La quête d'une navigation sportive à grande vitesse attire de plus en plus d'adeptes, mais tout le monde n'est pas prêt à dépenser plus de 45 000 euros pour un Motte à foils. Ces projectiles en carbone de 3,35 mètres de long, capables d'atteindre 35 nœuds, sont considérés comme des précurseurs de longue date dans le domaine du foiling. Cependant, cette classe de construction ne convient pas à toutes les personnes intéressées par le vol, car elle nécessite énormément de matériel et de temps et est en constante évolution. Face à cette réalité, l'industrie de la voile s'est orientée vers des solutions plus démocratiques, cherchant à rendre l'excitation du vol sur l'eau accessible à un public plus large. Cet article explore comment accéder à cette classe en réduisant au maximum les coûts et quelles sont les alternatives pour voler à moindre coût, en mettant particulièrement en lumière le dériveur Waszp comme une innovation majeure dans cette démarche d'accessibilité.
Le Dériveur à Foils : Un Rêve de Vitesse et d'Évolution
Le foiling représente l'avenir de la voile, une promesse de vitesses grisantes et de sensations inédites. Les Moth, avec leur capacité à voler au-dessus de l'eau à des vitesses impressionnantes, ont captivé l'imagination des marins et du public. Avec des bateaux qui volent à 20 nœuds et plus, l’attention est inévitablement attirée, comme le souligne Tyler Bjorn, un ancien entraîneur du Yacht Club Royal Saint-Laurent. Cependant, le caractère élitiste du Moth, tant par son coût d'acquisition que par la complexité de sa maîtrise et les exigences en matière de matériel et de temps, a longtemps limité sa diffusion. La classe de construction est en constante évolution, ce qui implique que l'on doit constamment adapter et améliorer son équipement pour rester compétitif, un aspect qui peut être à la fois stimulant et financièrement lourd. Les célèbres chantiers navals Motten produisent des bateaux dotés d'une technologie moderne, toujours dans l'optique d'être robustes tout en étant aussi légers que possible dans un espace restreint, justifiant leurs prix élevés. Néanmoins, l'envie de foiler pour un budget plus raisonnable a stimulé l'innovation et l'émergence de nouvelles classes de bateaux et d'activités nautiques qui démocratisent le vol sur l'eau.
Le Waszp : La "Guêpe" du Foiling Monotype, Un Catalyseur d'Accessibilité
Au cœur de cette révolution de l'accessibilité se trouve le Waszp, un petit bateau inspiré du Moth Foiler, dont le but est de gommer le caractère exclusif de son cousin. Son développement a été une réponse directe au désir d'offrir une expérience de foiling monocoque simplifiée et plus abordable. C'est en 2015 que les fabricants se sont donné pour mission d'adapter le concept de la classe de construction Moth à un One Design simplifié et plus abordable. Le Waszp est né du crayon d’Andrew McDougall, un ingénieur en mécanique et régatier australien qui est aussi l’architecte du foiler Moth Mach 2. McDougall travaillait sur le Waszp depuis 2010, et il semble avoir utilisé tous les ingrédients nécessaires à une large diffusion du foiling à une main : un prix plus bas, un apprentissage plus facile et surtout moins de temps de développement, puisque c'est une classe unique.
Le nom "Waszp" est un jeu de mots sur l'anglais "Wasp", c'est-à-dire guêpe, en quelque sorte un papillon de nuit (Moth) avec un dard, Mc Dougall ayant ajouté le Z parce que "zzzzz sonne vite en anglais". La première unité de ce dériveur en verre/époxy sous infusion, construit par McConaghy en Chine, est sortie en 2016. Le bateau prêt à naviguer ne pèse que 48 kg, une véritable plume.
La conception du Waszp est axée sur la simplicité et la robustesse. Pour limiter les coûts, les appendices et les foils sont en aluminium et non en composite, contrairement aux ailes en carbone très élaborées du Motte. Les profilés en aluminium standard sont utilisés pour les dérives et les foils. Les extrémités des foils en T, en forme d'ailes d'oiseaux, sont particulièrement intéressantes. Le mât est autoportant, ce qui évite les blessures fréquentes au niveau des haubans en cas de chute. Le mât en carbone autoporteur supporte une voile de 8,2 m², mais deux autres surfaces de voile (5,8 et 6,9 m²) permettent aux plus jeunes de débuter dans la série. Le coût d’acquisition d’un Waszp est d'environ 12 000 $ US, et un prix neuf est de 15 500 euros chez Ziegelmayer, tandis que des bateaux d'occasion se trouvent autour de 10 000 euros sur le marché.
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Le contrôle direct de l'altitude par le système connu de la Motte est resté le même. Il s'agit d'une sonde à la surface de l'eau, le "wand", une baguette pivotante logée sur l’étrave, qui commande, par un système mécanique, le volet du foil principal en T qui modifie le profil du foil et régule la portance. Plus le bateau vole haut au-dessus de l'eau, plus la baguette se trouve en position verticale et réduit la portance du foil par un système de palan. À l’inverse, lorsque le bateau est plus bas, le wand accuse un angle avec la surface de l’eau et augmente l’incidence du foil. On a aussi un contrôle manuel sur l’incidence du foil pour faire varier la portance. Les volets du safran ne sont pas ajustables, mais on peut régler le calage avant/arrière pour contrôler l’assiette. Le réglage se fait par un contrôle rotatif intégré dans le stick.
Les foils sont réglables en trois positions : à l'horizontale pour les débutants, ce qui donne plus de stabilité ; en biais vers le haut pour les avancés, ce qui permet de réaliser l'importante gîte au vent ; et complètement repliées vers le haut, ce qui permet au bateau de ne prendre que très peu de place à terre. Le gouvernail et la dérive sont en outre relevables, ce qui permet une mise à l'eau très facile par cale de mise à l'eau. En revanche, les Mottes doivent être portées à l'eau en raison de leurs attaches solides et, si la profondeur d'eau est trop faible, elles doivent être chavirées et tirées à la nage vers des eaux plus profondes avant de pouvoir naviguer.
La forme de la coque, avec son étrave incurvée vers l'intérieur, permet aux navigateurs pesant entre 40 et 100 kilos de s'affronter en mode déplacement de manière encore raisonnablement compétitive. Il faut au moins cinq nœuds de vent pour naviguer, et à partir de sept nœuds, le foil devrait être possible. Bien entendu, ces compromis font du Waszp un bateau légèrement moins performant que les Moths, mais cela est relatif quand on sait que c'est un foiler qui peut dépasser les 20 nœuds sur l’eau s'il est bien mené.
L'Expérience de Navigation Waszp : Apprendre à Voler
Débuter avec un Waszp représente un défi, mais un défi gratifiant. Adrien De Pas, 18 ans, qui a débuté la voile sportive en Laser, juge ce dernier dur sur le corps et lui a valu de se blesser le dos au rappel. Pour lui, le passage au foiling était une évidence : "Je souhaitais me positionner le plus rapidement possible sur un bateau à foil, tout simplement parce que c’est l’avenir de la voile." Les débuts sont difficiles parce que les sensations sont différentes et que les gestes sont contre-intuitifs par rapport à ce que l’on a connu sur d’autres supports. C’est comme s’il fallait tout réapprendre et s’habituer à de nouvelles sensations.
Le bateau n’a pas de stabilité initiale, il faut naviguer au près à la contre gîte et les accélérations modifient sans cesse le vent apparent. L’allure la plus commode au départ, c’est le vent de travers. Ça se complique au près et encore plus au portant. Au près, on ne touche quasiment pas à la barre et on contrôle le vol avec l’écoute. Plus tu prends de l’expérience, plus le jeu de l’écoute devient un automatisme ; on se fie à l’angle de gîte et à la vitesse. C’est tout le contraire au portant où l’on ne règle pas la voile. On barre pour trouver le bon angle de descente tout en conservant de la puissance dans la voile.
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L’objectif à atteindre, c’est de conserver le vol, surtout pendant les virements et les empannages, et c’est là le plus difficile. Adrien estime qu’il faut pratiquer au moins deux cents empannages avant de trouver la recette et quatre cents virements de bord. Il faut parvenir à développer des automatismes pour manœuvrer sans hésitation. Le timing est capital. Là encore, il faut réapprendre les mouvements dans les manœuvres. En Laser, le corps passe en même temps que la voile. L'aspect physique est important, il faut tenir le rythme pendant une régate de cinq jours. Cependant, le Waszp permet des navigations en vol pour des barreurs et barreuses de 50 à 90 kg, ce qui le rend assez tolérant en termes de gabarit. Monter dessus et naviguer - ce n'est pas possible avec certains des foilers monocoques mentionnés ici, mais le Waszp cherche à simplifier l'accès, bien qu'il reste un apprentissage.
Le Waszp sur la Scène Mondiale : Un Mouvement en Plein Essor
La classe Waszp se développe vite car elle comble un vide. En effet, pour foiler en solo sur un bateau permettant des régates relevées, il n’y a guère que le Moth et le Classe A qui sont des bateaux assez élitistes. Le Waszp propose donc un programme qui ouvre des possibilités à beaucoup de marins. Sa popularité est en croissance exponentielle, et il surfe sur les quatre continents, attirant toujours plus de jeunes régatiers. À l’heure actuelle, 1700 unités naviguent à travers le monde, du Chili au Japon. Le fait que le bateau monte sur ses foils dès 5 à 7 nœuds de vent et soit capable de dépasser couramment les 20 nœuds explique certainement les raisons du développement rapide de cette classe qui sera bientôt homologuée par les responsables de World Sailing.
Tyler Bjorn, après une collaboration avec l’équipe canadienne Sail GP et étant désormais le représentant de la marque Waszp en Amérique du Nord, a remarqué que les gens qui ne connaissent pas la voile s’ennuient en regardant une manche olympique en Laser. Mais avec des bateaux qui volent à 20 nœuds et plus, c’est une autre histoire ; « tu attires leur attention ». Il ajoute : « J’avais l’impression de répéter inlassablement les mêmes choses, les mêmes gestes et de voir la pratique sportive stagner ». Ce qui se passe en ce moment avec les foilers lui rappelle ce que lui disaient son père et Ian Bruce à propos du Laser lorsque le bateau est apparu dans les années 1970 : une stricte monotypie, un bateau simple, économique et amusant.
L'engagement des jeunes envers cette classe est frappant. Cet hiver, lors de la première journée d’inscription au championnat du monde 2025 qui se déroulera à Weymouth en Angleterre, cent soixante-dix athlètes originaires de dix-sept pays se sont enregistrés en 24 h. De plus, pour répondre au manque de régatiers et de programmes d'entraînement sur foil, l'équipe canadienne de Sail GP a mis sur pied le programme WeCANfoil pour faire découvrir la navigation sur foil aux jeunes canadiens. Des cliniques d’essais de foiling ont fait le tour du Canada pour faire connaître cette nouvelle façon de naviguer et inciter les clubs à mettre sur pied des programmes d’entraînement. L’initiative a porté fruit puisqu’on dénombre désormais une centaine de coureurs sur Waszp au Canada actuellement, dont une vingtaine au Québec. Il reste néanmoins beaucoup de travail à faire pour inciter les écoles de voile à s’orienter vers le foil. De son côté, Sail GP a démarré un programme qui veut stimuler la pratique du foiling chez les jeunes. En 2025, toutes les équipes du circuit sélectionneront un garçon et une fille pour disputer une régate en Waszp. Max Gasser, rédacteur chez YACHT et passionné de foiling ayant lui-même possédé un Moth, observe cette évolution avec intérêt, ayant grandi sur les rives du lac de Constance et ayant un parcours de régatier de l'Opti au Laser, avant de réaliser son rêve d'acquérir un Moth à foils.
Naviguer sur Foils pour Moins de 30 000 Euros : Au-delà du Moth
Pour ceux qui cherchent à entrer dans le monde du foiling sans l'investissement initial conséquent d'un Moth de pointe, plusieurs alternatives se positionnent dans la catégorie des moins de 30 000 euros, chacune avec ses propres compromis et avantages.
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L'idée de l'auto-construction d'un Moth pourrait sembler attrayante pour réduire les coûts. Les papillons de nuit qui volent aujourd'hui sont issus d'une classe de bricolage, mais les papillons de nuit de la marque "maison" sont devenus de plus en plus rares ces dernières années. Merlin Moser, qui a construit la première génération de foilers avec un ami, explique que cela ne vaut guère la peine. "Les premiers bateaux étaient vraiment mauvais", avoue-t-il, ajoutant que la construction s'est beaucoup faite à l'aide de dessins et de gabarits et que lui-même n'avait jamais utilisé la CAO auparavant, rendant le processus "plutôt le fruit du hasard". Dès la fin du processus de construction, les deux autoconstructeurs du lac de Ratzeburg ont donc décidé de construire directement un deuxième bateau. Ce n'est que quelques années plus tard que la troisième génération de la série devait naviguer avec succès sur les régates. Cependant, au plus tard lorsque l'on prend en compte les heures de travail personnelles, une construction personnelle n'est plus guère justifiable d'un point de vue financier, explique également Merlin Moser. Même si Moser et son ami Mathis Menke ont mis en œuvre leurs propres idées et connaissances en tant que précurseurs au moment de la construction, celles-ci ont également été présentées peu de temps après sur les bateaux de production des célèbres chantiers navals Motten. En bon état, ces bateaux se négocient désormais sur le marché de l'occasion à un prix inférieur aux coûts de production de l'autoconstruction de Moser, rendant l'option de l'auto-construction financièrement peu avantageuse aujourd'hui.
Le Switch One Design, récemment présenté par Element 6 sur la base de la célèbre Waszp, est un autre One Design à foils dans le style Motten. Avec un prix de base prêt à naviguer de 22 215 euros, le bateau de la maison Element 6 peut difficilement être qualifié de vraiment bon marché. Toutefois, le Switch One Design veut aussi rivaliser avec les mottes actuelles et utilise pour cela des matériaux plus chers et les techniques de fabrication nécessaires, ce qui justifie son positionnement tarifaire.
Dans la catégorie des foilers à deux places, le Gerys 4.7 se démarque. Avec leur Gerys 4.7, deux frères bretons veulent rendre la voile sur hydrofoils accessible au plus grand nombre. L'idée de ces deux bricoleurs était de construire un petit bateau simple avec lequel tous les navigateurs peuvent se débrouiller rapidement et bien, indépendamment de leur âge ou de leurs compétences. Pour cela, le bateau français fonctionne aussi bien avec que sans ailes et peut également être navigué en solitaire. Le prix neuf est de 27 370 euros prêt à naviguer.
Le Birdyfish, également d'origine française et listé chez le revendeur allemand Ziegelmayer à près de 25 000 euros, s'adresse lui aussi aux débutants en foiling. Les J-Foils autorégulants facilitent l'initiation de tout plaisancier. Le potentiel de vitesse de ce dériveur de 4,70 mètres de long n'est en aucun cas celui d'un Moth, mais une vitesse supérieure à 20 nœuds devrait être possible sans problème, offrant une expérience de vol stimulante pour les novices.
Options de Foiling pour Moins de 20 000 Euros : Le Segment Accessible
Le segment des foilers à moins de 20 000 euros offre des opportunités intéressantes pour ceux qui cherchent à s'initier au vol sur l'eau avec un budget plus contrôlé.
Dans cette catégorie de prix, beaucoup de personnes pensent immédiatement au Waszp en tant qu'alternative aux Moths. Ce n'est pas un hasard, car les fabricants s'étaient donné pour mission en 2015 d'adapter le concept de la classe de construction à un One Design simplifié et plus abordable. La construction de la classe est réussie, mais les Moths ont pris une nette avance en termes de performance grâce aux évolutions apportées dans le cadre du règlement ouvert. Cependant, si vous cherchez une bonne entrée en matière dans le foil avec des tableaux de régate One Design forts, le Waszp est la meilleure adresse de cette liste. Avec un prix neuf de 15 500 euros chez Ziegelmayer, le descendant de Motten reste toutefois à un prix élevé. On trouve des bateaux d'occasion autour de 10 000 euros sur le marché, ce qui le rend nettement plus accessible pour de nombreux marins.
Une autre proposition est le Foiling Dinghy, qui met l'accent sur la facilité d'utilisation. Il suffit de monter dessus et de naviguer - ce n'est pas possible avec certains des foilers monocoques mentionnés ici. Avec leurs lignes de flottaison extrêmement étroites, les Moth ou Waszp sont de véritables appareils de torture tant qu'ils ne volent pas, le mode de déplacement étant épuisant à naviguer. Cela empêche de nombreux débutants de persévérer jusqu'à l'obtention du succès. En revanche, le foiling dinghy est d'abord un dériveur tout à fait normal, que tout le monde peut naviguer, même s'il est à l'aise avec un Laser ou un Europe, un OK ou un Finn dinghy. Deux foils en L, montés chacun de manière inclinable sur les côtés de la coque, fendent l'eau, une technique dont le principe a été popularisé par le méga-catamaran "Hydroptére". Ces foils agissent à la fois latéralement contre la dérive et génèrent de la portance. Ils s'influencent mutuellement dans une interaction compliquée de lois physiques, ce qui permet d'obtenir une position de vol stable. Le contrôle de l'altitude s'effectue de manière autorégulée. Le foiling dinghy est donc très facile à utiliser pour les débutants, mais il n'atteint pas les sensations et les vitesses d'un scooter en altitude et n'a pas réussi à s'imposer sur le marché. Lors de son lancement sur le marché en 2018, ce dériveur volant coûtait environ 14 000 euros, prêt à naviguer. Les quelques bateaux d'occasion sur le marché se situent généralement dans un segment de prix similaire et ne descendent que rarement en dessous de 10 000 euros.
Voler sur l'Eau avec un Budget de Moins de 10 000 Euros
Pour les marins soucieux de leur budget, le monde du foiling offre encore des possibilités pour moins de 10 000 euros, souvent en se tournant vers l'occasion ou des designs plus anciens mais toujours performants.
Le marché de l'occasion des Moths propose régulièrement des offres intéressantes, notamment pour les débutants. Sans ambition de régate, il est ainsi possible de prendre beaucoup de plaisir à voler, même en dessous de 8 000 euros. En particulier si l'on est prêt à mettre la main à la pâte, il est possible de faire de belles choses sur la piste de régate avec un petit budget. "Le refit d'une motte existante est probablement la meilleure option actuelle pour obtenir un bateau rapide de haute qualité à un prix relativement bas et avec un minimum d'efforts", confirme également Moser. Ainsi, l'engin volant probablement le plus connu de cet aperçu peut aussi compter parmi les moins chers, malgré sa réputation contraire, même s'il faut tenir compte de l'énorme écart de prix avec les modèles haut de gamme. Le rédacteur de YACHT Max Gasser a tenté l'expérience par lui-même et, dans un article séparé, a donné un aperçu du processus d'achat et de rénovation, démontrant la viabilité de cette approche.
Le Skeeta, développé en collaboration avec le chef de Quant, Michael Aeppli, devait être facile à utiliser pour les débutants, mais offrir des performances de foiling nettement supérieures à celles du Foiling Dinghy, par exemple. Le système de levage éprouvé du Moth a été repris, mais avec des modifications décisives. En ce qui concerne le concept de la coque, le scow-bug, qui remonte également aux origines du développement de la Motte, connaît une renaissance. La principale différence avec la Motth se situe au niveau du foil principal et de son mécanisme de réglage. Alors que jusqu'à présent, les foils en T, qu'il s'agisse de la Motte ou des catamarans qui en sont équipés, comme l'iFly ou le Whisper, reposaient sur un volet de trim situé sur le bord de fuite du foil, c'est l'ensemble du foil qui fonctionne sur la Skeeta. L'ensemble du mécanisme du foil, y compris le safran, ainsi que le gréement ont été récemment retravaillés, ce qui rend la version actuelle de la Skeeta plus équilibrée à la voile. Le prix de ce foiler neuf est d'environ 16 000 euros, mais il est possible de trouver des modèles d'occasion à moins de 10 000 euros. Il existe également une version plus petite, appelée Nikki, qui a été spécialement conçue pour les jeunes et les adultes légers et dont le prix est encore plus attractif.
Le catamaran monoplace Foiling UFO est arrivé sur le marché à un prix impressionnant. Avec un prix neuf de 10 500 euros aujourd'hui, le design de l'américain Fulcrum Speedworks semble toujours imbattable. Le petit foiler est censé décoller à partir de 8 nœuds de vitesse de vent et, en raison notamment de son existence en tant que multicoque, être facile à manœuvrer pour les débutants. En raison de leur faible diffusion, les bateaux d'occasion sont difficiles à trouver, mais leur prix se situe bien en dessous de 10 000 euros. L'iFly 15, un autre catamaran, navigue également en solitaire. Il coûte actuellement 29 980 euros neuf. On trouve en revanche des A-Cat d'occasion, qui participent également à des régates, pour nettement moins cher.