Le surf est une discipline de plus en plus répandue en France, surtout chez les jeunes générations. Ainsi, un grand nombre d'enfants tentent de s'initier à cette pratique. Les jeunes cherchent dans ce sport de l'adrénaline, du plaisir, du fun. Mais il est important d'insister sur la notion de sécurité chez les plus jeunes. Le surf, souvent perçu comme une communion avec la nature et une expression de liberté, se révèle également un terrain fertile pour la compétition, où les jeunes talents peuvent aiguiser leurs compétences et se mesurer à leurs pairs. La compétition de surf Espoirs offre aux enfants passionnés une aventure à la fois personnelle et collective, riche en enseignements. Cet article explore les enjeux, les règles et les opportunités offertes par ces compétitions, en mettant en lumière l'importance de l'encadrement et des valeurs véhiculées.
Les fondements de la pratique pour les débutants
Le surf est une discipline accessible à tous. Que ce soit un enfant, un adolescent ou même un adulte, garçon ou fille, tout le monde peut s'initier à cette discipline. La seule condition obligatoirement nécessaire, c'est que l'enfant sache nager et soit à l'aise dans le milieu aquatique. Il est important d'aller à la mer une première fois sans planche, pour voir comment le futur surfeur se comporte lorsqu'il passe sous une vague. La réaction des enfants est souvent innée dans ce type de situation.
En ce qui concerne l'âge, il n'y en a pas vraiment pour s'initier au surf. Mais généralement les professionnels recommandent tout de même d'attendre les 6/7 ans. En effet, c'est à cet âge-là que nos petites têtes blondes commencent réellement à assimiler la technique de la nage. Il est aussi important d'apprendre à l'enfant comment se renseigner sur les courants et la force des vagues auprès des postes de secours présent sur les plages.
Pour débuter et être en confiance, l'enfant devra débuter la pratique du surf dans des conditions optimales, c'est-à-dire dans des vagues de mousse, avec peu de monde et avec un accompagnateur omniprésent. La règle à adopter, c'est de ne pas dépasser les deux heures de pratique par jour car c'est une activité qui reste tout de même très coûteuse en énergie. Pour débuter le surf, il est très fortement conseillé d'équiper l'enfant d'un gilet de sauvetage même s'il sait très bien nager. Il est également conseillé de lui faire porter un casque de protection pour éviter toute blessure.
Le choix du matériel adapté à l'enfant
Pour ce qui est de la pratique, il est préférable de débuter avec une planche en mousse à nose arrondi. La planche doit être adaptée à la taille de l'enfant, pas trop lourde et avec des ailerons souples pour assurer la sécurité et ainsi éviter toutes blessures. Plusieurs marques sont connues dans ce domaine-là, comme Alder. La marque compte deux gros classiques dans sa gamme débutant.
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La RIO ALDER SOFTBOARD PINK est idéale pour toutes les filles qui veulent débuter en surf. Cette planche dispose d'un shape stable qui rendra l'apprentissage et le perfectionnement facile. Son pont en mousse permettra à l'enfant de ne pas se faire mal en cas de chute. Sa carène slick offre une excellente glisse et ses ailerons souples la rendent encore plus "safe". Cette board est la planche parfaite pour toutes celles qui souhaitent apprendre ou tout simplement surfer sans risque de se faire mal ou d'abîmer sa planche.
L'autre grand surf classique d'Alder, c'est la planche COMP FISH. C'est une planche polyvalente destinée à tous ceux qui recherchent une planche pour continuer à progresser dans un maximum de conditions. Fabriquée avec un noyau EPS résistant à la chaleur et 100% étanche, une carène en polyéthylène à haute densité et un pont IXPE / XPE ultra résistant, elle assure un maintien de la forme et une bonne rigidité. Son pont en mousse permettra au mini-rideur ou à la mini-rideuse de ne plus se faire mal en cas de chute et sa carène lisse et rigide offre une excellente glisse. Son shape performant, sa bonne largeur et sa très bonne flottabilité permettent d'attraper les vagues avec énormément de facilité.
Lorsque l'enfant aura bien maîtrisé les bases et se sentira plus à l'aise, il pourra se tourner vers des planches rigides. La PERFECT STUFF FISH de Blackwings est une planche courte, qui garde du volume, de la largeur et de l'épaisseur, pour un confort de rame dans toutes les conditions ainsi qu'une bonne stabilité tout en gardant réactivité et vitesse. La planche de chez NSP (FISH 5'6" BLANC) a quant à elle un faible rocker avec un nose qui facilite la rame et l'entrée en vague dans les petites conditions. La largeur du tail maximise le transport, même sur les sections les plus plates, et permet de donner une traction sur la face de la vague. Enfin, pour la progression vers la performance, des modèles comme la SEKKA V2 de chez RRD se distinguent par leur mince profil, leur outline et leur tail relativement étroits.
L'essor de la compétition chez les jeunes
L'enfant qui débute l'activité surf en club peut rapidement se retrouver face à des compétitions de surf Espoirs. Ces situations invitent à réfléchir sur la manière dont l'enfant peut pratiquer le surf en compétition avec bienveillance et dynamisme. De plus, cette expérience constitue un véritable moteur de progression. Lorsque l'adulte encadre activement la compétition, celle-ci vient compléter efficacement le surf loisir. Selon le site de l'école de surf du Cotentin, la compétition n'est pas toujours synonyme de victoire. Elle propose une approche différente dans laquelle les jeunes surfeurs se retrouvent face à des vagues imprévisibles, à des zones de surf variées, ainsi qu'à des défis liés aux conditions météo et aux adversaires.
De surcroît, participer à des stages de préparation, adopter une bonne hygiène de vie et intégrer un club renforcent l'aspect collectif de la compétition. La compétition chez l'enfant peut susciter des controverses, car elle évoque parfois les excès observés chez certains adultes. Toutefois, lorsque l'enfant opte pour la compétition et bénéficie d'un accompagnement adapté, il développe des valeurs telles que l'esprit d'équipe, le dépassement de soi et le goût de l'effort.
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Organisation et structures des compétitions
Participer à une compétition implique de respecter plusieurs règles et démarches. Dans les compétitions fédérales, la licence compétition est indispensable. Le club joue souvent un rôle de médiateur entre l'organisateur et la famille. Qu'elles soient organisées par le club, en interclubs ou à l'échelle départementale, régionale ou nationale, les compétitions espoirs offrent à l'enfant un cadre structuré et sécurisant. Elles lui permettent de s'auto-évaluer, de partager sa passion et de faire des rencontres enrichissantes.
Par ailleurs, ces événements bénéficient souvent d'une valorisation par les médias spécialisés et locaux. Si les compétitions régionales nécessitent des sélections, l'enfant peut débuter dans une compétition libre et locale. Les moins de 18 ans s'inscrivent directement au club, qu'ils soient membres ou non. Dans chaque région de l'Ouest de la France, des coupes et championnats se mettent en place, comme en Normandie, en Bretagne, avec le championnat Aquitaine Espoirs ou les championnats régionaux du comité Surf Pays de Loire. Par ailleurs, le comité régional définit précisément les modes de sélection. Les championnats se déroulent parallèlement au championnat de France, souvent pendant les vacances de la Toussaint.
Le déroulement technique d'une série
Le surfeur réalise des manœuvres qui montrent sa capacité à exploiter le déferlement de la vague et sa maîtrise technique. Ainsi, cinq juges - au minimum trois, parfois jusqu'à cinq - notent la série de chaque surfeur. Après 20 minutes, les deux meilleurs scores sont retenus et additionnés pour établir un classement. De plus, le système en double élimination permet à un surfeur de bénéficier d'une seconde chance en passant dans le tableau du repêchage. Ainsi, même un surfeur qui rate une série peut atteindre la finale et être sacré champion de France.
Un panel de juges évalue les performances des surfeurs en se basant sur plusieurs critères : la difficulté des manœuvres et la qualité des enchaînements, la vitesse, le style, la variété des mouvements et la taille des vagues surfées. Les notes attribuées par les juges varient de 0 à 10. Parmi les figures les plus remarquées, on retrouve les Airs, où le surfeur utilise la puissance de la vague pour s'élever dans les airs, et les Tubes, où le surfeur se retrouve au cœur de la vague qui déferle.
Le paysage professionnel : WSL et ISA
Pour bien comprendre le monde du surf, il faut distinguer les instances dirigeantes. La WSL (World Surf League) est l'entreprise qui organise toutes les compétitions professionnelles à travers le monde depuis 1976. Elle est ouverte à tous les surfeurs de moins de 21 ans disposant d'une licence WSL, répartis en zones géographiques. Le circuit Qualifying Series est la deuxième division mondiale. Le Challenger Series (CS) comprend 6 étapes pendant lesquelles les surfeurs donnent le meilleur d'eux-mêmes, seuls les 4 meilleurs résultats étant conservés.
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Le Championship Tour (CT) est l'apogée du surf professionnel. Les 32 meilleurs surfeurs mondiaux sont qualifiés chaque saison. Ce tableau est constitué des 22 meilleurs surfeurs du CT de la saison précédente et des 10 meilleurs surfeurs du circuit Challenger Series. Ce Top 32 est rejoint par deux surfeurs méritants désignés par la WSL, et deux wild cards sont décernées lors de chaque compétition.
Enfin, l'ISA (Fédération internationale de surf) est la seule reconnue par le Comité international olympique (CIO) en tant qu'autorité d'administration mondiale pour le surf et toutes ses disciplines (bodyboard, longboard, SUP, etc.). Les championnats du monde des nations de l'ISA sont considérés comme des Jeux olympiques du surf, où les athlètes concourent pour l'honneur de représenter leur pays.