L'Odyssée de l'Aqua-Lung : L'invention qui a ouvert les océans au monde

Les origines d'une quête subaquatique

La première inspiration remonte à 80 ans. En inventant l'Aqua Lung, Jacques Cousteau et Emile Gagnan ont changé l'histoire à jamais. Cet équipement unique est le point de départ de décennies d'innovation : il a rendu le monde sous-marin plus accessible, avec toutes les découvertes qui s'en sont suivi. En inventant le scaphandre autonome, l’explorateur français a ouvert le monde subaquatique aux scientifiques et au public. L'undersea diving for the purposes of spying, to recover lost treasures from wrecks, or to obtain natural treasures (such as pearls) has been performed since ancient times. The divers of antiquity, however, were able only to remain below the surface for two or three minutes, and the depth to which they could venture was severely restricted. In spite of these limitations, divers are mentioned in Homer’s Iliad (c. 750 B.C.E.; English translation, 1611), and Greek historians-including Herodotus-notent ces efforts précoces. Clearly, once humans discovered the value of diving, many attempts were made to prolong the time it was possible for divers to spend under water. The first device, described by Aristotle in 335 B.C.E., was probably the progenitor of the modern snorkel.

Le besoin de liberté sous l'eau est devenu une obsession pour Jacques-Yves Cousteau. Bien que Jacques-Yves Cousteau ait appris à nager à l’âge de quatre ans, c’est le ciel, et non la mer, qui l’intéressa dans un premier temps. Il entra dans la Marine nationale en 1930 pour devenir pilote, un rêve qui s’envola lorsqu’il échappa de peu à la mort dans un accident de voiture ; il s’en sortit avec les deux bras fracturés. Dans le cadre de sa rééducation, l’officier de la marine Philippe Tailliez lui suggéra de s’adonner à la nage en eau libre. Il lui prêta une paire de lunettes de plongée et l’emmena pêcher au harpon près de Toulon, en mer Méditerranée. Nager avec ces lunettes fut une révélation. « Dès que j’ai plongé la tête sous l’eau, j’ai eu un choc », raconta-t-il par la suite. Il venait de découvrir « un vaste domaine complètement vierge à explorer ». « J’ai compris qu’à partir de ce jour, je consacrerai tout mon temps libre à l’exploration sous-marine », confia-t-il. À terme, il finit par plonger jusqu’à 18 mètres de profondeur, restant en apnée pendant 70 à 80 secondes. Mais ce n’était pas suffisamment profond ni suffisamment long pour le commandant Cousteau. « Je me suis toujours rebellé contre les limites imposées par une seule inspiration », a-t-il écrit en 1952 dans un article pour National Geographic.

L'ingénierie face à la pression

Jacques-Yves Cousteau devait trouver sa propre solution. « Je suis devenu inventeur par nécessité », ironisait-il. Pour plonger plus profondément, il avait besoin d’un appareil capable de fournir de l’air respirable tout en composant avec la pression de l’eau : plus un plongeur s’enfonce dans l’océan, plus la pression augmente, ce qui réduit le volume de l’air dans le corps et peut provoquer l’affaissement des poumons. Le beau-père du commandant Cousteau le mit en contact avec l’ingénieur Émile Gagnan, spécialiste des conceptions pneumatiques haute pression. L’officier de la marine française Jacques-Yves Cousteau et l’ingénieur Emile Gagnan d’Air Liquide développent alors un système de plongée autonome avec un détendeur à la demande, le scaphandre autonome.

À l’époque, la Seconde Guerre mondiale faisait rage et l’Allemagne contrôlait la majeure partie du territoire français. Émile Gagnan, qui travaillait à Paris pour la principale compagnie de gaz du pays, avait notamment conçu une soupape qui régulait le débit de carburant ; celle-ci permettait aux voitures de fonctionner avec de l’huile de cuisson, une adaptation essentielle en temps de guerre alors que les nazis réquisitionnaient l’essence pour leurs automobiles. Cousteau se rendit dans la capitale en 1942 afin d’expliquer son problème de pression de l’air à l’ingénieur. Gagnan pensait que son régulateur d’essence pourrait être la solution. Les deux hommes bricolèrent ensemble jusqu’à obtenir quelque chose qu’ils pouvaient tester. Le commandant essaya le prototype dans la Marne, à l’est de Paris. « J’ai respiré normalement à un rythme lent, incliné la tête et plongé doucement jusqu’à neuf mètres de profondeur », confia-t-il. L’appareil fonctionnait, mais uniquement à l’horizontale. En position verticale, de l’air s’en échappait. Ils finirent par obtenir une version que l’explorateur français était prêt à essayer en mer.

Le succès du détendeur CG-45

Pendant plusieurs mois au cours de l’année 1943, Cousteau, Tailliez et leur ami Frédéric Dumas testèrent avec prudence l’appareil baptisé Aqua-Lung. Ils réalisèrent plus de 500 plongées en mer Méditerranée. La barre des 40 mètres de profondeur fut atteinte au début de l’automne, avant que Dumas ne plonge à 67 mètres en octobre. « Le meilleur moyen d’observer un poisson est de devenir un poisson », écrit Jacques-Yves Cousteau. « Et le meilleur moyen de devenir un poisson est d’enfiler un appareil respiratoire sous-marin appelé l’Aqua-Lung ». Près de 80 ans après l’invention de l’appareil, le même concept de base est encore utilisé. C’est d’une fiabilité exemplaire.

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La production du détendeur CG-45 avec le boîtier rond commence rapidement. Air Liquide, producteur français de gaz industriels, crée La Spirotechnique. Les principaux dirigeants en sont Jacques Cousteau, Emile Gagnan et Jean Delorme, directeur général d’Air Liquide. La distribution du détendeur CG-45 s'étend à la Grande-Bretagne, au Canada et aux États-Unis. Une fois le conflit terminé, le capitaine de corvette Cousteau et Émile Gagnan déposent le brevet de leur invention en 1945 sous les noms de « scaphandre Cousteau-Gagnan », « CG45 » et « Aqualung », pour l’exportation. La commercialisation du premier scaphandre autonome standardisé à l’air de l’histoire débute l’année suivante.

Une révolution technologique et culturelle

L’Aqua-Lung a transformé la vision humaine de l’océan. Le Monde du Silence, un film de Jacques Cousteau et de Louis Malle, fait vibrer les spectateurs du monde entier avec des images sous-marines en couleur sur grand écran, contribuant à enflammer l’enthousiasme pour la plongée. « Le régulateur Aqua-Lung était un passeport qui nous donnait accès à 70 % de notre planète », souligne le photographe David Doubilet. « Le commandant Cousteau est une personne dont le rôle essentiel pour la planète ne pourra jamais être oublié ni sous-estimé ».

Jacques Cousteau et Luigi Ferraro participent à la fondation de la CMAS (Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques), une organisation consacrée à l’organisation d’événements sous-marins internationaux et à l’avancement de la recherche et du développement technique et scientifique. La Spiro s'associe à Technisub, un fabricant italien fondé par Luigi Ferraro et spécialisé dans le moulage du caoutchouc et du plastique, pour fabriquer des palmes, des masques et des tubas. Cette synergie permet d'équiper des plongeurs du monde entier, facilitant non seulement les loisirs, mais aussi des avancées majeures en biologie marine, archéologie, géologie et océanographie.

Les défis de la physiologie sous-marine

La possibilité de sonder les profondeurs exposait toutefois les plongeurs à d’autres dangers. L’Aqua-Lung facilitait la respiration en équilibrant la pression ambiante et interne, mais il ne pouvait pas prévenir la narcose à l’azote, ou « l’ivresse des profondeurs », un phénomène qui survient lorsque des bulles d’azote se forment dans le système sanguin au cours de la descente. Le commandant Cousteau l’a décrit comme « une impression d’euphorie, une perte progressive du contrôle des réflexes, une perte de l’instinct de survie ». Après la guerre, Jacques-Yves Cousteau, qui faisait partie du groupe de recherche sous-marine de la Marine, organisa en 1947 des tests de plongée autonome à Toulon. Il voulait montrer que l’Aqua-Lung pouvait permettre aux plongeurs d’aller à plus de 100 mètres de profondeur. Mais la personne qui effectua la première tentative, le second capitaine Maurice Fargues, trouva la mort après avoir perdu connaissance à 120 mètres.

Aux yeux de la Marine, l’équipement restait toutefois vital. Elle déploya le groupe de recherche sous-marine pour effacer les séquelles de la Seconde guerre mondiale en mer Méditerranée. Les plongeurs de la Marine procédèrent à des opérations de déminage à proximité de ports fréquentés. Ils récupérèrent les corps des pilotes d’avions abattus. Ils observèrent la destruction du monde sous-marin infligée par une guerre qui n’avait pas épargné les côtes méditerranéennes. Ces missions ont permis de perfectionner les protocoles de sécurité, notamment la nécessité de remonter et descendre par étapes lentes pour éviter les accidents de décompression, la maladie redoutée des plongeurs de haute mer.

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