La Passion de la Construction Navale Artisanale
La fabrication d'un canoë en bois est un projet qui puise souvent sa source dans une motivation profonde, parfois née d'expériences passées, comme la pratique du kayak dans sa jeunesse, ou le désir d'une alternative aux embarcations plus conventionnelles. L'attrait pour le bois, un matériau noble et vivant, transforme cette démarche en une véritable aventure artisanale. Un canoë gonflable, par exemple, peut être très sympa, hormis le fait qu'il faut le faire sécher en rentrant, ce qui pousse certains à aspirer à autre chose, mais pas un objet trop lourd.
Cette quête d'un bateau unique, façonné de ses propres mains, engendre un sentiment incomparable. "Fabriquer son bateau, c'est incomparable," témoigne un constructeur. "On en est fier, on trouve toujours qu'il est mieux que les autres." Cette fierté est le moteur de longues heures de travail, de recherche et d'apprentissage. Pierre Gingueneau, un expert en construction navale, vend d'ailleurs des plans de bateaux qu'il a dessinés et des kits pour construire soi-même son kayak, son canoë ou sa pirogue, tout en bois. Il a adapté les formes actuelles des bateaux à l'autoconstruction, avec des techniques et des formes simplifiées, tout en visant à améliorer l'esthétique, les qualités nautiques et la facilité de construction. Ces plans peuvent être trouvés en France, en Europe, dans les Dom-Tom, au Canada, permettant ainsi à de nombreux amateurs de se lancer, qu'ils découvrent là le travail du bois ou des matériaux composites, ou les deux. L'idée est de populariser cette activité, permettant à ceux qui le souhaitent de se lancer dans ce magnifique projet.
Les Différentes Approches de Fabrication d'un Canoë en Bois
Historiquement, la construction de canoës remonte à des millénaires, les hommes ayant compté sur ces embarcations pour leurs trajets sur l'eau. Dans de nombreux cas, il s'agissait de simples canoës dont la technique de construction était transmise de génération en génération. À la base, les canoës étaient construits sommairement à partir d'un gros rondin. Cependant, il est possible de rendre ce processus plus sophistiqué en utilisant des lattes de bois, une méthode populaire aujourd'hui.
La Méthode Traditionnelle du Canoë Monoxyle (Pirogue en Rondin)
Cette méthode ancienne consiste à sculpter une pirogue directement à partir d'un tronc d'arbre. Pour entreprendre un tel projet, il convient de rechercher les genres d'arbres qui poussent dans la forêt du coin. Le cèdre, le pin, le sapin, l'épicéa, le saule, le peuplier ou le séquoia sont des essences couramment utilisées pour les pirogues. Une fois l'essence choisie, il faut trouver un arbre assez large et assez grand pour la future embarcation. Si l'arbre est toujours debout, une assistance est nécessaire pour la première taille. Ensuite, il est crucial de faire deux coupures nettes aux extrémités du rondin et de s'assurer qu'aucune branche ne pousse nulle part sur celui-ci. Le rondin devra être aussi long que le canoë souhaité. Si l'on n'est pas encore décidé précisément sur la longueur, il est conseillé de couper un rondin un petit peu plus grand.
Vu la taille énorme de ces rondins, il peut être préférable de travailler directement dans la forêt, dans une clairière par exemple. Si le déplacement vers un autre lieu de travail est envisagé, il faudra prévoir de l'aide et un moyen de transport adéquat.L'étape suivante consiste à retirer l'écorce. Une pelle est sans doute l'outil le plus efficace pour enlever rapidement les grands morceaux d'écorce, qui peuvent d'ailleurs être pratiques pour allumer le feu. Avec un crayon, il faut dessiner le long des côtés du rondin les limites de la pirogue, ainsi que les extrémités coniques au sommet et une marque centrale pour localiser le milieu du bateau. La délimitation de l'embarcation devra ressembler un petit peu à un ovale.
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Pour le creusement, des coupures perpendiculaires sont effectuées à travers la largeur du rondin. Une fois la partie plate délicatement déposée au sol avec l'aide de cordes, d'autres coupures perpendiculaires sont faites dans la largeur de la bûche pour séparer les sections. Pour retirer le bois, une tronçonneuse peut être utilisée pour les gros morceaux, ou une erminette ou une hache pour un travail plus fin. Les extrémités sont généralement coniques. Il faut veiller à laisser au moins 2 à 2,5 cm de chaque côté des limites tracées, afin d'éviter des trous accidentels. Même si l'on a l'impression de retirer trop de bois, cette étape est nécessaire pour réduire le poids de la pirogue. Une petite erminette de charpentier peut être employée pour plus de précision. Le canoë restera un peu cubique jusqu'aux finitions. Même après avoir retiré l'essentiel du bois du centre, des ajustements sont nécessaires avec un canif, une hache ou une erminette. Enfin, un ponçage abrasif sur toute la surface, en travaillant contre le grain du bois, et l'application successive de couches de vernis croisé, avec un léger ponçage entre chaque couche, complètent la pirogue.
La Méthode du Lattage et de la Stratification
Cette technique moderne, plus accessible à l'autoconstructeur, implique l'assemblage de lattes de bois sur un moule, suivi d'une stratification en fibre de verre et résine.La méthode de montage demande peu d'outils, selon Pierre Gingueneau. Les morceaux du bateau sont en contreplaqué ; ils sont cousus grâce à des colliers d'électriciens ou avec des fils de cuivre. Ensuite, la colle époxy étanchéifie le tout.Un constructeur, après lecture assidue d'un livret envoyé par la Canoterie, a ainsi entrepris de chercher une poutre en red cedar et quelques plaques de contreplaqué. Il est possible de trouver ces matériaux près de chez soi, parfois presque facilement, même si le transport peut s'avérer complexe.
Les Fondations : La Poutre, le Moule et le Choix des Matériaux
Le succès de la construction débute par la sélection rigoureuse des matériaux et la préparation du moule.
Le Choix et la Préparation du Bois
Pour un canoë stratifié à lattes, le choix du bois est primordial. Le red cedar est souvent recherché pour sa légèreté et sa résistance. Il est idéal de trouver du Red Cedar en qualité Clear 2, qui minimise les nœuds. Cependant, cette quête peut s'avérer difficile. Un constructeur a rapporté : "Je ne trouve pas de bois sur une telle longueur (5m10). Quand j'ai la longueur c'est pas la bonne qualité et quand c'est la qualité ce n'est plus la longueur ou quand il y a les deux c'est à 400 ou 500 kms de chez moi!" Pour ceux qui habitent dans le sud de la France, comme près de Béziers, la recherche peut être particulièrement ardue. Des pistes incluent les recherches sur les pages jaunes pour des "importation bois" ou des détaillants qui proposent des planches longues, même si le prix peut être élevé.
Il faut faire attention à l'orientation des cernes du bois, car cela évite que les lattes cassent pendant les cintrages. Pour les flancs du canoë, une largeur de 30mm peut être utilisée, tandis que pour les parties arrondies, 20mm est le maximum pour pouvoir les travailler facilement. Lors de l'acquisition d'avivés, il arrive qu'ils soient un peu abîmés s'ils se trouvent sur l'extérieur du paquet, et il est parfois difficile d'en trouver avec les cernes à plat. Même en qualité Clear 2, il peut y avoir quelques nœuds.
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Une fois la poutre acquise, vient l'étape du débit. Une poutre de 100 par 200 de section et de 4m90 de long, même en bois léger, est imposante. Un dimanche ensoleillé, devant le garage, avec l'aide de deux fils, il est possible de se lancer dans le débit avec une "bestcombi", une étape physique mais gratifiante.
La Construction du Moule et du Support
Le moule est l'épine dorsale de la construction. "Il faut faire un support et un moule," et ce n'est "rien de compliqué surtout que le manuel est très bien fait… Juste suivre les consignes." La patience est de mise : "Ne pas se presser…" Le plan de travail doit être robuste. Il s'agit de placer une longue table ou une planche sur des tréteaux ou des blocs. Si le kit est complet, il devrait contenir des modèles ou des lignes directrices pour les formes. Ces formes, qui ressemblent à de grands champignons une fois empilées, seront attachées au plan de travail et serviront à soutenir et à placer les lattes de bois. Certains kits incluent des formes prédécoupées.
Il est important de ne pas attacher les formes directement aux blocs fixes. Il faut vérifier que la partie la plus large des formes est en contact avec un bloc fixe. Les blocs et les formes sont attachés à environ 12 cm les uns des autres, en veillant à ce que tout soit bien centré. Des vis à cloison peuvent être utilisées pour attacher les extrémités au plan de travail, en s'assurant de leur parfait centrage. Ces vis seront retirées à la fin. Pour éviter que la colle des lattes de bois ne s'y attache, il est impératif de couvrir le sommet des formes avec du scotch. Les couples, qui forment la structure du moule, peuvent être réalisés en agglo et creux pour permettre d'y insérer les serres-joints. Le coût entre l'agglo et le contreplaqué peut présenter une grosse différence.
L'Assemblage de la Coque : Le Lattage
Le lattage est l'étape où le canoë prend forme, latte après latte.
La Préparation des Lattes
Avant le lattage, les baguettes de bois nécessitent une préparation spécifique. Il est recommandé de prendre des baguettes de 5 mm d'épaisseur. Pour les rendre souples et faciliter le cintrage, il faut les mettre dans une étuve. Une fois étuvées, elles sont placées sur le moule d'étrave avec tous les serres-joints disponibles et laissées sécher. Après séchage, elles sont démoulées puis remoulées avec de la colle PU. L'expérience montre que la fabrication des lattes peut être la seule partie familière pour un débutant. Un constructeur a rapporté un échec initial avec une petite rectification, où il a "presque mis le feu à la maison mais complètement les deux étraves", soulignant les défis mais aussi la satisfaction de surmonter les obstacles. C'est souvent considéré comme "la meilleure partie de la construction", car le kayak prend forme jour après jour.
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La Pose des Lattes
Les lattes du canoë sont couvertes de colles, car c'est cela qui devrait leur permettre de donner forme au canoë par la suite. On commence par placer les lattes de bois les plus fines directement sur les extrémités et sur les formes. Il faut veiller à ce que les premières lattes forment la partie la plus haute du canoë, les rendant les plus proches du plan de travail. Les lattes sont posées alternativement d'un côté puis de l'autre, en s'assurant qu'elles sont très serrées les unes à côté des autres. Le processus consiste à continuer à agrafer et à engluer les lattes des deux côtés. Une fois toutes les lattes attachées et la colle sèche, les agrafes sont retirées délicatement des formes et des extrémités. Le rythme est souvent "chaque jour sa latte!".
Les Finitions de la Coque : Ponçage et Stratification
Après le lattage, le canoë brut prend forme, mais il nécessite des finitions pour être lisse, étanche et résistant.
Le Ponçage Préliminaire et la Mise en Place des Étraves Externes
Il est fort probable qu'un peu de bois dépasse aux extrémités après le lattage. Une plane peut être utilisée pour éliminer ces surplus. L'étape du ponçage est cruciale. "Arrive l'étape du ponçage et de la mise en place des étraves externes." Pour certains, c'est une véritable joie : "J'adore passer des heures avec ma ponceuse excentrique et l'aspirateur! C'est le kiffe total! Si c'était un métier je le ferais de suite!" Il faut passer partout sur le canoë en frottant longuement et précisément, en remplaçant le papier à poncer lorsqu'il est usé. Le plaisir de poser et mettre en forme les étraves externes est important, et il faut veiller à ne pas laisser de vis en métal qui dépassent.
La Stratification : Un Procédé Délicat
La stratification est une étape clé pour l'étanchéité et la solidité de la coque. Elle utilise une combinaison de fibre de verre, d'époxyde et de vernis pour imperméabiliser et renforcer les lattes de bois. Cependant, cette étape peut réserver des surprises. Un constructeur a raconté une expérience où, "après achat de la résine chez Sicomin et de la toile de verre sur un autre site… j'obtiens une catastrophe… toute la toile de verre ne disparaît pas dans la résine." Face à ce problème, il est tentant de tout abandonner, mais l'appel à un expert, comme un technicien Sicomin, peut sauver le projet. Il a fallu "arracher tout alors que c'était sec… et [se] remettre au ponçage…" Cette opération peut être exigeante pour le matériel : "ma ponceuse décède lors de cette opération… je décide donc de m'équiper d'une nouvelle ponceuse avec tous les plateaux mousse et disques de ponçage… la note est salée mais je ne regrette pas!"
Une fois ces défis surmontés, arrive le grand jour du démoulage et de la stratification finale. "On démoule le canoë et on le stratifie avant de ne plus pouvoir utiliser la résine…. Rien de compliqué, il suffit de savoir poncer…. encore et toujours…" Le démoulage peut aussi présenter des difficultés, avec "quelques sueurs tout de même pour enlever les deux moules d'étraves qui restaient collés à la coque." Les vis de cloisons attachées au plan de travail et aux blocs doivent être retirées avant tout. Le papier collant en plastique peut faciliter cette tâche. Il est crucial de suivre les instructions spécifiques du fabricant pour la résine et la fibre de verre, et d'être prudent.
Les conditions de travail sont également un facteur important pour la stratification. La résine est sensible à la température. Le projet, débuté en février, peut s'étendre sur l'année suivante si les températures froides empêchent de travailler la résine, surtout si chauffer le sous-sol n'est pas une option.
Aménagements Intérieurs et Personnalisation
Une fois la coque terminée et stratifiée, vient le temps de l'aménagement intérieur, qui ajoute fonctionnalité et esthétique.
Les Plats Bords, Pontets et Listons
La fabrication des plats bords est une étape qui demande précision et savoir-faire. Il faut commencer par un petit gabarit pour faire les "encoches", puis dégraisser un côté au rabot à main. Le rabotage à la main est souvent décrit comme un plaisir : "C'est dingue le plaisir qu'on peut prendre à raboter à la main… pas de bruit, un rendu superbe, pas de poussières…" L'autre côté est ensuite travaillé après avoir été plaqué avec de nombreux serres-joints.
Viennent ensuite les pontets, qui ne présentent généralement pas de grande difficulté. C'est l'occasion de laisser parler la fibre artistique et l'ajusteur qui sommeille en chacun. Pour les listons, les serres-joints sont encore une fois des alliés indispensables. "Merci les serres joints!" s'exclame un constructeur. Une fois ces éléments installés, une belle structure est terminée. Cependant, il restera "à jouer de la ponceuse à bande et excentrique pendant plusieurs heures…" pour une finition parfaite.
Les Sièges Cannés
La personnalisation peut aller jusqu'aux sièges. Certains décident de canner leurs sièges à l'ancienne. Pour cela, on commande de la canne de rotin en 2,5 mm et 5 mm. Il faut ensuite faire de nombreux trous tout autour des sièges et, après lecture de livres et de vidéos, se lancer. Le résultat est souvent gratifiant, même si le processus est "très long… chronophage à souhait…"
La hauteur des bancs dans un canoë est toujours un compromis. Pour pagayer assis, plus le banc est bas, plus la stabilité sera grande. Pour pagayer à genoux, ce qui est souvent la position la plus efficace et la moins fatigante, plus le banc est haut, plus il est facile de glisser les pieds en dessous, le banc servant alors d'appui pour les fesses.
Les Qualités Nautiques et l'Expérience de Navigation
Le couronnement de tout ce travail est le moment tant attendu du lancement. "Enfin sur l'eau!" s'exclame un constructeur, avec des enfants plus excités que lui et des amis prévenus et présents. La mise à l'eau est remplie d'émotion et d'appréhension, surtout pour ceux qui n'ont fait que du canoë en plastique de location et ne savent pas comment leur création se comportera.
Performance et Maniabilité
Les retours d'expérience sont souvent très positifs. Le canoë en bois est "rapide fluide facile à tourner… hyper agréable et confortable!" À vide, seul et en pagayant à l'indienne (à genoux au milieu du canoë), le maniement et la vitesse sont surprenants ; "on tourne dans un mouchoir et la glisse à chaque coup de rame est excellente."Chargé avec toute la famille, le chien et les bagages, il se montre très stable, et sa capacité d'emport est énorme, au point de se demander "jusqu'où on pourra charger!" En rivière, un canoë en bois peut très bien se comporter "limite classe 3", même si le pagayeur n'est pas toujours à l'aise et peut faire des erreurs. Le canoë ne passe jamais inaperçu, ce qui crée un contact spontané et admiratif avec les autres.
Défis et Réparations
Malgré toutes les attentions, des erreurs de construction peuvent survenir et affecter les performances. Par exemple, ne pas prendre le temps ou ne pas avoir le matériel adéquat pour faire le creux et l'arrondi entre chaque latte peut entraîner des problèmes. Lors des rencontres avec les rochers en rivière, cela peut se traduire par des lattes qui se décollent entre elles. Ce n'est pas grave, mais les craquements que cela peut faire au milieu d'une rivière sont terribles à entendre. Heureusement, les réparations sont faciles : "un coup du cutter, un peu de fibre, de résine et ça repart."Un autre point à noter est que certains modèles peuvent avoir une énorme prise au vent à vide. Cependant, avec l'habitude, "on s'y fait et on peut quand même aller droit."
Il est important de comprendre le "couple gyroscopique". Une meuleuse de 2200 W, avec un disque de 230 mm, est lourde mais se manie facilement à l'arrêt. Dès qu'elle est stabilisée en rotation, la faire changer de position dans l'espace demande un effort bien plus important. Ce phénomène est à combattre dans sa version "inertielle" sur un voilier régatier (il faut que le bateau vire le plus vite possible autour d'une bouée) et sur les canoës (le canoë doit répondre le plus rapidement possible pour que le pagayeur puisse éviter le caillou). Le couple est directement proportionnel aux deux premiers éléments. C'est pourquoi l'idée d'un coffre étanche à une extrémité peut être une fausse bonne idée : cela accroît la masse du canoë sans augmenter sa solidité, et cette masse supplémentaire se trouve loin du centre du bateau. La position normale d'un pagayeur sur un canoë monoplace est sensiblement au centre. De plus, un coffre fermant à clé sur un canoë est peu utile, car si l'on peut transporter le canoë sur le toit d'une voiture, d'autres peuvent faire de même, et c'est le canoë complet qui risquerait de disparaître.
Durée et Réflexions sur le Projet
La construction d'un canoë en bois est un investissement significatif en temps et en ressources, mais dont la récompense est immense.
Le Temps d'Investissement
En moyenne, il faut compter environ 150 heures de travail pour mener à bien un tel projet. Un constructeur a rapporté que son projet avait "débuté en février. Et se terminera… l'année prochaine" en raison des contraintes météorologiques pour la résine. L'ensemble du processus est "très long… chronophage à souhait," mais la satisfaction du résultat final dépasse largement la durée de l'effort.
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