La navigation moderne, qu'elle soit orientée vers la compétition pure ou la croisière engagée, repose sur une exigence fondamentale : la capacité à transformer des phénomènes naturels en données exploitables. Un bon instrument de bord ne sert à rien si l’information qu’il reçoit est floue, retardée ou simplement fausse. C’est souvent là que tout se joue. Sur un voilier, on parle facilement de pilote automatique, d’écran multifonction, de centrale ou de cartographie. Mais à l’usage, ce sont bien les capteurs qui conditionnent la qualité de lecture à bord. Quand on navigue vraiment, on voit vite la différence entre une installation qui « affiche quelque chose » et une installation qui aide à décider. Un capteur mal choisi ou mal intégré peut créer plus de doute que de confort. Au portant, dans la brise, en approche de mouillage, en navigation de nuit, ou simplement sur une longue traversée où l’on veut préserver le bateau et l’équipage, la fiabilité de la mesure change tout.
La précision des charges : Le Cyclops Smartlink² Atto
Pour les dériveurs et les petits bateaux de régate, la gestion des tensions est cruciale pour la performance. Le Cyclops smartlink² Atto permet des réglages précis pour les dériveurs et les petits bateaux de régate. Le capteur compact fournit des données de charge en direct et prend en charge les réglages répétables. Le Cyclops smartlink² Atto est un capteur de charge sans fil qui fournit aux navigateurs des données précises pour optimiser leurs réglages. Avec un poids de seulement 75 grammes et une charge de travail maximale de 250 kilogrammes, il est particulièrement adapté aux dériveurs et les petits bateaux de régate. Le capteur permet d’accéder à des données de charge dynamiques en direct et d’effectuer des réglages répétables pour un réglage précis du bateau.
L’installation de l’Atto est très simple. Il suffit d’enfiler le capteur dans la ligne à mesurer. La transmission des données se fait sans fil sur le smartphone ou la tablette, ce qui évite tout câblage supplémentaire. Les valeurs mesurées peuvent être lues et analysées en temps réel via l’application correspondante. Cela permet aux navigateurs d’adapter et d’optimiser immédiatement leurs réglages. Lors de l’entraînement, il est ainsi possible de déterminer et de répéter les réglages optimaux pour différentes forces de vent. Avec les repères correspondants, les réglages de la glace sont ensuite reproductibles en régate, même sans technique de mesure. Grâce à sa construction compacte et à son faible poids, le Cyclops Atto peut être installé facilement. On peut par exemple l’utiliser pour le spritfall de l’Opti. La charge de travail maximale de 250 kilogrammes limite cependant le domaine d’application aux petits bateaux et aux engins de sport nautique légers. Pour les grands yachts ou les zones fortement sollicitées dans le gréement ou les drisses, des capteurs plus puissants sont nécessaires.
Le Cyclops smartlink² Atto mesure 68 x 79 x 15 millimètres et peut être fixé par une manille ou un lashing. Les œillets des deux côtés permettent d’enfiler des cordages d’un diamètre maximal de 12 millimètres. L’étanchéité est indiquée comme IP68 et plus. Ainsi, une immersion permanente à une profondeur maximale de 1,5 mètre pendant 30 minutes ne devrait pas causer de dommages. La recharge de la batterie intégrée dure une heure et une charge doit permettre jusqu’à 1800 heures de fonctionnement. Cela dépend également de la fréquence d’enregistrement des données. Ici, un réglage sans fil est possible via l’application Smartfittings. Celle-ci sert également à afficher les données en temps réel. De plus, le Cyclops Atto peut envoyer les valeurs mesurées directement sur le Présentoir Vakaros de transmettre les données. Avec une passerelle spéciale de Cyclops, les données peuvent également être transmises à un réseau NMEA2000 et affichées sur le traceur.
L’innovation dans l’écoulement aérodynamique : L’e-Penon
Au-delà des charges mécaniques, la lecture du vent sur les voiles a été révolutionnée par l’ingénierie de pointe. Le navigateur Michel Desjoyeaux, créateur de l’écurie Mer agitée, à Port-la-Forêt (Finistère), a inventé l’e-Penon. Michel Desjoyeaux a toujours été passionné de technologie. Il a conçu et développé l’e-Penon dans son écurie de course Mer agitée, à Port-la-Forêt (Finistère). « Avant, nous avions un simple brin de laine collé à la voile pour nous donner la direction du vent. » En 2007, le marin aguerri dépose un brevet pour son e-Penon, ou penon électronique, qu’il a appelé Trim Control. C’est une petite bande de silicone verte reliée à un objet connecté de 65g. Collé sur la voile, il fournit des informations numérisées qui sont transmises à un ordinateur. Plus besoin de sortir de la cabine. « C’est la navigation en chaussons », s’amuse Michel Desjoyeaux, qui a testé son capteur en 2008. Le petit objet connecté remplace la girouette d’autrefois.
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L’impact de cette technologie dépasse désormais le cadre strict du nautisme. Le génial inventeur se dit que l’e-Penon pourrait intéresser d’autres marchés. Le prototype est actuellement testé dans deux parcs éoliens près de Millau et au sud de Rennes. « Le réglage de l’angle d’incidence des pales est assez rudimentaire. » Les pales en fibre de verre pèsent entre 5,2 t et 5,7 t. « Avec les informations transmises par l’e-Penon, on pourra faire des corrections de quelques degrés sur une des pales. » Le projet est soutenu par l’Ademe Bretagne qui finance des projets de développement durable.
Principes de mesure de la profondeur et capteurs hydrographiques
Un capteur de profondeur, également appelé sonde de profondeur, est un dispositif électronique qui utilise les ondes sonores pour mesurer la distance entre la coque du bateau et le fond marin. Il fonctionne en émettant un signal sonore vers le fond et en calculant le temps nécessaire à l’onde pour revenir. Les données recueillies sont affichées en temps réel sur un écran, permettant de connaître précisément la profondeur de l’eau et d’éviter les zones peu profondes ou dangereuses. Ce capteur, dit simple, mesure uniquement la profondeur de l’eau. Il est idéal pour les plaisanciers occasionnels. Il existe également des capteurs multifonctions qui intègrent des fonctionnalités supplémentaires comme la température de l’eau, la vitesse du bateau ou la vitesse du vent.
Dans l’Industry Terms marine, les capteurs sont principalement utilisés pour mesurer la profondeur, et certains modèles incluent également des capteurs de température pour mesurer la température de l’eau - une information inestimable pour les pêcheurs. Les données sont généralement envoyées à un sondeur ou via un convertisseur NMEA 0183. Pour un fonctionnement correct, il est important de choisir le bon type de capteur et de le monter correctement. Les capteurs de tableau arrière sont montés sur le tableau arrière du bateau et sont populaires grâce à leur installation facile. Pour de meilleurs résultats, ils sont placés sur le côté tribord avec un moteur ou entre les moteurs dans une installation à deux moteurs. Les capteurs Thru-Hull sont montés à travers la coque et offrent la plus grande précision car le capteur est en contact direct avec l’eau. Parfait pour les bateaux à grande vitesse et fonctionne avec différents matériaux de coque. Pour des angles supérieurs à 5 degrés, des blocs de carénage sont utilisés pour compenser et réduire la résistance. Les capteurs In-Hull permettent une installation à l’intérieur de la coque, offrant une solution élégante sans pièces externes.
Un nouveau type de capteur océanographique low-cost pour les bateaux à voile va être testé et déployé d’ici le Vendée Globe. Le boitier de mesure conçu par Oceano Vox fait la taille d’un smartphone et mesure la température et la salinité de l’eau en surface. Il permettra à terme d’équiper simplement les bateaux volontaires. Le projet de développement de capteurs entre Oceano Vox et l’Ifremer a commencé pour deux ans. Le premier objectif est de s’assurer de la précision des mesures réalisées. Le deuxième objectif est d’assurer que ces observations puissent être facilement mises à disposition des scientifiques.
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