Tom Frager : L'Harmonie Parfaite entre les Vagues et les Mélodies

Tom Frager, artiste aux multiples facettes, incarne une trajectoire de vie où l'océan et la musique s'entremêlent avec une singularité remarquable. De ses premiers contacts avec l'eau sur les fleuves africains jusqu'aux scènes internationales, en passant par les compétitions de surf de haut niveau, son parcours est celui d'un homme constamment en quête d'expression et d'engagement. Il n’a pas simplement le look d’un surfeur, il l’est également, et même plutôt bon, comme en témoignent ses accomplissements sportifs. Ce voyageur dans l'âme, auteur-compositeur-interprète, guitariste et surfeur, a su construire un univers artistique riche et un engagement profond pour la préservation de l'environnement, faisant de sa vie un témoignage vivant de ses passions et de ses valeurs.

Les Racines Africaines et Caribéennes : Une Enfance Entre Vagues et Vent

L'histoire de Tom Frager débute loin des plages paradisiaques souvent associées à sa carrière de surfeur. Né le 1er juillet 1977 à Dakar, au Sénégal, il a connu ses toutes premières années sur le continent africain. Une partie significative de son enfance s'est déroulée à Bamako, au Mali, où sa famille a déménagé. Ce déplacement s'inscrivait dans le sillage de la carrière de son père, un précurseur dans le domaine des énergies renouvelables à cette époque. Son père, en effet, a commencé par installer des pompes à eau dans des villages africains, avant de se diriger vers d'autres formes d'énergies propres, telles que le solaire et l'éolien. La nature même de son métier a eu une influence profonde sur Tom Frager et sa famille, les sensibilisant dès le plus jeune âge au respect de l’environnement et à la préservation des ressources essentielles comme l’eau et l’électricité. Cette conscience écologique précoce allait devenir un fil conducteur tout au long de sa vie.

Les premiers contacts de Tom Frager avec les sports nautiques se sont également faits en Afrique, mais dans un contexte inattendu. Alors qu'il n'y avait pas la mer au Mali, c'est dans le fleuve Niger, au nord du Mali, qu'il a commencé la planche à voile. Ces souvenirs d'enfance sont empreints d'une dimension quasi onirique, Tom Frager se remémorant naviguer au milieu des hippopotames, une expérience qu'il qualifie d'assez incroyable à vivre. À cette époque, il était encore petit, et c'est entre les jambes de son père qu'il naviguait, une image forte qui symbolise la transmission et l'éveil à l'aventure.

C'est ensuite à l’âge de 12 ans qu'avec sa famille, il a traversé l’Atlantique pour atterrir en Guadeloupe. Cette île des Caraïbes est devenue un second foyer et le véritable berceau de sa passion pour le surf. Cependant, avant de s'y consacrer pleinement, Tom Frager a eu l'occasion de goûter aux vagues de la métropole. Tous les étés, il revenait en France pour voir sa famille du côté d’Hossegor. C’est là qu’il a véritablement débuté le surf, en observant avec admiration les professionnels. Il se souvient d’avoir regardé les Championnats du Monde sur la plage, voyant les pros et rêvant, un jour, de faire la même chose qu’eux. C’est finalement en Guadeloupe qu'il s'est jeté à corps perdu dans la discipline.

L'Ascension d'un Surfeur Émérite : Des Championnats aux Vagues du Monde

L'arrivée de Tom Frager en Guadeloupe, vers l’âge de 12 ans, a marqué le début de son immersion totale dans le monde du surf. Il s'est mis au surf à bloc, avec une détermination et une énergie qui ont rapidement porté leurs fruits. Son talent naturel et son entraînement acharné lui ont permis d'obtenir rapidement de bons résultats. À seulement 15 ans, il a eu l'opportunité d’intégrer l’équipe de France de surf, une étape cruciale qui lui a ouvert les portes des compétitions internationales. Au sein de cette équipe, il a pu participer aux championnats d’Europe et du Monde, confrontant son talent aux meilleurs surfeurs de sa génération.

Lire aussi: Plongez au cœur de la musique surf avec ces artistes américains

Ces compétitions et les stages associés ont été autant d'occasions de voyages et de découvertes. C’est à travers les stages et les compétitions pro que Tom Frager a eu la chance de découvrir des spots partout dans le monde, élargissant ainsi sa connaissance des vagues et des environnements marins. Son palmarès en Guadeloupe est particulièrement éloquent : il a remporté à dix reprises les championnats de Guadeloupe, devenant ainsi l’un des surfeurs les plus titrés de sa génération sur l'archipel. Dès 1994, il intègre l'équipe de France de surf, consolidant sa position parmi les athlètes de haut niveau. Tom Frager n’a pas simplement le look d’un surfeur, il l’est également et plutôt bon même, puisqu’il a fait partie de l’équipe de France. Il était le surfeur local le plus titré de sa génération en Guadeloupe.

Parallèlement à sa carrière sportive intense, Tom Frager a également poursuivi des études. Il a suivi une licence de sport à la fac, se prédestinant initialement à entraîner le haut niveau dans le milieu du surf. Cette voie professionnelle, axée sur la transmission de son expertise sportive, semblait toute tracée pour lui.

Cependant, une blessure a marqué un tournant inattendu dans son parcours. En 2001, victime d’une extension osseuse à la cheville, il a dû se faire opérer. Cette blessure l'a contraint à prendre une pause forcée du surf de compétition. Il est rentré à Bordeaux pour soigner cette blessure à la cheville, à l'âge de 22 ans. Pendant cette convalescence, alors qu'il était immobilisé et ne pouvait pas aller surfer, il s'est réfugié dans la musique. Cette année "OFF", comme il la décrit, a été le catalyseur d'une nouvelle passion et d'une réorientation de carrière.

Malgré cette pause, l'amour de Tom Frager pour le surf n'a jamais faibli. Les gens pensent très souvent qu'il a tout arrêté après sa blessure, mais ce n'est pas du tout le cas. Il a été soigné, a pu retrouver son niveau de surf et a même participé à quelques compétitions. Il a même refait une demi-finale au Portugal sur le circuit WQS. Néanmoins, il a décidé lui-même, à un moment donné, d'arrêter le circuit professionnel. Ayant "bouffé" du surf de haut niveau pendant plus de 10 ans, il en avait un peu assez. Parallèlement, Tom a continué le surf, mais a arrêté définitivement la compétition.

Aujourd'hui encore, le surf reste une composante essentielle de sa vie. Il habite à Capbreton, à 300 mètres des dunes, ce qui rend super facile pour lui d’aller surfer. Il se décrit comme un fou de surf, en ayant un besoin fondamental. Il surfe pour le plaisir, une activité ressourçante, qu'il partage avec son frère et ses potes, tel un jardin secret. Il s’entraîne presque tous les jours, quand les conditions le permettent. Récemment, il a même remporté le championnat de France Grand Master dans la catégorie 41-45 ans, prouvant que son talent sur les vagues est resté intact. Sa devise pourrait être « Jamais sans ma planche », car elle le suit presque partout, même en tournée. Lorsqu'il se rend au Sénégal, bien que cela soit un peu plus compliqué, il a toujours des amis sur place qui lui prêtent du bon matériel.

Lire aussi: Plongez dans l'univers de Tom Frager, l'artiste aux multiples talents.

Interrogé sur ses meilleures sessions, Tom Frager évoque en termes de qualité de surf, la plus belle vague qu'il ait surfée : Macaroni, dans les îles Mentawai, au large de Sumatra. C’était en 2009, et il n’avait jamais vu une vague aussi parfaite. D’un point de vue affectif, il a une tendresse particulière pour certains spots en Guadeloupe, l'endroit où il a grandi. Il connaît chaque centimètre du récif et a un spot de prédilection : Le Plombier, situé à Anse-Bertrand. C’est dans ces tubes là qu’il a fait ses armes, considérant cet endroit comme son home spot, qu'il connaît par cœur.

Au-delà du surf, Tom Frager pratique d'autres sports. Il fait un peu de planche à voile, comme à ses débuts en Afrique. Il a essayé le wake, qu'il trouve sympa, mais il n'est pas un grand fan des sports "motorisés", donc il ne les pratique presque jamais. Par ailleurs, il adore le tennis et aime bien le football.

La Musique comme Nouvelle Vocation : De la Convalescence à Gwayav'

La transition de Tom Frager du monde du surf professionnel à celui de la musique a été une évolution organique, déclenchée par les circonstances de la vie. Pendant sa convalescence à Bordeaux, immobilisé par sa blessure à la cheville et incapable de surfer, il s'est naturellement tourné vers la musique. C'est durant cette période qu'il s'est inscrit dans une école de musique à Bordeaux. Très rapidement, il a eu le coup de foudre pour cet art, réalisant que c’est ce qu’il voulait faire pour vivre. Ce fut un moment décisif où sa vocation musicale s'est révélée.

C’est à ce moment-là qu'il a rencontré les musiciens qui sont devenus les membres de Gwayav’. En 2002, il a formé le groupe Gwayav’ avec quatre copains, eux aussi musiciens et surfeurs. D'autres sources précisent qu'il a fondé le groupe en 2003. Au départ, Tom Frager était pudique avec la musique, jouant dans son coin sans aucune prétention. Cependant, petit à petit, grâce à ses potes musiciens du groupe qui lui ont donné confiance en lui, il a appris les rudiments de la scène, du studio, et de l’écriture. Le groupe a commencé à donner ses premiers concerts et à enregistrer ses premiers morceaux, aboutissant même à la sortie de leur premier album.

Le milieu du surf, auquel Tom Frager était si étroitement lié, a joué un rôle déterminant dans les débuts de Gwayav’. Grâce à sa proximité avec le milieu du surf pro, le groupe a pu faire plusieurs concerts pendant les grosses compétitions de surf, un peu partout dans le monde. La communauté du surf aimait bien le côté reggae rock qu'ils proposaient, ce qui les a bien aidés à se faire connaître et à construire une base de fans.

Lire aussi: Explorez l'écho des vagues du surf folk

Cette période a marqué une inversion des priorités dans la vie de Tom Frager, une sorte de pivotement entre ses deux grandes passions. Il résume cette évolution par cette phrase : « Avant je surfais en pro et je faisais de la musique pour le plaisir. Maintenant je fais de la musique de manière pro et je surfe pour le plaisir. » Cette nouvelle orientation lui apportait quelque chose dont il avait davantage besoin à ce moment-là de sa vie, notamment la dimension collective. Contrairement à la solitude du surfeur sur sa planche, la musique lui offre une dimension plus large, de partages et d’échanges avec les musiciens et avec le public. Il a le sentiment d’être plus "utile" que sur sa planche de surf. La musique lui permet de faire passer des messages, d’offrir un regard sur le monde, et de partager des valeurs liées à l’écologie par exemple. Il avait le sentiment que c’était une mission plus grande que de surfer pour son plaisir personnel, ce qui l'a poussé à se diriger vers la musique.

Un Univers Musical Métissé : Des Scènes Locales aux Sommets des Charts

Le parcours musical de Tom Frager et de son groupe Gwayav’ a rapidement pris son envol, passant des scènes locales à une reconnaissance plus large. Après la formation du groupe en 2002 ou 2003, ils ont enregistré l'album 'Bloom Inside', qui est sorti quatre ans plus tard. Ce premier album s’est écoulé à près de 5000 exemplaires, un succès encourageant pour un jeune groupe. Leurs influences, mêlant reggae et folk léger, leur ont valu un succès local croissant, leur permettant d'assurer les premières parties d’artistes aussi prestigieux que Toots & the Maytals, Groundation ou encore Alpha Blondy. Tom Frager & Gwayav’ ont ainsi donné près de 400 concerts en 7 ans, témoignant d'une activité scénique intense et d'une présence forte sur la scène musicale.

L'année 2009 marque un tournant majeur dans la carrière de Tom Frager, alors qu'il sort en solo son troisième album, qui s’intitule « Better Days », ou plus précisément « Better Days réédition ». C'est cet opus qui lui a permis d’atteindre la notoriété. Le titre 'Lady Melody' s'est illustré comme le tube de l’été 2009, propulsant l'artiste à la tête du classement musical en France. Ce succès retentissant lui vaudra un disque de platine, une reconnaissance majeure dans l'industrie musicale. Cette chanson a marqué une génération par ses sonorités reggae, soul, et son message universel autour de l’amour, du voyage et de la tolérance. En plus de 'Lady Melody', le contenu de l'album Better Days incluait également la deuxième chanson, "Give me that love", qui fut aussi un franc succès. La reconnaissance ne s'est pas arrêtée là, puisque en 2010, le chanteur a été nommé Révélation française de l'année aux NRJ Music Awards.

Les années suivantes ont vu Tom Frager continuer à produire et à diversifier son répertoire. En 2011, il a chanté des titres tels que "Nouvelle Vie" et "Darling". En 2013, le chanteur a sorti une compilation intitulée "Tropical Family", ainsi qu'un nouvel album dont le titre est "Carnet de route".

La créativité de Tom Frager se manifeste dans la richesse de son style musical. Il mêle les expressions musicales pop, rock, reggae, ska ou jazz manouche, surprenant au détour de ses mélodies originales, toutes en rupture de rythmes. Inspiré par les rythmes qui ont bercé son enfance, Tom Frager propose à travers ses œuvres un véritable métissage musical. Il a grandi avec les sonorités des années 1970, des influences multiples qui ont imprégné son enfance, des Beatles à Bob Marley ou de la variété française. Ces diverses inspirations ont façonné son univers musical qu’il qualifie aujourd’hui de world music. C'est un talentueux musicien, jouant dès son enfance du piano, de la batterie et de la guitare. C’est d’ailleurs cette dernière qui l’accompagne tout au long de son parcours sportif et musical, devenant une extension de son expression artistique.

Malgré le succès initial de "Lady Melody", Tom Frager a connu les défis de l'industrie musicale. Il exprime que, bien qu'ayant toujours composé des chansons depuis ce hit, les maisons de disques ne l’ont pas relayé comme il l'aurait souhaité. Aujourd’hui, le chanteur compte pouvoir promouvoir et diffuser sa musique, souhaitant renouer avec son public qui « s’est élargi pour certains ou éteint depuis son succès ». Il ajoute : « je veux prouver que je ne suis pas qu’un titre et que je n’ai jamais arrêté la musique. » Au travers de ses tournées, il souhaite que « les petits artistes aient plus de visibilité » et incite son public à lui donner de la force au travers les plateformes sociales, expliquant que « cela nous donne beaucoup de crédit devant les maisons de disques quand les gens s’abonnent ».

L'Engagement Écologique : Une Voix pour la Préservation de l'Environnement

L'engagement de Tom Frager en faveur de l'écologie n'est pas une posture passagère, mais une conviction profonde ancrée dès son enfance. Depuis qu’il est gamin, il vit avec cette conscience en tête, héritée en partie du métier de son père dans les énergies renouvelables et de la sensibilisation précoce à la préservation des ressources. Cet engagement se manifeste concrètement dans sa musique, qui devient un véhicule pour ses messages. Il essaie, à son niveau, par la chanson, de dénoncer certaines choses.

Dès 2003, dans son premier album avec Gwayav’, il avait écrit un titre qui s’appelait “Prestige”, du même nom que le bateau qui a provoqué une énorme marée noire. Cette chanson témoignait déjà de sa volonté d'utiliser son art pour alerter sur les catastrophes écologiques et leurs conséquences. Plus récemment, dans l’album “Au large des villes” qu'il vient de sortir, en trame de fond, il propose une prise de distance par rapport à notre mode de vie moderne, à la surconsommation, à l’utilisation du plastique, et à la voiture individuelle. C’est plus que jamais présent dans ce qu'il défend, car il constate que les choses ne vont pas dans le bon sens, et cela reste son cheval de bataille.

La vision de Tom Frager sur l'écologie est pragmatique et critique vis-à-vis du système économique actuel. Il affirme avec force : « Tant que l’économie ne fera pas un pas en arrière pour laisser l’écologie faire un pas en avant, on n’y arrivera pas. » Il déplore une amnésie générale collective. Après toutes les catastrophes écologiques que nous avons vécues, les Fukushima, les marées noires et les autres, rien ne semble changer, et l'humanité continue à surconsommer. C'est comme si l'on oubliait à chaque fois, n'en tirant aucune leçon, ce qu'il trouve dommage. Il insiste sur la nécessité pour chacun de faire des efforts à son niveau, mais souligne qu’il faut surtout que le changement vienne d'en haut, proposant par exemple d'interdire le plastique.

Cette préoccupation se traduit également dans ses gestes du quotidien. Il essaie surtout de faire attention à ce qu’il achète, moins souvent et en privilégiant moins de plastique. Bien sûr, il pratique le tri sélectif depuis très très longtemps. Son engagement va au-delà des actions individuelles : avec l’association Surfrider Foundation, il pratique le "1 session = 1 déchet". Le principe est simple : à la fin de chaque session de surf, on remonte avec au moins un déchet ramassé sur la plage.

Tom Frager est également conscient de l'importance de l'éducation pour l'avenir de la planète. Comme l’éducation est la base de la conscience, il fait le maximum pour que son fils soit élevé avec cette conscience écologique. Il observe qu'aujourd’hui à l’école, son fils apprend des chansons sur l’écologie, ce qui n’était pas du tout le cas pour sa génération. Il espère ainsi que dans 15-20 ans, les jeunes d’aujourd’hui seront des adultes plus éco-responsables que nous, en espérant qu’il ne soit pas trop tard.

Dans son dernier album, une chanson en particulier dénonce cette dérive écologique. Elle porte même le nom de l’album, c’est le titre “Au large des villes”. Il s'agit d'un blues pop africain dont les paroles abordent les bateaux qui se vident, et les billets qui décident des mouvements de l’histoire, une critique directe des forces économiques qui façonnent notre monde. Tom Frager reste profondément attaché au littoral, qu’il protège et soutient avec un engagement de plus de 17 ans auprès d’associations de protection de l’environnement, à qui il reverse une partie de ses bénéfices.

La dégradation des spots de surf qu'il a connus est une réalité dont il témoigne. Depuis qu'il a commencé le surf, il a vu ses spots préférés se dégrader complètement. Il trouve que la qualité de l’eau s’est bien dégradée, notamment dans le Sud-Ouest de la France où il vit. Mais le pire, selon lui, se trouve en Indonésie, où certains coins sont hallucinants. On se retrouve en Indonésie au milieu de nulle part avec plein de canettes et de morceaux de plastique partout, Bali étant le pire à ses yeux, une situation qui fait peur. Son engagement est donc le fruit d'une observation directe et d'une prise de conscience aiguë des défis environnementaux. À ce titre, il a recommandé une personne qu'il admire pour être le prochain Green Rider, un artiste qui partage ses valeurs : Mishka. Il a fait un duo dans le dernier album avec Mishka, qu'il adore. Ce dernier, qui a grandi aux Bermudes, est un homme super "root" et un super ami qui parle beaucoup d’écologie dans ses textes.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *