La pratique du kayak offre des moments d'évasion et de découverte inoubliables, mais elle n'est pas exempte de risques. Qu'il s'agisse d'une simple difficulté à remonter dans son embarcation ou d'une disparition plus inquiétante, la préparation et une connaissance approfondie des protocoles d'urgence sont primordiales. Cet article explore les défis rencontrés lors d'incidents en kayak, les techniques de sauvetage adaptées, et les démarches à suivre en cas de disparition, en s'appuyant sur des expériences concrètes et des recommandations de sécurité. Il est fondamental de comprendre au plus juste ce qui s'est passé pour en tirer des leçons pour l'avenir et pour les autres, car "ça n'arrive qu'aux autres" est une dangereuse illusion. Cela arrive à tous, y compris aux meilleurs, aux "kayakistes expérimentés".
Prévention et gestion des incidents en kayak : Leçons d'un moniteur face à la panique
Une sortie en kayak, même une "balade nature" de deux heures, peut révéler des situations inattendues et complexes, en particulier avec des groupes aux profils variés. Lors d'un encadrement avec un groupe de 17 personnes âgées de 10 à 60 ans pour découvrir les grottes de Morgat, tous les stagiaires étant en kayaks dépontés plastique, la gestion d'un participant en difficulté est devenue une priorité. Dès le début, il est arrivé de repérer un gros balèse qui tremblait dans son bateau, faisait des gestes très nerveux, parlait par saccades, et respirait comme une femme qui accouche. Ce comportement est un signe avant-coureur de stress intense et doit alerter l'encadrement.
Le premier dessalage a rapidement confirmé ces craintes : le participant s'est accroché à son bateau et a crié "HELP ! HELP !". Face à une telle situation, la réaction calme et professionnelle du moniteur est essentielle. Arrivée souriante, zen, et invitant à ne pas bouger, l'aide a été apportée pour remonter le kayakiste. Il a été pris le temps de le calmer avant de repartir. Cependant, le dessalage ayant fait perdre du temps, le groupe principal a été rejoint un peu plus loin, derrière une pointe rocheuse.
L'évaluation de la situation a conduit à une décision prudente : estimer plus sage de faire rentrer le participant et son fils au port avant que la situation ne dégénère. Laisser un collègue continuer la balade avec le reste du groupe et faire demi-tour avec les deux personnes en difficulté est une preuve de jugement éclairé. Cependant, quelques mètres plus loin, dans une zone de clapot à quelques mètres des rochers, le participant a dessalé encore une fois.
Cette seconde immersion a entraîné une panique totale : il gesticulait dans tous les sens, criait ("à l'aide, à l'aide, sortez-moi de l'eau, à l'aide, au secours !!!"), s'accrochait à son bateau et essayait de grimper dessus n'importe comment sans attendre l'aide. Pourquoi ? Parce que paniqué comme il l'était, il est monté sur la pointe avant du kayak du moniteur. Face à 120 kg, même en étant costaud, il est souvent impossible de maintenir l'équilibre, ce qui a provoqué le renversement du moniteur. La pagaie accrochée au leash du gilet et non à portée de main, l'esquimautage devenait fort compromis. Par coup de bol, en tendant le bras au moment de se viander, il est arrivé à se rattraper à son kayak et a réussi à s'appuyer dessus pour remonter. Il a été nécessaire de lui hurler de lâcher le kayak du moniteur, sachant qu'il y avait toujours le gamin en remorque, en plus. Le participant a regardé sans trop comprendre avant de réussir à lâcher.
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À ce stade, la situation est devenue encore plus complexe : un individu lourd est déjà difficile à remonter. Un individu lourd en pleine crise d'angoisse est ingérable. Le participant était incapable de faire ce qui lui était demandé, et quand il avait enfin compris, il ne réussissait pas. Une autre solution envisagée fut de sortir le participant de l'eau à la main, c'est-à-dire en le tirant par le gilet pour le coucher à plat ventre sur le kayak. Cette méthode s'est avérée infructueuse : au premier essai, il n'a pas été possible de lui soulever les épaules hors de l'eau (120 kg à une main, il est difficile de maîtriser). Au deuxième essai, sa sous-cutale s'est arrachée (la sangle qu'on passe entre les jambes sur les gilets de voile) et il s'est retrouvé avec les épaules du gilet au-dessus des oreilles. Tout cela, en zone de clapot devant les rochers contre lesquels le vent poussait.
Une autre tentative de sécurisation a été de demander au participant de tenir la pointe de son kayak d'une main et de venir se tenir à la pointe arrière du kayak du moniteur, en faisant la planche, avec l'intention de le remorquer jusqu'à la plage, située à une trentaine de mètres. Cela aurait pu fonctionner, sauf qu'il a été impossible d'avancer avec le participant accroché derrière ; le kayak était scotché, comme avec une ancre. Pagaier aussi fort que possible ne permettait pas d'avancer. La solution d'appeler du renfort s'est imposée : toujours avoir un portable sur soi. Le téléphone a été sorti de sous le gilet, avec le numéro de la sécurité générale (le bateau de sécurité générale, un gros zodiac qui patrouille pour surveiller l'ensemble des groupes du centre nautique et qui intervient en cas de problème ou sur demande des moniteurs).
Il a été expliqué au participant dessalé qu'un bateau à moteur allait arriver pour l'aider à remonter dans son kayak ; il a regardé d'un air ahuri mais a fini par hocher la tête au bout de la 3e fois. L'appel à la sécurité générale a confirmé l'arrivée du zodiac. En se retournant vers le participant, il dévisageait avec une angoisse profonde. Son gamin, complètement traumatisé et pleurant, était toujours en remorque derrière, mais restait dans son kayak. Voyant l'état de stress de l'adulte, il a été nécessaire de lui tendre la main (il était toujours accroché comme un perdu à son kayak) pour le ramener. Comme cela avait été appris une semaine plus tôt en formation, une chance, il a été fait se coucher dans l'eau sur le dos, et le moniteur s'est penché pour le tenir dans ses bras comme un enfant, sa tête posée au creux de son coude. L'arrivée du zodiac à pleine vitesse a été un immense soulagement.
Cette expérience soulève une question cruciale : lorsqu'un kayakiste de gros gabarit, de surcroît débutant, ne parvient pas à remonter dans son kayak (ponté ou déponté) par les moyens classiques, quelles sont les astuces pour le faire réembarquer sans nécessiter l'intervention d'un zodiac ? La règle n°2, "Quand le moniteur a tort, se référer à la règle n°1", souligne l'importance des protocoles et de l'humilité face aux situations imprévues. Être accompagné, c'est éventuellement être secouru là où seul on ne peut plus qu'attendre la dernière bulle ; combien se sont trouvés coincés par la flotte contre un arbre ou un caillou et n'auraient pu se dégager seuls ?
Techniques de réembarquement et de sauvetage en kayak : Astuces et méthodes éprouvées
La capacité à réembarquer ou à aider un compagnon à le faire est une compétence fondamentale en kayak. Il est essentiel d'être conscient de ces techniques avant de se lancer.
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Réembarquement autonome : La clé de la survie en solitaire
La technique de réembarquement par soi-même doit être maîtrisée par les personnes qui partent naviguer seules. Elle consiste à utiliser des outils pour stabiliser le kayak et faciliter la remontée. On peut utiliser un paddle-float, un pain de mousse ou le gilet de sauvetage, placé au bout de la pagaie. Grâce à ces systèmes, la pagaie et son flotteur deviennent un appui relativement stable. La méthode implique de se hisser sur le kayak en s'aidant de cet appui, puis de basculer ses jambes dans le cockpit. Il est crucial d'avoir un kit de réparation de fortune avec soi. En randonnée, un caisson éclaté qui prend l’eau permet en général de faire route, souvent avec l'aide de sacs étanches, de bouteilles vides, d'un gilet de sauvetage ou d'un pain de mousse pour boucher la voie d'eau.
Sauvetage assisté : Collaborer pour remonter
Lorsque plusieurs kayakistes naviguent ensemble, le sauvetage assisté devient une option primordiale. Les techniques impliquent une collaboration entre le secouru et le sauveteur.
Solidariser les kayaks pour plus de stabilité
Une première étape, surtout si le kayakiste est paniqué ou les conditions agitées, est de solidariser deux kayaks. Cela peut être fait en attachant solidement les deux embarcations. Pour cela, un nœud de capucin peut être réalisé sur la ligne de vie (avant et arrière) après le nœud de fixation. Cette technique renforce la stabilité des deux embarcations et crée une plateforme plus sûre pour le secouru.
Récupération en X classique et par mer agitée
La récupération en X classique (fig. 2) est une méthode de base. Le sauveteur se met au vent du bateau du dessalé, adoptant une position de pivot. Le secouru s’appuie sur le kayak sauveteur (devant la trappe). Il est souvent utile qu'il saisisse la ligne de vie du kayak sauveteur pour se hisser. Le sauveteur peut d'une main aider le secouru en le tirant par son gilet de sauvetage. Une fois monté, le secouru met ses jambes dans son hiloire, puis se retourne et se redresse. La récupération par mer agitée nécessite une plus grande prudence. Les kayaks se mettent à couple pour donner plus de stabilité à l'opération. Pour le reste, le processus est similaire.
Récupération à l'arrière du kayak du sauveteur
Une autre approche consiste à récupérer le secouru sur l’arrière du kayak du sauveteur (fig. 4). Cette technique peut être utile dans certaines conditions, ou lorsque l'espace sur l'avant est limité. Les bateaux ne surfent pas pendant cette manœuvre pour maintenir la stabilité.
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Vidage d'un kayak plein d'eau
Un kayak plein d'eau est lourd et difficile à manœuvrer. Pour le vider, le sauveteur peut le retourner en le tirant par la pointe, pour ensuite le remettre à l'endroit. Ou bien, le kayak est soulevé (par deux sauveteurs si besoin) pour évacuer l'eau, puis replacé à l'eau (fig. 4.1). Dans un second temps, l'eau résiduelle est retirée avec une pompe ou une écope.
Récupération par deux kayaks à couple
Pour une récupération efficace, surtout en présence de conditions difficiles (vent, clapot un peu fort), deux kayaks peuvent se mettre à couple près du secouru. Cette configuration offre une plateforme stable. Les kayaks des secoureurs et du secouru sont collés l'un contre l'autre, tête-bêche. Le secouru met ses jambes par-dessus le pont du kayak des secoureurs pour se hisser dans son propre kayak. Le sauveteur se tient à l'extérieur : pas entre les 2 kayaks (fig. 11), ce qui pourrait être dangereux. Il tient la pointe du kayak secouru de l'autre tout en le redressant. Le secouru peut, avec son autre main, prendre appui sur la pointe d’un autre kayak. Cette méthode, dans de l’eau très froide, permet de limiter le temps d’immersion du dessalé.
Situations dangereuses et techniques spécifiques
Face à des conditions environnementales hostiles ou un état physique dégradé du secouru, des techniques plus spécifiques sont requises.
Réembarquement impossible et remorquage
Si le réembarquement est impossible sur le lieu du dessalage (bateau abîmé ou non, conditions trop dangereuses : courant, vent, houle, ressac, etc.), le remorquage devient la solution. Le secouru peut être remorqué dans la position du cochon pendu, les jambes par-dessus le pont du kayak. Si le kayak du secouru est plein d'eau et ne peut être vidé, ou si le secouru est trop lourd pour réembarquer, le remorquage par le gilet peut être une option. Cela permet de le tirer en toute sécurité vers un endroit moins exposé. Cette méthode est préconisée pour sortir le secouru très rapidement de la zone de danger.
Personne inconsciente ou en état de choc
En cas de personne inconsciente, la priorité d'intervention est absolue. Une technique consiste à former un radeau avec 3 kayaks. Les 3 kayaks sont attachés par un bout (comme pour solidariser 2 kayaks) et les pagaies sont fixées. On pose le secouru sur les ponts avant des 3 kayaks en radeau. Il est ensuite mis sur le côté, le visage vers les sauveteurs, pour pouvoir observer ses réactions. Pour cette méthode, il est vital que le radeau soit solidement attaché. Le secouru réintègre son kayak placé sur la tranche. Le sauveteur redresse le secouru et son kayak plein d’eau.
Gestion de l'hypothermie
L'hypothermie est un risque majeur après une immersion en eau froide. Il est essentiel de reconnaître ses signes : frissons incontrôlés, troubles de l’élocution, perte de coordination, puis confusion et perte de conscience.Les actions à entreprendre sont immédiates et précises :
- Ne pas frictionner la peau du secouru, car cela pourrait provoquer un retour du sang froid vers le cœur, entraînant un choc.
- Réchauffer progressivement : changer le secouru, lui donner une couverture de survie et lui mettre un bonnet ou une cagoule.
- Apporter des calories : boissons chaudes et sucrées, bonbons, barres de fruits, chocolat, sucres lents.
- Mettre le secouru sur un radeau (sac de survie ou à défaut couverture de survie, bonnet…) pour l'isoler de l'eau et le protéger du vent et du froid.
- Alerter les secours par VHF (PAN PAN) si la situation est grave.
- Aller à terre et trouver un endroit protégé du vent et du froid. Le couvrir au maximum.Des cas tragiques, comme celui de la kayakiste tombée à l'eau à Origné, dont l'homme qui l'accompagnait a été repêché en état d'hypothermie, soulignent la gravité de cette condition.
Au-delà de l'accident : Que faire en cas de disparition d'une personne après une sortie en kayak ?
La disparition d'une personne, qu'elle soit en mer ou à terre après un incident, est une situation d'urgence qui exige une réaction rapide et méthodique.
Distinction des types de disparition
La nature de la disparition guide les premières actions.
- Pour un mineur : Il peut s’agir d’une fugue, souvent après une dispute ou un désaccord, ou d’un enlèvement. La disparition inexpliquée d’un mineur est une situation d’urgence absolue.
- Pour un adulte : Si une personne disparaît sans raison apparente, et compte tenu des circonstances (maladie, découverte d’un courrier, départ sans affaires personnelles…), on peut craindre pour sa sécurité. Une disparition est jugée inquiétante si la personne a des contacts réguliers avec ses proches et qu’elle a soudainement cessé de donner de ses nouvelles et qu’elle reste introuvable. L'exemple du jeune homme disparu en mer au large d’Hamouro, alors qu’il se trouvait à bord d’un kayak avec deux autres personnes, illustre la rapidité avec laquelle une situation ordinaire peut tourner au drame.
Les premiers réflexes cruciaux
Face à une disparition, chaque minute compte.
- Contactez les proches : Il est impératif de contacter la famille, les amis, les voisins et les personnes proches de la personne disparue. Il est possible qu’elle soit chez quelqu’un d’autre sans avoir donné de nouvelles. Communiquez avec toutes les personnes qui pourraient avoir des informations.
- Cherchez autour de vous : Si possible, allez dans les endroits où la personne disparue va souvent. Pour un mineur, recherchez dans les lieux dans lesquels il a l’habitude de se rendre (parc, terrain de sport…). Contactez l’établissement scolaire si c’est en semaine, les centres de loisirs ou le club de sport. Demandez à ceux qui l’ont vu si elle a laissé des messages ou des indices où elle pourrait être. Vérifiez également si elle a pris des affaires personnelles (pièce d’identité, argent, carte bancaire, vêtements, sac, téléphone portable…).
- Contactez les hôpitaux, cliniques : Si la personne est malade ou a des problèmes de santé, vérifiez auprès des hôpitaux ou des cliniques. Mettez une photo récente de la personne et expliquez la situation.
Alerte des autorités et informations essentielles
Dès que la disparition vous semble inquiétante, y compris dans le cas d’une fugue, vous devez appeler le 17 et vous rendre rapidement dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie.
Lorsque vous vous rendez en commissariat ou en brigade de gendarmerie, il est essentiel de donner un maximum de détails :
- Le nom, l’âge et la description physique de la personne.
- Emmenez une photo récente et décrivez sa tenue le jour de sa disparition.
- Le lieu et l’heure où vous l’avez vue pour la dernière fois.
- A-t-elle pris son téléphone sur elle ?
Ces informations sont cruciales pour les équipes de recherche. Par exemple, les sapeurs-pompiers et gendarmes ont engagé rapidement des recherches en mer, quadrillant la zone pendant plusieurs heures lors de l'incident d'Hamouro, sous les regards attentifs de riverains rassemblés sur le littoral. Vers 17 heures, les secours annoncent avoir localisé un corps, mettant fin aux opérations de recherche. Sur place, l’émotion demeure discrète mais réelle. Plusieurs témoins évoquent une mer calme et une journée ordinaire qui ne laissait rien présager d’un tel drame. La disparition d'une kayakiste à Origné, entre Laval et Château-Gontier-sur-Mayenne, où "deux canoës ont chaviré au niveau d’une écluse, se trouvant happés par le courant", a également mobilisé les autorités, la femme ayant disparu dans les flots tandis que l'homme est parvenu à remonter à la surface.
La sécurité en groupe et la conscience des risques : Des leçons pour tous
La pratique du kayak, qu'elle soit en solitaire ou en groupe, impose une conscience aiguë des risques et une préparation adéquate. Les incidents tragiques, bien que rares, rappellent l'importance de ne jamais sous-estimer les éléments et les faiblesses humaines. Les recherches reprennent ce mardi matin, deux jours après la disparition d'une kayakiste tombée à l'eau un dimanche après-midi à Origné, au niveau de l'écluse de la Fosse. L'homme qui l'accompagnait, repêché en état d'hypothermie, est sorti de l'hôpital de Château-Gontier-sur-Mayenne. Toujours aucune trace de la kayakiste de 32 ans disparue dimanche. Selon la procureure de Laval, cette femme de 32 ans et un homme de 33 ans qui l'accompagnait sont tombés à l'eau au niveau de l'écluse de la fosse. L'homme de 33 ans qui l'accompagnait, repêché en état d'hypothermie, a pu sortir de l'hôpital de Château-Gontier-sur-Mayenne où il était soigné depuis dimanche indique la procureure de la République. Le parquet de Laval précise également que la jeune femme recherchée est originaire de Montrevault-sur-Evre, dans le Maine-et-Loire. Ces événements soulignent que même une mer calme et une journée ordinaire peuvent cacher des dangers.
L'importance de la vigilance et du matériel adapté
Il est impératif d'anticiper les problèmes :
- Vérifier son matériel : Le gilet de sauvetage doit être bien ajusté et en bon état (l'arrachement d'une sous-cutale peut compliquer gravement un sauvetage).
- Avoir des équipements de sécurité : Un téléphone portable étanche est indispensable pour alerter les secours (la sécurité générale, un gros zodiac qui patrouille pour surveiller l'ensemble des groupes du centre nautique et qui intervient en cas de problème ou sur demande des moniteurs).
- Prévoir un kit de survie : Couverture de survie, bonnet, provisions énergétiques (chaude et sucrée, bonbons, barres de fruits, chocolat, sucres lents) pour gérer l'hypothermie.
- Préparer son parcours : Connaître la météo, les courants, les zones de clapot et les éventuels dangers comme les rochers.
La dynamique de groupe et la communication
Naviguer en groupe offre un filet de sécurité.
- Communication constante : Les moniteurs doivent rester en contact visuel et verbal avec tous les participants. Le fait de perdre du temps lors d'un dessalage et de rejoindre le reste du groupe un peu plus loin, derrière une pointe rocheuse, peut créer des brèches dans cette surveillance.
- Évaluation des compétences : Adapter la difficulté de la sortie aux capacités des moins expérimentés. Le repérage d'un participant "gros balèse qui tremble dans son bateau, fait des gestes très nerveux, parle par saccades, et respire comme une femme qui accouche" doit immédiatement entraîner une action préventive, comme réduire le parcours ou proposer une alternative.
- Réactivité face aux signes de stress : La panique est un facteur aggravant. La capacité du moniteur à rester "souriante, zen" et à prendre le temps de calmer le participant est cruciale.
- Anticipation : La décision de "faire rentrer le mec et son fils au port avant que ça ne dégénère" est un excellent exemple d'anticipation et de gestion des risques.
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