La pêche du silure, fascinante et exigeante, a connu une évolution remarquable au fil des ans, attirant un nombre croissant de passionnés. Au cœur de cette quête de sensations fortes se trouve une technique qui, malgré son ancienneté, continue de prouver son efficacité : la pêche à la bouée. C'est en 1997, lors de mon premier séjour à Méquinenza sur les berges du Segré, que j'ai découvert une drôle de technique. Il s'agissait alors d'une pêche au vif, assez grossière, qui consiste à mettre en place une énorme bouée reliée à un gros poids par une corde. Le montage, tout aussi grossier, est fixé à cette bouée par un fil de faible diamètre qui permet de maintenir le vif à poste fixe. Les résultats de cette technique étaient hallucinants. Fasciné par la prise, à cette même époque, de mon premier silure au ver de terre, je décidais d'apprendre cette technique et, par la même occasion, d'approfondir ma connaissance du comportement du silure.
De nos jours, la pêche du silure compte de plus en plus de passionnés et, du coup, elle a bien évolué. La technique de la pêche à la bouée, après 17 ans de pratique, continue à donner de bons résultats, et ce, avec toujours un matériel basique. L'un des éléments clés de cette approche réside dans l'utilisation d'une bouée de grande taille, indispensable pour que son immersion accentue l'auto-ferrage lors de l'attaque du silure. Cette méthode, très utilisée il y a une dizaine d’années avant d'être peu à peu abandonnée au profit de la pêche active en verticale, reste d'une efficacité redoutable. Elle est particulièrement performante sur les gros silures, qui semblent développer une méfiance moindre face à cette présentation, contrairement à celle qu’ils développent lorsqu’ils sont confrontés aux ondes des écho-sondeurs ou aux bruits répétés des clonks.
Comprendre le Silure : Un Prédateur Adaptable et Stratégique
Le silure glane est le plus grand poisson d’eau douce d’Europe. Pouvant atteindre et dépasser les 100 kg, son corps puissant en fait un prédateur redouté. Sa technique de chasse varie selon sa taille et son âge, les jeunes sujets se nourrissant souvent de petits poissons, tandis que les plus grands orientent principalement leur alimentation vers des poissons blancs de toutes tailles, malgré un régime alimentaire omnivore. La part carnassière dans l’alimentation du silure est proportionnelle à sa taille.
La présence du silure est relativement récente dans de nombreux cours d’eau français, notamment dans le bassin de la Saône et du Rhône. Bien que certains s’inquiètent de son impact sur la faune locale, il est devenu un acteur incontournable de la pêche sportive. Sa recherche offre d’excellentes opportunités, en particulier dans les rivières lentes, profondes et riches en poissons fourrage, qui sont propices à sa présence. Les amas de branches et les structures artificielles constituent également des zones favorables.
Le comportement du silure est également un facteur clé dans la réussite de cette pêche. Le silure, comme d'autres carnassiers, ne change pas de secteur si celui-ci répond à toutes ses exigences alimentaires. Son comportement lorsqu'il est en mode "chasse", par contre, lui varie. Là où tout a évolué, c'est sur le comportement du silure dans les secteurs à forte pression de pêche. Le positionnement de la bouée y est stratégique. La pêche du silure à la bouée est une méthode musclée, qui demande un matériel robuste et des techniques adaptées, car le défi ultime est de mettre à l'épreuve votre persévérance face à ce géant. La robustesse est le maître-mot. Le silure est aussi un poisson respecté, et nombreux sont les pêcheurs qui le relâchent après la capture pour préserver la ressource.
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Le Matériel Essentiel pour la Pêche à la Bouée : Une Panoplie Robuste
La logistique de la pêche à la bouée est assez lourde et requiert une organisation sans faille. Pour traquer le silure avec cette méthode, le choix du matériel est primordial. Il doit être à la fois robuste et fiable pour faire face à la puissance de ces poissons.
Une Embarcation Indispensable
La dépose des bouées ne peut se faire qu’en utilisant une embarcation, de même que la mise en place des montages. Le premier élément indispensable est donc une embarcation maniable, légère et stable afin de faciliter les manœuvres et les combats en pleine eau. Un pneumatique de 2,70 mètres à 3 mètres offre un bon rapport entre encombrement, poids, maniabilité et rapidité de mise à l’eau. Il est préférable qu'il n'y ait pas trop de vent en embarcation, ce n'est pas évident, cela bouge tout le temps… Pour les sessions en lac comme le Der, certains pêcheurs utilisent deux bateaux : un Cap400 comme plate-forme pour les cannes et celui d'un copain pour tendre les lignes et assurer les combats. Chaque combat se fait en général sur la barque.
Cannes : Puissance et Robustesse pour le Combat
La pêche se pratique depuis la berge, canne en position verticale. Les cannes les plus adaptées sont donc d’une longueur comprise entre 3 mètres et 3,50 mètres. Cette longueur permet de bien maintenir le fil au-dessus de l’eau pour pêcher derrière des obstacles, par exemple. Elles devront être puissantes, avec une plage de 150 à 300 grammes, afin de maintenir la tension du montage sans faire souffrir le blank et d'assurer une réserve de puissance suffisante pour contrer les silures lors des combats qui se dérouleront dans 90% des cas en bateau, à la verticale. Des cannes de milieu de gamme offrant un bon rapport qualité/prix, comme les Katusha, Mad Cat ou Rhino, sont toutes équipées d’anneaux tripattes adaptés à l’utilisation de la tresse, appelés anneaux SIC. Ces anneaux, plus résistants à la traction, auront l’avantage de ne pas abîmer la tresse du corps de ligne, accroissant ainsi sa durée de vie. Réciproquement, la tresse n’abîmera pas les anneaux SIC qui résistent mieux aux coupures que les anneaux en céramique. Il est crucial de vérifier tout de même les anneaux avant votre achat. Les cannes sont bandées fortement et disposées à la verticale sur des piquets de surf costauds ou de fabrication artisanale. Il est d'ailleurs judicieux d'utiliser des élastiques pour sécuriser les cannes sur leurs supports, pour éviter qu'elles ne partent à l'eau comme une torpille.
Moulinets : Frein Puissant et Grande Contenance
Les moulinets doivent être à la fois robustes, légers et assez gros pour contenir 150 à 200 mètres de tresse en 50 centièmes. Sur le marché, vous avez un choix relativement large dans toutes les marques et pour tous les budgets. Shimano produit les « Spheros », qu’il faudra choisir en taille 10000, et qui sont parfaits pour la pêche du silure à la bouée. Chez Okuma, il faut regarder du côté de la gamme « Salina » en taille 65 ou 80 qui offre un frein très puissant. Les « Opus Bull » en taille 6000 de chez Daïwa conviennent aussi très bien. Un aspect fondamental est de ne pas oublier de desserrer le frein des moulinets juste ce qu'il faut pour éviter que la canne ne parte à l'eau comme une torpille lors d'un départ violent.
Piques : Stabilité pour la Verticale
Il vous faudra également un pique pour placer la canne en position verticale. Vous pouvez le confectionner vous-même ou en trouver dans le commerce. Attention cependant, les piques en aluminium ne sont pas assez rigides ; préférez donc ceux en acier ou en inox, à rechercher au rayon surfcasting, pour une stabilité optimale.
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La Bouée : Ancrage et Rôle Stratégique
La bouée est l'élément central de cette technique. Il s'agit généralement d'une bouée de mouillage, que l’on trouve dans tous les magasins de nautisme pour moins de 10 euros. Sur cette bouée sera préalablement fixée une potence sur sa partie émergée. Le système comprend également un poids d'environ 10 kilos et de la corde d'un diamètre de 8 à 10 mm. La bouée, avec sa corde, son poids et sa potence avec flotteur, doit être d'une grande taille indispensable pour que son immersion accentue l'auto-ferrage lors de l'attaque du silure. La bouée et le poids sont emmenés en barque pour être mis en place. Il faut préalablement mettre en place la bouée sur le spot à pêcher. La corde reliant la bouée au poids sera plus longue que la profondeur afin de pallier à une montée des eaux et d'amortir les vagues provoquées par le passage des bateaux. Il est crucial de bien penser à mettre la bouée en place un peu plus au large que le spot à pêcher, car une fois sous tension, le vif évoluera devant la bouée, à une distance égale à la longueur de la potence.
Systèmes de Détection de Touche : L'Alarme du Géant
Pour la détection des touches, plusieurs options s'offrent au pêcheur. On peut utiliser soit une clochette, soit un détecteur de touche électronique qui réagit aux vibrations que l’on fixe sur le blank de la canne. Des marques comme Fat Kat, Black Cat et Carp Sounder en distribuent, et ces dispositifs nous informent de la moindre attaque du silure. Il existe également des systèmes plus sophistiqués, tels que la détection de touche au mercure (pour les plus fortunés), des Indicats, ou encore un système de poulie relié à un détecteur de touche traditionnel. Plus simplement, certains utilisent le bon vieux grelot, simple ou double. L'attente peut être longue, et la nuit malmenée par les moustiques peut succéder à une journée sans action. Mais quand le cat-sounder retentit, c'est le signal tant attendu, signe d'un départ potentiel.
Le Montage Spécifique de la Pêche à la Bouée : Précision et Fiabilité
Dans cette pêche, il n'y a pas de place au hasard, et la précision du montage est cruciale.
Hameçons : Piquant et Résistance Infaillibles
Vous aurez besoin d’hameçons très solides et au piquant irréprochable. Ce point est le plus important, car l’hameçon doit pénétrer rapidement dans la mâchoire du silure. En effet, la piqûre intervient à la touche, impliquant un ferrage automatique immédiat. Prévoyez des tailles s’étalant du n°5/0 au 1/0 pour pouvoir s’adapter à des vifs de toute taille. Les hameçons qui ont ma préférence sont les Gamakatsu « Triple16 » et Owner « ST56 » et « ST66 ». Ces trois références ne se tordent jamais, conservent un très bon piquant et ne rouillent pas. Dans la boîte de pêche, n’oubliez pas de prévoir une lime à aiguiser pour parfaire le piquant des pointes à chaque pêche ou dès que vous remarquerez que la pointe s’émousse. Vous utiliserez un hameçon simple en second hameçon pour fixer le vif par le dos. Il devra être d’une largeur proportionnelle à l’épaisseur du dos du vif. Sa robustesse n’est pas une priorité, car le silure se piquera sur le triple volant. Pour un eschage efficace, il est recommandé de se référer à des articles spécialisés ou des vidéos explicatives qui détaillent le pas-à-pas.
Bas de Ligne : Anti-Abrasion et Solidité à Toute Épreuve
Le bas de ligne sera réalisé en tresse de gros diamètre (70 à 90 centièmes), protégée contre l’abrasion, qui résistera aux frottements provoqués par les minuscules dents disposées en râpe sur les mâchoires des silures. Il est simplement relié au corps de ligne par un émerillon baril de 75 à 100 kilos de résistance. Côté corps de ligne, faites un nœud Palomar ; côté bas de ligne, optez pour une boucle (dont le nœud sera doublé).
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Le Brin Cassant et la Potence : Le Cœur du Système
L’émerillon baril recevra un brin cassant en nylon de 30 à 40 centièmes sur l’œillet situé du côté du corps de ligne, ce qui réduit les risques de vrillage ou d’emmêlements. Concernant la bouée, il faut installer une potence en tresse (150 kg de résistance) ou en cordelette de 3mm de diamètre terminée par un émerillon agrafe très solide. Personnellement, j’y adjoins un flotteur à son extrémité. Cela facilite la récupération de l’émerillon lors de l’installation de la ligne en le maintenant à la surface et, surtout, cela permet de voir les mouvements du vif et ainsi de s’assurer qu’il est toujours vigoureux. Cette potence aura pour fonction de recevoir le corps de ligne qui y sera fixé par l’émerillon à l’aide d’un brin cassant en nylon de 30 à 35 centièmes. Ce cassant sera en général de 30 à 35/100ème, parfois plus si les conditions l'exigent. Il se présente souvent sous la forme d'une boucle fixée à l'émerillon.
Des discussions entre pêcheurs ont permis de clarifier la fonction du cassant. Un participant, David77, s'interrogeait sur le montage, notamment sur la manière dont le vif pouvait se balader et sur les risques d'emmêlement près de la bouée. Un autre pêcheur, Zenclod, a précisé le fonctionnement : "je dis non tu ne ferres pas car le poisson quand il attrape ton vif il destroye le "cassant" et se ferre de lui même." Il ajoutait qu'après avoir entendu le chant du moulinet, et constaté le backing, il faut prendre la canne et récupérer le maximum de tresse, car le poisson devrait être bien piqué. Jpc77 a également apporté une précision importante sur un montage : "Ton image est fausse, en voici une autre ou tu vois que c'est la cordelette qui éloigne ta ligne de la bouée (environ 2 à 3m). Ton cassant (le plus court possible) est fixé à l'extrémité de la cordelette et sur la tresse. Il existe aussi des pinces pour remplacer le cassant."
Une fois le corps de ligne raccordé à la bouée, l’ensemble est mis sous tension, à la limite de la rupture du brin cassant, et le frein est serré à son maximum. Sous la violence de la touche, le brin cassant, qui relie le corps de ligne à la potence, cède et libère la ligne de la bouée. La canne se relève violemment en assurant le ferrage, puis se courbe, et c’est le départ ! Une vue d’ensemble du raccordement du montage sur la potence de la bouée est essentielle pour comprendre ce système ingénieux.
Gestion de la Profondeur d'Évolution du Vif
La longueur du bas de ligne déterminera la profondeur maximale à laquelle le vif pourra descendre. Il sera par contre libre de remonter jusqu’à la surface, puisqu’aucun plomb ne le retient. Vous pouvez cependant adjoindre un plomb de 50 à 200 grammes, suivant la taille du vif, afin de le forcer à rester à la profondeur souhaitée. Que le bas de ligne fasse 50 cm ou 3 mètres, il faudra toujours veiller à ce que la potence qui le relie à la bouée soit une fois et demie plus longue afin que le vif ne puisse pas aller s’emmêler dans la corde de la bouée. Concernant la profondeur à laquelle faire évoluer son vif, tout dépend de la température de l'eau et de la saison. Mais en règle générale, une méthode consiste à aborder un poste en réglant son flotteur 20 cm de plus que la moitié de la profondeur.
Choix et Conservation des Vifs : L'Appât Idéal pour le Silure
Qui dit pêche au vif, dit vif, et la palisse en aurait dit autant ! Mais c'est souvent un casse-tête pour les avoir. Les vifs à utiliser peuvent être variés : anguilles, tanches, carassins, chevesnes, carpes, barbeaux, rotengles, brèmes… Âmes sensibles s'abstenir ! Les poissons blancs de grosse taille sont les plus adaptés. Optez pour des brèmes, faciles à pêcher, même si cette espèce compte parmi les moins résistantes lors des grosses chaleurs ou par manque d’oxygène. Si vous en avez la possibilité, préférez les carassins, qui sont, pour moi, les meilleurs vifs à silure, au même titre que les tanches. Cependant, ces espèces sont parfois difficiles à pêcher ou à se procurer. Une astuce consiste à penser aux pisciculteurs qui ont souvent des tanches, des carassins ou des chevesnes ; ils vous les vendront autour de 3 euros pièce.
Le bulleur est indispensable lorsque les vifs sont dans des bacs ou des seaux. Des vifs de cette taille consomment énormément d’oxygène, et il est parfois malheureux de constater des pertes pendant le transport. Il faut les manipuler le moins possible et le faire avec soin si l’on veut des vifs très remuants. Sur le poste de pêche, la meilleure méthode de conservation est la bourriche, identique à celle des pêcheurs au coup, d’une longueur de 3 mètres afin que les vifs s’y déplacent facilement sans se toucher, ce qui limitera les écorchures, voire parfois la mort de vifs trop fragiles. Il a été observé des situations où des rotengles de 15 cm pêchés à la bouée attiraient les silures qui montaient en surface pour les chercher.
Stratégies de Pêche : Choix des Spots et Adaptations Techniques
Le succès de la pêche à la bouée réside également dans une stratégie bien pensée, notamment concernant le choix des postes et l'adaptation de la profondeur du vif.
Localisation des Postes Clés
Les montages sont disposés à proximité des zones stratégiques : hauts-fonds près d'une fosse, le long d'une cassure, trouée au milieu des herbiers, sur toutes leurs zones de chasse. Les bons postes pour pratiquer la pêche du silure à la bouée se concentrent principalement aux abords des plateaux en bordure qui sont de véritables garde-manger pour les silures, d’autant plus s’ils sont tapis d’herbiers ou de nénuphars. Les tombants juste derrière ces plateaux constituent des spots de premier choix. Les bouées peuvent aussi être posées plus loin du bord, sur des hauts-fonds qui restent des spots de prédilection pour les silures en rivière. Les zones de frayères des poissons blancs sont à prioriser à partir du mois de mai. Le barnum produit par la fraie des brèmes et des gardons attire irrémédiablement les silures proches des zones à faibles profondeurs et très près du bord, même en pleine journée ! Une fois la bouée déposée, on vérifie que le vif évoluera juste au-dessus de la cassure.
Profondeur d'Évolution du Vif selon les Conditions
Cependant, plus vous disposerez le vif près de la surface, moins la technique sera efficace en journée. En surface, cette technique n’est efficace qu’en conditions de faible luminosité : temps très couvert, pluvieux, aube, crépuscule et la nuit. En journée, il est préférable d'allonger votre bas de ligne et d'ajouter un plomb de 150 à 300 grammes pour faire évoluer le vif dans le tiers inférieur de la couche d’eau. Autre variante : vous pouvez escher votre vif avec un montage fireball pour le faire pêcher en profondeur, toujours en allongeant la longueur du bas de ligne. Cela fonctionne très bien !
Variantes de la Technique à la Bouée
Il existe plusieurs approches de la pêche à la bouée. La bouée classique peut être utilisée avec ou sans flotteur relais. Une autre méthode est celle du piquet, adaptée aux endroits peu profonds et aux sols mous. Pour la bouée, la longueur du cassant est d'environ 2 à 3 mètres, tandis que pour le piquet, elle est de 4 à 5 mètres (le piquet étant enfoncé dans le substrat). Cela permet de réduire les emmêlages autour de celui-ci. Avec le système du piquet, on peut faire monter ou descendre le vif dans la hauteur d'eau, ce qui n'est pas possible avec la bouée classique. En rivière soutenue, il faudra lester le bas de ligne juste au-dessus des hameçons pour empêcher le vif de remonter trop haut et d'occasionner des emmêlages. Il y a aussi la technique de la rive opposée, où le cassant est accroché à un arbre. Les Allemands ont encore d'autres techniques faisant appel à un flotteur couché sur l'eau lesté qui sert de relais pour ancrer un montage dans une rivière rapide. Ce cassant sera en général de 30 à 35/100ème, parfois plus si les conditions l'exigent. Pour ceux ayant vu "les gros silures, une pêche pour tous" avec entre autres Guy de Restrepo, il y a une astuce au niveau du montage.
Des discussions ont permis de détailler différentes approches. "À la Française", il n'y a pas de bouchon mais simplement un long bas de ligne, plombé ou non, pour faire gigoter le vif en surface ou pas loin. "À l'allemande", il y a un bouchon pour faire évoluer le vif plus en profondeur, et le cassant est relié au-dessus du bouchon. Il y a aussi la méthode "flotteur sous-marin", où tout est noyé, un genre de pater noster à l'envers. Un pêcheur a également mentionné qu'on peut mettre le vif en téléphérique sur la tresse, comme pour le brochet.