Maîtriser le waterstart et réaliser ses premiers bords constitue une étape monumentale et souvent la plus redoutable de l'apprentissage du kitesurf. Cette prouesse, qui marque le passage de la théorie à la pratique dynamique sur l'eau, est une réussite en soi, ouvrant les portes vers une autonomie et des sensations de glisse inégalées. Félicitations, car tu as franchi l’étape la plus difficile de l’apprentissage du kitesurf. Cependant, si cette étape est franchie avec succès, la véritable maîtrise du kitesurf exige bien plus que la simple capacité à se lever sur la planche et à glisser sur quelques mètres. Tu dois maintenant te concentrer sur ta direction pour remonter au vent. Pour être autonome en kitesurf, il est indispensable de savoir remonter au vent. Cela signifie que les bords doivent être tirés contre le vent, et que le rider n’est pas emporté par le vent, mais qu'il maîtrise sa direction et est capable de revenir à son point de départ sans dériver. Une bonne compréhension du vent est essentielle, et elle te permettra de maîtriser les allures de navigation et de savoir comment remonter au vent.
Le Waterstart : Fondations de la Glisse Autonome
Le waterstart est l'action de développer une puissance de traction de l’aile suffisante pour te faire sortir de l’eau et glisser avec ta planche. Il s'agit d'une manœuvre clé en kitesurf et le tournant où tout devient plus amusant et plus compliqué. Le waterstart fait appel à tes acquis sur le pilotage puisqu’il s’agit de créer une traction de l’aile en fonction de ton poids, la taille de ton aile et de la force du vent. Il est important de bien distinguer le waterstart du premier bord. Le waterstart, c’est le moment où l’élève parvient à se lever, de manière correcte et contrôlée, sur la planche, sans continuer à naviguer. Le premier bord, quant à lui, est le moment de la navigation où l’élève glisse sur l’eau. Malheureusement, ces deux éléments sont souvent regroupés, avec un résultat médiocre et un nombre croissant d’erreurs. Pourtant, une chose est de se lever sur la planche en contrôle, et une autre de savoir comment garder son équilibre sur la planche en naviguant. Il est nécessaire, dans un premier temps, d’accorder toute l’attention appropriée au seul waterstart, et de le répéter à plusieurs reprises sans glisser. Cela peut être frustrant, mais c’est crucial. La plupart des riders qui commencent à tirer leurs premiers bords, réalisent des waterstarts indécents et non contrôlés. Ceci n'est pas acceptable car le problème est souvent d’ordre psychologique. Dès que nous sommes sur la planche, nous ne voulons pas cesser de nous amuser, mais il est bon de comprendre si ton objectif est de t’amuser ou d’apprendre. Lorsque tu commences à pratiquer le waterstart, tu ne dois pas faire plus de 4-5 mètres, voire moins si possible. Pour faire un waterstart correctement, tu dois être capable d’éviter de dériver, de ne pas partir en ricochet et d’avoir une montée douce et contrôlée.
Préparation et Équilibre Avant l'Immersion
Avant même d’entrer dans l’eau, nous devons préparer la planche à nos pieds. Nous avons préparé les footstraps pour nos pieds. Le but des repose-pieds est d’empêcher la planche de se détacher. Pour commencer, nous entrerons quelques mètres dans l’eau, déjà localisé, avec suffisamment de profondeur. En cas d’erreur, l’eau nous recouvre suffisamment et nous avons suffisamment de distance par rapport au sol. Une fois dans l’eau, nous placerons notre planche de kitesurf sur nos pieds, assis dans l’eau de manière à contrôler le cerf-volant avec une main centrée sur la barre et à tenir la planche avec l’autre. Le premier et le deuxième jour, la clé est le cerf-volant et votre corps. Dès l’instant où l’on introduit un troisième élément, la tâche devient plus compliquée et la moindre erreur pénalise davantage. Cependant, il ne faut pas s'accrocher à la table. Le moteur de ce sport est le cerf-volant et si vous maîtrisez bien le cerf-volant, vous avez beaucoup à gagner.
Pour réussir ton waterstart, la préparation est primordiale. Tout commence par une position du corps maîtrisée. Greg et Colin conseillent de ressembler à un ressort prêt à jaillir, sans jamais devenir cette algue impuissante ballotée par le clapot. Pour faire correctement le kitesurf waterstart, il est très important de garder le dos au vent à tout moment afin de ne pas perdre la véritable position de la fenêtre de vent. Si nous devenons déséquilibrés, nous nous aiderons de nos jambes en exerçant la flexion et l’extension. Avant de commencer la manœuvre de water start, nous plierons les jambes afin d’avoir la planche près de notre corps. Nous allons essayer de faire en sorte que la table et le corps forment un bloc. Assure-toi d’être dans la position de base : le cerf-volant à 12 (zénith), les épaules et la planche au même angle que le cerf-volant. C'est ce qu'on appelle être « aligné ». Les pieds confortablement calés dans les footstraps avec l’aile au zénith, tirez sur la main avant en bordant et regardez dans la direction désirée. Avant d’envoyer le kite, tu dois t’assurer que tu sois bien équilibré. Prends une fraction de seconde avec la planche à tes pieds, l’aile au zénith et ton dos perpendiculaire à l’axe du vent. À ce moment-là, il faut légèrement orienter les épaules dans la direction choisie. Pour cela, tu peux t’aider de la voile (doucement, petits mouvements contrôlés), et rester tonique avec ton abdomen et tes jambes afin de TOUJOURS garder la planche perpendiculaire à la traction de la voile. Si la position n’est pas correcte, lorsque tu bouges la voile, tu sentiras une traction latérale, comme si quelqu’un tirait sur ton bras, ce qui entraînera une perte d’équilibre. Au contraire, nous recherchons une traction plus horizontale, qui sera ensuite convertie en une traction verticale pour monter sur la planche et freiner.
Le Rôle du Kite et du Corps dans l'Extraction de l'Eau
L’aile est tout dans le kitesurf et doit générer de la puissance mais pas trop. Le moniteur ne peut pratiquement jamais te donner la position exacte où tu dois placer la voile, à moins que le vent ne soit super constant. Le vent change, tout comme le “point de tension” et la puissance que tu dois être capable de générer. L’objectif est donc, en pratiquant des exercices, de te faire ressentir la bonne sensation. Pour cela, les mouvements doivent être plus secs et la barre doit être bien inclinée. Si tu penches la barre à droite et directement (presque instantanément) à gauche, le kite n’accélère pas et ne développe pas de puissance. La puissance, ou traction, sera déterminée par le délai entre les deux mouvements, ce qui permettra au kite d’accélérer, et donc de tracter. Mais, dans tous les cas, le mouvement de la barre doit permettre au kite de bien pivoter sur lui-même, c’est pourquoi il faut incliner fortement la barre. Une fois que tout ça est fait l’aile est probablement sortie de la zone d’extraction. Si je n’ai pas pris de puissance, alors je vais retomber sur mon dos. Je dois donc penser à remonter la voile rapidement pour entamer le début de la sinusoïde afin de créer de la puissance.
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Lors des premières tentatives de waterstart en kitesurf, nous déplacerons le cerf-volant, par exemple, de 11 heures dans la fenêtre de vent (nous partons toujours du zénith) à 3 heures, au cas où nous commencerions la manœuvre avec la jambe droite en devant. Nous garderons notre planche dans la direction du vent à tout moment lors de nos premières tentatives de waterstart, ou également connues sous le nom de long cap. Si l’action de barre est suffisamment franche, le kite doit descendre verticalement devant vous. Si vous êtes bien toilé vous n’avez donc pas besoin de faire descendre le kite complètement à la verticale. Continuez à border et laissez-vous tracter vers l’avant. Quand les fesses sont hors de l’eau, placez la planche dans le sens de navigation en tendant la jambe avant.
Ce que nous devons être clairs lors de la réalisation du waterstart n’est pas seulement ce que nous devons faire. Essayez de vous lever tôt. Une fois que nous effectuons le mouvement de cuillère avec le cerf-volant et que nous sentons la traction qui vient du noyau, du centre, du harnais et non des bras, c’est à ce moment-là qu’il faut se lever. Il faut rester calme, utiliser la flottabilité que nous donne le gilet dans l’eau et laisser le cerf-volant faire son travail. Le waterstart c'est l'action de développer une puissance de traction de l’aile suffisante pour vous faire sortir de l’eau et glisser avec votre planche. Considérez que votre centre de gravité (CdG) se trouve au niveau de votre nombril. Ne comptez pas que sur votre aile pour vous lever mais dépliez-vous verticalement à la force de vos cuisses. Lors des waterstarts, l’aile vous aide à rapprocher votre CdG du bord de la planche et en partie à vous lever, mais la traction de l’aile ne fait pas tout. Le travail de dépliage vertical se fera à la force des cuisses. Si vous comptez sur l’aile pour vous soulever totalement, vous allez devoir chercher trop de puissance et une fois debout, vous risquez de vous faire éjecter de l’autre côté de la board. Il n’est pas facile de combiner le mouvement consistant à border et réaliser un passage précis dans la zone d’extraction.
Quand ramener le kite vers le haut : théoriquement, tu dois remonter le kite au moment où tu sens une certaine pression dans le harnais. Plus facile à dire qu’à faire. Ton temps de réaction sera faussé et retardé au début en raison de la multitude de facteurs à prendre en compte. La conséquence n’est pas toujours agréable. Il est conseillé d’y aller progressivement et d’ajuster ta puissance en fonction du geste précédent. Cela te permettra de prendre confiance et de faire des mouvements de plus en plus grands sans te décourager. Mieux vaut être en avance qu’en retard. Chaque exercice est progressif, donc si tu effectues un petit « 8 » et que tu ne parviens pas à te lever (par exemple, déplacer le kite de 12h à 12h30), ne réalise pas le second brutalement ou tu seras propulsé en avant (par exemple, de 12h à 2h). Rappelle-toi également qu’un kite qui descend doit toujours remonter. Ainsi, au moment où le kite commence à tirer, ne panique pas en relâchant la barre, sinon il accélérera davantage et créera davantage de traction. Reste tonique, tends les lignes, et donne l’ordre pour qu’elle remonte, avant de relâcher progressivement la tension en tendant un peu les bras.
Erreurs Fréquentes et Ajustements Cruciaux
Une erreur fréquente est le départ à l’horizontale comme un scud. La traction sur la main avant est disproportionnée par rapport à la taille de l’aile ou la force du vent. Tu as aussi oublié de choquer une fois debout et hop c’est parti pour un planter de face dans l’eau. L’autre hypothèse est de ne pas avoir mis la planche dans le sens de navigation et, après avoir chassé, la carre se plante dans l’eau et toi aussi. Tu continues à infuser, c’est l’erreur la plus fréquente lorsque l’on débute car on ne veut surtout pas se faire arracher, donc l’action de barre est timide. La conséquence est d’avoir l’aile qui part vers le bord de fenêtre. L’action sur ta barre est disproportionnée par rapport à la taille de ton aile et à la force du vent. Le bras de levier devient alors trop important et ton corps arrive trop vite au-dessus de tes appuis. Ta planche n’a pas pu commencer à glisser et il est impossible de rattraper cette erreur qui t’emmène directement dans la chute frontale. Si l’action sur ta barre est trop timide, ton aile évoluera en haut de fenêtre et atteindra le bord de fenêtre sans développer suffisamment de traction pour te sortir correctement de l’eau.
Il est très important de ne pas tirer sur la barre lorsque nous sommes debout et de l’utiliser comme point d’appui avec nos bras car de cette façon nous effondrerions le cerf-volant et il ne nous soulèverait pas suffisamment. Ton instinct naturel sera de te lever avec le soutien de tes bras, c’est ce qu’on t’a appris toute ta vie et par transfert tu le feras. Mais il ne faut pas générer pas assez de puissance avec le cerf-volant. Le mouvement du cerf-volant, qu’il soit à droite ou à gauche selon ta direction, doit être large et contrôlé. Si tu ne fais pas un huit assez large, tu n’auras pas assez d’énergie pour soulever tout ton poids hors de l’eau. Une position incorrecte de la table est également une source de problèmes. Lorsque tu vas faire le mouvement avec le cerf-volant, tu dois être parfaitement aligné avec le vent dans ton dos et la planche devant toi, horizontalement. Si tu n’es pas bien aligné ou que la jambe avant avec laquelle tu vas démarrer est plus tendue que nécessaire, tu vas ralentir et même prendre le risque de faire le surhomme (sauter devant la planche). Tu dois maintenir le bon angle. N’arrête pas de pagayer. Autrement dit, une fois que tu auras effectué le premier coup de waterstart ou le premier mouvement de cuillère, tu devras ramer mais dans ce cas de manière plus subtile. N’emmène pas le cerf-volant au zénith car tu perdras de la vitesse. Ne pense pas que la traction du cerf-volant est générée par la force avec laquelle tu tires sur la barre, bien au contraire. La traction du cerf-volant est générée par le mouvement du cerf-volant.
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Un waterstart raté fait souvent décaler la planche de près de 30 ou 40°. Si tu insistes pour partir ainsi, ça ne le fera pas car tu vas penser plonger dans l’œuf d’extraction alors que tu plongeras en bord de fenêtre. Si tu es assez toilé (c'est-à-dire que ta voile est assez puissante pour le vent du moment) et que ça ne marche toujours pas, il y a de fortes chances que ta planche soit mal orientée par rapport au vent. Tu essaies probablement de partir au près car tu as négligé de vérifier l’orientation précise du vent. Il faut se reprendre et recommencer.
Pour les débutants, le waterstart constitue l'obstacle majeur. L'arrivée des ailes Hybrides en école à partir de 2023 a considérablement facilité le waterstart. Les ailes sont plus douces et plus tolérantes, rendant cette étape plus accessible.
Maîtriser la Navigation : Au-delà du Premier Bord
Une fois le waterstart maîtrisé et les premiers bords tirés, l’étape suivante est de comprendre et de maîtriser les différentes directions de navigation, appelées allures de vent ou allures de navigation. En kitesurf, l’allure de navigation désigne les directions dans lesquelles le rider peut naviguer en fonction de la direction du vent. La direction des bords se fait toujours en fonction de la provenance du vent. L'analyse de la fenêtre du vent, de sa puissance et de sa direction est essentielle. Ces notions sont capitales. Dans tous les sports nautiques, on retrouve ces termes techniques.
Les Allures de Navigation : Comprendre sa Trajectoire sur l'Eau
Il existe plusieurs allures de navigation en kitesurf, chacune dictant la manière dont le rider interagit avec le vent :
- Contre le vent (dans le vent) : Le kitesurf est impossible face au vent. Pour naviguer dans le vent, un kitesurfeur doit zigzaguer et virer de bord plusieurs fois. Cela est possible avec un soi-disant « parcours dans le vent ».
- Au près (vent de face) : Le parcours le plus difficile pour les kitesurfeurs est au près. Après tout, vous êtes automatiquement tiré sous le vent. Remonter au vent correspond à l’allure de vent au près. C’est l’allure dans laquelle les bords sont tirés contre le vent, permettant au rider de ne pas être emporté par le vent et de revenir à son point de départ.
- Demi-vent (à travers le vent) : Le parcours semi-vent est le parcours le plus dangereux pour les kitesurfeurs. Vous naviguez sous un angle de 90 degrés au vent. Au parfait parcours à mi-vent, après avoir viré, vous reviendrez au même point que vous avez quitté. Le vent de travers se définit par le fait que le rider tire des bords perpendiculaires au vent.
- Grand vent (vent arrière) : La direction générale du vent est l'opposé de la direction du vent. Vous allez en diagonale avec le vent. Si vous partez au départ de l'eau, vous commencez toujours par un parcours vent arrière. Vous faites cela pour accélérer.
- Avant le vent (avec le vent) : Kitesurf dans la même direction que celle d'où vient le vent. C'est naviguer pour le vent. Il est impossible de garer votre cerf-volant lorsque vous naviguez sous le vent. Vous vous enfoncez alors dans l'eau car votre cerf-volant vole vers « le bord de la fenêtre » et ne délivre plus aucune force. Pour éviter cela, vous pouvez continuer à faire fonctionner votre cerf-volant pour continuer à générer de l'énergie. Naviguer au près n'est pas efficace et certainement pas confortable. C'est le parcours le moins dangereux en kitesurf.
L'Objectif d'Autonomie : Remonter au Vent
Quand on réussit son waterstart et qu’on fait ses premiers bords, on suit la direction du vent. C’est une étape essentielle dans l’apprentissage du kite. Cependant, pour être autonome en kitesurf, il est indispensable de savoir remonter au vent. Apprendre à remonter au vent est la clé pour devenir un kitesurfeur indépendant. Cela signifie que tu n'auras plus jamais à marcher avec le kite pour revenir à l'endroit où tu as commencé ta session. Être capable de naviguer et remonter au vent est la clé pour devenir un kitesurfeur indépendant. La navigation au près est peut-être la chose la plus difficile à apprendre lorsque vous apprenez le kite surf. Il faut aller au vent, et nous appelons aussi cette hauteur de passage ou de marche.
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Comment un kite surfeur peut-il naviguer contre le vent ? Étonnamment, cela est dû à l'aspiration du vent. Du côté au vent de la voile, le vent est pressé les uns contre les autres et prend donc plus de vitesse. Du côté convexe du cerf-volant, du côté sous le vent, le vent doit souffler autour du cerf-volant. Cela crée un processus d'aspiration qui attire le cerf-volant. Le conseil d'administration résiste à cette force. Vous vous éloignez du cerf-volant et la puissance du cerf-volant est convertie en mouvement vers l'avant. Pour affronter le vent, un kite surfeur doit zigzaguer contre le vent. À la fin d'une course, le kiter « cloue » pour aller dans l'autre sens.
Techniques Avancées pour Remonter au Vent
Après avoir appris ces notions indispensables de kitesurf - l'allure de navigation, la trajectoire et la posture pour remonter au vent - la mise en pratique requiert une technique précise. Ces étapes font partie de l’apprentissage du kitesurf et sont inéluctables. En effet, pour devenir un kitesurfeur autonome, tu dois savoir remonter au vent, pour être capable de revenir à ton point de départ.
Positionnement du Corps et de la Planche
Premièrement, il ne faut pas hésiter à prendre de la vitesse après ton waterstart. Tu vas dériver sur les premiers mètres, avant de trouver la bonne position et suivre une courbe en direction du vent. Pour remonter au vent, ton kite a besoin de tension, les lignes doivent être bien tendues. Deuxièmement, tu dois te concentrer sur la position de ton corps. Le poids de ton corps doit se positionner en arrière, dans le harnais. C’est cette tension qui va permettre de créer une résistance face à la traction du vent. Aide ta planche à aller dans la direction du vent en tendant la jambe avant, et en pliant la jambe arrière. La position idéale du corps ressemble à un 7. Corps droit et bras tendus. Tes épaules reculent, les orteils avant sont tirés vers toi, les fesses en avant et les hanches sont tournées. Lorsque tu remontes ton kite, appuie sur tes talons, et surtout sur la jambe arrière, pour donner une résistance et diriger la planche correctement. La jambe avant est à moitié pliée ou tendue lorsque le kite se redirige vers le zénith. Au début, il est souvent préférable de ne pas avoir la jambe trop tendue (plus on est raide, moins on a d’équilibre), mais pour certaines personnes, ce conseil est utile. L’une des erreurs classiques est de démarrer en ricochet. Cela se produit si, en plus de générer trop de puissance, tu envoies tes épaules en arrière, ne forces pas sur le talon arrière et tu pousses de manière égale avec les deux talons. De cette façon, la planche ne s’orientera jamais correctement. Il faut cranter sur ses talons pour éviter de glisser sur la planche, un symptôme de dérapage. Enfin, fixe un point dans la direction où tu souhaites aller. Ouvre le buste et les épaules face au vent. Tu peux même lâcher la main avant pour accentuer cette ouverture. Tout ton corps et tes appuis sur tes pieds vont prendre la bonne direction, en suivant ton regard. Ne regarde pas ton cerf-volant, vois où tu veux aller. Trouve un point sur la plage qui est "au près" et essaie d'y naviguer. En faisant cela, ton corps tourne dans la bonne position.
L'Importance du Kite et de la Vitesse
Si tu ne pointes pas la planche en descente pendant le snowboard, tu ne gagneras jamais de vitesse. Ce n'est pas différent avec le kite surf. Pointez le bout de la planche « sous le vent » - sous le vent - et vous obtenez de la vitesse. Si vous continuez à descendre ou à descendre trop longtemps, vous obtenez trop de vitesse. Si vous dirigez votre planche trop fort contre le vent sur un parcours vent arrière, vous perdrez votre vitesse et retomberez dans l'eau. N'essaie pas de remonter au vent immédiatement après avoir démarré l'eau. Va d'abord sous le vent et dès que tu as suffisamment de vitesse et de pression dans ton cerf-volant, tu peux commencer à basculer. Il est important de t'éloigner de ton cerf-volant, mais trop n'est pas bon. Une fois que tu as la vitesse appropriée, laisse le cerf-volant à 45º et concentre-toi sur la position du corps.
Quand les fesses sont hors de l’eau, place la planche dans le sens de navigation en tendant la jambe avant. Lorsque tu es hors de l’eau, arrête de tirer sur la main avant et choque pour ne pas te faire arracher. N’oublie pas de remonter le kite afin de ne pas le faire tomber dans l’eau. Pour ma part, je prévois généralement 3 étapes : power stroke initial pour sortir de l'eau, remontée vers le zénith et relance sans hésitations pour établir la vitesse. La voile est importante mais l'élément le plus critique à ce point c'est généralement la position de la planche. À la sortie de l'eau, pointe suffisamment la planche sous le vent pour maintenir l'équilibre et ensuite vire progressivement pour maintenir la tension dans les cordes. Si la planche n'est pas positionnée dans le bon axe, elle dérapera et empêchera d'établir la vitesse pour bâtir le vent apparent. Progressivement, il te faudra apprendre à piloter « en sensation » afin de te concentrer davantage sur tes appuis sur la planche et surtout pour regarder dans le sens de ton déplacement sur l’eau.
Dans le vent léger ou légèrement sous-toilé, il faut augmenter la course du kite pour qu’elle puisse prendre plus de vitesse. Les pieds dans les footstraps, place l’aile légèrement dans la demi-fenêtre opposée. Tire fermement sur la main avant en bordant afin de faire descendre l’aile très vite à la verticale. En condition ultra light, on peut même utiliser une 17 m² et 50 mètres de lignes pour le waterstart. Comprendre cette différence est essentiel car elle peut se révéler utile en navigation, lorsque le vent est faible. Assure-toi que ton cerf-volant n'est pas trop haut dans ta fenêtre de vent. Ton cerf-volant te tire, ce qui rend plus difficile l'inclinaison. Une fois que tu as de la vitesse, gare le cerf-volant à un angle d'environ 45 degrés.
Gérer les Changements de Direction
Pour changer de direction, à un moment donné, tu devras te tourner. Fais-le lentement mais pas trop lentement. Trouvez un point sur la plage qui est « au près » et essayez d'y naviguer. Tu dois également zigzaguer avec le vent lorsque tu fais du kitesurf. Si tu te retournes, tu ne vires pas, mais tu empannes. Un empannage consiste donc à faire demi-tour sous le vent. Le virement est à l'envers.