L'Essentiel de la Sécurité en Mer : Comprendre le Fonctionnement des Gilets de Sauvetage

Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, et l'un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Que vous soyez un marin expérimenté ou un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage vous protège d’imprévu en mer. Au-delà de sa présence obligatoire à bord, comprendre comment fonctionne votre gilet de sauvetage vous permet de le manipuler avec aisance, et de vous protéger, ainsi que votre enfant, pendant la navigation. Les gilets de sauvetage sont des dispositifs de flottaison essentiels qui servent à prévenir la noyade et à garantir la survie en mer. Historiquement, lors de l’invention du premier gilet de sauvetage, un modèle unique était disponible et était dédié à l’activité militaire. Heureusement, les temps ont changé ! De nos jours, l’offre de gilet de sauvetage est extrêmement variée et vous permet de vous procurer du matériel ultra personnalisable et adapté à votre pratique, que vous soyez débutants ou professionnels. Cet article explore les différents types de gilets de sauvetage disponibles, leur importance en navigation, les normes et la réglementation maritime, ainsi que des conseils sur la façon de choisir, d’entretenir et d’utiliser ces équipements de sécurité vitaux.

I. Le Principe Fondamental du Gilet de Sauvetage : La Flottabilité

La fonctionnement d'un gilet de sauvetage est simple dans son principe : exercer une poussée verticale pour maintenir les voies respiratoires du porteur hors de l'eau. Cette poussée verticale, connue sous le nom de flottabilité, est la capacité du gilet à soutenir une personne à la surface de l'eau. La flottabilité d'un gilet est exprimée en Newton (N), une unité de mesure de la force. Retenez simplement que plus cette unité est élevée, plus le gilet est performant et efficace pour maintenir une personne à flot. Par exemple, un gilet de sauvetage de 150N suffira à maintenir la tête d'un adulte hors de l'eau, même en cas d'inconscience. Cela permet de garder le visage, y compris le nez et la bouche, à une distance plus éloignée de l’eau, un facteur déterminant pour prévenir la noyade et augmenter significativement les chances de survie.

II. Les Différents Types de Gilets de Sauvetage : Mécanismes et Usages Spécifiques

L'offre de gilets de sauvetage est pléthorique, et les fabricants ont développé une grande variété de modèles, de coupes, de prix et de poids pour répondre à des besoins spécifiques. On peut distinguer les gilets de sauvetage selon deux grands critères : le matériau utilisé pour la flottabilité et le mécanisme de gonflage (pour les modèles gonflables).

A. Le Gilet à Flottabilité Inhérente (Gilet en Mousse)

Le gilet à flottabilité inhérente, souvent appelé gilet en mousse, est un type de gilet de sauvetage qui offre une flottabilité grâce à des matériaux qui flottent par eux-mêmes, tel que la mousse de polyéthylène ou la mousse PVC. Ces gilets ne nécessitent pas d’être gonflés pour fonctionner, ce qui les différencie des gilets gonflables. Ils sont considérés comme très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir, garantissant une flottabilité permanente dès l'instant où l'on tombe dans l'eau.

Les gilets en mousse présentent plusieurs avantages. Leur conception vous protégera des chocs, ce qui est utile dans des activités où les impacts sont possibles. Ils sont également faciles à entretenir, nécessitant simplement un rinçage à l'eau douce, et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable. Ils sont très confortables pour les pratiquants en kayak, dériveur, jet ski ou catamaran, et permettent de rester libre dans ses mouvements. De nombreux rangements peuvent être à disposition pour ranger outils ou collations.

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Cependant, les gilets en mousse ont aussi des limites. Ils sont plus encombrants que les gilets gonflables et peuvent offrir une moindre liberté de mouvement, surtout les modèles à flottabilité plus importante (100N-150N). Un défaut notable des gilets mousse est qu’ils n’assurent pas systématiquement le retournement de la personne lorsqu’elle est dans une situation à risque dans l’eau, en particulier les modèles 50N. En cas de chute inconsciente à la suite d'un malaise ou d'un accident, la personne peut donc rester sur le ventre et se noyer. Pour les enfants ne sachant pas nager, le port du gilet en mousse est fortement recommandé, car il offre une flottabilité constante sans nécessiter d'action de l'enfant.

B. Le Gilet Gonflable

Les gilets de sauvetage gonflables représentent une innovation majeure dans le domaine de la sécurité nautique, combinant confort et haute performance en flottabilité. Ces dispositifs sont conçus pour être à la fois légers et peu encombrants, offrant une liberté de mouvement inégalée, essentielle pour les activités nautiques. Par défaut, un gilet de sauvetage gonflable se porte dégonflé, et son porteur n'a pas besoin de fournir d'efforts pour son déclenchement : il est automatique dans de nombreux cas. Tous les gilets gonflables sont au minimum homologués à 100 Newtons (et plus), assurant le retournement d'une personne inconsciente. Ils sont idéaux pour des personnes qui ne savent pas nager ou en cas de chute à la mer d’une personne inconsciente, aidant à flotter sur le dos et à maintenir la tête et la poitrine hors de l’eau pour dégager les voies respiratoires.

Le système de déclenchement pour les gilets gonflables est assuré par une cartouche de bouteille de gaz de CO2 qui expulse du gaz dans le réservoir dans le but d’assurer la flottabilité. Les gilets gonflables se différencient principalement par deux types de déclenchement.

1. Le Gilet Gonflable Manuel

Le gilet manuel est équipé d’un cordon pour le percuter. L'utilisateur tire sur le cordon de percussion pour déclencher le gonflage, qui est instantané. Ce type de gilet est plutôt destiné à des pratiques en voile légère ou à la pêche en plan d’eau intérieur, afin d’éviter des gonflages intempestifs. L'intérêt principal du gilet manuel est de ne pas se déclencher accidentellement, ce qui peut être un avantage dans des conditions où les embruns ou l'humidité sont fréquents mais ne justifient pas un gonflage. Cependant, ce gilet ne vous protège pas en cas de chute précédée d’une perte de connaissance, car il nécessite une action consciente de l'utilisateur.

2. Le Gilet Gonflable Automatique

Le gilet automatique est conçu pour se déclencher seul au contact de l'eau, ce qui le rend particulièrement utile si la personne tombe à l’eau inconsciente. Il en existe plusieurs technologies :

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a. Le Système à Pastille Soluble (UML / Pro-Sensor)

Ces gilets fonctionnent grâce à une pastille en papier ou cellulose qui maintient un ressort équipé d’une aiguille. Au simple contact de l'eau, cette pastille fond ou se désintègre, libérant le ressort qui pousse l’aiguille pour percer la cartouche de CO2. Le gaz remplit instantanément le gilet, et la flottabilité est atteinte en quelques secondes.

Le système UML, par exemple, se déclenche au contact de l’eau, offrant une extrême rapidité de gonflage, ce qui en fait un produit très efficace en cas d’urgence. La pastille est sensible uniquement sous immersion totale, et ce dispositif ne se déclenche pas sous les embruns ou la pluie (sauf si l’eau rentre dans le mécanisme). Les modèles Pro-Sensor (UML-MK2-MK3) disposent en plus d’un témoin permettant de vérifier l’état opérationnel du système de déclenchement, parfait pour les utilisateurs moins aguerris. Néanmoins, en optant pour ce système, vous ne serez pas à l’abri de déclenchements intempestifs à cause de l’humidité dans le bateau ou de projections d’embruns si l'eau atteint le mécanisme de manière prolongée.

b. Le Système Hydrostatique (Hammar)

La principale utilité du gilet de sauvetage Hammar réside dans son fonctionnement spécifique. Il vise principalement à donner davantage de libertés sur le navire car vous ne risquerez pas son déclenchement inopiné à cause d’embruns ou de paquets de mer. Ce système utilise la pression de l’eau sous une membrane pour libérer le percuteur et provoquer un gonflage immédiat. Grâce à cela, le gilet peut être stocké dans des zones humides sans risque de gonflage intempestif. Les gilets avec le système de déclenchement Hammar sont fortement recommandés pour une pratique en régate pour éviter des gonflages intempestifs. Ils sont généralement plus chers à l'achat, mais la date de péremption de leur mécanisme est de 5 ans, contrairement aux gilets automatiques à pastille qui est de 1 an. Le gilet automatique hydrostatique Hammar A1 est l’ancienne version du système Hammar MA1.

3. Le Gonflage d'Appoint ou de Secours

Il est important de noter que la majorité des gilets gonflables, qu'ils soient manuels ou automatiques, fonctionnent aussi grâce à un dispositif de gonflage buccal. Ce tube buccal est présent de manière obligatoire sur tous les gilets gonflables et est nécessaire en cas de dysfonctionnement du système principal ou pour un gonflage d’appoint. De plus, les gilets manuels et automatiques sont tous équipés d'une gâchette manuelle en cas de besoin.

III. Les Niveaux de Flottabilité : Choisir en Fonction de l'Activité et des Conditions

La contrainte technique dont vous devrez vous préoccuper en priorité sera la capacité de flottabilité de votre gilet, mesurée en Newton (N). Le choix de votre gilet de sauvetage dépendra fortement de l'indice de flottabilité, qui détermine la capacité du gilet à maintenir une personne à la surface de l'eau. Les gilets de sauvetage sont classés selon différents niveaux de flottabilité, adaptés à divers environnements aquatiques et situations de navigation.

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A. Les Aides à la Flottabilité (50 N)

Les gilets de 50 Newtons sont des aides à la flottabilité. Ils sont amplement suffisants pour pratiquer des activités telles que de la navigation côtière, du cabotage, ou des sports aquatiques comme la planche à voile, le dériveur léger, le ski nautique, le jet ski et le kitesurf. Leur polyvalence permet de s'adapter à de nombreux sports d'eau. Un vêtement de flottaison individuel (VFI) est spécialement conçu pour offrir confort et praticité lorsqu’il est porté en permanence. Ces gilets sont utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri et garantissent la flottabilité d'une personne consciente. Cependant, ils n'assurent pas le retournement sur le dos d'une personne inconsciente et ne sont pas adaptés aux non-nageurs ou aux conditions difficiles. L'utilisateur conserve une liberté de mouvement des bras et des jambes afin d’éviter de se retourner vers l’avant.

B. Les Gilets de Sécurité (100 N)

Les gilets de 100 Newtons sont recommandés pour la navigation côtière, entre 2 et 6 milles d'un abri. Ils offrent un niveau de sécurité standard pour tout individu sachant nager, mais ne garantissent pas le retournement sur le dos d'une personne inconsciente ayant des vêtements lourds. Ils sont néanmoins un choix plus sûr que les 50N pour des zones de navigation plus éloignées ou pour des non-nageurs dans des eaux protégées.

C. Les Gilets de Sauvetage (150 N)

Un gilet de 150 Newtons est destiné à la navigation hauturière de plaisance et sportive. Il est préconisé pour la conduite de bateaux à voile et à moteur, ou pour de la régate en catamaran à voile ou à moteur. Ce niveau de flottabilité assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente équipée d'une vareuse ou d'un ciré. Il est obligatoire en semi-hauturier et hauturier. Pour les non-nageurs, il est préférable de choisir un gilet de 150 Newton pour assurer le retournement d'une personne inconsciente.

D. Les Gilets de Sauvetage pour Conditions Extrêmes (275 N)

Les gilets de 275 Newtons sont conçus pour la haute mer et les conditions extrêmes, ainsi que pour l'usage professionnel. Ils sont préconisés pour la conduite de navires à voile et à moteur, de vaisseaux industriels et de vaisseaux professionnels. Cette flottabilité assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente équipée de vêtements lourds, offrant la sécurité maximale dans les situations les plus exigeantes. Un gilet de 275N permet, en cas d’accident, d’assurer une plus longue flottabilité et de garder la tête hors de l’eau plus facilement dans les vagues.

IV. Réglementation, Normes et Homologation : Garantir la Conformité

La sécurité nautique est primordiale, et dans le cadre réglementaire maritime, chaque veste de flottaison doit répondre à des critères stricts de certification. Comprendre les normes est essentiel pour s'assurer que l'équipement choisi est conforme et offre le niveau de protection attendu.

A. La Division 240 et les Exigences Françaises

En mai 2019, la Division 240 a mis à jour la liste des équipements obligatoires en France, ces éléments variant en fonction de la zone de navigation. Il est important de savoir que l’emport de gilets de sauvetage est bien obligatoire sur toute embarcation, avec au moins un gilet par personne à son bord. Cependant, il n’y a pas d’obligation légale de "porter" un gilet à bord de votre embarcation en mer selon la Division 240, article 240-2.12. Malgré cette nuance, les Sauveurs en Mer recommandent vivement le port du gilet de sauvetage dès que vous posez le pied sur un bateau et où que vous soyez par rapport au rivage, car les accidents n’arrivent pas qu’au large.

La Div-240 précise que le port du gilet de sauvetage doit être ajusté à votre morphologie, et l’indice de flottabilité exprimé en Newton se détermine en fonction de la zone de navigation. Avant tout départ en navigation, le chef de bord doit impérativement vérifier si les gilets de sauvetage sont conformes à la zone de navigation, à la morphologie de ses passagers et à leur bon état de fonctionnement.

B. Les Normes Européennes (ISO 12402) et Internationales (SOLAS)

En Europe, il est essentiel de s’assurer que les gilets de sauvetage offrent la sécurité nécessaire en cas d’urgence. La norme européenne ISO 12402 permet de mesurer l’efficacité d’un gilet en Europe. Pour être conforme, un gilet de sauvetage doit être homologué, c’est-à-dire qu’il doit être marqué CE ou porter un logo « barre à roue » sur son étiquette. Il doit également être muni d’une étiquette de conformité pour répondre à cette norme. Les organismes compétents établissent des directives d’inspection « UE » qui doivent être suivies, ainsi que des règles de contrôle de la production par des organismes agréés.

La norme DIN EN ISO 12402 est spécifiquement dédiée aux dispositifs de flottabilité et aux gilets de sauvetage. Pour les navires commerciaux ou à passagers (incluant les bateaux de plaisance de plus de 25 m), les gilets homologués SOLAS (Safety of Life at Sea) sont requis. Une attention particulière est accordée aux enfants : ceux de moins de 30 kg doivent disposer en permanence d'un gilet de sauvetage d'une flottabilité certifiée de 100 N, quelle que soit la distance d'éloignement d'un abri.

C. Équipements Complémentaires Obligatoires

Outre le gilet lui-même, la réglementation, notamment celle de la Division 240, impose la présence de certains équipements complémentaires pour renforcer la sécurité et la visibilité en mer :

  • Dispositif lumineux étanche : Chaque gilet de sauvetage doit être muni d’un dispositif lumineux étanche et d’une autonomie d’au moins 6 heures, que ce soit un feu individuel fixé sur le gilet ou une lampe torche étanche collective à bord.
  • Sifflet : Un sifflet accroché au gilet de sauvetage est également obligatoire pour être entendu et signaler sa présence en cas de besoin. Il doit être fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté.

V. Comment Choisir Son Gilet de Sauvetage : Critères Essentiels

Le choix d'un gilet de sauvetage peut sembler complexe étant donné la variété de l'offre. Il est normal d’être un peu perdu, mais trois critères indispensables vous aideront à prendre la bonne décision.

A. Morphologie et Poids de l'Utilisateur

Un gilet de sauvetage doit s’adapter parfaitement au corps de l’utilisateur pour assurer son efficacité en cas d’immersion. La première étape est de choisir le gilet en fonction de votre morphologie et de votre poids. Les gilets sont souvent classés par catégories de poids, et il est crucial de les essayer pour vérifier que les sangles peuvent être ajustées pour un maintien sûr et confortable. Des gilets trop grands peuvent remonter autour du visage, tandis que ceux trop serrés peuvent être inconfortables et restreindre les mouvements. Les gilets sont spécifiques aux enfants, il ne faut donc pas choisir un petit gilet pour adulte ; il faut s'assurer qu'il est adapté au poids et à la morphologie de l'enfant.

B. L'Activité Nautique et la Zone de Navigation

Le choix du gilet varie également en fonction de votre pratique et de l’usage. Les fabricants ont développé des gilets de sauvetage dédiés à différentes activités sportives comme la pêche, le dériveur ou la régate, le kitesurf, etc. Vous pouvez aussi choisir parmi des gilets de navigation côtière, semi-hauturière ou hauturière.

  • Pour des sorties occasionnelles ou des activités nautiques sportives en eaux protégées, une aide à la flottabilité (50N) est fortement recommandée.
  • Les gilets manuels sont conseillés pour une utilisation occasionnelle ou une pratique sportive où il faut éviter les gonflages intempestifs (ex: voile légère, pêche en plan d’eau intérieur).
  • Les gilets automatiques sont à privilégier en régate, en semi-hauturier ou hauturier pour plus de sécurité, surtout pour les non-nageurs ou en cas de risque de perte de connaissance.

Il est crucial d'adapter le choix de votre gilet à votre pratique sportive et aux risques pris, plutôt qu’uniquement à l’éloignement d’un abri. Une aide à la flottabilité de 50N, par exemple, ne permet pas un dégagement des voies aériennes si la personne est inconsciente, même à proximité des côtes.

C. Le Confort et l'Ergonomie

Le confort, souvent négligé, est essentiel, surtout pour ceux qui portent des gilets de sauvetage pendant de longues périodes. L'inconfort est souvent cité comme un frein majeur au port du gilet. Les fabricants ont fait de réels efforts d’ergonomie, de compacité, de poids et de tenue près du corps. Il est aujourd'hui tout à fait possible de trouver des gilets légers, faciles à enfiler et confortables à porter, même par beau temps. Des matériaux respirants et des designs ergonomiques améliorent l’expérience de port et encouragent les utilisateurs à porter leur gilet de sauvetage chaque fois qu’ils sont sur l’eau. Les gilets de sauvetage sont généralement conçus avec des tissus souples comme le polyester, le néoprène ou le polyamide, des matériaux réglementaires certifiés ISO, très résistants et confortables.

D. L'Essayage et l'Ajustement

L’essayage est une étape critique dans le choix d’un gilet de sauvetage. Lors de l’essayage, il est important de porter des vêtements similaires à ceux que vous porteriez habituellement lors de vos activités nautiques. Enfilez le gilet de sauvetage, attachez toutes les sangles et ajustez-les jusqu’à ce que le gilet soit bien ajusté mais confortable. Il ne devrait pas remonter au-dessus de votre menton ou de votre visage lorsque vous levez les bras.

Pour garantir un parfait ajustement et éviter qu’il ne remonte en cas d’immersion, il est important que le gilet soit équipé d’une sangle sous-cutale (qui passe entre les jambes et sous les fesses). Ensuite, testez le gilet dans un environnement sûr, si possible, pour vous assurer de son bon maintien.

VI. L'Entretien et la Durabilité : Clés de la Fiabilité

Un gilet bien entretenu peut faire la différence entre la vie et la mort dans des situations critiques. La maintenance personnelle de votre gilet de sauvetage est un réflexe à adopter, mais elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel.

A. Inspection Régulière

Inspectez régulièrement vos gilets de sauvetage. Avant et après chaque utilisation, vérifiez l’absence de déchirures, de coupures, de moisissures, de coutures défaillantes ou de matériel corrodé. Assurez-vous également que les sangles et les boucles fonctionnent correctement et ne montrent aucun signe de détérioration. Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Pour les gilets gonflables, il faut être encore plus minutieux en raison de l’utilisation de cartouches de CO2 et de matériaux gonflables.

B. Nettoyage et Séchage

En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé pour éliminer le sel, le sable et d’autres contaminants. Laissez le gilet sécher complètement à l’air libre, mais évitez l’exposition directe au soleil, qui peut affaiblir les matériaux synthétiques (rayonnements ultra-violets).

C. Stockage Approprié

Le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri du soleil est recommandé. Évitez de placer des objets lourds sur les gilets de sauvetage, car cela peut comprimer le matériau flottant et réduire leur efficacité. Les réparations de fortune sont déconseillées.

D. Spécificités des Gilets Gonflables

Les gilets de sauvetage gonflables nécessitent une attention toute particulière en raison de leurs mécanismes de gonflage.

  • Cartouche de CO2 : Il vous faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Un système comme le Pro Sensor Elite offre à l’utilisateur un point d’indication d’état pour confirmer que l’unité a été activée automatiquement ou manuellement, et détecte si la bouteille de Co2 a été percée, éliminant ainsi la possibilité d’installer accidentellement une bouteille de gaz vide.
  • Pastille automatique : Pour un gilet automatique à pastille soluble, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration (souvent 1 an) ou après utilisation du gilet.
  • Révision professionnelle : Vous rendre chez un spécialiste de la révision du matériel de sauvetage sera bénéfique pour la durabilité de votre équipement. Les centres homologués, comme les 10 centres de révision basés en France du célèbre équipementier allemand Secumar, ou du fabricant français Plastimo, se chargeront de la révision de votre gilet. Il est même possible de faire réviser votre gilet directement en Allemagne.

E. Durée de Vie et Remplacement

La durée de vie d’un gilet de sauvetage dépend de la fréquence et des conditions d’utilisation (agressions comme le sel, l'abrasion, les micro-organismes, les hydrocarbures). Un remplacement tous les cinq à dix ans est une bonne règle générale, mais des inspections régulières peuvent indiquer un besoin de remplacement plus précoce.

VII. Accessoires et Sécurité Renforcée

Au-delà du gilet de sauvetage lui-même, certains accessoires sont cruciaux pour optimiser votre sécurité en mer.

A. Le Harnais et la Longe de Sécurité

Les gilets munis d’un harnais (avec une boucle en métal ou en textile) vous permettent d’y fixer une longe. La longe de sécurité est indispensable pour la sécurité de l’équipage en navigation. Elle est fortement recommandée en navigation solitaire, par mer formée, de nuit ou pour les équipiers d'avant ou en régate. Par exemple, une longe élastique Plastimo est une ligne de vie extensible (de 1m à 1.5m) équipée d’un mousqueton Twist Lock autobloquant, conçue en polyester très souple et dotée d’un fil rétroréfléchissant pour un repérage facile de nuit.

B. La Sangle Sous-Cutale

La sangle sous-cutale vient entre les jambes et se fixe au gilet pour que ce dernier ne remonte pas. Elle garantit un meilleur ajustement du gilet au corps de l'utilisateur et vous fait gagner en aisance dans vos mouvements, assurant un bon maintien et une efficacité maximale en cas de chute.

C. Dispositifs de Signalisation

Outre les dispositifs lumineux et sifflets déjà mentionnés comme obligatoires, les gilets peuvent être équipés de bandes réfléchissantes pour être vu plus facilement par les sauveteurs ou votre équipage en cas de chute à la mer, surtout de nuit.

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