Le montage à olive coulissante ou coulissant méditerranéen pour pêcher en été le long des jetées et des plages de la Méditerranée a encore de nombreux adeptes. Les techniques à la posée ou à la calée peuvent être utilisées avec ce montage si simple mais terriblement efficace. Un plomb généralement percé de bout à bout permet au nylon d’y glisser librement. Son rôle est de maintenir le montage au fond de l’eau. De la forme d’une olive, il pourra dériver au gré des courants, de forme hexagonale il sera maintenu sur place. Il est également possible d’utiliser un coulisseau sur lequel viendra s’agrafer le plomb. Ce montage permet de capturer des poissons comme la dorade, la carpe en étang. La facilité de montage sur site et les contraintes marines font que le montage à olive coulissante est largement utilisé le long des côtes méditerranéennes.
Méthodologie et pratique du montage coulissant
On réalise généralement le montage sur site, face à la mer. Le pêcheur commence par passer la ligne du moulinet au travers du plomb puis la perle. L’extrémité du corps de ligne reçoit un émerillon agrafe. Pour ce qui concerne le bas de ligne, fixer l’hameçon, couper un peu plus de 2 mètres de nylon et fixer à l’émerillon. Parfois, un plomb plat de forme hexagonale remplacera le plomb olive. Moins discret mais plus pratique, l’émerillon agrafe permet de remplacer rapidement le bas de ligne. Le bas de ligne sera plus long que pour la technique précédente. La canne est posée à 45° sur un pied ou entre les interstices de roche ou encore à même le sol. La fonctionnalité coulissante n’est pas exploitée. Ce sera le scion de la canne qui jouera le rôle de détecteur de touche. Après avoir lancé le montage coulissant et attendu que le plomb repose sur le fond, le pêcheur tend la ligne en quelques tours de moulinet. Le pick-up du moulinet est ouvert (débrayé). A noter que certains modèles de moulinet disposent d’une gâchette pour débrayer le frein. Lors d’un départ, le poisson emporte l’appât et ne sent aucune résistance. Le moulinet débite le fil qui glisse au travers du plomb olive.
Configuration du matériel : canne, moulinet et bas de ligne
La sélection de l'équipement est un sujet difficile, la réponse pouvant être différente selon que l’on soit habitant ou estivant des lieux. Quant au moulinet, celui-ci devra pouvoir contenir 250 mètres de nylon et ramener environ 70 cm de fil par tour de manivelle. Le nylon utilisé dépend des lieux et des habitudes du pêcheur. Il faut compter sur un nylon compris entre 22 et 30-35 centièmes. A 22 centièmes, il est impératif d’utiliser un arraché si l’on souhaite lancer en force des poids supérieurs à 30 grammes.
Le bas de ligne est réalisé à partir d’un fluoro-carbone de 16 à 28 centièmes selon le poisson recherché et l’état de la mer. Un 22 centièmes est une bonne mesure pour la dorade ou les grisets. Le fil de fluoro-carbone présente un indice de réfraction proche de celui de l’eau qui le rend pratiquement invisible. Le bas de ligne sera le plus long possible de manière à rendre l’appât le plus naturel possible. 1,50 mètre est un minimum pour pouvoir espérer leurrer un beau poisson d’été et ceci est d’autant plus vrai que la mer sera limpide et transparente comme c’est le cas bien souvent jusqu’au 15 août sur la Côte Vermeille. Enfin, la résistance du bas de ligne doit être inférieure à celle du corps de ligne. Les hameçons utilisés seront, comme toujours, choisis en fonction de l’appât à accrocher mais ils seront aussi le plus léger possible.
Maintenance et personnalisation de l'outil de pêche
Personnellement, c'est la troisième ou la quatrième canne que je raccourcis volontairement, de manière à avoir 3 à 4 cm entre le talon de ma canne et mon coude. C'est toujours au niveau du talon, la partie entre le porte-moulinet et le talon très court, que je choisis généralement pour mes cannes kayak. Je préfère couper pour les raccourcir à ras du talon, et retirer les 3 ou 4 cm dans la partie qui le précède ; puis soit avec un bout d'ancienne canne dont le diamètre est susceptible de convenir, soit avec du tube de carbone servant à la fabrication de cerf-volant que l'on trouve chez Décathlon, je manchonne les deux parties à réunir en enduisant largement le morceau qui fait la jonction et l'intérieur des deux morceaux à joindre avec de la résine bi-composant genre "Araldite" avant de les réunir.
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L'idéal est de s'y prendre en deux fois : coller le morceau faisant la jonction sur le talon en mettant le talon en l'air de manière que la résine ne quitte pas la partie à coller, et laisser sécher au moins 24h. Puis, faire l'inverse : mettre largement de la résine à l'intérieur de la partie porte-moulinet et sur la pièce de jonction, et laisser le talon en bas, avec la canne au-dessus pendant 24h. Laisser sécher le tout pendant 2 ou 3 jours, puis faire une jolie ligature de la même couleur que celles qui ornent les anneaux de votre canne sur la jonction. Nickel, ni vu ni connu, on n'y voit que du feu.
Évolution technique : la conception moderne des cannes
La nouvelle canne Orvis Helios 3F Olive 9' soie 5 a été mise au point sur la même base que la série classique tout en bénéficiant d'une cosmétique plus sobre. Cette superbe canne est dotée de qualités techniques très appréciées par les guides de pêche et les passionnés de pêche en rivière. Les Helios 3F (« F » pour Finesse ou Feel) d’action progressive rapide sont faites pour des présentations très précises et délicates à des distances de pêche régulières (de 5 à 20 m). Le blank mat est de couleur gris foncé « storm » pour éliminer les reflets. Parfaitement adaptée aux différentes techniques de pêche en rivière, l'Helios 3F s'avère redoutable pour pêcher en sèche et à vue avec des pointes fines. L'action douce et précise permet notamment de déposer une mouche délicatement sous des branches ou de cibler des poissons postés. Facilitant les lancers, le confort de pêche qu'apporte l'Orvis Helios 3F est incomparable. Très efficace pour accomplir des lancers techniques et replacer la soie sur l'eau, son action amortit très bien les ferrages.
Sur la planète mouche, les cannes Orvis Helios ont toutes marqué un tournant en termes de technicité et de performances. Toujours plus légère à la prise en main tout en gagnant en solidité, la 3ème génération de cannes Helios est issue de cinq années de recherches et de développement. Plus de 60 combinaisons entre différents types de graphites de carbone et de résines ont été testées. Par rapport à la génération Helios 2, les nouveaux procédés de fabrication et les nouveaux matériaux utilisés offrent une résistance à la torsion supérieure de 17%, une résistance à la déformation du blank accrue de 40% ainsi qu’une résistance à l’impact 77% plus importante.
Nature, structure et classification des cannes à pêche
Une canne à pêche est un outil de capture de poissons long, fin et multi-sections, en forme de perche. Elle fonctionne sur le principe du levier à effort pour épuiser la force des poissons, via une ligne de pêche reliant un hameçon appâté. Sa structure comprend des éléments tels que la poignée, les sections de canne et les anneaux guides. Les matériaux utilisés incluent le bambou, le bois, la fibre de verre, la fibre de carbone et la nanofibre de bore, lui conférant des caractéristiques de rétractabilité et de portabilité. Elle est principalement utilisée pour la pêche de loisir et les compétitions.
La fonction de la canne à pêche se divise en quatre points principaux : utiliser le principe du levier à démultiplication pour épuiser la force du poisson tout en garantissant que la lèvre ne se déchire pas ; utiliser l'élasticité de la canne pour contrôler la force explosive du poisson après le ferrage, protégeant ainsi la ligne et les mains ; modifier la distance entre le point de pêche et la rive ; et enfin ramener le poisson jusqu'au bord. Selon l'usage, les systèmes se divisent en deux grandes catégories : la canne de mer (à lancer) et la canne à main. Les actions, classées par point de flexion, vont de l'action extra-rapide à l'action extra-lente.
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Analyse des matériaux de construction
Les cannes sont classées selon leurs matériaux : bambou, GFRP (fibre de verre) et fibre de carbone, avec une catégorie émergente pour les nanofibres de bore. Les cannes en bambou, ancêtres des modèles modernes, exigent un savoir-faire méticuleux : le bambou doit avoir au moins deux ans, être droit, rond et régulier. Les nœuds doivent être alignés, et le traitement au feu doit être modéré. Sous charge, elles doivent former un arc régulier et reprendre leur forme initiale.
La fibre de verre (résine époxy et aldéhyde) a représenté la première génération industrielle. Bien qu'offrant une excellente ténacité et une bonne isolation électrique, son poids important fatigue lors d'utilisations prolongées. La révolution est venue de la fibre de carbone : légère et résistante à la traction, elle domine aujourd'hui le marché. Cependant, sa conductivité électrique impose une prudence absolue : il est interdit de l'utiliser par temps d'orage ou à proximité de lignes électriques.
Les nanofibres de bore, apparues vers 2009, intègrent 10 % à 20 % de fibres de bore dans une structure de carbone. La fibre de bore possède une résistance équivalente à 6-7 fois celle de l'acier pour une densité bien inférieure. Ce composite high-tech permet de réduire considérablement le poids tout en augmentant la résistance et l'élasticité. Enfin, les cannes en alliage de titane allient résistance à la corrosion, esthétique unique et longévité, étant souvent utilisées pour des designs alliant utilité et art.
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