Everest des mers". Ayant préparé cette course pendant quatre ans, il la voit comme la course de sa vie et part la rage au ventre. Très vite, il s’impose en tête, laissant derrière lui Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain. Alors qu’il mène la course en tête, il navigue à bord de son monocoque Aquitaine Innovations, un voilier de course de 60 pieds, soit un peu plus de 18 mètres, de la classe des IMOCA, navires spécialement conçus pour les courses océaniques autour du monde.

L'aventure bascule brutalement le 17 décembre 2000. Toujours propulsé par un vent très fort et sur une mer déchaînée, le bateau se plante brusquement dans une grosse vague. Sous la violence du choc, le bateau Aquitaine Innovations qu’il a construit démâte au large des îles Kerguelen, au milieu de l’Océan Indien. Son mât se brise en trois morceaux, passant de 27 m de hauteur à douze. Le monde de la voile annonce son abandon, et même ses proches tentent de le raisonner. C'est la troisième déception pour le skipper Yves Parlier, mais il ne veut pas se résoudre à l’abandon. Il envisage de tenter de réparer pour finir ce tour du monde. Contre l’avis de tous, le marin refuse d’abandonner.

Michel Desjoyeaux met cela sur le coup de l’émotion, déclarant : « Yves a tort. Ce ne sera jamais le cas ! ». Au contraire, Parlier va s’obstiner. Il élabore alors un plan incroyable. Se refusant à demander assistance pour ne pas être mis hors compétition, celui que ses collègues surnommaient « l’Extraterrestre » - pour la pertinente audace de ses options météo - prend une décision radicale. Il est déterminé à réparer lui-même cette grave avarie et à reprendre la course. Cette volonté farouche de ne pas capituler, même face à l'impossible, a valu à Yves Parlier le surnom de "Robinson des mers", qui s'est révélé plus approprié que jamais. Son exploit est aujourd’hui considéré comme l’un des plus impressionnants de cette course mythique au large, illustrant parfaitement l’esprit d’aventure et de dépassement de soi propre à ce tour du monde à la voile qui se fait en solitaire, sans escale et sans assistance.

La Réparation Hors Norme dans une Crique Secrète de l'Île Stewart

Le plan d'Yves Parlier consiste à faire escale, de manière à assembler les tronçons de mât qu’il possède encore. C’est-à-dire le moignon toujours dressé sur le pont et les morceaux de tube qu’il a pu sauver du naufrage. Tout au long de l’infiniment lente progression qui le guide vers l’île Stewart, au Sud de la Nouvelle-Zélande, il peaufine son intervention à venir. Il jette l’ancre enfin le 7 janvier, dans une baie protégée de cette île du bout du monde. Rapidement, Parlier se confectionne un radeau avec des bidons d’eau et de gazole vides. Il fabrique une pagaie et se rend à terre - en prenant bien soin de ne surtout pas marcher au-delà de l’estran, c’est-à-dire la limite des plus hautes marées hautes. C’est ce que le règlement impose, sous peine de disqualification, et ce qu’il respectera avec minutie. Cette approche rigoureuse et le respect strict des règles, même en situation d'urgence extrême, témoignent de l'éthique sportive du navigateur.

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« C’est extrêmement dur. En dehors des risques que mon bateau avait quand il était couché, c’est de me dire au bout de vingt-quatre heures que le bilan de l’opération est que je n’ai pas avancé du tout sur la réparation du mât et qu’en plus je prends des risques pour mon bateau », expliquait Parlier sur la difficulté de la tâche. Il est finalement le candidat idéal pour cette opération puisqu’il est ingénieur en matériaux composites de formation. Pour réaliser sa réparation, le marin doit réussir à fabriquer un four sur son bateau avec le matériel qu’il possède et sans l’aide de personne, sinon il serait disqualifié de la course. Yves Parlier rassemble son réchaud à gaz, cinq ampoules de 25 watts prélevées sur ses feux de route, son fil électrique glissé dans son moignon de mât, sa couverture de survie et son sac de couchage. Avec une superposition d’une fourrure polaire, d’une couverture de survie et d’un duvet, le génial bricoleur avait ramené son mât à 18 m de hauteur. Il entreprend de réparer lui-même cette grave avarie. Le skipper répare son mât brisé avec une scie, de la résine, des ampoules et un peu de fibres de carbone.

Un chantier qui nécessite d’ordinaire l’intervention d’une grue est accompli en solitaire. Dix jours après être arrivé sur l’île Stewart, le compétiteur peut repartir avec un mât de 18 mètres au lieu de 27 au départ. Son bateau navigue correctement. Les clichés pris à l’époque par un photographe français depuis un bateau de pêche pour les médias du monde entier, passionnés par cette « robinsonnade », témoignent cependant que l’affaire n’était pas entendue. Malgré l'ampleur de la tâche, Yves Parlier a démontré une capacité d'ingéniosité et de résilience extraordinaire.

La Survie en Mer et le Dépassement de Soi Après la Réparation

Une fois le mât réparé et la course relancée, un autre défi, tout aussi redoutable, s'est présenté à Yves Parlier : la survie. Le navigateur estime son temps restant en mer à 60 jours. Son stock de nourriture est presque vide. Il est affamé et a perdu beaucoup de poids. Pendant un long périple, il connaîtra la faim et parfois le désespoir. À court de vivres, il mélange ce qui lui restait de plats lyophilisés à des plâtrées d’algues et de krill assaisonnées aux épices de soupe chinoise. Pour reprendre des forces, il décide de pêcher des algues et de les manger. Il en devient rapidement écœuré.

Son moral est au plus bas pendant deux jours, et il ne suit plus du tout le rythme imposé pour gérer sa ration journalière de nourriture. En deux jours, suite à des soucis de communication avec la terre qui le minent, Yves Parlier dévore les réserves de quinze jours de chocolat et de fromage et toutes les denrées hors ration quotidienne. « C’était cauchemardesque, raconte-t-il. La météo était exécrable, mon téléphone de bord en panne et l’intérieur du bateau, tout gluant d’algues, empestait. J’avais tellement les crocs que j’avais englouti en deux jours quinze jours de chocolat et de fromage. »

Au bord de l’abandon, il reprend un peu d’espoir en réussissant à réparer son téléphone satellite et à appeler un ami qui le rassure, le raisonne et lui conseille de se concentrer sur la pêche. En février 2001, du côté de l’île de Sainte-Hélène, dans l’Atlantique sud, le poisson aux reflets jaunes et bleus avait mordu à l’hameçon façonné à partir d’une antenne en inox brisée, sauvant le navigateur de l’inanition. Yves Parlier se lèche les babines à l’évocation du royal festin qui s’était ensuivi. « J’avais commencé par dévorer les abats avant de découper les filets et de les mettre à sécher, se souvient-il, puis j’avais sucé les arêtes et mangé la peau. » Cette pêche miraculeuse était intervenue alors qu’il disputait son troisième et dernier Vendée Globe. Une avarie le contraignant à un arrêt de plusieurs jours avait fait fondre son stock de vivres au point qu’il n’était pas certain de pouvoir rallier l’arrivée aux Sables-d’Olonne sans être totalement affamé.

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Après 126 jours, 23 heures et 16 minutes, il arrive enfin aux Sables-d’Olonne le 16 mars 2001 à 15 h 47, 34 jours après le vainqueur Michel Desjoyaux. Il décroche la treizième place à force de courage et de volonté, à bord de son monocoque Aquitaine Innovations. Victorieux dans le cœur des Français, son retour fut suivi avec passion. Le 14 juillet 2002, son courage a été honoré par la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur, une reconnaissance méritée pour un exploit qui est devenu une légende.

"Seul" : Le Téléfilm qui Raconte l'Exploit

L'incroyable aventure d'Yves Parlier a inspiré un téléfilm intitulé "Seul", diffusé par France 2. Cette fiction, pour laquelle le comédien a perdu 10 kilos pendant le tournage, revient sur la course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le téléfilm relate la folle odyssée du skipper qui, en 2000, a réparé seul son mât pour terminer la course autour du monde. Il a été diffusé ce lundi 4 novembre par France 2. Réalisée dans des conditions très particulières au milieu de l’Atlantique, cette œuvre est mise en scène par Pierre Isoard, complice de Samuel Le Bihan sur la série Alex Hugo. L’interprète du flic des alpages « Alex Hugo », Samuel Le Bihan, incarne le tenace navigateur-ingénieur Yves Parlier.

Samuel Le Bihan s'est transformé physiquement et psychologiquement pour incarner le skipper à la folle aventure. Le comédien a perdu 10 kilos en trois semaines, un challenge de taille. « Pendant un mois et demi, j’étais dans une espèce de bulle où je devenais Yves Parlier. Et l’équipe l’a complètement ressenti. C’est-à-dire que je ne parlais à personne, j’étais complètement dans mon univers, j’étais affaibli. Parce que le fait de perdre du poids, ça vous fatigue énormément. » Sur le tournage, il était « épuisé, psychologiquement et physiquement. » Il a fallu qu'il fasse toutes les scènes, y compris les scènes de bricolage. « Pour lui, c’était extrêmement dur. Nous, on ne faisait qu’interpréter, rendre compte de ce qu’il a vécu. Ce qui, évidemment, n’était pas aussi dur. Mais pour un acteur, dans le cadre d’un tournage, c’était extrêmement difficile. »

Le téléfilm est basé en partie sur le livre que le marin tirera de cette traversée épique, intitulé « Robinson des mers ». Pierre Isoard, le réalisateur, l'avait également lu. La production du film a été un défi logistique et technique. L'équipe a dû faire face à des contraintes importantes. « Il faut des bateaux d’assistance, ça coûte très cher. Il faut beaucoup d’effets spéciaux, il faut des bateaux d’accompagnement. Il y a tout un tas de structures que, nous, on ne pouvait pas avoir. Donc le seul moyen, c’était de partir et de filmer avec une petite équipe. Parce qu’on pouvait être très peu sur le bateau. C’était extrêmement brut, extrêmement difficile. »

Ainsi, une équipe réduite de onze personnes a embarqué sur le monocoque du navigateur belge Denis Van Weynbergh, engagé comme skipper pour l’occasion. Ce bateau est le même que l’on retrouvera sur la ligne de départ du prochain Vendée Globe. Denis Van Weynbergh semblait plutôt convaincu par le pied marin de Samuel Le Bihan. « Il est très sympa, a-t-il confié. Il navigue un peu et était donc très intéressé et il m'a posé beaucoup de questions. Quand il en avait l'occasion, il a barré le bateau et participé aux manœuvres. » Quant à celui qui s’est glissé dans la peau d’Yves Parlier le temps d’une fiction, il n’est pas prêt d’oublier cette aventure. « Durant le tournage, j’ai vu des trucs incroyables, se rappelle-t-il. Comme le cameraman, filmer au ras de la mer, avec le machino qui le tenait pour ne pas qu’il tombe, tout en essayant de faire le point en pleine tempête ! Personne n’a craqué, on a vécu cette aventure comme un seul homme ! »

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Le voilier original d'Aquitaine Innovations, après avoir connu plusieurs propriétaires ces vingt dernières années, n’était plus en état pour le tournage. Cependant, c’est sur un bateau de la même catégorie, customisé pour ressembler à son modèle, que l’équipe de Seul a pris la mer pour mettre en boîte le téléfilm. Le tournage, qui s’est déroulé principalement aux Sables d’Olonne, a eu lieu du 17 avril au 19 mai 2023. Plusieurs lieux de décors ont été utilisés tels que Port Olona, le Centre des Congrès les Atlantes, les rues sablaises et des maisons de particuliers. Pour illustrer le PC Course, c’est le bureau de la capitainerie du port de plaisance de Jard-sur-Mer qui a été investi. Seul est soutenu par la Région des Pays de la Loire dans le cadre des aides à la production cinématographique et audiovisuelle, en partenariat avec le CNC, et a reçu un soutien financier de 100 000 €.

Le navigateur, qui n’a pas participé à la réalisation du film et ne l’a découvert qu’une fois terminé, affirme d’ailleurs l’avoir « adoré ». « Cela représente bien l’histoire que j’ai vécue, et ce que j’avais dans la tête », explique-t-il. « Celle d’un compétiteur à la pointe de la technologie et qui bascule dans l’aventure. Elle était tellement folle qu’ils n’ont pas osé raconter l’échouement de mon bateau et la manière dont je l’en ai sorti. Ils trouvaient que cela ferait trop ! » Le film se concentre sur l’essentiel de son parcours, et reste fidèle, visuellement, aux détails de son quotidien. Samuel Le Bihan a rencontré Yves Parlier après le tournage. « Il a vraiment trouvé que mon travail était très juste. Il a même été très ému par le film. Je pense qu’il a mesuré ce qu’il avait fait. Avec le film, il a mesuré un peu ce moment complètement fou où il refuse d’abandonner et de baisser les bras. »

Yves Parlier : Ingénieur, Visionnaire et Précurseur

L'histoire d'Yves Parlier ne se limite pas à cet exploit de survie. C'est le parcours d'un homme dont la passion pour la mer s'est manifestée très tôt. Originaire de la région Parisienne, Yves Parlier voyage d’abord en mer à travers les différents tomes de la saga des Damien que son père lui a offerts. Ces livres racontent l’histoire d’une incroyable odyssée : celle d’un bateau de 10 mètres, le Damien, skippé par deux copains partis en 1969 de La Rochelle et qui ont sillonné le monde durant cinq ans. Yves Parlier a 12 ans au moment de cette lecture. Il se passionne, dès lors, pour la mer et les bateaux mais aussi pour l’art de la navigation et la météorologie qui l’intéresse fortement, à tel point qu’il tente le concours pour entrer à Météo France quelques années plus tard. Chaque été, Yves Parlier se rend sur le Bassin d’Arcachon. C’est là notamment, ainsi que sur les lacs de la région parisienne dans lesquels il immerge ses premiers esquifs, qu’Yves Parlier tombe éperdument amoureux des bateaux et de la voile.

Dès ses 15 ans, il devient chef de bord, assure le commandement du bateau et possède la responsabilité de l’équipage et du navire avec les jeunesses nautiques de France. Après ses premières courses, il décide d’orienter ses études vers la connaissance des matériaux dits composites, car constitués d’au moins deux matériaux de nature différente qui, une fois combinés, permettent d’obtenir un nouveau matériau plus performant. Il étudie à l’Université de Bordeaux et obtient un DEST (diplôme d’études supérieures techniques) matériaux composites, profitant de l'implantation bordelaise, Bordeaux étant à l’époque la capitale mondiale des composites et des entreprises locales spécialisées.

À 20 ans, Yves Parlier découvre la course et remporte celle qui est la plus reconnue 4 ans plus tard : la transatlantique. Il a seulement 24 ans, et le navigateur enchaîne les victoires. En 1985, il participe à sa première course sur son premier bateau, un mini transat de 6,50 mètres. Ce dernier couronne sa formation d’ingénieur en matériaux composites par un test grandeur nature. Il est le premier bateau de course équipé d’un mât en carbone et devient un précurseur dans le domaine de l’ingénierie et de la navigation. En signant un nouveau record pour rejoindre Brest à Pointe-à-Pitre en 31 jours, 20 heures, 37 minutes, Yves Parlier marque les esprits et entame un parcours singulier.

C’est en 1991 que le navigateur reçoit son surnom d’« Extraterrestre » pour sa science de la météorologie durant la Solitaire du Figaro. Pendant la troisième étape, il est en tête de course et il fait cap sur une bulle anticyclonique. Il décide alors de contourner cette bulle et de laisser les autres concurrents se diriger dans la pétole. Lionel Péan, ancien skipper, bluffé par la performance d’Yves, déclare : « Il a un petit doigt d’extraterrestre ». Michel Desjoyeaux, ancien navigateur et second de cette Solitaire du Figaro, a décrété : « dans la catégorie homme, je suis le premier, Yves Parlier est un extraterrestre. » Ce surnom souligne sa capacité à analyser et à exploiter les phénomènes météorologiques avec une acuité exceptionnelle.

Yves Parlier a toujours été un innovateur. Il conçoit un monocoque de 60 pieds avec le sponsor Aquitaine Innovations, s'entourant de Jean-Marie Finot, célèbre architecte naval, pour partir d’une feuille blanche et innover. Plus tard, le navigateur aquitain crée le premier Hydraplaneur catamaran de 60 pieds qui remportera le record de distance parcourue en 24 heures en monocoque en solitaire et en équipage. Ce prototype en matériaux composites intègre encore une fois beaucoup de premières mondiales, notamment un mât en carbone et un haubanage en kevlar.

Au milieu des années 1990, il préférait déjà embarquer un biocarburant issu du colza plutôt que d’utiliser des énergies fossiles pour son groupe électrogène. Il renonçait même au désalinisateur de bord pour n’emporter que quelques bidons d’eau potable et récupérer l’eau de pluie, quitte à en manquer. En 2001, il a convaincu la région Aquitaine, son partenaire de toujours, de le suivre dans la construction d’un catamaran à deux mâts et à coques à redan destiné à battre des records. Le programme de cet « hydraplaneur » s’est arrêté en 2006, faute de moyens.

En plus des voiles et du vent, Yves Parlier est passionné de sports extrêmes et pratique le parapente. En 1998, il chute de 200 mètres en essayant une nouvelle voile. Le traumatisme est grave : fracture du tibia, du péroné et de la hanche. Son nerf sciatique est aussi touché. Après cette chute qui aurait pu lui coûter la vie, Yves Parlier, fidèle à ses convictions, refait surface et décide de ne pas abandonner ses projets maritimes. Le 5 novembre 2000, 2 ans après son accident de parapente, il se tient sur la ligne de départ aux Sables d’Olonne pour tenter d’aller au bout de son rêve de marin, gagner la course tant de fois rêvée, l’Everest des Mers : Le Vendée Globe.

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