Le monde du kitesurf est le théâtre d'une effervescence constante, propulsant des athlètes d'exception vers les sommets, souvent à un âge remarquablement jeune. Parmi ces talents qui redéfinissent les standards de la discipline, Capucine Delannoy se distingue comme une figure emblématique de cette nouvelle génération. À tout juste 18 ans, Capucine Delannoy émerge comme une véritable révélation dans le monde du kitesurf mondial. Avec deux titres mondiaux à son actif en seulement six mois, cet exploit remarquable témoigne de sa virtuosité naturelle et de sa persévérance inégalée, propulsant ainsi la jeune femme au sommet de son sport. Les rayons dorés du soleil se miroitant dans les creux des vagues, s'entrechoquant avec sa planche, dépeignent Capucine Delannoy comme une athlète émanant une coolitude déconcertante. Son parcours sportif est déjà remarquable, alors qu'elle a fêté ses 18 ans il y a quelques mois. Sa trajectoire, marquée par une précocité impressionnante et une détermination sans faille, incarne la quintessence de ces jeunes champions qui repoussent les limites de leur sport. Elle a, en effet, été vice-championne du monde et championne du monde junior en 2021, et a décroché deux titres de championne du monde senior dans deux disciplines différentes en 2022, illustrant son évolution fulgurante au cours de ces années charnières.
Capucine Delannoy : Une Enfance Entre Deux Mondes et Deux Passions
Née en 2006 à Annecy, Capucine grandit dans une famille très sportive. Ses parents, médecins, ont fait le pari audacieux de tout quitter pour s’installer à Preá, au nord-est du Brésil, et y ouvrir un hôtel sur la plage. Son enfance a été marquée par un parcours entre deux pays et deux passions. Originaire d'Annecy, ses parents ont décidé de s'installer au Brésil quand elle avait environ 7 ans ; ils étaient tombés amoureux de Preá, où la famille habite toujours. C'est là-bas que Capucine a découvert sa passion pour le kitesurf. Pendant longtemps, la famille passait six mois au Brésil et six mois en France. L’hiver, elle dévalait les pistes en ski, l’été, c’était kitesurf ! Ce mode de vie atypique, alternant les séjours entre Annecy l’hiver et Preá l’été, avec le ski, le kite, l'école à distance et des voyages constants, a forgé sa capacité d’adaptation et son mental de compétitrice.
Le sport a toujours été une part très importante de sa vie, probablement parce que ses parents et son grand frère sont de grands sportifs. Dès son plus jeune âge, ils l'ont encouragée, elle et son frère, à s'impliquer dans une activité sportive. Elle a essayé diverses disciplines, mais c'est le ski qui a réellement marqué son enfance et qui est resté son principal domaine d'expression. Elle a chaussé ses premiers skis dès ses 3 ans, et étant donné que la famille vivait à La Clusaz, rejoindre le Club des Sports était une évidence. Cela l'a immédiatement plongée dans l'ambiance de la compétition, notamment avec le ski alpin et le slalom à La Clusaz.
Le Kitesurf : Une Vocation Révélée et le Déclic de la Compétition
Capucine découvre le kitesurf très jeune, presque par hasard, en suivant sa famille lors de downwinds, ces sortes de descentes où l'on suit le vent d'un point à un autre. Elle ne se rappelle pas vraiment ses débuts, tant elle était petite à l'époque, mais elle a vraiment commencé parce qu'elle voulait partager cette activité en famille. À 12 ans, elle a participé à sa première étape des Championnats du Monde, qui se déroulait chez elle. Cette expérience a été déterminante, et elle a alors fait le choix de se consacrer totalement au kitesurf, laissant de côté le ski. Le déclic est immédiat : Capucine décide alors de viser clairement un objectif qu’elle annonce sans détour : devenir championne du monde. Sa première compétition à 12 ans marque un tournant. Elle découvre l’adrénaline, la pression, le plaisir de se mesurer aux autres, et décide de s’investir totalement dans le kite.
Il existe deux disciplines principales dans le kite : le « freestyle » avec les figures et la « vague ». Au début, Capucine faisait plus de freestyle parce que là où elle habite au Brésil, il n’y a pas assez de vagues. Elle était meilleure en freestyle et avait un retard en vague. L’année dernière et cette année, elle s’y est vraiment mise et c’est une sensation qu’elle adore. Face à l'immensité de l'océan, elle se tient, contemplant un espace naturel sans frontières, imprégné d'un esprit de liberté indomptable : voilà la philosophie du kitesurf. Tu te sens totalement libre, et ce qui est vraiment génial, c'est la progression. En travaillant régulièrement, tu sens que tu t'améliores vraiment rapidement. C'est une sensation incroyable à chaque fois que tu prends une vague et que tu réussis un virage, ou que tu parviens à exécuter une nouvelle figure. Praia do Preá s'est imposée comme LE spot incontournable pour les passionnés de kitesurf à la recherche des alizés le long de la côte du Nordeste brésilien, offrant un cadre idéal pour l'entraînement intensif.
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Le Chemin vers l'Excellence : Entraînement, Résilience et Soutien
Le parcours de Capucine Delannoy est également défini par un entraînement rigoureux et une gestion minutieuse de son temps. Actuellement en train de préparer son baccalauréat, elle étudie grâce au CNED, ce qui lui permet d’étudier à l’école française, mais à distance, tout étant en ligne. C’est un programme qui lui offre une grande flexibilité dans son organisation, indispensable pour concilier les exigences scolaires et sportives de haut niveau.
Sa saison dépend énormément du vent au Brésil. Elle commence en juin et va jusqu'à décembre, période pendant laquelle elle s'entraîne sur place entre chaque compétition. Ensuite, de janvier à mai, elle doit trouver d'autres spots pour s'entraîner. En général, en fin d’année, elle rentre en France pour les fêtes, puis se concentre sur les vagues en début d'année. L'approche de la compétition est profondément ancrée dans sa psychologie. Perdre, c’est vraiment quelque chose qu'elle n’aime pas. Elle se sent vraiment très mal après un échec et ce qui la motive, c’est de se dire qu'elle n’a plus jamais envie de se sentir mal comme ça. Capucine parle sans détour de l’échec. De la douleur de perdre un titre mondial. Des larmes. Puis du rebond. Elle explique comment elle est passée d’une logique de peur de perdre à une dynamique beaucoup plus saine : le plaisir de performer et de faire progresser le niveau féminin.
Elle est très bien entourée. Ses parents l’aident beaucoup, en particulier son père qui la coache. Il l’aide beaucoup sur la partie mentale, il sait quand elle a besoin que quelqu’un la pousse ou la réveille un peu, et quand elle a besoin de réconfort. Ils ont une belle relation. En plus, elle a un coach, "Silas", pour toute la partie physique. Le rôle central de ses parents, et notamment de son père, coach autodidacte devenu expert à force d’analyse vidéo et d’accompagnement mental, est primordial. La relation unique avec son frère Camille est également un pilier de son équilibre. Elle rigole toujours en disant que son frère c’est sa meilleure amie. Elle se sent tellement chanceuse de pouvoir partager tout ça avec lui ; le mois dernier, ils sont partis au Portugal pour s’entraîner ensemble. Ils ont sept ans d’écart et pourtant ils s’entendent tellement bien. Camille est un compagnon de route, source d’inspiration et repère affectif.
Des Titres Mondiaux et des Ambitions Futures : L'Adrénaline de la Victoire
Les victoires de Capucine Delannoy résonnent avec une émotion particulière. En 2021, elle a été vice-championne du monde et championne du monde junior. Puis en 2022, elle a décroché deux titres de championne du monde senior dans deux disciplines différentes. L'année dernière, elle a été double vice-championne du monde chez les seniors. Au début de sa carrière, elle a ressenti une certaine pression car elle était très focalisée sur les résultats. Aujourd'hui, son entraînement est plus axé sur la performance. Lorsque Capucine participe à une compétition, évidemment elle vise le podium, mais surtout, elle veut montrer ce dont elle est capable et son niveau.
C’est une émotion assez particulière à décrire parce que tu es super heureux et à la fois tu te dis : “WOW, toutes ces heures d’entraînements, ça vaut vraiment la peine !” Tu t’entraînes pendant longtemps avant un championnat et il y a des moments où tu es sûre de toi, et aussi des périodes de doutes. Alors quand tu remportes un titre, tous les doutes s’en vont. C'est un sentiment très addictif. Le lendemain d’une victoire, elle retourne à l’entraînement parce qu’elle en veut plus. Dans la même journée où elle a essuyé une défaite particulièrement difficile, elle a eu l'occasion de rencontrer trois ou quatre anciens champions du monde. Ils lui ont tous dit la même chose : “let that fire burn”, laisse le feu brûler, sous-entendant que cette passion doit être alimentée pour te donner encore plus de motivation.
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Son ambition ultime est de récupérer ses titres, car l’année dernière, elle a fini deux fois vice-championne du monde. Donc cette année et les années suivantes, c’est le but ultime ! Plus largement, ce qui l’attire vraiment, c’est de promouvoir l’image des femmes dans le sport, spécialement dans le strapless parce qu’il n’y a pas beaucoup de femmes. Elle revendique son rôle de modèle pour les jeunes filles. Pour avoir un kite loop strapless consistant, ça lui a pris plus de deux ans. Des sessions entières à crasher, encore et encore, Capucine démonte le mythe du “talent facile” et assume une vérité simple : la performance se construit dans la répétition et l’engagement.
Le Phénomène des Jeunes Champions : Une Tendance Mondiale
Le kitesurf, invention d'origine française, combine l'aile, la planche et les rafales de vent dans une danse harmonieuse. Qualifié d'extrême, les riders flirtent avec la surface de l'eau et s'élancent dans les airs au rythme de figures acrobatiques. Ce sport, qui comptabilise de nombreux adeptes à travers le monde entier, voit émerger de nombreux jeunes talents précoces.
Basile Serre, 13 ans, originaire de Lancieux (Côtes-d’Armor), est un autre exemple frappant de cette précocité. Il a décroché le titre de champion du monde de kitesurf big air à la fin du mois d'août 2025 en Allemagne. À peine quatre ans après ses débuts avec son papa dans la baie de Lancieux, il se hisse au sommet mondial de sa discipline. Teint halé, cheveux blonds et poids plume, Basile Serre a l'allure d'un jeune surfer ou plutôt… kitesurfeur. Accro dès les premiers bords à l'âge de neuf ans, tout a commencé à Lancieux, sur l’un des spots les plus réputés de la côte de la Bretagne. Il a commencé à neuf ans, enfin presque neuf, il lui manquait une semaine. Trop jeune pour les écoles de kitesurf, il apprend avec son papa avant d’être coaché par Jonathan Glais, figure locale du kite. Très vite, le déclic : “Dès que j’ai tiré mes premiers bords, je savais que j’allais accrocher, que je voulais faire ça dans la vie !” Il aime la sensation de glisse et la sensation que tu peux avoir quand tu sautes et que tu fais des figures en l'air. Basile saute déjà haut, très haut même : "C'est 15,50 mètres mon record, c'est haut !"
À peine remis d'une blessure à la clavicule, Basile est parti en Allemagne la semaine dernière, avec ses parents, pour participer à ce championnat du monde de kitesurf big air, catégorie la plus prestigieuse de la discipline. Le but est de sauter le plus haut possible et de faire des figures spectaculaires. "Ma première compèt’, j’avais 11 ans, je n'avais pas fait un bon résultat… J’étais dégoûté. Mais je me suis accroché et là, ça a payé". Pour concilier passion et scolarité, il suit le CNED (centre national d'enseignement à distance) : "C’est pas mal, parce que l’après-midi, je peux aller kiter. Ma rentrée, c’est une semaine après les autres !" Et ses parents sont toujours derrière lui : "C’est grâce à eux que je peux faire tout ça. M’emmener pour une compèt’ avec 13 heures de route, c’est super gentil." Un investissement que son père ne regrette pas : il navigue aussi.
Un autre exemple de précocité dans l'histoire du sport est la plus jeune championne de l’histoire du kitesurf qui a remporté en 2004 son premier Championnat du monde à l’âge de 10 ans. De même, Lorenzo est considéré comme le nouveau roi du Big Air, grand gagnant du Red Bull King of The Air 2022 à seulement 17 ans. En 2021, lors du Red Bull King of The Air, il a créé la surprise en remportant la compétition le jour de son anniversaire, réussissant à évincer au fil du rasoir le roi de la compétition, Kevin LANGEREE.
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L'Émergence d'une Championne Absolue : Le Parcours de Lauriane Nolot
Lauriane Nolot incarne également l'excellence française dans le kitesurf. Elle n'a jamais quitté son Var natal. Très vite attirée par les sports nautiques, elle s'initie au kitesurf à l'âge de 17 ans, encouragée par son père et son frère, et se lance l'année suivante en kitefoil. Son désir de perfectionnement la conduit au pôle d’entraînement d’Ariane Imbert à Hyères, où elle entame la compétition à 19 ans. Son ascension est fulgurante. En 2021, elle devient vice-championne d'Europe à Montpellier et décroche la médaille de bronze aux championnats du monde. Ces résultats lui ouvrent les portes de l'équipe de France de kitesurf. En 2022, elle confirme en remportant le titre européen, puis l'argent aux championnats du monde. L'année 2023 est son année. La tricolore domine la scène internationale et remporte la Coupe du monde, la Semaine Olympique française et le Test Event à Marseille, répétition générale des Jeux Olympiques. Deux semaines plus tard, Lauriane, qui avait encore faim de victoires, décroche le titre de championne du monde, à La Haye. Elle devient la première athlète française à remporter le titre mondial, marquant ainsi l'histoire du kitesurf féminin français.