Carole Montillet-Carles, née le 7 avril 1973 à Grenoble, est une skieuse alpine française dont la carrière exceptionnelle a été marquée par des victoires emblématiques et une persévérance remarquable. Native de Grenoble, Carole Montillet et sa sœur Christèle grandissent dans le Vercors, un environnement propice au développement de leurs talents sur les pentes enneigées. Devenue championne olympique de descente en 2002, elle a également brillé sur le circuit de la Coupe du monde avant de se lancer avec succès dans l'univers du rallye-raid, démontrant une polyvalence et un esprit de compétition constants. Son parcours est jalonné de moments intenses, de triomphes significatifs et d'un engagement durable, qui l'ont établie comme une figure incontournable du ski alpin français, puis du sport automobile.
Les Premiers Glissements sur la Scène Internationale : Des Débuts en Coupe du Monde aux Championnats du Monde
Carole Montillet-Carles a entamé sa carrière internationale après son entrée remarquée en équipe de France. Elle a ainsi pris son premier départ en Coupe du monde lors de la saison 1991-1992, marquant officiellement ses débuts le 15 décembre 1991 à Santa Caterina, en Italie. Cette première expérience sur le circuit mondial s'est déroulée lors d'un Super G, course où elle a terminé à la 30e place. Il est également noté qu'elle a pris la 30e place d'un slalom géant à Santa Caterina le même jour, signalant ainsi sa polyvalence précoce. Cette première confrontation avec l'élite mondiale du ski alpin a été un jalon important pour la jeune skieuse.
En janvier de la même saison, elle a continué sa progression en terminant 22e lors de sa première descente, cette fois-ci à Schruns, en Autriche, affirmant sa présence dans les disciplines de vitesse dès les prémices de sa carrière. Lors des compétitions de ski des Jeux olympiques de 1992 d'Albertville, bien qu'elle n'ait pas participé en tant que compétitrice, elle s'est vu confier un rôle d'ouvreuse, une expérience qui lui a permis de côtoyer l'atmosphère olympique dès le début de son parcours, une étape formatrice pour la suite.
La saison suivante, Carole Montillet a débuté à Albertville en décembre, disputant la descente puis le Super G, avant de s'engager dans deux courses à Lake Louise au Canada, consolidant ainsi son expérience sur le circuit nord-américain. Après le retour en Europe, elle a obtenu une première place dans un Top 15 avec une quatorzième place lors d'une descente à Veysonnaz en Suisse, marquant une progression notable dans les classements. Elle a ensuite participé aux Championnats du monde de Morioka au Japon, où elle a démontré son potentiel en terminant huitième de la descente, une épreuve remportée par la Canadienne Kate Pace. Son meilleur résultat de cette période fut une troisième place obtenue à Kvitfjell en Norvège, un podium qui témoignait de sa montée en puissance.
Le début de la saison 1994-1995 a vu Carole Montillet obtenir une 23e place lors d'une descente à Lake Louise comme meilleur résultat. Revenue en Europe, elle a disputé des courses FIS et de Coupe d'Europe pour affiner sa technique et retrouver son niveau de performance. Elle a ensuite retrouvé le circuit de la Coupe du monde début janvier, mais ses résultats n'étaient alors pas encore pleinement satisfaisants, son meilleur classement étant une 24e place à Cortina d'Ampezzo.
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Lors du début de la saison suivante, elle a de nouveau montré des signes prometteurs en obtenant une huitième place à Lake Louise, puis en terminant quatrième lors du Super G de Val-d'Isère, une course remportée par l'Autrichienne Alexandra Meissnitzer. Début janvier, elle a disputé d'autres courses FIS avant de retourner en Coupe du monde, où elle a obtenu une dixième place au Super G de Garmisch-Partenkirchen et une cinquième place de la descente de Val d'Isère, des performances qui confirmaient sa capacité à rivaliser avec les meilleures. Lors des Championnats du monde de Sierra Nevada, initialement prévus en 1995 mais reportés par manque de neige, elle a terminé onzième du Super G, puis vingtième de la descente, consolidant son expérience dans les grands rendez-vous internationaux. En fin de saison, ses meilleurs résultats étaient deux quatorzièmes places en descente, signe d'une certaine régularité.
L'Émergence et la Confirmation sur les Podiums : Une Skieuse à Suivre
La saison 1997 a marqué un tournant significatif pour Carole Montillet-Carles, la voyant accéder régulièrement aux podiums et se positionner parmi les favorites. Pour sa première course en Coupe du monde de cette année-là, elle a obtenu son meilleur résultat en carrière jusqu'alors avec une deuxième place de la descente de Lake Louise, se classant juste derrière l'Allemande Katja Seizinger, une figure emblématique du ski alpin. Cette performance a été rapidement suivie d'une troisième place lors du Super G de Vail, remporté par la Russe Svetlana Gladishiva, démontrant sa polyvalence et sa constance dans les disciplines de vitesse.
En décembre, elle a continué sur sa lancée en terminant septième à Val d'Isère, confirmant sa bonne forme. Après une victoire en course FIS à Megève, elle a abordé les Championnats du monde de Sestrières avec confiance. Elle a terminé quatrième du Super G, une course remportée par l'Italienne Isolde Kostner, manquant de peu le podium mondial. Quatre jours plus tard, elle s'est classée septième de la descente, remportée par l'Américaine Hilary Lindh, des résultats qui attestaient de son statut de prétendante sérieuse aux médailles.
La saison de Coupe du monde suivante a débuté pour elle par une treizième place lors d'un slalom parallèle à Tignes, une épreuve moins courante dans son programme habituel. Lors de la campagne nord-américaine, son meilleur résultat fut une dixième place lors de la descente de Lake Louise, un site qui lui réussissait souvent. Lors du retour en Europe, elle a terminé sixième d'une descente à Val d'Isère, disputée en deux manches en raison de fortes rafales de vent. Ses compatriotes Mélanie Suchet et Régine Cavagnoud avaient alors terminé respectivement quatrième et cinquième, soulignant la force collective de l'équipe de France féminine. Son meilleur résultat au cours du mois de janvier fut une onzième place lors du Super G à Cortina d'Ampezzo.
Les Jeux olympiques de Nagano ont constitué une étape importante de sa carrière, où elle a représenté la France avec détermination. Elle a terminé quatorzième du Super G, une épreuve emportée par l'Américaine Picabo Street. Lors de la descente, remportée par l'Allemande Katja Seizinger, elle a également terminé quatorzième, tandis que sa compatriote Florence Masnada décrochait la médaille de bronze, une performance collective encourageante pour le ski français.
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Persévérance et Retour au Premier Plan : Des Défis aux Nouvelles Victoires
La saison 1998-1999 a débuté pour Carole Montillet-Carles à Lake Louise où elle a terminé huitième du Super G, après des places de 18e et 17e lors des descentes. Elle a rencontré des difficultés, ne terminant pas les deux courses disputées à Val d'Isère, ce qui témoignait des aléas de la compétition au plus haut niveau. Cependant, après des courses à Veysonnaz et Maribor, elle a renoué avec une place dans le Top 10, s'illustrant avec une dixième place au Super G et une cinquième place de la descente à Sankt Anton en Autriche. Ces deux courses, disputées le même jour, furent remportées toutes deux par la Suissesse Corinne Rey-Bellet. Lors des courses de Cortina d'Ampezzo, elle a de nouveau obtenu une dixième place lors d'un Super G, montrant une régularité dans les performances de vitesse.
Les Championnats du monde de Vail ont vu les épreuves de vitesse être largement dominées par les Autrichiennes. Elles ont notamment terminé aux trois premières places du slalom, avec Alexandra Meissnitzer devançant Renate Götschl et Michaela Dorfmeister, tandis que Carole Montillet terminait quinzième. Les Autrichiennes ont également remporté les trois médailles de la descente, Renate Götschl l'emportant devant Dorfmeister et Stéphanie Schuster. Dans cette épreuve, Carole Montillet s'est classée 22e, étant la troisième Française derrière Mélanie Suchet (septième) et Florence Masnada (onzième). Après les mondiaux, elle a obtenu deux nouveaux Top 10, se classant neuvième des descentes à Åre en Suède et à Saint-Moritz, prouvant sa capacité à rebondir.
Carole Montillet a repris la compétition lors de la saison suivante, en janvier, participant aux compétitions de Coupe d'Europe à Tignes pour retrouver ses sensations. Elle a renoué avec la Coupe du monde lors de la descente d'Altenmarkt où elle a terminé quinzième. Une semaine plus tard, lors de la descente de Cortina d'Ampezzo, elle a terminé cinquième d'une course remportée par sa compatriote Régine Cavagnoud, un résultat encourageant. À Santa Caterina, elle a terminé quatorzième de la descente puis treizième du Super G, conservant une présence dans le Top 15. Néanmoins, elle n'est plus parvenue à entrer dans le Top 15 lors de ses courses suivantes, obtenant son meilleur résultat à Bormio avec une seizième place lors de la descente.
La Première Victoire et la Tragédie : Un Tournant Émotionnel
Les premières courses de vitesse de la Coupe du monde 2000-2001 se sont disputées en Amérique du Nord, successivement à Aspen puis Lake Louise. À Lake Louise, Carole Montillet a brillé en terminant deuxième de la deuxième descente disputée sur ce site, juste derrière l'Italienne Isolde Kostner, signant ainsi un retour en force sur les podiums. Lors du retour en Europe, à Val d'Isère, elle a de nouveau démontré sa forme en terminant troisième du Super G, une course remportée par Régine Cavagnoud devant Michaela Dorfmeister, ce qui renforçait la présence française sur la scène internationale.
Lors des Championnats du monde de Sankt Anton, Carole Montillet s'est classée cinquième du Super G, une épreuve où Régine Cavagnoud a remporté son premier titre mondial, marquant un moment historique pour le ski français. Pour la première course suivant ces mondiaux, Carole Montillet a réalisé un exploit majeur : elle s'est imposée à Garmisch-Partenkirchen lors d'un Super G, signant ainsi sa première victoire en Coupe du monde, devant les Autrichiennes Renate Götschl et Brigitte Obermoser. Cette victoire a été une libération et une consécration après des années de persévérance. Lors de l'étape suivante, disputée à Lenzerheide, elle a terminé troisième du Super G, remporté par Isolde Kostner devant Renate Götschl, confirmant sa capacité à enchaîner les podiums. Soulagée d'avoir obtenu sa première victoire en Coupe du monde, elle a effectué sa meilleure préparation depuis le début de sa carrière, abordant la saison suivante avec une confiance renouvelée.
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La saison suivante a malheureusement été marquée par un événement tragique. Elle a terminé à la douzième place lors de l'ouverture de la saison sur un slalom géant disputé à Sölden, où Régine Cavagnoud avait terminé troisième. Deux jours plus tard, lors d'un entraînement en Autriche, Carole Montillet a figuré parmi les premiers, avec les entraîneurs Laurent Donato et Xavier Fournier, à arriver sur le lieu d'impact où Régine Cavagnoud venait de percuter Markus Anwander, entraîneur de l'équipe d'Allemagne, qui traversait la piste. Régine Cavagnoud a finalement décédé deux jours plus tard à l'hôpital d'Innsbruck, un drame qui a profondément marqué le monde du ski et Carole Montillet personnellement.
Malgré cette épreuve, Carole Montillet a continué à concourir. À la fin du mois suivant, pour la reprise de la Coupe du monde à Copper Mountain aux États-Unis, elle a terminé sixième d'un géant remporté par la Norvégienne Andrine Flemmen. Lors des épreuves de Lake Louise, elle a terminé 16e puis 19e des deux descentes, avant de retrouver le podium en terminant deuxième du Super G, derrière l'Allemande Petra Haltmayr. Lors du retour en Europe, elle a concédé deux échecs à Val d'Isère, dont un abandon lors de la descente, montrant que la période était difficile. Toutefois, lors des étapes suivantes, elle a obtenu plusieurs places dans des Top 10, notamment lors de la descente de Saint-Moritz, des deux courses de Saalbach-Hinterglemm, lors des slaloms géants de Lienz puis Maribor, ou encore lors du Super G de Cortina d'Ampezzo. Cependant, épuisée par les sollicitations journalistiques et au bord de la rupture émotionnelle, elle a pris la décision de ne pas rejoindre la station d'Åre pour les dernières épreuves avant les Jeux olympiques, privilégiant sa récupération et sa préparation mentale.
L'Apogée Olympique à Salt Lake City : Un Jour de Gloire
Le point culminant de la carrière de Carole Montillet-Carles est incontestablement survenu lors des Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002. Son jour de gloire est arrivé le 12 février 2002, une date qui restera gravée dans l'histoire du ski français. Avant même les compétitions, elle a été honorée en tant que porte-drapeau de la sélection française, désignée par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) fin janvier, pour la cérémonie d'ouverture, marquant ainsi une reconnaissance de son statut d'athlète de premier plan.
Ses premiers entraînements pour la descente n'étaient pas satisfaisants, ce qui aurait pu entamer sa confiance. Cependant, elle a su faire preuve d'une résilience remarquable. La descente sur la piste de vitesse de Snowbasin, première course féminine des compétitions de ski alpin de ces Jeux, a finalement été remise au lendemain en raison des conditions météorologiques. Profitant de ce report, et sur les conseils avisés d'un de ses anciens entraîneurs, Carole Montillet a choisi de s'éloigner des pressions et d'oublier totalement le ski, la préparation et les vidéos, se recentrant sur son bien-être mental.
Le matin de la course, elle a pris une nouvelle décision peu courante, témoignant de son audace et de sa capacité à innover sous la pression. Sur proposition de son technicien, elle a abandonné sa paire de ski fétiche pour une paire qu'elle n'avait jamais utilisée en compétition, un choix audacieux qui s'est avéré déterminant. Partie en onzième position, Carole Montillet a franchi la ligne d'arrivée avec une avance significative de 1 seconde et 52 centièmes sur Ingeborg Marken, alors en tête. Personne n'est parvenu à réussir un meilleur temps après elle, et elle a finalement devancé l'Italienne Isolde Kostner de 0 seconde et 45 centièmes et l'Autrichienne Renate Götschl de 0 seconde et 83 centièmes.
Ce triomphe l'a propulsée au rang de championne olympique de descente, créant la surprise en déjouant les pronostics avec un tracé sans faute. Elle est ainsi devenue la première skieuse française championne olympique depuis Marielle Goitschel en 1968, inscrivant son nom dans les annales du sport français. Le 12 février 2002, Carole Montillet a décroché la médaille d’or de la descente femmes, un accomplissement mémorable.
Après cette victoire éclatante, elle a participé à d'autres épreuves. Partie en sixième position lors du Super G, elle a terminé finalement septième d'une course remportée par l'Italienne Daniela Ceccarelli. Cinq jours plus tard, elle a pris part au géant, terminant 18e, la victoire revenant à la Croate Janica Kostelić. Sa performance en descente est restée le point d'orgue de ses troisièmes Jeux olympiques, marquant son meilleur résultat.
Une Domination Confirmée et un Petit Globe de Cristal (2002-2004)
Après la consécration olympique, Carole Montillet-Carles a continué sur sa lancée victorieuse, confirmant son statut parmi les meilleures skieuses du monde. Après les Jeux de Salt Lake City, elle a obtenu une huitième place lors de la descente de Lenzerheide, montrant qu'elle restait compétitive.
La Coupe du monde 2002-2003 a été particulièrement fructueuse pour elle. En décembre, elle a terminé deuxième de la première descente de Lake Louise, se plaçant derrière l'Allemande Hilde Gerg. Le lendemain, sur le même site, elle a remporté sa première descente de Coupe du monde en devançant la Suissesse Corinne Rey-Bellet et l'Autrichienne Renate Götschl, démontrant une nouvelle fois son affinité avec cette piste canadienne. Lors de la troisième course sur ce site, un Super G, elle a terminé troisième, derrière l'Italienne Karen Putzer et l'Allemande Martina Ertl-Renz, complétant un week-end exceptionnel avec trois podiums. Lors du même mois de décembre, elle a également remporté le Super G de Val d'Isère, affirmant sa domination dans cette discipline.
Cependant, les Championnats du monde de Saint-Moritz ont présenté des défis inattendus. Lors du Super G, Carole Montillet s'est fait piéger, avec le « wagon des favorites » incluant Renate Götschl et l'Italienne Karen Putzer, par la levée du vent sur la partie haute de la course. Partie avec le dossard 30, réservé à la numéro un du classement mondial, elle a terminé quatorzième, le titre étant remporté par Michaela Dorfmeister. Lors de la descente, elle s'est classée septième d'une course remportée par la Canadienne Mélanie Turgeon. Malgré ces aléas, elle a rebondi. Après les mondiaux, elle a terminé deuxième du Super G d'Innsbruck derrière Renate Götschl, cette dernière se rapprochant à 39 points de la Française au classement général de la spécialité, avec encore deux courses à disputer. Carole Montillet a finalement remporté ce classement devant Renate Götschl, s'adjugeant ainsi un petit globe de cristal, une consécration de sa régularité et de sa performance en Super G.
Lors de la saison suivante, elle a continué sa série impressionnante à Lake Louise. Elle a remporté la première descente, s'imposant devant Hilde Gerg et l'Américaine Kirsten Clark. Le lendemain, elle a remporté la deuxième descente, devançant Michaela Dorfmeister et Renate Götschl, réalisant un doublé inédit sur cette piste. En janvier, elle a terminé quatrième du Super G de Cortina d'Ampezzo. Le lendemain, elle a terminé troisième de la descente, une course remportée par Hilde Gerg devant Renate Götschl. Le jour suivant, Carole Montillet s'est imposée sur la deuxième descente face à Renate Götschl, l'Américaine Lindsey Kildow terminant troisième, confirmant sa place d'experte des épreuves de vitesse. En février, elle a remporté, ex aequo avec l'Allemande Maria Riesch, le Super G de Haus im Ennstal en Autriche. À la fin de ce même mois, elle a terminé deuxième du Super G d'Åre, derrière Renate Götschl. Elle a terminé cette saison à la troisième place du classement général de la descente, devancée par Renate Götschl et Hilde Gerg, et deuxième de celui du Super G, également remporté par Renate Götschl, démontrant une fois de plus son excellence dans les disciplines de vitesse.
Les Dernières Saisons et les Jeux de Turin (2004-2006)
Les dernières saisons de Carole Montillet-Carles sur le circuit de la Coupe du monde et sa participation aux Jeux olympiques de Turin ont témoigné de sa détermination et de son esprit combatif. Pour la première course de vitesse de la Coupe du monde suivante, à Lake Louise en décembre 2004, elle a terminé deuxième de la première descente, devancée par l'Américaine Lindsey Kildow, qui commençait alors à s'affirmer. Le lendemain, elle a terminé troisième de la deuxième descente, une course remportée par Hilde Gerg qui s'est imposée devant Renate Götschl, soulignant la concurrence féroce dans cette discipline.
Aux Championnats du monde de Bormio, elle n'a pas terminé le Super G, un coup d'arrêt dans sa performance. Elle a ensuite terminé 21e de la descente, une épreuve remportée par Janica Kostelić, qui dominait alors le ski alpin.
Avant les premières épreuves de vitesse de la saison 2005-2006, disputées une nouvelle fois à Lake Louise, Carole Montillet a annoncé son objectif de remporter une nouvelle médaille d'or olympique, montrant son ambition intacte. Elle a déclaré bénéficier de l'émergence d'Ingrid Jacquemod, ce qui lui permettait de se confronter au plus haut niveau lors des entraînements, une dynamique positive au sein de l'équipe française. Elle a terminé 23e et 29e des deux descentes sur cette piste, puis douzième du Super G. Avant de revenir en Europe, elle a terminé seizième du Super G d'Aspen. Elle a ensuite terminé sixième à Val d'Isère d'une descente remportée par Lindsey Kildow, puis dixième le lendemain sur le Super G, montrant des signes de regain de forme.
Début janvier, elle a remporté deux courses FIS, deux Super G à Morzine-Chatel-Bernex, des victoires qui lui ont permis de retrouver des sensations de succès. Elle est ensuite retournée sur le circuit de la Coupe du monde pour des 25e et 23e places lors des deux descentes de Bad Kleinkirchheim, où elle a également terminé 34e du Super G. Après un abandon et une 33e place à Saint-Moritz, elle a terminé sixième du Super G de Cortina d'Ampezzo, une course remportée par Anja Paerson, se plaçant ainsi une nouvelle fois dans le Top 10. Le lendemain, pour sa dernière course avant les Jeux olympiques, elle a terminé onzième de la descente, achevant ainsi son parcours en Coupe du monde avant la grande échéance.
Lors des entraînements de la descente des Jeux olympiques de Turin, elle a subi un incident, perdant le contrôle à la réception d'un saut. Malgré de nombreuses contusions, son courage et sa détermination l'ont poussée à prendre part à la descente, une épreuve remportée par Michaela Dorfmeister, où elle a terminé 28e. Le dimanche suivant, lors du Super G, elle a démontré toute sa force de caractère en terminant cinquième, une course de nouveau remportée par Michaela Dorfmeister. Au cours de sa carrière, elle a participé à trois éditions des Jeux olympiques, avec pour meilleur résultat la médaille d'or en descente en 2002, un accomplissement inégalé.
La Reconversion Sportive : Des Pistes de Ski aux Sables du Rallye-Raid
Après son retrait des pistes de ski alpin, Carole Montillet-Carles n'a pas mis fin à sa carrière sportive, mais a choisi de relever de nouveaux défis, s'orientant vers l'univers exigeant du rallye-raid. Elle est devenue pilote de rallye-raid, une reconversion notable qui a démontré sa polyvalence et son insatiable soif de compétition.
Associée à Mélanie Suchet, son amie et ancienne coéquipière en équipe de France de ski, Carole Montillet a participé à de nombreuses compétitions automobiles, notamment des rallyes-raids. Elles ont débuté toutes les deux une seconde carrière à l'occasion du Rallye Aïcha des Gazelles au Maroc, une compétition qui met à l'épreuve l'orientation et la persévérance féminine. Elles ont commencé en quad, où elles ont brillé en remportant la victoire à deux reprises, en 2004 et 2005, prouvant leur adaptabilité immédiate à cette nouvelle discipline. Par la suite, elles se sont orientées vers la catégorie automobile, où elles se sont classées également deux fois secondes, en 2006 et 2007, montant ainsi régulièrement sur le podium.
Carole Montillet a disputé régulièrement cette compétition emblématique. Elle a notamment remporté en 2011 la catégorie 4 × 4, cette fois associée à Syndiely Wade, la fille du président sénégalais Abdoulaye Wade, soulignant sa capacité à s'adapter à de nouvelles copilotes et à maintenir un niveau de performance élevé. Elle a récidivé l'édition suivante, avec Julie Verdaguer comme copilote, ajoutant un nouveau succès à son palmarès déjà impressionnant dans le rallye-raid. De plus, Carole Montillet et Valérie Dot ont remporté la 25e édition du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc dans la catégorie « Expert », confirmant sa longévité et son expertise dans cette discipline. Son engagement dans le rallye-raid s'est également traduit par sa participation à plusieurs éditions du Paris Dakar, l'une des courses les plus mythiques et les plus exigeantes du sport automobile. Avec Mélanie Suchet, Carole Montillet a participé à d'autres compétitions automobiles, comme en 2006, où elles ont terminé douzième des 24 Heures tout-terrain de Paris à Chevannes.