Le Vaurien, un nom volontairement espiègle, incarne bien plus qu'un simple bateau ; il représente une philosophie de la navigation et un pan entier de l'histoire des dériveurs. C'est un EXCELLENT boat, qui a marqué des générations de marins, des écoles de voile des Glénans à la plaisance individuelle. À l'heure où la plaisance était souvent appelée yachting et réservée à une élite fortunée, le Vaurien a su démocratiser l'accès à la voile, devenant un symbole de simplicité, d'accessibilité et de plaisir pur sur l'eau. Si tu croises un petit dériveur en bois qui semble tout droit sorti d’un film des années 50, c’est sûrement un Vaurien, et crois-moi, il n’a rien d’un vaurien sur l’eau !
La Genèse d'un Mythe : L'Histoire et la Philosophie du Vaurien
L'histoire du Vaurien prend ses racines en 1951, dans le contexte de l'après-guerre où la reconstruction battait son plein et où les loisirs commençaient à se démocratiser. C'est alors qu'un certain Jean-Jacques Herbulot, architecte naval français de renom et navigateur aguerri, reçoit une mission déterminante. Cette initiative vient de Philippe Vianney, le fondateur de la célèbre école des Glénans. L'objectif était clair : concevoir un bateau pas cher, facile à construire et, surtout, accessible aux jeunes marins. Herbulot, un esprit novateur, allait bouleverser les codes de la plaisance de l'époque. Philippe Vianney demande alors à l'architecte de lui dessiner un bateau, simple à utiliser par les débutants et économique à produire et à acheter.
L'idée de Herbulot prend forme sous la conception d'un dériveur en contreplaqué. Ce matériau, alors largement disponible et abordable, s'imposait comme la solution idéale pour répondre aux contraintes budgétaires. Le bateau serait assemblé façon puzzle, une méthode innovante qui permettait de réduire les coûts de fabrication et même de donner la possibilité aux particuliers de construire leur propre exemplaire. Cette approche faisait du Vaurien un bateau qui ne ruine pas ton budget voile. Le contreplaqué répondait parfaitement à cette philosophie, et c'est de ce matériau que naîtront les Vauriens. Pour le tarif, celui-ci ne devait pas dépasser le prix de deux vélos, une référence claire à son accessibilité économique.
La longueur du bateau est fixée à 4,08 m, une dimension directement liée à la longueur standard des feuilles de contreplaqué d'après-guerre disponibles à l'époque, démontrant l'ingéniosité d'Herbulot à partir des contraintes matérielles. Le résultat ne se fait pas attendre : le Vaurien voit le jour en 1952 et devient rapidement LE bateau-école par excellence. Le tout premier exemplaire fut même construit dans le salon parisien de l'architecte, un témoignage éloquent de sa simplicité de conception et de sa vocation à être un bateau pour tous. Il doit son nom à… un caractère volontairement espiègle, reflétant l'esprit de liberté et d'aventure qu'il propose. On se souvient des exclamations "VAURIEN Vaurien, ma jeunesse!", tant il a marqué des générations entières.
Caractéristiques Techniques et Spécificités du Vaurien
Le Vaurien est conçu comme un dériveur polyvalent, robuste et particulièrement accessible, faisant de lui un Vaurien idéal pour naviguer pour un large public. À bord, l'équipage est généralement composé de 2 personnes, une configuration classique pour les dériveurs d'apprentissage et de loisir, bien qu'en solo, ça passe aussi, offrant une flexibilité appréciée par les marins.
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Sa longueur, fixée à 4,08 m, en fait un bateau maniable et réactif, facile à gérer dans différentes conditions de vent et de mer. Cette dimension, choisie initialement pour des raisons pratiques liées aux matériaux disponibles, s'est avérée idéale pour un équilibre entre performances et facilité d'utilisation. Le poids du Vaurien est d'environ 95 kg. Cette masse, relativement légère pour un dériveur de cette taille, le rend "léger mais costaud", une caractéristique appréciée pour sa robustesse et sa capacité à supporter les rigueurs de l'apprentissage et de l'usage intensif en école de voile.
La voilure du Vaurien se compose traditionnellement de deux éléments principaux : une grand-voile et un foc. La grand-voile est la voile principale, offrant la majeure partie de la puissance propulsive, tandis que le foc, plus petit et situé à l'avant du mât, contribue à l'équilibre du bateau et à la maniabilité. Pour les plus téméraires, et pour des performances accrues notamment aux allures portantes, un spi peut parfois être ajouté. Ce supplément de voilure permet d'obtenir des sensations de glisse supplémentaires, rendant la navigation encore plus excitante.
Le Vaurien est particulièrement reconnu pour être plus stable, plus accessible et moins rapide que certains de ses successeurs directs, comme le 420. Cette combinaison de caractéristiques en fait un voilier de choix pour l'initiation et la navigation de loisir, privilégiant la sécurité et le plaisir d'apprendre avant la recherche de vitesse pure. La simplicité de ses lignes et de son fonctionnement contribue à son succès durable.
Le Vaurien à Travers les Âges : Évolution et Popularité Ininterrompue
Le succès du Vaurien fut fulgurant et durable. Utilisé intensivement dans les écoles de Voile des Glénans, il a connu une forte activité à une époque qui était l'âge d'or du dériveur. Son rôle pédagogique a été immense, et il a su initier des générations de navigateurs aux joies de la voile. Preuve tangible de son impact et de sa robustesse, pas moins de 36 000 Vauriens ont été construits depuis le lancement de la série, témoignant d'une popularité qui ne s'est jamais démentie.
Le Vaurien est perçu comme indestructible, une qualité essentielle pour un bateau d'école qui subit souvent les affres de l'apprentissage. Il offre des sensations de glisse à la cool, un aspect qui contribue à son attrait universel, aussi bien pour les novices que pour les marins expérimentés. Aujourd'hui encore, il fait le bonheur des amateurs de régates et des nostalgiques du bon vieux temps, ceux qui se souviennent avec tendresse de leurs premières navigations à son bord.
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Si l'origine du Vaurien est intimement liée au contreplaqué, les Vauriens modernes ont su évoluer avec leur temps. Ils ont adopté la coque en plastique, offrant une meilleure résistance aux chocs et une maintenance simplifiée. La plupart des Vauriens en plastique sont issus du chantier Bihoré, garantissant une construction de qualité qui respecte l'esprit et les performances du design original. L'évolution de la série est continue ; elle s'est même dotée d'un nouveau jeu de voile, ce qui rendra ce petit dériveur plus vivant et plus performant, tout en conservant son accessibilité.
Le marché de l'occasion du Vaurien est particulièrement dynamique. On y trouve de tout : des pièces de musée, véritables témoignages de son histoire et de son âge d'or, comme des bateaux modernes prêts à naviguer. Ces Vauriens d'occasion sont souvent disponibles pour un prix allant de 200 à 2000 euros, ce qui maintient son accessibilité économique et permet à de nouveaux marins de découvrir la voile sans un investissement conséquent.
Le Vaurien et son Environnement : Comparaisons et Usages Spécifiques
Dans l'histoire des dériveurs, le Vaurien occupe une place particulière et précède des modèles emblématiques comme le 420. Il est, de par sa conception et sa philosophie, plus stable, plus accessible, et généralement moins rapide que le 420. Cette distinction est cruciale : le Vaurien est avant tout un bateau d'apprentissage et de loisir, tandis que le 420 s'oriente davantage vers la performance et la compétition de jeunes régatiers. La phrase "Définitivement 420!" pourrait signifier un choix pour la régate plus agressive, mais le Vaurien conserve son public fidèle pour d'autres raisons.
Le Vaurien est un bateau polyvalent, mais sa taille et son poids le destinent principalement à un équipage de deux personnes. A 4 sur un vaurien, c'est quand même difficile, et peu confortable. Pour ceux qui comptent naviguer en solo, le marché offre des alternatives plus spécifiques. Un vrai solitaire, comme le Laser, peut être une option plus adaptée, notamment en termes de poids et de facilité de transport et de manœuvre par une seule personne.
Le transport du Vaurien peut présenter certains défis logistiques. Les coques du Vaurien, à l'instar des 420, sont assez lourdes et dépassent souvent les 75 kg, qui est une limite fréquente pour les galeries de voiture. De ce fait, le transport sur le toit de la voiture est peu conseillé par les fabricants d'accessoires, bien que cela se fasse par des marins expérimentés avec les précautions nécessaires. Pour un Laser, c'est plus facile, et beaucoup de personnes mettent le Laser sur le toit pour aller régater. On a même déjà vu des Lasers transportés sur des voitures compactes comme des Clio 1 ou des Twingo 2, ce qui est moins aisé avec un Vaurien.
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En termes de maintenance, le Vaurien est un bateau robuste. Si c'est juste une tâche sur la coque en plastique ou en bois, un coup de peinture peut souvent suffire à lui redonner de son éclat et à protéger sa surface. Cette simplicité d'entretien contribue également à son coût de possession abordable.
Analyse des Composants Essentiels du Dériveur Vaurien : Une Anatomie pour les Marins
Aborder le Vaurien, c'est aussi en explorer l'anatomie. Comprendre la nomenclature de ses parties est fondamental pour tout marin, qu'il soit débutant ou expérimenté, car chaque élément joue un rôle précis dans la navigation et la manœuvrabilité de ce dériveur emblématique. Le Vaurien, en tant que dériveur classique, est composé d'éléments essentiels qui contribuent à sa fonction, sa stabilité et ses performances sur l'eau, permettant d'offrir des sensations de glisse à la cool. Chaque composant est pensé pour la robustesse et la simplicité, des qualités qui ont fait du Vaurien un bateau si durable et apprécié.
La Coque : Fondation et Identité du Bateau
La coque constitue la structure principale du Vaurien, véritable corps flottant du bateau, et elle est la première caractéristique visible qui ancre le dériveur dans son histoire et son évolution. À l'origine, comme mentionné par Jean-Jacques Herbulot, elle était construite en contreplaqué, assemblée façon puzzle, une méthode novatrice qui respectait l'idée fondatrice d'un bateau économique et facile à construire. Cette approche permettait même, pour les plus audacieux, de construire le premier exemplaire dans son salon parisien, illustrant la simplicité de la conception. La coque en contreplaqué est composée de planches de bois collées et assemblées avec précision, formant une structure légère mais robuste.
On y distingue plusieurs parties essentielles. L'étrave est la partie avant de la coque qui fend l'eau, conçue pour minimiser la résistance et optimiser l'avancement. Le tableau arrière, plat et large, est la partie arrière du bateau, supportant souvent le gouvernail. Les bordés sont les flancs de la coque, offrant la forme hydrodynamique nécessaire. Le franc-bord est la distance verticale entre la ligne de flottaison (la limite où l'eau touche la coque) et le pont, qui varie selon la charge du bateau et contribue à la sécurité en empêchant l'embarquement excessif d'eau. Le Vaurien, avec un poids d'environ 95 kg, est considéré comme léger mais costaud, une qualité conférée en grande partie par la conception de sa coque.
Aujourd'hui, les Vauriens modernes ont adopté la coque en plastique, souvent issus du chantier Bihoré. Cette évolution offre une robustesse accrue, une meilleure résistance aux chocs et une maintenance simplifiée, bien que les coques originales en contreplaqué gardent un charme indéniable et sont encore prisées sur le marché de l'occasion pour leur authenticité. À l'intérieur de la coque, on trouve des éléments structurants comme les bancs de nage, où s'assoient les équipiers, et les fonds de cockpit, souvent munis de cale-pieds pour assurer une meilleure assise et un meilleur rappel lors des manœuvres. Le caisson de dérive est une ouverture verticale centrale dans la coque, servant de logement à la dérive, un élément crucial pour la navigation à la voile.
Le Gréement et la Voilure : Les Propulseurs du Vaurien
Le gréement, c'est l'ensemble complexe des mâts, des bômes, des espars et de la multitude de câbles et de cordages qui soutiennent et manœuvrent la voilure du Vaurien, transformant la force du vent en mouvement et permettant de naviguer avec précision. C'est le cœur propulsif du dériveur.
Le mât est la pièce verticale essentielle, habituellement en aluminium ou en bois, qui se dresse depuis le pont et soutient l'ensemble des voiles. Il est maintenu en position verticale et latérale par le gréement dormant, un ensemble de câbles fixes. Ces câbles comprennent les haubans (câbles latéraux) et l'étai (câble avant), qui sont fixés à des cadènes solidement ancrées sur le pont et tendus par des ridoirs pour assurer la rigidité et la stabilité de l'ensemble. La bôme est la pièce horizontale articulée au pied du mât par un vit-de-mulet, sur laquelle est fixée la partie inférieure de la grand-voile.
La voilure du Vaurien, quant à elle, est son moteur principal. Elle est composée principalement de deux éléments fondamentaux qui permettent de faire avancer le bateau : la grand-voile et le foc. La grand-voile est la voile principale, arisée (fixée) sur le mât et la bôme. Elle possède des repères clés comme le guindant (bord avant, le long du mât), la chute (bord arrière), la bordure (bord inférieur, le long de la bôme), et souvent des lattes de voile pour maintenir sa forme et son profil aérodynamique. Le foc, plus petit, est la voile d'avant, située à l'avant du mât et du gréement, généralement fixé à l'étai par des mousquetons de foc.
Les drisses sont les cordages utilisés pour hisser les voiles le long du mât, tandis que les écoutes sont les cordages permettant de les orienter avec précision par rapport au vent. Le palan de grand-voile, composé de plusieurs poulies, démultiplie la force pour faciliter le réglage de l'écoute de grand-voile. Pour les plus téméraires, et pour des performances accrues aux allures portantes, un spi peut parfois être ajouté. Cette voile d'avant, légère et volumineuse, est hissée sur une drisse de spi et manœuvrée par des écoutes de spi et un bras, ajoutant un caractère "plus vivant" à ce petit dériveur, notamment avec l'évolution de la série dotée d'un nouveau jeu de voile. La description de cette voilure souligne un Vaurien idéal pour naviguer dans une variété de conditions.
Le Gouvernail et la Dérive : Contrôle et Stabilité Essentiels
Le Vaurien, comme tout dériveur, est équipé d'un gouvernail et d'une dérive, deux éléments absolument cruciaux pour sa maniabilité, son maintien de cap et sa stabilité. Ces deux pièces travaillent de concert pour permettre au bateau d'obéir aux commandes du barreur et de ne pas être simplement poussé latéralement par le vent.
Le gouvernail, situé à l'arrière du bateau, est l'organe de direction principal. Il est composé de plusieurs parties essentielles : la barre franche, une perche manipulée par le barreur pour imprimer la direction souhaitée, et le safran, la partie immergée du gouvernail. Le safran, en déviant le flux d'eau, permet d'orienter le bateau. Le gouvernail est articulé à l'arrière de la coque par des ferrures spécifiques, appelées aiguillots (sur le safran) et fémelots (sur le tableau arrière), qui permettent au safran de pivoter et d'être relevé hors de l'eau si nécessaire.
La dérive est une lame amovible, généralement en bois ou en plastique, logée dans le caisson de dérive, cette fente verticale au centre de la coque. Son rôle est essentiel et double : elle s'oppose à la dérive latérale, ce mouvement de "coulée" sous l'effet du vent sur les voiles, et elle permet au bateau d'avancer au près (c'est-à-dire face au vent) sans être poussé uniquement sur le côté. Sans dérive, le Vaurien ne serait qu'un radeau poussé par le vent, incapable de remonter au vent. Relevable, elle permet de naviguer en eaux peu profondes et de faciliter la mise à l'eau et le rangement, ainsi que le transport. Lorsque l'on parle de "ressale facile", c'est en partie grâce à la bonne conception de la dérive et à la flottabilité intrinsèque du bateau qui travaillent de concert pour permettre de le redresser après un chavirage, un événement pas rare en dériveur et courant en école de voile. La dérive, associée à la stabilité intrinsèque du Vaurien, en fait un bateau plus accessible et rassurant pour les débutants.
L'Accastillage : Les Petits Éléments aux Grandes Fonctions
L'accastillage est un terme générique qui regroupe l'ensemble des équipements et des pièces mécaniques, fixes ou mobiles, présents sur le pont et à l'intérieur de la coque, et qui sont absolument essentiels au bon fonctionnement et à la manœuvre du Vaurien. Ces éléments, bien que de petite taille pour la plupart, sont vitaux pour la sécurité, l'efficacité des réglages et le confort à bord. Ils permettent au marin d'interagir avec le gréement et la voilure, d'amarrer le bateau, ou encore d'assurer sa flottabilité et sa stabilité, contribuant à cette image d'un "excellent boat". La question "ca marche vraiment ????" peut être posée face à la complexité apparente de ces systèmes, mais la conception simple et efficace du Vaurien prouve leur utilité et leur fiabilité.
Parmi les pièces d'accastillage courantes sur un Vaurien, on trouve une multitude d'éléments, chacun avec sa fonction spécifique :
- Les taquets : Indispensables, ces dispositifs fixes sur le pont, sur le mât ou sur les bancs de nage, sont utilisés pour amarrer et bloquer les cordages. Qu'il s'agisse des écoutes (de grand-voile, de foc, de spi), des drisses ou des amarres, les taquets coinceurs, à came, ou les classiques taquets cornes permettent de maintenir la tension nécessaire ou de sécuriser les manœuvres. Ils sont cruciaux pour le réglage des voiles et le maintien du bateau à quai ou au mouillage.
- Les poulies : Véritables "roues" à gorge et à réa, les poulies sont des mécanismes fondamentaux qui permettent de démultiplier l'effort et de changer la direction des cordages. Elles sont omniprésentes sur le Vaurien, notamment pour faciliter la manœuvre des écoutes (le palan de grand-voile en est un exemple typique), des drisses ou des bosses de ris. Leur bon fonctionnement assure une grande fluidité dans les réglages et une moindre fatigue pour l'équipage, contribuant à rendre la navigation plus aisée et plus agréable.
- Les chaumards et passes-fils : Ces petits guides en métal, plastique ou nylon, sont stratégiquement placés pour diriger les cordages vers les taquets ou les poulies, ou pour les faire passer à travers le pont. Ils évitent l'usure prématurée des cordages par frottement et les maintiennent en ordre, ce qui est essentiel pour une manœuvre rapide et sans accroc, surtout lors de régates où chaque seconde compte.
- Les pontets et cadènes : Ce sont des anneaux ou des attaches fixes, solidement boulonnées ou vissées au pont ou à la coque. Ils servent de points d'ancrage robustes pour une multitude d'équipements : les poulies, les drisses, les haubans du gréement dormant, ou d'autres systèmes de tension. Leur solidité est gage de sécurité pour l'ensemble du gréement.
- Les ridoirs : Petits systèmes à vis, souvent en acier inoxydable, utilisés pour tendre les haubans et l'étai qui maintiennent le mât en position verticale et latérale. Un bon réglage des ridoirs est essentiel pour la rigidité du gréement, et donc pour la bonne tenue du mât et l'efficacité des voiles, optimisant la performance structurelle du bateau.
- Les sandows et amortisseurs : Ces élastiques polyvalents sont d'une utilité pratique incontestable sur un Vaurien. Ils sont utilisés pour maintenir des objets en place dans le cockpit, pour amortir des chocs, ou encore pour retenir la bôme au port, évitant ainsi qu'elle ne se balade. L'ingéniosité des marins a même vu l'utilisation détournée de chambres à air de bagnoles pour des usages divers, illustrant la débrouillardise à bord.
- Les vide-vite : Ces ouvertures, situées au fond du cockpit, jouent un rôle crucial pour la sécurité et le confort. Lorsque le Vaurien embarque de l'eau (par la pluie, les embruns ou un chavirage), les vide-vite permettent d'évacuer cette eau lorsque le bateau est en mouvement, évitant ainsi l'accumulation d'eau qui lestait le bateau inutilement et rendrait la navigation plus difficile. Leur efficacité contribue grandement à la capacité du Vaurien à "ressaler facile".
- Le nable de vidange : Contrairement aux vide-vite qui fonctionnent en navigation, le nable de vidange est un bouchon situé au point le plus bas de la coque. On l'ouvre à terre pour vider complètement le bateau de toute eau résiduelle, notamment pour l'hivernage ou le transport, protégeant ainsi le contreplaqué original.
- Les pagaies ou avirons : Bien que le Vaurien soit un voilier, une pagaie ou une paire d'avirons reste un équipement indispensable. Ils permettent de manœuvrer le bateau dans les zones sans vent, pour quitter ou aborder un quai ou une plage, ou en cas d'avarie du gouvernail, agissant comme un moyen de propulsion auxiliaire vital.
- Les défenses : Il s'agit de boudins gonflables, souvent en plastique, que l'on place entre le bateau et le quai ou un autre bateau pour absorber les chocs et protéger la coque.
- Le mât de pavillon : Une petite pièce à l'arrière, souvent intégrée au gouvernail ou au tableau arrière, pour hisser le pavillon national ou d'autres signaux.
Chacun de ces éléments, qu'il soit directement lié à la propulsion, à la direction, à la stabilité ou à la manœuvre, contribue à faire du Vaurien un bateau complet et fonctionnel. Il est un dériveur robuste, capable de fournir des expériences mémorables sur l'eau, que ce soit pour l'apprentissage, la régate ou la simple balade. Il est véritablement un Vaurien idéal pour naviguer.
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