En France, l'eau de Javel semble être un produit commun d'utilisation courante, dont la polyvalence est souvent mise en avant. Elle sert à la fois au ménage pour désinfecter, à la blanchisserie pour détacher et retrouver la blancheur du linge, et parfois, de manière regrettable, au jardin pour désherber. Pourtant, loin d'être un produit miracle, il s'agit d'un composé chimique intrinsèquement dangereux et particulièrement nocif pour l'environnement, même si, pour certains, son efficacité "radicale" dans le bassin de piscine peut laisser croire à une solution facile pour le jardin.
L'histoire de ce puissant agent remonte au chimiste français Claude-Louis Berthollet (1748-1822), à qui l'on doit la liqueur de Javel, initialement dénommée "lessive de Berthollet", du nom du quartier parisien de Javel où elle était fabriquée. En 1787, cette première version était issue de la dissolution du chlore gazeux dans de la potasse. Plus tard, vers 1820, un pharmacien utilisa de la soude à la place de la potasse, une formulation qui est restée celle de l'eau de Javel moderne. Chimiquement, l'eau de Javel (NaClO) n'a pas vraiment bougé : c'est une solution aqueuse composée d'hypochlorite de sodium, issue de la réaction entre le dichlore et la soude (l'hydroxyde de sodium). Cet hypochlorite de sodium est également le constituant principal de nombreux produits chlorés destinés aux piscines.
Malgré sa toxicité, l'eau de Javel inventée en France, reste vendue sans condition, et largement utilisée sans grande précaution, dans l'Hexagone. Ce constat n'est pas généralisé chez nos voisins européens, hormis l'Espagne qui ravit à la France la première place de plus grand pays consommateur européen, juste devant l'Italie. Cette omniprésence et cette facilité d'accès contribuent à une méconnaissance de ses réels dangers, notamment lorsqu'il s'agit de s'en servir comme désherbant.
L'Eau de Javel et le Chlore de Piscine : Une Efficacité Apparente aux Conséquences Désastreuses
Il est malheureusement encore possible d'entendre ou de lire ici et là que l'utilisation de l'eau de Javel pour désherber n'a pas d'équivalent en termes d'efficacité, qu'elle supprime la mousse sur la terrasse, qu'elle enlève les taches du bois, ou qu'elle attire les chats vers leur bac à litière javellisé. De même, après avoir constaté l’efficacité redoutable du chlore dans nos bassins pour maintenir l'eau propre et saine, beaucoup sont tentés de l’utiliser au jardin pour éliminer les mauvaises herbes. Toutefois, vouloir désherber avec du chlore de piscine est une fausse bonne idée.
La Vérité sur l'Efficacité "Radicale"
L'efficacité perçue de l'eau de Javel ou du chlore de piscine comme désherbant est indéniable sur le plan visuel et immédiat. Ce biocide puissant provoque une oxydation cellulaire brutale qui ravage autant vos plantes que la vie microscopique de votre sol. L’hypochlorite de sodium attaque violemment les membranes cellulaires. Cette oxydation brutale décompose les lipides et les protéines, entraînant une fuite immédiate du contenu cellulaire. Le chlore détruit les pigments chlorophylliens dès le contact. Sans ces pigments, la photosynthèse s’arrête net. La plante se retrouve privée d’énergie, et les feuilles deviennent rapidement brunes et cassantes. On observe alors une véritable combustion chimique, les herbes sont "cramées", le sol semble "nickel".
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Cependant, cette action est radicale pour griller les mauvaises herbes par oxydation. Le chlore agit par contact pur, contrairement aux herbicides systémiques qui circulent dans la sève de la plante. Cela signifie que son action est souvent superficielle, et l'idée que le produit s’évapore sans traces est une erreur dangereuse. Le résultat immédiat - herbes cramées, sol apparemment impeccable - masque une biodiversité en souffrance et des impacts bien plus profonds et durables.
Un Biocide Dangereux pour les Sols et les Nappes Phréatiques
Quelle que soit l'utilisation que vous faites de l'eau de Javel, elle va se disperser dans le sol, dans les nappes phréatiques et dans les réseaux d'eau domestique. C'est un biocide dangereux qui stérilise durablement la vie du sol. Ce produit crée une pollution environnementale irréversible puisqu'il va détruire tous les micro-organismes du sol, si précieux pour l'équilibre des écosystèmes. Le chlore anéantit les bactéries et champignons essentiels qui transforment habituellement la matière organique. Restaurer la fertilité d’un sol ainsi traité prend souvent plusieurs années et nécessite de multiplier les amendements coûteux. L’usage de l'eau de Javel ou du chlore de piscine transforme la terre en substrat inerte.
Pas plus "verte" que les produits chimiques herbicides de type glyphosate, l'eau de Javel n'a pas non plus sa place au jardin bio pour supprimer les adventices. En s'infiltrant dans le sol, elle tue les micro-organismes, éradique les insectes utiles, et s’infiltre profondément dans les nappes phréatiques. La fiche de toxicité de l’eau de Javel indique d’ailleurs clairement : "Éviter le rejet dans l'environnement. Ne laissez pas le produit pénétrer dans les égouts ou les eaux superficielles."
De plus, le chlore réagit avec les matières organiques présentes dans le sol et l'eau. Cette rencontre crée des composés halogénés nommés AOX (halogènes organiques absorbables). Ces résidus génèrent du chlore, sous forme d’AOX, qui est lui aussi toxique pour l’environnement. Ces composés organochlorés sont très polluants et se révèlent très persistants tant dans l’air que dans l’eau ou dans les sols, sous forme de résidus mutagènes qui s’accumulent via la chaîne alimentaire. Dans les rivières, ces résidus empoisonnent les poissons et détruisent aussi les micro-organismes aquatiques vitaux. Les AOX sont particulièrement toxiques pour tous les organismes aquatiques.
Bien que l'eau de Javel soit instable et volatile et ait une décomposition relativement rapide qui dépend de sa concentration et du milieu dans laquelle elle se trouve (température, contact avec des métaux), une fois dégradée, elle se transforme en chlorure de sodium (sel), oxygène et eau. Cependant, pendant cette dégradation, elle libère du chlore et peut générer les fameux AOX, dont les impacts sont persistants et graves.
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Risques pour la Santé Humaine et Animale : Un Produit Hautement Toxique
Au-delà des dommages environnementaux, l'utilisation de l'eau de Javel et du chlore de piscine à des fins de désherbage expose à des risques directs et sérieux pour la santé des êtres vivants.
Corrosivité et Toxicité Directe
L’eau de Javel (hypochlorite de sodium, pour les amateurs de chimie) est corrosive, irritante et toxique. Le sigle de tête de mort appliqué sur son emballage est d’ailleurs la preuve de sa toxicité. Très corrosive, son contact entraîne des brûlures sur la peau et sur les muqueuses. Même ses émanations sont toxiques, pouvant provoquer des nausées, des maux de tête, voire des réactions respiratoires qui peuvent être graves et perdurer durant des années. Manipuler ce produit sans protection est une erreur que vous pourriez regretter amèrement. Vos poumons sont fragiles face aux émanations corrosives. Pour ceux qui, malgré les avertissements, seraient tentés d'utiliser une solution chlorée, il faudrait travailler toujours dos au vent pour laisser les vapeurs s’éloigner, et attendre un temps parfaitement sec et calme, car l’absence de vent empêche le brouillard de chlore de dériver vers les plantations environnantes et la pluie est le pire ennemi, rinçant le produit vers la pelouse ou les égouts. La sécurité n’est pas une option.
Les Dangers des Mélanges : Un Cocktail Mortel
Une seule erreur de dosage, et vous voilà avec des sols stérilisés, des nappes polluées, et potentiellement un cocktail gazeux toxique si, par malheur, vous avez eu l’idée douteuse d’y ajouter du vinaigre. Il ne faut surtout pas mélanger l’eau de Javel, ni à des agents nettoyants, ni à d’autres acides (notamment des détartrants, ni même à de l’eau chaude). De nombreux accidents domestiques sont d’ailleurs le résultat de telles combinaisons.
Selon les données de l’Anses, plus de 59 % des cas d’intoxication enregistrés sont dus à des mélanges Javel/vinaigre. Ce cocktail libère du chlore gazeux, un gaz irritant pour les voies respiratoires, qui peut nécessiter une hospitalisation. Les Centres antipoison ont enregistré une hausse notable des intoxications liées à l’utilisation de désherbants faits maison depuis l'interdiction de nombreux désherbants chimiques aux particuliers en 2019, passant d’une seule intoxication entre 2002 et 2013 à 203 depuis 2019. Parmi les patients exposés, près de la moitié nécessitait une prise en charge médicale, et sur les cinq patients hospitalisés, trois ont été placés en réanimation. Le mélange d’eau de Javel et d’un acide peut entraîner des réactions chimiques libérant du chlore gazeux. Ce gaz provoque des irritations majeures des voies aériennes, pouvant évoluer vers un syndrome de détresse respiratoire aigu, mettant en jeu le pronostic vital.
Protection des Animaux
Les risques ne se limitent pas aux humains. Les animaux domestiques et sauvages sont également vulnérables. Les résidus de chlore brûlent les pattes des animaux. Certains chats sont par exemple attirés par l’odeur du chlore, ils risquent alors de se rouler dedans ou de lécher leurs pattes, s'exposant ainsi à une intoxication. Pour la sécurité de tous, il est impératif d'interdire strictement l’accès aux zones traitées pendant quarante-huit heures. Pour ceux qui s'aventureraient à l'utiliser, rincer abondamment à l’eau claire après le temps de pose est crucial.
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Un Usage Non Autorisé et Non Recommandé au Jardin
En France, les autorités sanitaires alertent régulièrement sur la dangerosité de l'eau de Javel, à commencer par l’Anses qui rappelle que ces pratiques font courir un risque à la santé humaine et à l’environnement.
Le Cadre Législatif et les Alertes Sanitaires
L’eau de Javel n’est pas un désherbant autorisé, encore moins écologique. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2019, l’utilisation des pesticides chimiques, dont le glyphosate, est interdite dans les jardins des particuliers (source : Service-public.fr). L’eau de Javel n’est pas un produit autorisé au jardin, même si elle est encore vendue librement. Le site Légifrance rappelle qu’il faut se tourner vers les produits labellisés "Emploi autorisé au jardin" (EAJ), des solutions validées comme le phosphate de fer ou les produits de biocontrôle. En résumé, ce n’est pas parce qu’un produit est dans vos placards qu’il est bon pour la nature. L’eau de Javel est toxique pour les sols, il est fortement déconseillé de l'utiliser comme désherbant. L'essentiel à retenir est que, bien que radical pour griller les mauvaises herbes par oxydation, le chlore de piscine est un biocide dangereux qui stérilise durablement la vie du sol. Son usage transforme la terre en substrat inerte et génère des résidus AOX toxiques pour les nappes phréatiques. Afin de limiter les risques d’intoxication, l’Anses et les Centres antipoison recommandent d’utiliser uniquement les produits portant la mention « Emploi autorisé au jardin ».
Précautions d'Utilisation (Dans le cas improbable où l'on dérogerait aux recommandations générales)
Même si son utilisation comme désherbant est clairement déconseillée, certaines mises en garde sont parfois formulées pour ceux qui s'obstinent à l'employer. Par exemple, si l'on devait absolument utiliser une solution chlorée, certains pourraient suggérer un mélange très léger pour ne pas saturer le sol : une part de chlore pour dix parts d’eau froide. Cette solution ne conviendrait qu’au béton brut ou aux pavés autobloquants, les pierres naturelles poreuses détestant ce traitement et risquant de se décolorer. Il faudrait également penser à l’écoulement des eaux vers les caniveaux pour éviter les stagnations et le ruissellement vers les zones sensibles. Toutefois, ces "précautions" ne sauraient en aucun cas valider un usage si contraire aux principes de protection de l'environnement et de la santé.
Des Alternatives Écologiques et Durables au Désherbage Chimique
Heureusement, pour désherber, l’eau de Javel, le sel, le vinaigre et autres produits agressifs peuvent être remplacés par des méthodes plus douces pour l’environnement et plus respectueuses de la santé.
Prévention et Couverture du Sol
La prévention est la première ligne de défense contre les herbes indésirables. Sur les surfaces pavées ou gravillonnées, un brossage et un lavage réguliers peuvent perturber le développement des herbes. Le jointoiement des espaces entre les pavés empêche également les végétaux de s’y installer.
L’occultation de la lumière est une méthode très efficace. Tous les végétaux de nos jardins, désirés ou non, ont besoin de lumière et d’espace pour se développer. Les priver de lumière et/ou de place est une stratégie redoutable. Si vous souhaitez désherber entièrement une zone, il vous faudra la couvrir intégralement à l’aide de cartons, de tapis, de bâches (noires de préférence) ou encore de toiles de paillage. Selon les végétaux présents, il vous faudra laisser le couvert en place plus ou moins longtemps. Les annuelles seront plus faciles à éradiquer que les vivaces installées depuis longtemps.
Le paillage a le même rôle de couverture totale, mais il va être installé entre les végétaux d’un massif ou du potager. Il doit être en couche bien épaisse, au minimum 10 voire 15 cm, pour offrir une réelle efficacité. Organique ou minéral, il empêche les adventices de réaliser leur processus vital de photosynthèse, mais ce n’est pas son seul avantage. Il maintient le sol frais pour vos plantations et évite le tassement. Du coup, si quelques indésirables parviennent à se frayer un chemin, elles seront facilement arrachées de terre.
Le feutre géotextile est aussi un bon moyen pour éviter le développement de ces herbes. Il se place sous le sol, lors de la réalisation d’une allée pavée ou gravillonnée, ou d’une terrasse. Ce matériau malléable, imputrescible et indéchirable limitera drastiquement la repousse des indésirables. Dans certains cas, il faudra désherber avant son installation.
Enfin, offrir de la concurrence aux herbes indésirables est une approche efficace. Ne tondez pas votre gazon à ras, préférez une tonte haute avec laquelle les indésirables auront moins de lumière, moins de nutriments et moins d’espace pour se développer. Et en plus, votre gazon aura moins chaud cet été ! Les plantes couvre-sol vont avoir le même rôle, d'autant plus qu’elles sont généralement assez vigoureuses pour étouffer toute velléité de développement d’autres plantes. Même méthode avec les engrais verts qui ne laisseront rien pousser d’autre et en plus apporteront à vos planches potagères de bons nutriments pour vos futures plantations.
Méthodes Physiques et Thermiques
Le désherbage "à l'huile de coude" ou manuel est une méthode ancestrale et efficace. Il doit idéalement commencer dès les premiers jours de redoux en fin d’hiver, lorsque les plantules lèvent la tête. Elles sont alors très faciles à arracher de terre, d’autant plus que celle-ci est alors bien humide. Il faut cependant veiller à ôter en même temps que la tige les jeunes racines. De nombreuses adventices vivaces sont en effet promptes à repartir du moindre petit bout de racine restant dans le sol, tandis que d’autres développent de longs stolons qui courent à la surface du sol, comme le trèfle ou l’ortie. Laissés au sol, leurs stolons poursuivront le développement de la plante. Ces indésirables sont à déraciner avec un couteau-désherbeur et il faut prendre soin de suivre et de déraciner également ces racines superficielles. Les indésirables annuelles sont à supprimer avant la fin de leur floraison pour éviter qu’elles ne dispersent leurs trop nombreuses graines. L’automne offre aux végétaux un sol chaud et humide qui leur plaît beaucoup, et c’est notamment le cas du chiendent qui choisit cette période pour développer de nouvelles racines, nécessitant un arrachage global à cette saison.
Le brossage manuel est également très efficace. Une brosse métallique montée sur un manche permet d’éliminer les mousses et lichens sans aucun produit.
Le désherbage thermique est une autre option. Une forte chaleur appliquée sur des végétaux dessèche leurs tissus et en tue un grand nombre en quelques jours. Les plus vigoureuses ou âgées demanderont quelques passages supplémentaires. Cette chaleur va avoir pour effet de faire démarrer des graines d’autres plantes spontanées, mais il sera facile de les détruire lors d’un second passage. Le désherbeur à gaz est puissant et consomme beaucoup, mais il a de ce fait une action rapide. Le désherbeur électrique est facile d’utilisation puisqu’il suffit de le brancher. De plus, il consomme très peu d’énergie et dégage moins de chaleur que le désherbeur à gaz, se révélant moins risqué pour les végétaux à proximité immédiate. Cependant, son fil peut être contraignant. Attention : il ne faut pas désherber avec un désherbeur thermique en période de sécheresse. Il est essentiel de se protéger des risques de brûlures avec des gants, des chaussures fermées et des manches et jambes longues. Le choc thermique est redoutable, un brûleur à gaz provoque l’éclatement des cellules végétales sans brûler la plante.
Enfin, une solution simple et presque gratuite est le recyclage de l’eau de cuisson. L’eau bouillante des pâtes ou des pommes de terre est un herbicide radical et non polluant.
Produits de Biocontrôle et Remèdes "Naturels"
Le faux-semis est une méthode appliquée au printemps pour préparer un sol à recevoir des plantations. Elle consiste à travailler le sol comme avant des plantations, puis à l’arroser. Plusieurs jours plus tard, toutes les graines présentes dans le sol vont lever, et les racines vont elles aussi développer de petites feuilles. Il sera alors temps de nettoyer la surface, tout simplement avec un râteau ou un sarcloir.
Le biocontrôle est une démarche globale qui a pour but de protéger les végétaux en s’appuyant sur les mécanismes et les relations entre les êtres vivants déjà existants dans la nature. Parmi les substances naturelles qui peuvent être utilisées comme produits de biocontrôle, on trouve des acides végétaux qui ont des propriétés désherbantes : acide pélargonique, acide acétique (le vinaigre blanc), acide caprique, acide caprylique. Leur mode d’action est le suivant : ils détruisent la couche superficielle du végétal, semblable à notre épiderme, qui protège l’organisme des rayons UV et des autres agressions. Ils s’utilisent par pulvérisations sur les herbes indésirables, de préférence par temps doux (15° minimum mais plutôt 20°) et sec. Des végétaux déjà stressés par manque d’eau sont plus vulnérables à ces acides herbicides. Il faut agir lorsque les indésirables sont jeunes et recommencer l’application quelques jours plus tard. L’acide acétique du vinaigre blanc brûle les feuilles par contact comme le chlore, mais se dégrade beaucoup plus vite. Ces solutions domestiques coûtent presque rien.
Historiquement, des produits comme le chlorate de soude (chlorate de sodium) et le chlorate de potassium étaient utilisés comme désherbants avant l'avènement du glyphosate. Le chlorate de sodium est soluble dans l'eau et pollue les cours d'eau, et les deux sont connus pour leur risque d'explosion, le chlorate de sodium étant même impliqué dans des catastrophes majeures comme l'accident d'AZF à Toulouse ou l'explosion dans un port du Liban. Ces produits ne sont plus appropriés pour un usage domestique et soulignent la nécessité de prudence face aux "solutions miracles" d'autrefois.
Quand l'Eau de Javel Devient Utile : Des Usages Appropriés et Sécurisés
L’eau de Javel est un blanchissant et un détachant, mais c’est surtout un désinfectant puissant qui détruit un grand nombre de microorganismes et qui libère du chlore, un produit toxique pour l’environnement. Appliquer ce type de produit pour désherber est donc déconseillé. Il est préférable de la garder pour désinfecter les toilettes, et encore, avec modération. En revanche, l'eau de Javel a sa place dans le jardin, à condition d'être utilisée pour des fonctions de désinfection spécifiques et sous des conditions strictes.
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