Marseille est incontestablement une des capitales incontournables de la plongée dans le monde, offrant une richesse sous-marine exceptionnelle et diversifiée. Les sites de plongée y sont aussi variés que grandioses, promettant des expériences mémorables pour tous les niveaux de plongeurs. La cité phocéenne, avec son linéaire littoral de près de 60 km, met à disposition des amateurs et des professionnels plus d’une cinquantaine de sites de plongée différents, la plupart situés au cœur du Parc national des Calanques. Ces sites se déploient autour des archipels du Frioul, de Riou, et du phare de Planier. Que l'on soit amateur d’épaves, de tombants, ou de secs profonds, plongeur débutant ou confirmé, chacun trouvera ici de quoi satisfaire sa passion.
Au-delà de la beauté naturelle de ses fonds, Marseille offre également un regard fascinant sur l'histoire de la plongée et des naufrages, avec une profusion d'épaves qui racontent des récits maritimes anciens et modernes. Ces trésors engloutis, combinés à des paysages sous-marins époustouflants, font de Marseille une destination de choix. Cette page propose non seulement de découvrir ces magnifiques fonds marins, mais aussi un petit retour sur l'histoire de la plongée à Marseille et une immersion dans les outils numériques qui facilitent l'exploration.
La Cartographie 3D des Fonds Marins Marseillais : Une Révolution pour les Plongeurs
Pour faciliter la découverte et l'orientation dans ce vaste terrain de jeu sous-marin, des outils innovants sont désormais disponibles. Retrouvez sur Cart’eau 3D Marseille, une cartographie 3D de 18 sites de plongée emblématiques des archipels marseillais en version numérique. Cette plateforme représente une avancée majeure pour les plongeurs, leur permettant de s'immerger virtuellement avant même de toucher l'eau. Pour une expérience encore plus profonde, il est possible de s'immerger en 360° dans les spots emblématiques de Marseille, un film exceptionnel à vivre avec un casque VR 3D Occulus. Ces technologies sont conçues pour aider les plongeurs à se projeter lors des briefings et à s’orienter en plongée. Elles visent également à sensibiliser les plus jeunes à l’importance de préserver ces fonds marins d'une valeur inestimable. La cartographie 3D met à disposition des utilisateurs des informations détaillées et interactives, enrichissant considérablement l'expérience de planification et de découverte des sites.
Les sites à découvrir via ces outils numériques et lors de plongées réelles incluent des lieux emblématiques tels que l'Île Maïre avec l'Épave Le Liban et Les Pharillons, l'Île Jarre et La pierre de Brégançon, l'Île Riou avec Les pains de sucre, l'impérial du milieu et les moyades, ainsi que l'Île Planier et son incontournable Épave Le Chaouen. Sur ces sites endémiques, les plongeurs pourront admirer des tombants vertigineux, des caps majestueux, des roches corraligènes aux formes étonnantes, et des herbiers de posidonie, véritables poumons de la Méditerranée.
Exploration des Archipels et de leurs Sites Emblématiques
La richesse des fonds marins marseillais réside non seulement dans sa topographie variée mais aussi dans la multitude d'épaves, témoignages d'une histoire maritime mouvementée. On dénombre pas moins de 200 épaves recensées, incluant des navires et quelques avions, présentes au fond de la rade de la cité phocéenne.
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L'Île du Planier : Le Royaume des Épaves Profondes
Autour de l'île du Planier, un haut lieu de la plongée à Marseille, se nichent plusieurs épaves célèbres qui attirent des plongeurs du monde entier. La faible profondeur de certaines épaves les rend accessibles à tous les niveaux de plongée, faisant du Planier l'une des zones les plus visitées de la rade.
L'Épave du Chaouen : Un Cargo aux Mystères Engloutis
Parmi les épaves les plus emblématiques du Planier se trouve celle du Chaouen. Ce cargo de 90 mètres de long sur 13,5 mètres de large, battant pavillon marocain, assurait le transport des agrumes entre Casablanca et Marseille. Le 21 février 1970, vers 22h30, il vint s’encastrer dans un haut fond, à l’ouest de l'île du Planier, déversant à la mer sa cargaison de 640 tonnes d’oranges. Les témoins de l'époque parlent encore de "la mer d’oranges" et d'agrumes flottant par centaines dans les petits ports de la ville.
Le remorqueur "Provençal 15" s'échina pendant des heures pour tenter d'arracher le Chaouen aux rochers dont il était prisonnier. Cependant, vers 2h30 du matin, le mistral, qui s'était levé, rendit le travail de remorquage impossible. Vers 6h du matin, l’eau avait envahi les cales et la salle des machines par la déchirure faite à tribord. À 13h30, le capitaine Freton donna l’ordre d’abandonner le cargo et, trois quarts d’heures plus tard, le Chaouen commença à se coucher sur bâbord puis à s'immerger. L’épave est restée visible à demi immergée pendant une quinzaine d'années, avant de finir par sombrer à 40 mètres de profondeur.
Le naufrage du Chaouen reste un mystère. Lancé à pleine allure, le cargo a foncé, sans raison apparente sur les rochers, par mer calme. Était-ce une erreur de navigation, une négligence du capitaine ou de l'équipage ? Certains avancent une hypothèse économique : le cours de l'orange ayant chuté pendant la traversée, le capitaine aurait préféré couler son navire et faire jouer les assurances pour se faire rembourser le bateau et sa cargaison. Mais le secret du Chaouen a été englouti avec sa carcasse.
Aujourd'hui, couchée sur bâbord, l'épave est orientée vers l’île du Planier et très bien conservée. La plongée se fait le long du pont. Par 4-5 mètres, on découvre deux magnifiques ancres et les treuils sont toujours présents. La cheminée est intacte. De nombreuses trappes et ouvertures permettent un accès facile aux cales, aux cabines ou au salon. La salle des machines est encombrée de câbles et demande au plongeur d'être particulièrement prudent. De nombreux objets restent visibles à l’intérieur du Chaouen. Au niveau de la poupe, le mât radar permet de contempler le Chaouen dans son ensemble. À 36 mètres, on accède à l’hélice et au gouvernail. La coque à tribord est remarquablement conservée, embellie par quelques gorgones et éponges, ainsi que des petites algues brunes qui lui confèrent une patine unique.
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Le Messerschmitt BF-109 : Un Avion de Chasse Submergé
Non loin des épaves du Dalton et du Chaouen, à 42 mètres de profondeur, repose l'épave d'un Messerschmitt BF-109, un avion de guerre légendaire. Le Messerschmitt BF-109 est l'avion de guerre qui détient le record d'exemplaires produits lors de la Seconde Guerre mondiale avec environ 35 000 unités. Il fut produit de 1935 à 1945 et pouvait atteindre 550 km/h à une altitude maximale de 10 500 m. Cet avion mesure 8,65 m de long, 2,49 m de hauteur pour une envergure de 9,87 m et un poids d'environ 3 tonnes. Il disposait de deux mitrailleuses (MG 131) sur le capot moteur et d'un canon de 30 mm (MK 108) dans le moyeu de l’hélice.
Dans les années 70, un groupe de plongeurs marseillais découvrit l’épave du Messerschmitt. L’histoire de ce chasseur est particulièrement bien documentée, car le pilote, Hans Fahrenberger, a pu être retrouvé par Jean-Pierre Joncheray, spécialiste français des épaves en Méditerranée et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Hans Fahrenberger a raconté à Jean-Pierre Joncheray son amerrissage forcé : "Il se produisit une grande gerbe d’écume, une des pales de l’hélice se tordit comme une allumette et les revêtements métalliques de l’avion se plièrent et se déformèrent comme s’il s’agissait de vulgaire carton. Le Messerschmitt coula en cinq à six secondes comme une pierre. J’ignore encore comment je réussis malgré tout à ouvrir la verrière et à me retrouver dans une bulle d’air qui me porta immédiatement en surface. Si je n’ai pas coulé, c’est seulement grâce à mon parachute, qui me donna la poussée ascensionnelle nécessaire." Sa seule planche de salut fut alors de tenter de ramener son appareil, en vol plané, vers l'île du Planier. Sur une mer formée, il réussit à amerrir, à quelques dizaines de mètres de l'île. L'avion coula en quelques secondes. Le pilote allemand parvint à remonter à la surface grâce à son parachute qui lui servit de bouée et rejoignit l'île à la nage pour s'y réfugier. Le lendemain, il fut recueilli par un patrouilleur allemand.
Le site est peu protégé des vents, mais la visibilité est souvent excellente. L’accès à l’épave peut se faire de deux manières : soit par largage directement sur l’épave, soit par amarrage du bateau au petit quai de la face nord de l’île du Planier. Dans ce dernier cas, il faut descendre le long du tombant jusqu’au sable à 40 mètres, lequel tombant est séparé en deux par une faille rocheuse baptisée "la cheminée". Ensuite, il faut parcourir environ 50-70 mètres sur un fond de sable, en direction du Nord.
Le Messerschmitt est posé à l’envers sur un fond de sable. L’épave est très abîmée. Le moteur (Daimler-Benz de 1475 CV) est visible mais en mauvais état. Il reste une pale de l’hélice (sur les trois qu’elle comptait), qui commence à s’ensabler. On peut néanmoins encore voir le canon de 30 mm qui se trouve dans le moyeu de l’hélice. Les deux ailes sont toujours fixées à la carlingue et en assez bon état. Par contre, l’empennage et la queue de l’appareil sont pliés, pratiquement séparés du reste du fuselage. Le cockpit n’est absolument pas accessible. On peut encore voir le train d’atterrissage, sorti lors de son amerrissage par le pilote. Il reste un pneu sur le train droit. Pour le retour, il faut prendre plein sud jusqu’au tombant, puis la remontée pourra se faire de deux côtés : soit roche main droite pour atteindre l’épave du Dalton, soit roche main gauche pour atteindre l’épave du Chaouen. La faune et la flore autour de l'épave comprennent des congres, des anthias, des murènes, des rascasses rouges et des chapons. Un très gros poisson-lune fréquente parfois les alentours de l’épave. La flore, sans être spectaculaire, a donné une magnifique couleur rouge et or au Messerschmitt.
Le Dalton : Un Cargo Anglais Riche en Vie Marine
Le Dalton, un cargo anglais de 70 m de long sur 10 m de large, fut construit en 1877 aux chantiers "Pearse" de Stockton (Angleterre). En provenance de Grèce, avec à son bord 1 500 tonnes de minerai de plomb, il connut un destin funeste. L'équipage ne parvint pas à distinguer le phare de l'île du Planier et le navire vint heurter le récif de la "Pierre à la bague". Le cargo tenta plusieurs manœuvres pour se dégager des rochers mais ses flancs finirent par se déchirer et la voie d'eau fut telle que les cales se remplirent à vive allure. Bientôt, le Dalton, coupé en deux, coula à pic, au pied du débarcadère du Planier, à une vingtaine de mètres du rivage, 45 minutes seulement après le choc. La totalité de l'équipage grec fut recueillie, saine et sauve, par les gardiens du phare du Planier.
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Depuis lors, l’épave repose sur la face nord de l'île du Planier. La proue s'est écrasée à moins de 15 m de profondeur, sur des éboulis rocheux, en direction de l'île. Elle est en très mauvais état. La poupe, en revanche, se trouve à une trentaine de mètres seulement, sur le sable, et est en bien meilleur état de conservation. Entre les deux, la pente descend de façon régulière et permet de distinguer la partie centrale du navire, où la forme du Dalton est alors visible. On aperçoit également les machines et la chaudière, bien que les superstructures soient complètement affaissées. Le bastingage a résisté et le pont subsiste par endroits, offrant des passages intéressants pour les plongeurs. On peut accéder à la cale arrière. À 33 m, l’hélice et le gouvernail sont les pièces de choix de l’épave, attractives pour leur complexité et leur état de conservation.
Comme pour l'épave du Chaouen ou du Messerschmitt 109 qui se trouvent non loin de là, la plongée sur le Dalton sera possible par mer calme et vent faible. La faible profondeur de l'épave la rend accessible à tous les niveaux de plongée, ce qui en fait l'une des épaves les plus visitées de la rade. Le mouillage peut s'effectuer juste devant le quai de débarquement de l’île du Planier. La vie marine y est abondante : de nombreux bancs de poissons tels que sardines, sars, et castagnoles y évoluent. De petits mérous se trouvent parfois sur l’arrière et de gros chapons dans les tôles. L’épave est couverte de concrétions, notamment des éponges, des gorgones et des coraux, qui lui donnent une richesse chromatique et une diversité biologique remarquables.
L'Île Maïre et ses Trésors Historiques : Le Liban et les Pharillons
L'Île Maïre, avec ses imposants Pharillons, est un autre site marseillais d'une grande importance pour les plongeurs, notamment grâce à la présence de l'épave du Liban.
Le Liban : Une Tragédie Maritime Devenue Site de Plongée
Construit en 1882 à Glasgow, aux chantiers Napier, le "Liban" était un vapeur de 91 mètres de long et 11 mètres de large. Cet ancien navire, ayant participé aux campagnes de Madagascar et de Chine, venait de subir une révision complète. À bord se trouvaient le commandant Lacotte, un équipage de 44 personnes, environ 150 passagers, et vingt-sept sacs de courrier. La mer était calme et la météo au beau fixe le jour du drame. Face à lui, "L'Insulaire", un autre navire, rejoignait la cité phocéenne en provenance de Livourne, via Nice et Toulon.
Les deux navires se sont trouvés cap sur cap aux abords de l'Île de Maïre. Chacun prévint alors qu'il infléchissait sa route sur tribord. La manœuvre du "Liban" fut franche, tandis que "L'Insulaire", limité par la présence de l'île sur sa droite, sembla opérer un virage à gauche. Ce fut en tout cas l'interprétation faite à bord du "Liban" qui vira alors à bâbord toute, commettant l'irréparable. La collision devint inévitable et "L'Insulaire" éperonna le "Liban" sur son flanc tribord, à 12h10. Le Commandant Lacotte tenta vainement d'échouer son cargo en équilibre sur la passe des Farillons (deux îlots prolongeant la face est de l’île Maïre vers le large). Mais déjà l'eau s'était engouffrée dans la soute et le navire s'enfonça par la proue tandis que la poupe se releva jusqu'à ce que l'hélice sorte de l'eau. Le bateau sombra en 20 minutes.
Massés sur le pont, à l'arrière du navire, sous les bâches qui les protégeaient du soleil, les passagers restèrent prisonniers de ces toiles et furent entraînés par le fond. 90 d'entre eux périrent noyés dans le naufrage. Moins impacté par le choc, "L'Insulaire", plutôt que de venir en aide aux survivants, choisit de rejoindre le port de Marseille pour mettre le navire à l'abri. Cette attitude fit polémique par la suite. Les survivants furent secourus par 4 navires et de nombreuses barques de pêche qui se rendirent immédiatement sur place. Quatre scaphandriers tentèrent pendant plusieurs jours de remonter les cadavres qui se trouvaient, pour la plupart à une trentaine de mètres de profondeur. Le rythme de travail fut effréné et l'un de ces scaphandriers fut victime d'un malaise fatal.
L'épave du "Liban" se trouve aujourd'hui sur la face sud de l’île Maïre, avec la proue contre les Farillons du large et la poupe orientée vers Tiboulen de Maïre. Il repose pratiquement sur une épave romaine, ajoutant une couche supplémentaire d'histoire au site. La proue encastrée dans les rochers se trouve à 32 m de fond. La poupe au plus profond repose à 36 m. L’épave présente une hauteur de cinq à six mètres au-dessus du fond, offrant des reliefs impressionnants. Le Liban est peut-être l’épave "la plus plongée" de Provence, en raison de sa proximité avec Marseille et de son intérêt indéniable : un grand navire encore bien conservé malgré ses 114 ans, lourd d’un passé historique, dont les moindres recoins sont à visiter.
Les accès pour la plongée sont multiples. Des ports petits mais proches comme le port du Cap Croisette, la calanque de Callelongue (praticable par mistral), ou le port des Goudes (par vent d’est) sont disponibles. Pour des embarcations plus grandes, le port de la Pointe Rouge est également une option. Le site est accessible par mistral, impraticable par vent d’Est, et inconfortable par vent d’ouest ou de sud-ouest. Cependant, il est abrité des passages des bateaux, peu éloigné de la côte et le mouillage est facile. La profondeur reste à la portée de tous les plongeurs et en général l’eau y est claire car peu remuée par les courants.
La proue, écrasée contre les roches des Farillons, conserve ses bossoirs et une ancre est encore à poste. Le pont en bois s’est conservé, mais les mouvements de la coque l’ont déplacé et même ondulé. Si la cheminée n’existe plus, deux mâts au moins, de section énorme, se sont posés sur le sable, à tribord. Plusieurs chaudières se sont échappées des entrailles du vapeur, dans sa partie médiane, et ont parfois roulé de quelques mètres. L’inclinaison générale du navire est d’ailleurs plus accentuée à l’arrière. La poupe semble coupée du reste de l’épave et encore plus inclinée. Sous un gouvernail immense, sa voûte demeure bien conservée, offrant un spectacle grandiose. Le "Liban" est couvert de gorgones de toutes les couleurs et de nombreux poissons l’ont colonisé, créant un écosystème vibrant. Il n’est pas rare d’y croiser des espèces de pleine eau, telles que des bonites ou des thons, ajoutant à l'attrait de cette plongée historique.
L'Archipel du Riou : Beauté des Tombants et Richesse Biologique
L'archipel du Riou est réputé pour ses tombants spectaculaires et sa biodiversité marine, offrant des plongées d'une beauté incomparable.
Le Tombant des Moyades : Un Écosystème Vibrant
Situé à la pointe nord de l'île du Riou, l'îlot des Moyades est un rocher désertique brûlé par le soleil et battu par les vagues. Il est entouré de 3 plateaux immergés à environ 8 m, 20 m et 40 m de profondeur. Cette plongée nécessite une très bonne météo car le site est exposé à tous les vents. Cependant, le mouillage y est très facile, facilitant l'accès pour les plongeurs. Plongeurs débutants et confirmés y trouveront un intérêt certain.
Notamment, sur la face sud, un tombant se découpe en méandres, recelant de nombreuses richesses : anthias aux couleurs vives, gorgones majestueuses, murènes cachées, barracudas rapides, dentis imposants, rascasses camouflées, chapons discrets, mostelles timides, poulpes intelligents, clavelines délicates et de magnifiques coraux rouges. Une fois passé ce tombant, on aborde un dos de chameau à 21 m, plein large, et au-delà, on découvre de grosses pierres sur 20 m où l'on peut croiser des mérous, souvent solitaires et imposants. Des sars, dorades, barracudas, mérous, bogues et dentis tournoient régulièrement dans le bleu des arches, souvent avec la complicité de la lumière solaire qui filtre et crée des jeux de lumière éblouissants.
Pour les plus attentifs, il est possible d'apercevoir des girelles aux teintes variées, des castagnoles en bancs serrés, des rascasses rouges bien camouflées, des langoustes majestueuses ou des labres curieux. Pour les plus chanceux, il est même possible de croiser un ou deux Saint-Pierre sur le tombant et des seiches évoluant en pleine eau, offrant un spectacle fascinant. La flore marine n'est pas en reste : des éponges cavernicoles jaunes aux formes complexes, des dentelles de neptune délicates et des clathrin apportent une richesse texturale et chromatique au paysage sous-marin.
La Faune et la Flore Typiques des Fonds Marseillais
Les fonds marins de Marseille se distinguent par une biodiversité exceptionnelle, caractéristique de la Méditerranée. Au-delà des espèces spécifiques rencontrées sur chaque épave ou tombant, on y croisera une faune typique marseillaise. Cette dernière est constituée d'une myriade de poissons colorés et d'organismes marins fascinants. Les plongeurs pourront admirer des loups, sars, dorades, corbs, mérous, dentis, mostelles, bécunes, sérioles, anchois, sardines, oblades, veyrades, chapons, rascasses, girelles, labres, et castagnoles, qui évoluent dans un environnement préservé.
La flore sous-marine est également d'une grande richesse, avec des herbiers de posidonie, des roches corraligènes, des gorgones de toutes les couleurs, des éponges variées (comme les éponges cavernicoles jaunes), des dentelles de neptune et des clathrin. Ces écosystèmes complexes et fragiles contribuent à la beauté et à la vitalité des sites de plongée marseillais.