Le monde du baseball majeur a été témoin de la carrière éclatante et complexe de Robinson Cano, un joueur de deuxième but dont le talent sur le terrain a souvent été éclipsé par des décisions controversées en dehors de celui-ci. Son parcours est une illustration des sommets que l'on peut atteindre dans le sport professionnel et des défis inhérents à la gestion d'une carrière sous les projecteurs, notamment face aux strictes réglementations antidopage de la ligue.
L'Émergence d'une Étoile chez les Yankees de New York
Robinson Cano, originaire de la République dominicaine, a fait ses débuts dans les ligues majeures avec l'une des franchises les plus emblématiques du baseball, les Yankees de New York, affectueusement surnommés les Bombardiers du Bronx. C'est avec cette équipe qu'il a passé les neuf premières saisons de sa carrière, s'établissant rapidement comme l'un des meilleurs joueurs à sa position. Son talent au bâton, combiné à une défense solide, en a fait un pilier de l'alignement des Yankees pendant près d'une décennie.
Durant cette période formatrice, Cano a non seulement démontré une régularité impressionnante, mais il a également connu des moments de gloire collective et individuelle. L'un des points culminants de son passage à New York fut la conquête de la Série mondiale en 2009, un accomplissement majeur qui a cimenté son statut de champion. Cette victoire représentait le summum de l'effort d'équipe et la réalisation d'un rêve pour tout joueur de baseball, particulièrement au sein d'une organisation aussi prestigieuse que les Yankees.
Sur le plan individuel, les compétences offensives de Cano ont été régulièrement reconnues. Il a notamment remporté le prestigieux Bâton d'argent à cinq reprises, un trophée remis au meilleur frappeur à sa position, soulignant son excellence constante et sa capacité à produire des résultats offensifs de haut niveau. Ces distinctions témoignent de son habileté à la plaque, qui était l'une de ses marques de fabrique. Au cours de sa dernière année pleine avec les Yankees avant son départ, il a enregistré des statistiques remarquables, affichant une moyenne au bâton de ,314, agrémentée de 27 circuits et de 107 points produits. Ces chiffres illustrent la puissance et la régularité qu'il apportait à l'offensive de son équipe, faisant de lui l'un des joueurs les plus craints de la ligue. Son jeu défensif n'était pas en reste, puisqu'il a également été honoré à deux reprises par un Gant d'Or, récompensant son excellence sur le terrain.
Un Contrat Pharaonique et un Nouveau Départ à Seattle
La période précédant la saison 2014 a marqué un tournant majeur dans la carrière de Robinson Cano. Après neuf saisons prolifiques avec les Yankees, le joueur de deuxième but s'est retrouvé au cœur d'une des négociations de contrat les plus suivies de l'histoire récente du baseball majeur. Selon divers médias de l'époque, en l'occurrence un vendredi spécifique, Robinson Cano avait pris la décision de quitter les Yankees de New York. Les informations rapportaient qu'il se serait entendu sur les termes d'un contrat colossal avec les Mariners de Seattle, un engagement d'une durée de 10 ans et d'une valeur stupéfiante de 240 millions de dollars. Cette entente proposée, dont la direction des Mariners avait initialement affirmé ne pas pouvoir confirmer qu'elle était « conclue et finalisée », représentait un engagement financier monumental.
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Ce contrat est immédiatement entré dans l'histoire des ligues majeures en se classant comme le troisième plus important en termes de montant global, un chiffre qui le plaçait à égalité avec la dernière entente signée par la légende Albert Pujols. L'ampleur de cet accord soulignait non seulement la valeur perçue de Cano sur le marché des joueurs autonomes à l'époque, mais aussi l'audace et l'ambition des Mariners de Seattle à attirer un joueur de son calibre pour revitaliser leur franchise. Ce transfert a été l'un des événements les plus marquants de cette intersaison, captivant l'attention des observateurs et des fans à travers le sport. L'arrivée de Cano à Seattle était perçue comme un catalyseur potentiel pour une équipe en quête de succès prolongé et d'une présence plus forte dans la course aux séries éliminatoires.
Au cours de son passage à Seattle, malgré l'apport indéniable de Cano, la quête de succès collectif pour les Mariners s'est avérée ardue. En 2017, l'équipe, avec Robinson Cano comme joueur de deuxième but et nouvelle acquisition majeure en tant que joueur autonome, a remporté 87 matchs. Bien qu'il s'agisse d'une saison solide, ils ont terminé à un seul match des qualifications pour les séries éliminatoires. Cette performance, bien qu'encourageante par moments, a malheureusement prolongé la disette de post-saison de l'équipe à 16 saisons consécutives, ce qui représentait alors la pire série dans les ligues majeures. L'année suivante, en 2018, les Mariners ont de nouveau surpris en se lançant dans une course inattendue aux éliminatoires, enregistrant 89 victoires. Cependant, cette tentative n'a pas suffi à briser la malédiction des séries. Suite à cette saison, la direction de l'équipe a pris la décision stratégique de se reconstruire entièrement, ce qui a inévitablement conduit à la conclusion que Robinson Cano serait échangé, marquant la fin de son chapitre avec les Mariners.
Parallèlement à ces développements, le marché des joueurs autonomes de l'époque était particulièrement actif, avec d'autres mouvements significatifs qui redessinaient le paysage des équipes. Curtis Granderson, un voltigeur, a par exemple effectué une transition notable du Bronx vers le Queens, quittant les Yankees pour les Mets de New York, après avoir signé un contrat de quatre ans d'une valeur de 60 millions de dollars. Ses pourparlers avec les Mets s'étaient intensifiés en raison de la signature de Jacoby Ellsbury par les Yankees, ce qui avait créé des opportunités pour Granderson ailleurs. Il avait passé les quatre dernières saisons avec les Yankees mais n'avait participé qu'à 61 matchs l'année précédente en raison de fractures à l'avant-bras et au petit doigt gauche.
Le receveur Jarrod Saltalamacchia, quant à lui, n'a pas tardé à trouver une nouvelle équipe, s'engageant pour un contrat de trois ans avec les Marlins de Miami, qui lui rapporterait 6 millions de dollars la saison suivante, 7 millions en 2015 et 8 millions en 2016. Son arrivée en Floride survenait à point nommé, trois jours après l'intégration d'A.J. Pierzynski aux Red Sox de Boston, pour combler un vide important à une position clé chez les Marlins. Saltalamacchia, alors âgé de 28 ans, avait participé à 121 matchs lors de chacune des deux saisons précédentes et avait maintenu une moyenne au bâton de ,273 avec 14 circuits et 65 points produits en 2013 avec les champions de la Série mondiale.
De même, le premier-but Mike Napoli, devenu joueur autonome, a fait le choix de rester avec les Red Sox de Boston, les champions de la Série mondiale, en signant un contrat de deux ans et 32 millions. Lors de sa première saison avec les Red Sox, il avait frappé pour ,259 avec 23 circuits et 92 points produits. Enfin, Carlos Beltran et les Yankees de New York se seraient entendus sur un contrat de trois saisons et 45 millions, selon des personnes familières avec les négociations. Beltran, 36 ans à l'époque, avait atteint la Série mondiale la saison précédente avec les Cardinals de St. Louis. Ces transactions illustrent l'effervescence du marché à l'époque de la signature de Cano.
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Les Suspensions pour Dopage et l'Impact sur sa Carrière
Le parcours de Robinson Cano, déjà jalonné de succès et d'un contrat historique, a pris une tournure sombre avec l'avènement de suspensions liées à des tests antidopage positifs, jetant une ombre persistante sur sa carrière et sa réputation. La première de ces sanctions est survenue en mai 2018, alors qu'il portait encore les couleurs des Mariners de Seattle. À cette époque, Cano avait été suspendu pour un total de 80 matchs à la suite d’un test positif au furosémide. Cette substance, bien qu'étant un diurétique, est connue pour être parfois employée par certains athlètes dans le but de masquer la présence d'autres substances interdites. Cet événement marqua un moment crucial, faisant de Robinson Cano l'un des joueurs les plus célèbres et reconnaissables à être pénalisé en vertu des règlements stricts du Baseball majeur en matière de dopage, ce qui a envoyé une onde de choc à travers la ligue et auprès des partisans.
Quelques mois plus tard, en décembre 2018, Robinson Cano a été au centre d'une transaction d'envergure qui l'a envoyé des Mariners de Seattle aux Mets de New York. Il est à noter que la transaction ayant permis aux Mets d'acquérir Cano des Mariners a été orchestrée par Brodie Van Wagenen, qui était alors le directeur général des Mets, mais avait précédemment été l'agent de Cano. Ce transfert a relancé les attentes autour du joueur, mais son passage avec la franchise new-yorkaise allait être marqué par un scandale encore plus retentissant.
Une seconde suspension, encore plus sévère, a été annoncée. Le joueur de deuxième but Robinson Cano, alors des Mets de New York, a été suspendu pour un nombre impressionnant de 162 matchs par les autorités du Baseball majeur, suite à un nouveau test antidopage positif à une substance visant à améliorer les performances. Le bureau du Commissaire a spécifiquement précisé que Cano avait subi un test positif au stanozolol, un stéroïde anabolisant. Cette sanction signifiait qu'à 38 ans, Cano allait rater la totalité de la saison 2021, et, en conséquence, perdre la somme colossale de 24 millions de dollars américains en salaire. De plus, il ne serait pas admissible si les Mets parvenaient à se qualifier pour les séries éliminatoires cette année-là, ce qui représentait une double peine pour le joueur et pour l'équipe.
Cette annonce a eu lieu moins de deux semaines après une autre nouvelle majeure pour la franchise : Steve Cohen avait fait l'acquisition des Mets pour la somme de 2,4 milliards de dollars américains, et Sandy Alderson avait été embauché au poste de président, tandis que Brodie Van Wagenen avait quitté l'équipe. La direction des Mets, par l'intermédiaire de Sandy Alderson, n'a pas caché sa profonde déception face à cette situation. Dans un communiqué, Alderson a déclaré : « La transgression est très malheureuse pour lui, pour l’organisation, nos partisans et le sport. Les Mets appuient entièrement les efforts du baseball majeur afin d’éliminer de notre sport les substances visant à améliorer les performances. » Cette déclaration reflétait la position ferme de la franchise face aux infractions aux règles de dopage, soulignant leur engagement envers l'intégrité du sport. Ni Cano ni l’Association des joueurs n'ont réagi immédiatement à cette sanction.
Il est important de rappeler que cette seconde suspension intervenait alors que Cano devait entamer la huitième saison de son contrat décennal d'une valeur globale de 240 millions de dollars US, paraphé avec les Mariners à l'issue de la saison 2013. Malgré les controverses, Cano avait montré des signes de son talent persistant. Huit fois élu au sein des équipes d’étoiles au cours de sa carrière, il avait affiché une solide moyenne au bâton de ,316, avec dix coups de circuit et 30 points produits en 49 matchs, et ce, au fil d’une saison réduite de 162 à 60 rencontres en raison de la pandémie. Sa performance en 2020 avait rappelé son potentiel, mais la suspension ultérieure a malheureusement éclipsé ces réalisations.
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En l'absence prolongée de Cano, les Mets ont été contraints d'envisager des ajustements majeurs à leur alignement. Une solution envisagée était de transférer Jeff McNeil de façon permanente au deuxième coussin. McNeil avait déjà démontré une grande polyvalence en trois saisons avec les Mets, évoluant à de nombreuses positions, tant au champ intérieur qu'au champ extérieur, tout en affichant une moyenne au bâton remarquablement solide de ,319. Cette flexibilité de McNeil a offert une option viable à l'équipe pour pallier le vide laissé par la suspension de Cano.