La conduite à tenir face à la panique en plongée : Prévention, gestion et sécurité

La plongée est une activité de loisir relativement sans danger pour les personnes en bonne santé qui sont bien informées et ont reçu un entraînement adéquat. Des formations sur la sécurité en plongée sont proposées par diverses associations nationales de plongée ; ces formations sont facilement accessibles et permettent de prévenir ou de réduire le risque de traumatismes liés à la plongée. Bien que le matériel moderne soit fiable et efficace s’il est bien entretenu, le monde sous-marin peut être aussi imprévisible qu’étonnant. La plongée peut être une activité intimidante en raison de ses exigences physiques et mentales. Un bon contrôle des émotions est essentiel pour assurer une plongée en toute sécurité et profiter pleinement de l’expérience. Pour gérer efficacement le stress en plongée, il est crucial de comprendre les mécanismes de l’angoisse, du stress et de la panique, ainsi que leur impact sur les capacités psychiques et physiques.

Les fondements de la sécurité en plongée et mesures de précaution

Les plongeurs doivent prendre des précautions pour minimiser le risque de barotraumatisme et d’accident de décompression. Pour réduire ce risque, les plongeurs doivent : égaliser la pression dans les divers espaces remplis d’air, notamment le masque (en soufflant de l’air par le nez à l’intérieur du masque) et l’oreille moyenne (par exemple en bâillant ou en déglutissant). Ils doivent éviter de retenir leur respiration et respirer normalement pendant la remontée, qui ne devrait pas dépasser 0,15 mètre par seconde, vitesse qui permet d’expulser progressivement l’azote en excès et de vider les espaces remplis d’air. Il est également impératif de respecter tous les paliers nécessaires selon la profondeur et la durée de la plongée, conformément aux recommandations des tables de décompression ou de l’ordinateur, et d’inclure un palier de sécurité de 3 à 5 minutes à 4,6 mètres de profondeur. Enfin, il faut s’abstenir de prendre l’avion pendant 12 à 24 heures après une plongée.

Pour réduire les autres risques liés à la plongée, les plongeurs doivent être informés des conditions de plongée et éviter de plonger dans certains cas, par exemple en cas de mauvaise visibilité, de courants exigeant des efforts excessifs, ou de températures froides. Les températures froides constituent un risque particulier car l’hypothermie peut se développer rapidement et compromettre les facultés mentales et la dextérité des plongeurs. Plonger seul n’est pas recommandé. Les drogues illicites, les sédatifs et l’alcool, quelle que soit la quantité, peuvent avoir des effets imprévisibles ou inattendus en profondeur et doivent être strictement évités.

Raisons médicales et contre-indications à la pratique

La plongée pouvant impliquer des efforts importants, les plongeurs doivent avoir une assez bonne capacité aérobique et ne doivent pas être limités par des troubles cardiaques ou pulmonaires. Les affections qui peuvent diminuer la conscience, l’attention ou le discernement, comme les convulsions et le diabète traité par insuline, empêchent en général la plongée. Les personnes ayant subi un collapsus pulmonaire spontané ne devraient pas pratiquer la plongée. Il existe une liste de facteurs de risque incluant, sans s'y limiter : alcool et mauvais usage de drogues, congestion nasale chronique ou à court terme, diabète, médicaments causant de la somnolence, évanouissements, reflux gastro-œsophagien grave, troubles cardiaques, hernie inguinale non réparée, impulsivité, affections pulmonaires, obésité, âge avancé, trouble panique, handicap physique, mauvais état de santé cardiovasculaire, grossesse ou tympan perforé.

La panique sous l’eau : Analyse des mécanismes de stress

Dans un monde parfait, il ne devrait plus jamais y avoir de panne d’air en plongée. Cependant, les histoires de panne d’air en plongée sont malheureusement plus fréquentes que l’on pourrait croire. Le stress est une émotion caractérisée par un état désagréable d'agitation intérieure. C'est une émotion humaine normale que nous ressentons tous lorsque nous sommes confrontés à des situations menaçantes. La panique est une forme plus intense de stress : une poussée de peur soudaine, inattendue et puissante.

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La panique peut entraîner une fuite totale de la situation immédiate, une réaction particulièrement dangereuse pour les plongeurs en décompression. Les chercheurs sur les accidents de plongée impliquent la panique, en tant que réponse au stress ou à l'anxiété, comme la cause principale des décès en plongée. Les différents états émotionnels liés à la peur sont le stress, l’anxiété, l’angoisse et la panique. La panique se forme avec des crises aiguës d’angoisse, souvent interprétées comme des signes d’une crise cardiaque imminente, pouvant provoquer une terreur soudaine avec des symptômes physiques intenses.

Manifestations de la panique : intense versus passive

La caractéristique essentielle d'une crise de panique est une période de peur intense accompagnée d'un sentiment de danger imminent et d'une envie de s'échapper. Le résultat attendu d'une crise de panique en plongée est l'augmentation de la fréquence respiratoire du plongeur, ce qui entraîne une diminution de l'efficacité de l'échange d'oxygène. Le plongeur essaie alors généralement de remonter rapidement à la surface.

À l'opposé, une autre façon dont la panique peut se manifester est ce que nous appelons la panique passive. Ces plongeurs sont perçus comme étant calmes, ils vont couler et périr sans appeler à l'aide. Les victimes ne présentent aucun signe extérieur de difficulté, mais la plupart d'entre elles ont le "regard vide". Sous l'eau, elles peuvent perdre leur détendeur et ne pas essayer de le remplacer. C'est l'incapacité totale du plongeur à s'occuper de lui-même et sa volonté de s'enfoncer qui apparaissent dans la plupart des études de cas. La panique en plongée survient le plus souvent parce que les plongeurs perdent de vue des objets familiers, sont désorientés et subissent une forme de privation sensorielle.

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