Catamarans rapides pour marins pressés : Performances, comparatifs et perspectives

Le catamaran est de plus en plus plébiscité par nombre de plaisanciers. Nombre d’entre eux optent pour le multicoque, dans le cadre d’une location, mais aussi pour un voyage de plusieurs mois voire pour de la navigation côtière. Naviguer à bord d’un catamaran est une autre façon de concevoir la mer, l’espace, la convivialité. On se sent en vacances instantanément. Un catamaran, c’est aussi un choix engagé, un certain art de vivre la mer. Pour les marins pressés ou exigeants, le choix d’un multicoque ne se limite pas à la simple habitabilité ; il s’agit de trouver l’équilibre subtil entre la stabilité d’un navire moderne et l’agilité d’un voilier bien né.

L'évolution des catamarans de croisière rapide

Le marché du catamaran d’occasion, comme celui du neuf, est en progression constante depuis de nombreuses années. Les multicoques sont très recherchés pour des programmes de croisière côtière et hauturière. Si le trimaran vient beaucoup moins rapidement à l’esprit quand on pense voilier de croisière, ces multicoques ont leurs passionnés. Le trimaran est un excellent voilier pour la croisière, loin d’être destiné uniquement aux plaisanciers sportifs, il s’adapte parfaitement à la croisière en famille.

De nombreux modèles ont marqué l'histoire par leur capacité à concilier vitesse et vie à bord. Le Catana 42 est un catamaran de croisière rapide de 12 mètres. Ce multicoque de caractère a été conçu par l’architecte Christophe Barreau et produit par le chantier Catana à Canet-en-Roussillon entre 2008 et 2019. Dans un registre plus compact, le Seawind 1000 s’est rapidement imposé comme une référence dans la catégorie des catamarans de 10 mètres, grâce à son mélange unique de simplicité, de robustesse et de confort. Le Nautitech 395, lancé au milieu des années 1990, marque l’entrée de Nautitech dans le segment des catamarans de croisière « rapides et accessibles ». Plus récemment, Excess Catamarans est une jeune marque lancée par le groupe Bénéteau, avec pour ambition de répondre à une nouvelle demande : celle de catamarans qui allient à la fois performance à la voile, simplicité d’utilisation et confort moderne.

Analyse des modèles emblématiques et nouveautés

Le paysage des multicoques est vaste. Le Lagoon 47, nouveau modèle du chantier Lagoon, sera dévoilé en première mondiale lors du Cannes Yachting Festival. Ce catamaran de 14,10 mètres s’appuie sur les retours de 2 000 propriétaires et navigateurs pour proposer une synthèse entre confort, modularité et écoresponsabilité. De son côté, le chantier Outremer a récemment présenté l’Outremer 48, un catamaran de 14 mètres dessiné par le cabinet VPLP Design, remplaçant l’Outremer 45.

Pour les budgets plus serrés ou les programmes spécifiques, d'autres unités restent des références. L’Athena 38, dessiné par le cabinet Joubert-Nivelt, permet de faire de beaux projets de croisière, tout comme le Lavezzi 40, très apprécié pour son équilibre entre confort et performance. Le Lagoon 410, dessiné par le cabinet VPLP Design, est un excellent bateau pour la croisière semi-hauturière et hauturière. Quant au Vénézia 42 de Fountaine Pajot, pensé pour accueillir du monde et du matériel, il est paré pour de longues croisières.

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Comparatif des catamarans de 45 pieds : Quatre philosophies

45’, c’est un chiffre synonyme de bataille rangée entre les grands chantiers spécialisés dans les catamarans. Le Lagoon 46, champion du volume, dispose du flybridge le plus habitable et d’une largeur impressionnante de 7,96 mètres. Facile à piloter avec son foc autovireur, il est cependant le plus lourd de ce comparatif avec 16,6 tonnes.

À l’opposé, l’Excess 14, avec un poids inférieur à 12 tonnes, mise sur la performance et les sensations. Ses coques asymétriques et ses drosses de barre textiles offrent une réactivité rare. C’est le sportif confortable de ce comparatif, sans flybridge, privilégiant une approche plus directe de la navigation.

Le Bali 4.4 joue la carte de l’innovation avec sa porte oscillo-basculante qui décloisonne le cockpit. Son cockpit avant, accessible depuis la nacelle, et son flybridge malin en font un multicoque spacieux et polyvalent. Son dynamisme à la voile le situe entre le Lagoon 46 et l’Elba 45.

Enfin, l’Elba 45 de Fountaine-Pajot se présente comme le compromis idéal. Avec une surface de voile de 124 m², il est plus performant que le Lagoon 46 tout en offrant un confort de haut niveau. Ses quillons rapportés, destinés au voyage, servent de fusible mécanique en cas de talonnage, une sécurité appréciable pour les grandes traversées.

L'importance du poids et des matériaux

L'ennemi du catamaran, c'est le poids. La construction joue un rôle déterminant dans le comportement marin. Le procédé de roto-moulage, utilisé pour des petits catas comme le Dart 16, le Topper 16 ou le RS 16 Cat, permet de produire des coques extrêmement robustes, 30 à 40% moins chères que la fibre de verre, tout en supportant les contraintes mécaniques les plus importantes.

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Pour les unités de plus grande taille, la question du matériau reste centrale. Si le plastique prédomine, certains propriétaires plébiscitent le contreplaqué époxy pour son rapport poids/solidité. Un cata en bois de 47 pieds peut, par exemple, afficher un déplacement de 12 tonnes en charge, offrant une hauteur sous nacelle permettant de passer dans la vague sans taper, avec des performances au près étonnantes. Le bois est une solution économique et sécuritaire, insubmersible et réparable dans le monde entier, loin des complexités de certains chantiers industriels.

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