Les commandos nageurs de combat sont des unités d'élite spécialisées dans les missions offensives, de renseignement, d’infiltration ou d’exfiltration. Opérant souvent dans l’ombre, où la furtivité est primordiale, leurs actions visent à protéger les intérêts supérieurs de la nation, que ce soit sur terre ou en mer, en zone normalisée ou de crise.
Missions et Objectifs
Les nageurs de combat sont spécialisés dans les missions offensives, de renseignement, d’infiltration ou d’exfiltration. Leurs actions ont pour objectif d’empêcher les opérations menées contre les intérêts de la nation, sur terre et en mer, en zone normalisée ou de crise. Ces missions variées exigent une polyvalence et une autonomie technique et tactique.
Sélection et Formation
Le chemin pour rejoindre une telle unité peut sembler complexe, mais la formation est ouverte à tous les volontaires de l’armée de Terre, sans distinction d'arme ou de grade. La première qualité indispensable pour intégrer cette unité du service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) est l’humilité. Avant d’accéder au cours des nageurs de combat à l’École de plongée de Saint-Mandrier-sur-Mer, le candidat passe plusieurs stades de présélections. Les candidats sont encadrés tout au long de la formation. Au terme des huit mois du cours nageur, débute la formation d’agent clandestin. Les nageurs suivent ensuite une instruction spécifique comprenant une phase de spécialisation à la plongée et à la navigation clandestines.
La formation met l'accent sur la polyvalence. Les nageurs de combat sont formés à être avant tout polyvalents. Ils savent piloter différents types de vecteurs maritimes. Ils sont autonomes sur les plans technique et tactique. À la fin de leur formation, les militaires sont affectés dans les sections opérationnelles d’actions sous-marines ou de surface qui constituent le vivier opérationnel du centre.
Le Centre Parachutiste d’Entraînement aux Opérations Maritimes (CPEOM)
Situé à Quélern (Finistère), le CPEOM est l’une des trois branches du service action dirigées par l’armée de Terre. Au milieu de l’océan, quelque part dans le monde, un binôme s’équipe à bord d’un bateau. Agitée par un vent capricieux, la mer se déchaîne. Les vagues viennent se briser contre la coque. Dans quelques instants, les nageurs de combat du Centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) disparaîtront sous l’eau. L’unité dispose d’un ensemble de moyens et de capacités à sa main qui permettent à ses hommes de s’entraîner en permanence. À tout moment, une mission est susceptible d’être déclenchée, les nageurs doivent se tenir prêts à partir.
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Equipements et Moyens
L'appel d'offres en question prévoit l'acquisition de cinq nouveaux véhicules : deux exemplaires de type Ultra 310R et de trois exemplaires de type STX 160X, tous deux produits par Kawasaki. Les entreprises intéressées sont invitées à soumettre une offre d’ici le 25 novembre. La dernière version du STX 160X est mue par un moteur quatre cylindres de 1,498 cm³. En comparaison avec les modèles précédents, celle-ci comprend une plateforme arrière plus large et une meilleure autonomie.
Cet appel d’offres constitue l’un des rares témoignages de l’usage de ce type de véhicules par les unités spéciales françaises. Bien plus bruyant qu’un kayak, le jet-ski sacrifie la discrétion à la vitesse et à l’agilité, essentielles, par exemple, pour des missions d’évacuation médicale, de contre-terrorisme et autres opérations où l’urgence l’emporte sur la furtivité. Le CPEOM reste forcément discret sur l’usage précis qu’il est fait de tels engins lors des opérations clandestines. Quelques jet-skis ont été aperçus lors d’entraînements et d’exercices, tantôt pour « tracter » des nageurs de combat, tantôt pour fournir une capacité d’appui-feu supplémentaire lors des manœuvres d’embarquement/débarquement.
Rôle dans la Marine Nationale
En mer, la mission principale est la protection du navire et de l’équipage contre les intrusions extérieures. Les nageurs de combat sont chargés du respect de l’ordre et des consignes de sécurité au sein de l’équipage, et deviennent ainsi l’un des adjoints du commandement. Formés aux techniques d’interpellation et au combat en milieu aquatique, ils effectuent des interventions armées afin de lutter contre les trafics illicites, le terrorisme, la pêche illégale, etc. À terre, ils participent à la surveillance et la protection des sites sensibles de la Marine nationale : bases navales, bases de l’aéronautique navale, centres de transmissions, etc. Les domaines de spécialisations sont variés : il est possible de se former pour obtenir certaines qualifications : parachutiste, tireur d’élite, maître-chien…
En tant qu’officier marinier, ils constituent l’ossature de la Marine. Au cours de leur carrière, de nombreux stages de formation leur seront proposés. Ils développent leurs compétences et gagnent en responsabilités dans leur domaine d’activité pour occuper des fonctions de chef d’équipe et d’expert.
Défis et Perspectives
Forte d’un peu plus de 5600 agents, la DGSE verra ses crédits n’augmenter que de 1% l’an prochain pour s’élever à 816M€ (titre 2 compris). Le plafond d’emplois sera en baisse à 5670 ETPT, contre 5843 pour cette année. Une situation préoccupante pour le député LR François Cornut-Gentille qui, dans un récent rapport parlementaire sur le PLF 2020, a insisté sur le fait que « les moyens humains et budgétaires du renseignement extérieur français étaient relativement limités par rapport à ceux de pays comparables ».
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